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Le groupe agroalimentaire italien Ferrero veut croquer les biscuits Delacre

Le groupe italien Ferrero aimerait acquérir les biscuits Delacre.
Le groupe italien Ferrero aimerait acquérir les biscuits Delacre.

afp.com/GIUSEPPE CACACE

Ferrero, connu pour son célèbre Nutella, a fait une offre pour acquérir les biscuits Delacre. Selon certaines sources, l’objectif est de boucler cette acquisition d’ici la fin de l’année.

Le groupe italien agroalimentaire Ferrero a fait une offre pour acquérir les biscuits Delacre, a indiqué un porte-parole du groupe ce samedi, confirmant des informations de presse. Delacre, qui fête cette année ses 125 ans d’existence, possède notamment une usine à Nieppe, dans le nord de la France.

« Il y a bien eu une offre, la procédure est en cours », a indiqué un porte-parole de Ferrero France, qui n’était pas en mesure de donner une échéance précise pour le bouclage de cette opération. Selon Reuters, le groupe aurait en réalité l’intention de clore cette acquisition d’ici la mi-décembre, l’offre ayant été présentée fin juillet.

Conquérir le marché nord-américain

Le fabricant des Ferrero Rocher, des oeufs Kinder et de la pâte à tartiner Nutella mettrait ainsi la main sur les Cigarettes russes, Délichoc et autres Sprits. En achetant Delacre – qui fait partie du groupe United Biscuits, racheté fin 2014 par le conglomérat turc Yildiz – le groupe pourrait croquer aussi une plus grande part du marché nord-américain, et ce juste avant Noël, souligne Les Echos.

Ce serait aussi l’occasion pour le groupe de se positionner sur les produits haut-de-gamme et réduire sa dépendance aux produits à base de chocolat, parmi lesquels le célèbre Nutella, composé en partie de cacao.

Plus globalement, l’épisode témoigne de l’agitation qui règne actuellement dans le secteur du biscuiterie. Ces dernières semaines, des rumeurs bruissaient de l’intention de la maison mère de Delacre de mettre en vente la biscuiterie nantaise et ses fameux Choco BN.

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 26/11/2016 à 18:36 , mis à jour à 18:39

Bayer-Monsanto : pourquoi la fusion inquiète

Le rachat de Monsanto par Bayer, c'est la prise de contrôle du tiers du marché des semences par une entreprise qui contrôle déjà 17% du marché des pesticides (et atteindra 27% avec Monsanto), s'alarme en France la Confédération paysanne.

« Le rachat de Monsanto par Bayer, c’est la prise de contrôle du tiers du marché des semences par une entreprise qui contrôle déjà 17% du marché des pesticides (et atteindra 27% avec Monsanto) », s’alarme en France la Confédération paysanne. (Crédits : © Brendan McDermid / Reuters)
L’oligopole naissant de ce mariage entre géants risque de nuire à une agriculture déjà fragilisée par la volatilité des prix des matières premières et le dérèglement climatique, craignent nombre d’ONG. Et la mauvaise réputation de Monsanto pourrait nuire à celle de Bayer, dénonce-t-on outre-Atlantique.

Rarement l’annonce d’une fusion suscite tant d’émoi. La nouvelle du mariage entre le titan allemand Bayer et le colosse américain Monsanto, publiquement confirmée mercredi 14 septembre, agite depuis ONG, analystes et même politiques. Alors que l’objectif de l’opération est clairement de réaliser une synergie permettant au nouveau groupe de contrôler toute la chaîne agricole, grâce à la puissance de Bayer dans le segment des pesticides, notamment en Europe et en Asie, et à celle de Monsanto sur les marchés des semences et des herbicides, en particulier dans le continent américain, les conséquences de ce nouvel oligopole sur le secteur inquiètent.

D’autant plus que l’agriculture est confrontée à des défis croissants. D’une part, l’augmentation de la population mondiale qui, selon l’ONU, devrait atteindre les 10 milliards de personnes en 2050. De l’autre, des crises de production liées au dérèglement climatique ainsi que des prix des matières premières de plus en plus volatiles. Si Monsanto et Bayer affirment justement fusionner pour « produire plus avec moins »  »aider les cultivateurs à surmonter les obstacles de demain »nombre de doutes persistent -sur lesquels  la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a promis de se pencher.

Plus de choix pour les agriculteurs?

Première source de préoccupation, l’accès aux semences. « Les deux tiers du marché mondial des semences commerciales sont aujourd’hui contrôlés par dix sociétés seulement », qui en profitent pour imposer leurs produits et leurs prix, dénonce l’ONG Swissaid: une position dominante que la nouvelle opération ne fera que renforcer.

