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Alimentation: le secteur agroalimentaire dénonce un « marketing de la panique »

Alimentation: le secteur agroalimentaire dénonce un

Richard Girardot le 25 avril 2017. Il dénonce une « DMA », une destruction massive de l’alimentation AFP/ARCHIVES – FRANCOIS NASCIMBENI

Le nouveau président de l’association nationale des industries alimentaires (Ania), Richard Girardot, a dénoncé mardi le « marketing de la panique » qui cible selon lui son secteur, à la veille de la reprise des débats à l’Assemblée nationale sur la loi Alimentation.

L’ancien président de Nestlé France a fustigé devant la presse une « +DMA+, destruction massive de l’alimentation » selon lui à l’oeuvre. « Les icônes, les marques que l’on a adorées, on les brûle. On est en face d’un marketing de la panique. Tout est fait pour assurer la qualité et la sécurité alimentaires. A priori, il n’y a plus de mort lié à l’alimentation », a-t-il développé.

Pour sa première conférence de presse depuis son élection le 21 juin pour trois ans à la tête de l’Ania, M. Girardot s’est montré à la fois agressif et protecteur.

« Ça va être un combat de défendre notre métier par rapport à la littérature. Il y a à longueur de temps une parution de livres qui lancent des polémiques, parfois justifiées. On est là pour faire du business mais ces gens font ce qu’ils nous reprochent. Mais manifestement, on ne donne pas satisfaction et il faut faire cet effort », a-t-il ajouté.

« L’agro-industrie française est enviée partout. Elle est performante à l’export, a-t-il encore défendu, en rappelant que les industriels avaient baissé de respectivement 20% et 30% les taux de sel et de sucre dans leurs produits ces dernières années. Il y a une vraie volonté d’aller au bout de la démarche mais ça prendra du temps de modifier nos recettes, de s’adapter aux clients ».

Dans la foulée des Etats généraux de l’alimentation en 2017, une grande loi permettant de redessiner l’équilibre entre tous les acteurs de la filière en France, et notamment aux producteurs d’améliorer leur niveau de vie, devait être votée au printemps mais elle n’a pu l’être avant l’été, aucun accord n’étant intervenu sur ce sujet en commission mixte paritaire.

« Il n’existe pas de lobby Ania contre les pauvres distributeurs, les pauvres consommateurs, les pauvres. On défend nos enjeux, c’est logique que tout le monde le fasse. Il n’y a pas les bons et les mauvais. Il faut réagir, arrêter de subir », a-t-il ajouté, sans détailler les positions du secteur avant la reprise des grandes manœuvres législatives.

L’un des points du texte de loi les plus âprement discutés entre producteurs, transformateurs et distributeurs porte sur l’établissement d’indices de coûts de production qui serviront au calcul des prix dans les contrats commerciaux entre producteurs et industriels de la transformation ou distributeurs.

L’Ania rassemble 19 fédérations nationales sectorielles et 20 associations régionales, représentatives des 17.647 entreprises alimentaires de France.

 

Par AFP le 11.09.2018 à 13h28

A Lille, antispécistes et charcutiers à couteaux tirés

Le 15 mai, les gérants de cette boucherie haut de gamme du Vieux-Lille ont découvert leur enseigne vandalisée.
Le 15 mai, les gérants de cette boucherie haut de gamme du Vieux-Lille ont découvert leur enseigne vandalisée.Photo Antoine Placer. Voix du Nord. MAXPPP
REPORTAGE

A Lille, antispécistes et charcutiers à couteaux tirés

Par Stéphanie Maurice, correspondante à Lille — 20 août 2018 à 19:46

Vitrines brisées, faux sang jeté, graffitis… Dans la ville, plusieurs établissements ont été l’objet de dégradations commises par des partisans de la cause animale. Chez les commerçants, le ton monte, tandis que les militants se divisent sur la pertinence de ce type de vandalisme.