« Le rachat de Monsanto par Bayer, c’est la prise de contrôle du tiers du marché des semences par une entreprise qui contrôle déjà 17% du marché des pesticides (et atteindra 27% avec Monsanto) », s’alarme en France la Confédération paysanne, citée par l’AFP: les paysans n’auront donc à terme « plus d’autres choix que d’acheter les produits de ce nouveau monstre », craint-elle. Monsanto a déjà attaqué aux Etats-Unis des agriculteurs qu’il accuse d’avoir violé ses brevets, lesquels ne couvrent d’ailleurs plus seulement les organismes génétiquement modifiés (OGM) -spécialité de l’Américain-, mais aussi des variétés traditionnelles.

« Sous prétexte de soigner des plantes sélectionnées pour être dépendantes de leurs pesticides, ce groupe aura le champ libre pour la commercialisation de quantités de produits », précise la Confédération paysanne, qui craint pour le maintien de la « souveraineté alimentaire que cette transaction à 59 milliards d’euros met en danger ».

Sur le même ton, le parti des Verts allemands dénonce l’émergence d’une « entreprise toute-puissante, qui ne va pas lutter contre la faim dans le monde, mais l’aggraver ».

Des prix déjà trop élevés

Le colosse contrôlera d’ailleurs aussi les coûts de ces semences, déjà en augmentation. « Une telle concentration ne fait jamais baisser les prix, bien au contraire », souligne sur le site de TVA Nouvelles le directeur-général de l’Union des producteurs agricoles du Québec, Charles-Félix Ross:

« C’est un principe de base en économie lorsque la demande est forte, et le nombre de fournisseur devient limité. C’est préoccupant pour les agriculteurs, mais aussi pour les consommateurs », insiste-t-il.

Pourtant, augmentation des prix ne rime pas forcément avec meilleures récoltes, observe Swissaid, alors qu’elle « a pour effet d’accroître la pauvreté et la faim dans les campagnes ».

Cette hausse des prix pourrait néanmoins, à court terme, être freinée par la crise de l’agriculture elle-même, nombre de paysans n’étant plus en mesure d’acheter les semences les plus chères, dont l’efficacité est aussi mise en doute. Fin juin, en pleine négociation avec Bayer, Monsanto annonçait d’ailleurs une chute inattendue de ses bénéfices et ventes trimestriels: précarité qui justifie en partie la fusion.

La capacité innovatrice du « monstre » en cause

Quant à la capacité des deux géants de mieux répondre mains dans la main aux défis de l’avenir, « ils sont si étroitement spécialisés qu’on a le sentiment général qu’ils ne développeront pas les innovations dont nous avons besoin », estime le président de l’ONG canadienne ETC Group, Pat Mooney, cité par le Washington Post.

« Une grande partie de leur recherche se concentre sur les plus grandes cultures qui rapportent le plus d’argent », précise-t-il.

Liam Cordon, membre du management de Bayer AG et directeur de la division Crop Science (science des cultures) du groupe, insistait pourtant dans un communiqué du 7 septembre sur « l’engagement de l’entreprise allemande en faveur de l’innovation et du développement durable » afin « de contribuer à l’agriculture de demain ». Monsanto s’est pour sa part déjà spécialisé dans l’agriculture numérique.

Un effet domino?

La méfiance est par ailleurs significativement aggravée par la mauvaise réputation dont jouit Monsanto, outre-Atlantique comme en Europe. Au-delà du fort lobbying qu’elle mène en faveur des OGM, elle est aussi connue pour les polémiques autour des conséquences sur la santé de son herbicide phare, le Roundup. Son image d’entreprise « prête à-tout » date d’ailleurs des années 60: elle fait en effet partie des neuf producteurs de l’Agent Orange, herbicide utilisé comme arme chimique par l’armée américaine lors de la guerre du Vietnam. Les manifestations contre Monsanto ont désormais pris un rythme régulier: toutes les années se tient une marché mondiale contre l’Américain, au centre d’ailleurs de la campagne européenne contre le traité d’échange transatlantique (Tafta ou TTIP). Un tribunal international baptisé « Tribunal Monsanto » jugera même en octobre de ses « crimes » contre l’environnement.

Ainsi, bien que le patron de Bayer, Werner Baumann, assure que son groupe « peut gérer la réputation de Monsanto », en Allemagne,  les effets de cette réputation sur celle dont le slogan est  »science pour une meilleure vie » sont ainsi devenus une préoccupation politique. La section des Grünen de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où siège Bayer, qui la gouverne avec le SPD, a même appelé Bayer à revoir sa décision.