Les antispécistes passent à l’attaque. Des pavés ont été lancés dans des vitrines d’artisans – bouchers, poissonniers, fromagers… – principalement à Lille, mais aussi dans les Yvelines ou à Angers (Maine-et-Loire), accompagnés de slogans antispécistes, ce mouvement opposé à l’exploitation animale sous toutes ses formes, élevage compris. Le ministère de l’Intérieur s’en est ému, sur interpellation de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT). Dernier fait en date, à Lille, le 31 juillet : le monument en l’honneur des 20 000 pigeons voyageurs morts pour la France, messagers de la guerre de 14-18, a été tagué : «Stop spécisme.» Etonnement du quidam, qui voit dans cette stèle, unique dans l’Hexagone, une reconnaissance du rôle des oiseaux dans le conflit. Mais les militants y voient d’abord une exploitation animale. L’antispécisme va plus loin que le simple véganisme, qui bannit la consommation de tous les produits issus de l’exploitation animale.«Il n’y a pas une espèce supérieure aux autres. L’homme n’a pas le droit de les exploiter pour son propre intérêt, alors qu’il peut faire autrement», explique Camille Ots, Lilloise et coordinatrice du réseau national des bénévoles de L214, cette association qui, entre autres, filme les mauvais traitements dans les abattoirs et les diffuse.

Au départ, la protestation a consisté à asperger les boucheries de faux sang, où un simple nettoyage suffisait. Au cours du seul mois d’avril, sept ont été visées dans les Hauts-de-France. A la mi-mai, changement de braquet : la boucherie haut de gamme de la rue Esquermoise, au cœur du chic Vieux-Lille, retrouve ses deux vitrines explosées. Suivront un volailler, une poissonnerie, une rôtisserie et enfin une fromagerie, le 18 juillet. Juste en face du magasin de Laurent Rigaud, le président du syndicat des bouchers-charcutiers traiteurs du Nord. Comme une provocation. C’est en tout cas comme cela qu’il le prend. «C’est toujours le même principe : provoquer le maximum de dégâts pour causer un coût financier à l’entreprise», et la fragiliser, affirme-t-il. Selon la taille des vitrines, la facture va de 3 000 à 10 000 euros par magasin. Rigaud est catégorique : «C’est la volonté d’extrémistes, pour qui on ne doit pas exister. Mais on ne courbera pas l’échine.» Laurent Rigaud a porté plainte pour diffamation contre Camille Ots. Elle avait dit sur RCF, une radio catholique, que «casser des vitrines est un acte citoyen». Elle plaide le quiproquo, avoir en réalité voulu parler d’un acte de citoyens isolés, non encadré par une association. Et la plainte a été classée sans suite, tient-elle à préciser.

«Divisions»

Les échanges entre les deux camps sont à fleurets mouchetés, mais la situation pourrait s’envenimer. Laurent Rigaud menace de répliquer en septembre si la série de dégradations ne s’arrête pas. «Si L214 ou d’autres groupes végans ont des actions prévues à Lille, nous viendrons au contact et nous aurons nos propres outils de communication. Ils montrent des animaux en sang, eh bien, nous aurons des affiches des façades fracassées.» On note cependant que le président du syndicat des bouchers-charcutiers a légèrement modéré son propos : il y a peu, il parlait de s’en prendre aux magasins végans de la métropole lilloise. Pourtant, Rigaud n’est pas le plus réfractaire à la notion de bien-être animal : avant d’être boucher, il a été éleveur et respecte les bêtes même s’il les met à mort, ce qui est antinomique pour un antispéciste. Il se dit favorable à l’installation de caméras dans les abattoirs, à l’étourdissement obligatoire des animaux avant leur mise à mort, refuse l’élevage en batterie des poulets.

Camille Ots, de son côté, condamne les caillassages. «Ce ne sont pas les modes d’action que nous prônons. Nous menons des actions de sensibilisation du grand public, avec des stands d’information. La stratégie, c’est d’emmener toute la société avec nous, pas de nous la mettre à dos.» Elle souligne aussi que ces vitrines brisées «créent des divisions, même au sein de la communauté végane». Sur Facebook par exemple, beaucoup sont remontés contre ces actes radicaux qu’ils estiment inutiles. Camille Ots le reconnaît, elle a été «assez partagée» lors du premier commerce touché. D’un côté, se disait-elle, si cela ouvre le débat sur le spécisme… «Mais au fur et à mesure, j’ai mesuré les conséquences dans le débat interne, et à l’extérieur. Cela ne donne pas une bonne image du mouvement. Il ne faudrait pas que le grand public résume la lutte antispéciste à des personnes qui cassent des vitrines.»