Par Giulietta Gamberini  |  15/09/2016, 18:33  |  1019  mots

publié à http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/bayer-monsanto-pourquoi-la-fusion-inquiete-599375.html

Pourquoi Bayer rachète Monsanto

Le futur numéro un mondial des semences et pesticides entend contrôler toute la chaîne agricole. Coût du deal : 59 milliards d’euros.

Une division de Monsanto Co. à Bergschenhoek aux Pays-Bas le 7 juillet.

 

Soixante-six milliards de dollars (59 milliards d’euros). C’est la somme gigantesque que le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer va verser aux actionnaires de Monsanto pour prendre le contrôle du groupe américain. Les deux entreprises ont annoncé leur intention de convoler dans un communiqué de presse commun, mercredi 14 septembre.

C’est un chiffre qui donne le vertige, de même que le nouveau groupe à naître. Le futur numéro un mondial des semences et des pesticides se donne pour ambition de contrôler toute la chaîne agricole, des semences à l’assiette du consommateur.

 

Sur le papier, le mariage fait sens. Bayer est puissant dans les pesticides et présent principalement en Europe et en Asie. Monsanto, lui, est le maître des semences, il distribue l’herbicide le plus vendu au monde, le très contesté Roundup, et tient fermement le marché nord et sud-américain.

Le groupe allemand met ainsi la main sur les nombreux brevets de Monsanto et profite de l’inventivité de l’américain, qui s’est illustré ces dernières années non seulement dans les biotechnologies – avec les organismes génétiquement modifiés (OGM) –, mais aussi dans le numérique. La « ferme digitale », qui permet de gérer les activités agricoles, les semences et l’épandage de pesticides en fonction de la température et de l’hydrographie est une des grandes spécialités de Monsanto.

« Aider les cultivateurs »Tout cela à un moment où l’agriculture fait face à des défis très importants : selon les Nations unies (ONU), la population mondiale devrait augmenter de 3 milliards d’habitants d’ici à 2050, pour atteindre les 10 milliards. Dans le même temps, le réchauffement climatique oblige les agriculteurs à repenser leurs méthodes.

« Produire plus avec moins » est le mot d’ordre des deux groupes, qui insistent sur leur démarche « durable »Le futur groupe entend répondre à cette nouvelle demande par une approche « qui intègre systématiquement une expertise portant notamment sur les semences, les traitements et la protection des cultures incluant les biotechnologies, avec un engagement fort pour l’innovation et les pratiques agricoles durables », a indiqué, mercredi, Liam Cordon, membre du management de Bayer AG et directeur de la division Crop Science (science des cultures) du groupe. « Produire plus avec moins » est le mot d’ordre des deux groupes, qui insistent sur leur démarche « durable » pour « aider les cultivateurs…

LE MONDE ECONOMIE | 15.09.2016 à 06h48 • Mis à jour le 15.09.2016 à 17h00 | Par Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/15/bayer-et-monsanto-fusionnent-pour-creer-un-geant-de-l-agrochimie_4997867_3234.html#FSbhTk8Cy0GSv93S.99

 

Eurial et Agrial fusionnent

Après un coup de froid officialisé en mars dernier, Eurial et Agrial annoncent finalement leur mariage pour 2016, selon les termes d’un projet de rapprochement qui va beaucoup plus loin que le programme initial, avec une fusion au sein d’une coopérative unique. Fait rare dans la coopération, il s’agit de l’union de deux coopératives saines financièrement, même si la conjoncture laitière est actuellement difficile.

En 2013, Agrial et Eurial annonçaient leur rapprochement, avec un projet de fusion de leurs activités laitières. Après deux années de fiançailles tumultueuses (Agra Alimentation du 26 mars 2015 et du 6 novembre 2014), les deux groupes ont finalement annoncé leur fusion pure et simple pour 2016 dans un communiqué diffusé le 1er juillet. Cette opération, très structurante pour la France lai-tière, puisque le nouvel ensemble prend la deuxième place de la coopération laitière hexagonale derrière Sodiaal, va donc beaucoup plus loin que le projet initial. Alors qu’il s’agissait initialement d’une simple fusion d’actifs industriels (qui aura lieu en septembre), les coopératives actionnaires d’Eurial (Colarena, UCAL, la Laiterie Coopérative du Pays de Gâtine, Poitouraine et depuis peu, Valcrest) vont finalement fusionner avec Agrial en 2016, sous réserve du vote des assemblées générales et de l’approbation de l’Autorité de la concurrence. Cette approche a le mérite de désamorcer tout problème de gouvernance à l’avenir.

DEUX COOPÉRATIVES EN BONNE SANTÉ ET UN BASSIN LAITIER PÉRENNE

« C’est la première fois que deux coopératives en bonne santé discutent, se réjouit Ludovic Spiers, directeur général d’Agrial.C’est peut-être pour cela que les choses ont pris un peu plus de temps. » De fait, Eurial amène dans le nouvel ensemble un savoir-faire industriel laitier reconnu, deux marques fortes, Soignon et, dans une moindre mesure, Grand Fermage, ainsi qu’une activité mozzarella en plein développement. Agrial, plus novice dans la transformation du lait (avec la reprise de Délicelait et Sénagral), apporte pour sa part les moyens financiers d’un grand groupe coopératif, un potentiel laitier indéniable alors que vient de s’ouvrir l’ère post-quotas, et une volonté farouche de se développer dans ce secteur. Ensemble, les deux coopératives, principalement ancrées dans des zones laitières a priori pérennes, couvrent tous les métiers de la transformation du lait.

L’URGENCE DE L’INTERNATIONAL

« Cette année, nos activités laitières combinées devraient dégager presque 60 millions d’euros d’Ebitda (pour environ 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014, ndlr). Nous devons travailler sur la rentabilité de ce groupe laitier. Ensuite, la priorité, c’est de l’internationaliser. Nous ne pouvons pas rester seulement français aujourd’hui », explique Ludovic Spiers. Un discours sans surprise venant d’un groupe qui a déjà internationalisé son activité légumes, et engagé une démarche du même ordre dans le cidre. Eurial, qui exporte déjà largement sa mozzarella ingrédients, a des bases à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Quant à Sénagral (yaourt MDD), le fait de travailler en direct avec Mercadona lui permet désormais de réaliser un tiers de son activité à l’export. A partir de ces bases, le nouvel ensemble vise ouvertement des opérations de croissance externes à l’étranger, notamment hors d’Europe.

En termes d’organisation, les activités de transformation seront structurées autour de six activités : les fromages de chèvre, portés par la marque leader qu’est Soi-gnon ; l’ultrafrais MDD avec Senagral (racheté à Senoble) ; les fromages ingrédients (notamment la mozzarella produite par Eurial à Herbignac) ; le lait UHT (issu de la fusion entre Coralis et Agrial) ; les ingrédients secs ; le beurre (notamment la marque Grand Fermage) et la crème.

Ensemble, Eurial et Agrial compteront 6 450 producteurs de lait et collecteront 2,5 milliards de litres (dont 55 millions de litres de lait bio). La branche laitière de la future coopérative unifiée, qui affiche 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2014), emploiera plus de 4 000 personnes sur 22 sites industriels. Notons que cette activité laitière ne représente qu’une partie de l’activité d’Agrial, également présent dans les légumes, les productions carnées et les boissons. A titre de comparaison, Sodiaal fédère plus de 13 000 producteurs de lait et collecte 4,8 milliards de litres.

LA MARQUE GRAND FERMAGE SUR L’ULTRAFRAIS ?

Agrial ne cache pas, depuis la prise de contrôle de Sénagral, son ambition de déployer une marque sur l’ultrafrais laitier, comme elle l’a fait avec Florette sur le légume. Si Soi-gnon est axée sur le lait de chèvre, l’autre marque d’Eurial, Grand Fer-mage, pour l’heure dédiée au beurre, pourrait tout à fait habiller des yaourts au lait de vache et autres desserts. Reste à savoir quel sera le choix du futur groupe coopératif unifié, tant en termes politiques et marketing.

VERS UNE GESTION NOVATRICE DU PRIX DU LAIT ?

Parmi les chantiers que devront ouvrir Eurial et Agrial figure la gestion du prix du lait. Le premier pratique le système double prix double volume, tandis qu’Agrial n’a qu’un seul prix. Mais pas question de cantonner les débats à ces seuls systèmes. « Les pays du nord ne fonctionnent pas du tout comme cela. Ils versent un acompte, et ensuite un complément en fonction des résultats de la coopérative. Ce modèle fera partie de nos discussions », explique Ludovic Spiers.

http://www.agraalimentation.fr/eurial-et-agrial-fusionnent-art402013-2466.html?Itemid=330

 

Lait. Agrial et Eurial annoncent leur fusion en 2016

A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella..A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella.. | Frédéric GIROU

Guillaume Le Du

Les deux groupes coopératifs ont signé le 30 juin un protocole de rapprochement. Dès l’automne, leurs activités laitières seront réunies au sein d’une entité dénommée Eurial.

Annoncée pour juin 2015, puis retardée, le mariage entre le normand Agrial et le ligérien Eurial est relancé. Dans un communiqué, les deux groupes coopératifs annoncent avoir signé, le 30 juin, un protocole de rapprochement en deux étapes.

Dès l’automne 2015, l’ensemble des activités laitières industrielles et commerciales sera réuni au sein d’une même entité, dénommée Eurial.

En juin 2016, interviendra la fusion des coopératives, après consultation des instances représentatives du personnel et validation des adhérents en assemblées générales extraordinaires. Cette fusion ne sera effective qu’après obtention de l’agrément de l’Autorité de la concurrence.

Le nouvel ensemble rayonnera sur un territoire cohérent couvrant la Basse-Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne, le Poitou-Charentes et le Centre, complété de la région Rhône Alpes.

2e groupe coopératif laitier

En aval, il sera structuré autour de six activités stratégiques majeures : les fromages de chèvre, où Eurial avec sa marque Soignon occupe une position de leader incontesté depuis dix ans, les produits laitiers ultra-frais, avec Senagral, numéro 1 des marques distributeurs (MDD), les fromages ingrédients : notamment la mozzarella, activité dans laquelle Eurial est le premier producteur français, le lait UHT, les ingrédients sec et le beurre, notamment le beurre de spécialité avec la marque Grand Fermage, et la crème.

Dès 2016, le nouvel ensemble se positionnera au 2e rang des groupes laitiers coopératifs français avec 2,7 milliards de litres de lait collectés, dont 55 millions de litres de lait bio ; 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 450 producteurs de lait, plus de 4 000 salariés et 22 sites industriels.

http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/lait-agrial-et-eurial-annoncent-leur-fusion-en-2016-3527449

 

 

Agroalimentaire : Heinz et Kraft Foods signent un accord de fusion

REPLAY / ÉDITO – Kraft Foods et Heinz vont s’unir pour constituer le 5ème groupe alimentaire mondial. Le chiffre d’affaires du duo s’élève à 45 milliards de dollars.

Le roi du Ketchup et celui de la saucisse vont s’unir. C’est un nouveau géant de l’agroalimentaire qui pointe le nez. C’est un tournant pour cette industrie. C’est aussi l’annonce de futures grandes manœuvres dans un univers qui doit faire face à une panne de croissance et à une forte évolution des attentes des consommateurs.

La fusion qui associe Kraft Foods et Heinz, c’est en fait le mariage de centaines de produits alimentaires industriels qui peuplent nos garde-manger depuis des lustres. Ce ne sont pas toujours les plus fins ni les plus délicats, mais leur volume en font le nouveau numéro 3 américain et le cinquième conglomérat mondial. De la saucisse au Ketchup jusqu’au fromage et au café, on peut faire tout un repas – ou plutôt une séquence alimentaire – avec ce nouveau duo qui pèse 45 milliards de dollars.

Une fusion sous drapeau brésilien

Pour les investisseurs, l’intérêt d’une telle fusion est double. D’abord, ils vontélargir la gamme des produits proposés sur les grands marchés mondiaux. C’est une arme décisive pour gagner sa place dans les rayons des grandes chaînes de distribution.

Le second intérêt, c’est de consolider « le modèle agroalimentaire à l’américaine » pour réussir une indispensable transformation. Partout, les consommateurs aspirent à plus de naturels et à plus de qualité. Pour réussir cette mutation, il faut avoir les reins solides. Surtout quand on a bâti tout son succès sur une approche qui utilise en priorité les techniques de l’industrie de masse.

Une arme décisive pour gagner sa place dans les rayons des grandes chaînes de distribution

Christian Menanteau

Cette fusion a un nom américain, mais elle se fait sous drapeau brésilien. Derrière toutes ces grandes manœuvres qui bouleversent l’industrie agroalimentaire mondiale, il y a aujourd’hui la patte du Brésil. Si la Chine est le prédateur de nos industries, le Brésil est le nouvel ogre de l’agroalimentaire. Il se déploie sans tapage, mais il est déjà le numéro 1 mondial de la bière (avec Budweiser, Corona, Leffe ou Stella Artois), numéro 1 de la viande (avec JBS), du jus d’orange et de la banane.

Il est aussi le patron chez Burger King, celui du café Maxwell ou du fromage Philadelphia. Citons aussi le volailler français Doux, qui est en partie brésilien. La liste des emplettes est très longue. À la mesure des ambitions de ce pays dans ce domaine.

Coût social lourd

Ces grandes fusions sont-elles utiles ? Pour les investisseurs, c’est une certitude. Pour l’emploi, en revanche, le coût social devrait être lourd.

Les gestionnaires brésiliens sont réputés pour leur brutalité. Ils exigent déjà de cette fusion 1,5 milliard d’économies par an d’ici 2017. Du coup, si la rentabilité immédiate semble assurée, le futur de ces entreprises, lui, est plus incertain.

publié sur http://www.rtl.fr/actu/economie/agroalimentaire-heinz-et-kraft-foods-signent-un-accord-de-fusion-7777146977

 

Les start-up de la Silicon Valley au secours de l’agriculture

Par Nathalie Doré, CEO de l’antenne nord-américaine de L’Atelier BNP Paribas, basée à San Francisco.

Nathalie Doré, CEO de l’antenne nord-américaine de L’Atelier BNP Paribas, basée à San Francisco. (c) Yves DurandNathalie Doré, CEO de l’antenne nord-américaine de L’Atelier BNP Paribas, basée à San Francisco. (c) Yves Durand

Dans ce contexte, les Etats-Unis voient naître des technologies innovantes pour favoriser une agriculture durable (Ag Tech) et des start-up de plus en plus nombreuses à travailler dans le domaine de l’alimentation (Food Tech).

Le bureau de l’Atelier BNP Paribas de San Francisco, dresse un panorama des dernières tendances qui s’opèrent en Silicon Valley et plus largement sur le continent nord-américain.

Les technologies au service de l’agriculture de demain

L’ambition de l’Ag Tech, selon la fondation Kauffman (l’une des plus grandes fondations privées des USA, créée par Ewing Marion Kauffman et basée à Kansas city) est de « repenser en profondeur l’agriculture mondiale en augmentant la production tout en réduisant l’impact sur l’environnement ».

Google, et plus précisément son président exécutif, Eric Schmidt, ont bien compris les défis à relever. La firme a participé fin 2014 à la création de « Farm 2050″, collectif basé en plein cœur de la Silicon Valley à Palo Alto, dont l’objectif est d’aider les start-up qui veulent inventer l’agriculture de demain. Cette aide passera par du financement mais également par le soutien au prototypage, la mise en relation avec des acteurs de la distribution, la réalisation de tests produits, la mise à disposition de locaux, etc.

Les start-up dans ces domaines d’Ag Tech et Food Tech bénéficient également d’un contexte favorable côté investissements. Selon Cleantech Group, le montant des investissements opérés par les Venture Capitalists dans les technologies de l’agriculture et de la nourriture se montait à 269 millions de dollars au 3ème trimestre 2014. Une hausse de 29% par rapport au trimestre précédent (après une hausse de 12% entre le 1er et le 2nd trimestre 2014).

Ce contexte incite de nombreux acteurs (start-up, grands groupes et investisseurs) à plancher sur ces sujets. Racheté fin 2013 par Monsanto pour près d’1 milliard de dollars, Climate Corporation en est un bon exemple. Basée à San Francisco, cette entreprise utilise les datas pour répondre à une des contraintes majeures de l’agriculture : les prévisions, ou plutôt, les prédictions météorologiques. Ces masses de données, analysées puis disponibles via une application mobile, permettent par exemple aux agriculteurs d’anticiper le bon moment et la bonne quantité d’azote à appliquer dans leurs cultures. Prédire les problèmes pour maximiser ses rendements : le rêve de tout agriculteur. David Friedberg, président de cette société, est un ancien de chez Google.

L’analyse et le traitement des données ne concernent pas uniquement les cultures céréalières. La start-up Farmeron propose ainsi aux producteurs laitiers un logiciel dans le cloud qui permet d’optimiser les rendements de leurs vaches laitières. En automatisant les tâches (auparavant renseignées manuellement dans un fichier excel), cette solution permet un gain de temps et surtout un accès à une information en temps réel. Une instantanéité très recherchée par les fermiers du 21ème  siècle qui possèdent des cheptels de plus en plus gros.

Le digital, facilitateur du « consommer local »

Parallèlement au soutien qu’elles apportent à l’accroissement de la productivité de l’agriculture, les nouvelles technologies favorisent la consommation locale, plus écologiquement responsable. Ainsi est né AgLocal. Véritable plateforme de e-commerce dédiée à la viande, elle permet aux fermiers locaux de mettre en vente directe leurs productions. De l’autre côté de l’ordinateur, les consommateurs peuvent trouver près de chez eux de la viande de qualité. En effet, AgLocal, qui a levé 1,3 million de dollars en avril dernier, garantit que la viande provient d’un réseau local de fermiers de confiance qui élèvent leurs animaux de manière responsable.

Produits laitiers, pains, fruits et légumes…la start-up Good Eggs va encore plus loin et transforme votre écran d’ordinateur en mini-supermarché de produits frais et locaux ! Pour en finir avec le gaspillage, vous avez la possibilité de commander uniquement les quantités dont vous avez besoin. Les producteurs locaux préparent vos produits et Good eggs assure la livraison. De la ferme au frigo : un concept prometteur puisque la start-up californienne âgée de 4 ans, a levé 21 millions de dollars en septembre dernier.

Devenir son propre producteur

C’est le pari un peu fou (car il n’y a même pas besoin de jardin) de Grove, start-up créée par deux anciens étudiants du célèbre MIT à Boston : transformer les meubles de son appartements en potager à domicile !

A l’heure où le « Do It Yourself » revient à la mode, ces tendances sont intéressantes à suivre.

Encore un peu plus fou, ces projets d’impression 3D de nourriture. Ce n’est pas de la science fiction, des premiers aliments ont réussi à être imprimés à partir d’imprimantes 3D telles que celles de Foodini (lire l’article de CNN). Ainsi, on peut imaginer des mini-usines de production à la maison. A moins que de nouveaux intermédiaires se saisissent du marché. Amazon vient de confirmer son intérêt en déposant un brevet pour gérer et livrer les impressions 3D des consommateurs finaux. L’impression 3D se ferait ainsi à la demande, et même « on the go » puisqu’il se pourrait que les denrées s’impriment dans les camions de livraison.

La réinvention de l’agriculture de demain est en cours. Charge pour la France, grande nation agricole, d’y participer activement.

Par Nathalie Doré, CEO de l’antenne nord-américaine de L’Atelier BNP Paribas, basée à San Francisco.

publié à http://www.challenges.fr/economie/20150324.CHA4141/les-start-up-de-la-silicon-valley-au-secours-de-l-agriculture.html

 

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Candia inaugure un nouvel outil de production

Candia inaugure un nouvel outil de production dans achats fusions reorganisations eco-7

Spécificité du site, le lait frais a une nouvelle ligne de production (© Candial)

  • Spécificité du site, le lait frais a une nouvelle ligne de production (© Candial)

Propriété du géant Sodiaal, l’usine de La Talaudière traite et conditionne 100 millions de litres de lait par an. Le plus diversifié des sites Candia, situé en zone montagne, vient d’être équipé d’une nouvelle ligne de production. Plongée dans ses coulisses à l’occasion de portes ouvertes au public le 14 juin.

Elle est flambant neuve. Une petite cérémonie devait même l’inaugurer officiellement ce vendredi 13 juin. Candia y attendait à cette occasion la préfète en personne. Il aura fallu 4 mois de travail pour faire basculer la production lait frais de deux lignes à une seule.
Plus moderne, plus productive, plus sécurisée, plus hygiénique, plus de traçabilité et pleinement opérationnelle depuis avril, la nouvelle installation est un gros plus pour l’usine de La Talaudière, propriété de Sodiaal. Le géant français du lait (5 Md € de CA ; 4,6 milliards de litres collectés par an chez 14 000 producteurs de 71 départements) a lâché un total de 4 M€ pour mettre en place ce nouvel outil. Véritable gage de pérennité pour le site ligérien et ses 128 CDI après la période de restructurations que vient de connaître la 5e coopérative laitière mondiale. « Notre chiffre d’affaires ? Difficile de vous répondre : nous achetons et vendons en interne, explique Gaëtan Moyroud, directeur de l’usine, mais c’est un site à forte valeur ajoutée et en croissance… »
Avec environ 100 millions de litres de lait passant chaque année derrière ses murs, malgré une emprise de 5 ha (il compte aussi, indépendamment de l’usine, une unité logistique Sodiaal), le site est loin d’être le plus grand de Candia. Celui de Vienne, tout proche, est d’une importance environ quatre fois supérieure. Mais La Talaudière a pour lui les spécificités de ses produits, d’être la seule usine Candia en zone montagne, comme 80 % de son lait en provenance de 1 127 producteurs des Monts du Forez, du Pilat, mais aussi de la Plaine du Forez, du Rhône et jusque de Haute-Loire. Un peu du Vercors aussi. Car « nous sommes la plateforme bio de la région sud-est », précise G. Moyroud. La Talaudière chez Candia incarne la diversification.

Export jusqu’en Océanie

Pas étonnant alors que sa R&D soit en grande partie installée ici avec 6 chercheurs permanents et que 59 références y soient produites : entier ou demi écrémé, briques ou bouteilles, bio ou non, UHT ou frais. Exporté en Allemagne quand il s’agit de lait infantile bio pour la marque Hipp ou dans les maternités de Moyen-Orient pour ces 70 ml en bouteille qui n’attendent plus que la tétine à visser. Océanie, Afrique du Sud… L’export se développe. « On connaît nos exigences en qualité et en sécurité alimentaire, alors on vient nous chercher de loin », commente G. Moyroud. Charlotte, blouse, chaussures et lavage de mains réguliers à la moindre irruption dans les ateliers : ça ne rigole pas avec la sécurité alimentaire.
Le laboratoire d’analyse ponctionne par exemple 0,3 % de la production de lait infantile pour le vérifier. Laboratoire qui sépare les deux ateliers de production se répartissant l’activité quasi moitié-moitié : UHT (ultra haute température), longue conservation passé par un traitement à plus de 140° et lait frais : passé, lui, de 68 à 75° et pasteurisé pour une conservation de 25 jours. On le retrouve dans les supermarchés hexagonaux à 70 % en marque Candia, le reste en marque distributeur. C’est dans l’atelier lait frais que les deux lignes d’embouteillages (1 ou 2 l) vieilles de 40 ans ont été remplacées par une seule capable de sortir 8 000 bouteilles d’1 l et 12 000 bouteilles de 2 l par heure. Ligne qui débute par la formation des bouteilles en soufflant le plastique compacté les composant. Gain logistique mais aussi de qualité, par exemple sur l’étanchéité des bouteilles désormais transparentes.
Une passerelle d’observation toute neuve domine l’ensemble. En partie liée à une détermination de davantage communiquer. Car s’il accueillait déjà des visites ponctuelles, c’est dans l’objectif de promouvoir la consommation mais aussi de « montrer qu’il n’y a rien à cacher » et que l’activité valorise et entretient le terroir que le site, plus d’une fois cible d’agriculteurs en colère sur les prix d’achat, effectuera le 14 juin sa première journée bien à elle ouverte au public (espérée pérenne) en écho à la Journée mondiale du lait.

Xavier Alix

source: http://lessor.fr/2014/06/12/agroalimentaire-candia-inaugure-nouvel-outil-de-production/

 

Terrena annonce un plan d’investissement de 100 millions d’euros

Le groupe coopératif agricole Terrena, troisième de France dans ce secteur, poursuit son expansion en lançant un grand plan de modernisation et de développement sur dix ans pour son activité de grandes cultures.

Dans un communiqué du 28 mai 2014, le groupe entend, grâce à ce plan, « anticiper l’évolution des marchés, gagner en compétitivité, s’adapter à l’augmentation des débits de chantiers et innover pour la “nouvelle agriculture” ».

« Selon les années, Terrena exporte entre 40 et 60 % des blés collectés, principalement vers l’Afrique », rappelle le communiqué. En raison de sa proximité des ports de Montoir et de La Palice, le groupe se positionne sur les marchés à l’exportation et pourra encore gagner en compétitivité grâce à ce plan. De plus, Terrena entend innover pour la « nouvelle agriculture » en « prenant l’initiative des cahiers des charges et en développant une traçabilité et des plans de progrès ».

Sur les 100 millions d’euros d’investissements, 47 millions iront « à la construction de nouvelles capacités de stockage et de réception et 53 millions à la rénovation et à la réorganisation des sites actuels ». Cela permettra « d’augmenter la productivité par site en augmentant les capacités de réception », précise le communiqué.

Fusion avec Val Nantais (légumes)

Par ailleurs, les adhérents de Terrena, réunis le 28 mai en assemblée générale extraordinaire, « ont approuvé à 98 % le projet de fusion avec Val Nantais », la coopérative maraîchère – projet qui avait déjà été entériné par les adhérents le 16 mai dernier.

« Val Nantais constitue dorénavant la branche spécialisée des légumes de Terrena tout en conservant son identité », précise le groupe. La fusion sera effective le 30 septembre prochain. Le groupe aura ainsi, selon lui, « la capacité de développer des produits pour la nouvelle agriculture sur l’ensemble de la table alimentaire ».

publié par France Agricole sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/grandes-cultures-terrena-annonce-un-plan-d-investissement-de-100-millions-d-euros-88844.html#yg6ifHpZk4mxBV5Z.99

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