Ce n’est pas l’avis de tous les militants, loin s’en faut. Agathe, organisatrice du mouvement antispéciste Anonymous for the Voiceless à Lille s’appuie sur les résultats de Google Trends, l’outil de mesure des mots les plus demandés sur le moteur de recherche. Depuis mai et le premier caillassage, la recherche «spécisme» explose, affirme-t-elle. La courbe s’envole effectivement, mais le lien avec les actes de vandalisme n’est pas prouvé.Fabian Santer, militant de L214, est «persuadé» que la multiplicationdes débats autour du spécisme «a été déclenchée par les pavés». Les deux refusent de condamner les bris de vitrines même si, disent-ils, eux-mêmes n’iront pas agir. «Ne faire que de la sensibilisation ne suffit pas, estime Agathe. Il y a de plus en plus de végans, de végétariens, mais l’offre animale reste importante, le nombre d’animaux tués ne baisse pas. Il faut d’autres types d’actions, plus directes et plus conflictuelles.» Elle souligne le contexte politique, avec le refus de l’Assemblée nationale au mois de mai d’interdire l’élevage des poules pondeuses en cage et la castration à vif des porcelets, ou le broyage des poussins. Fabian s’indigne : «Même [François] Ruffin a dit qu’il était opposé à l’élevage des poules en batterie, mais qu’il n’avait rien contre leur mort.» Il a le sentiment d’un combat inaudible : «Nous avons pourtant besoin de lois pour protéger les animaux.»

«Lâcheté»

Le terme de casseur ne convient pas à Agathe. Elle voudrait qu’on parle plutôt d’activistes antispécistes. A ses yeux, «une vitrine brisée, c’est dérisoire par rapport au degré de violence que subissent les animaux».Et le geste rendrait public la souffrance des espèces, par exemple celle des vaches laitières «invisibilisées» à qui on enlève les bébés pour fabriquer fromages, beurre et yaourts. La fromagère lilloise attaquée avoue ne pas bien comprendre : «Ils se trompent de cible. Nos petits producteurs respectent leurs animaux.» Laurent Rigaud brandit un argument qui fait mal : pourquoi viser des artisans, attentifs à la qualité, alors que 80 % de la viande est vendue en grande surface ? «C’est trop risqué pour eux, c’est de la lâcheté», tranche-t-il. De fait, cet aspect de la question met mal à l’aise les militants rencontrés. Camille Ots le reconnaît à demi-mot : «Ils ne veulent pas se faire attraper, ils sont encagoulés, avec des gants.» Fabian Santer est plus direct : «C’est dégueulasse de s’attaquer aux boucheries, elles ne sont qu’un maillon de la chaîne. Mais malheureusement c’est facile, et le symbole est fort.» Camille Ots trouve une autre explication : «Pourquoi ces commerces-là, en pleine ville ? Ils ont pignon sur rue, cela interpelle le chaland. Une grande surface, c’est réparé plus rapidement.» Elle en veut pour preuve une attaque contre le McDonald’s de la grand-place de Lille, dont personne n’a parlé : l’enseigne n’a pas communiqué, mais confirme par téléphone. Camille Ots l’a appris, affirme-t-elle, par les renseignements territoriaux, qui suivent de près ces affaires.

Pour Agathe, cibler les grandes surfaces comporterait un risque de mauvaise interprétation : «On verrait d’abord un message anticapitaliste, alors que le message est antispéciste.» Et le mouvement n’est pas fondamentalement contre l’industrie de la nourriture. Agathe : «Si les OGM peuvent empêcher l’abattage des animaux, je suis pour.» Fabian Santer sourit : «S’ils arrivaient à reproduire la viande en grande quantité en laboratoire, des tas de végans en mangeraient.» Lui estime cependant que les luttes sont liées : «On ne sortira du spécisme que si on sort du capitalisme : s’il y a une ressource animale à exploiter, celui-ci le fera.»

«Consumérisme»

On touche là un élément déterminant, source de divergences : si le refus de la souffrance animale unit ces militants, ils sont issus de sphères différentes, certains de la mouvance anarchiste et/ou écolo, d’autres pas du tout. Agathe explique : «Le véganisme a été totalement réapproprié par le capitalisme. C’est devenu du consumérisme, les steaks de soja, le shampooing végan. On ne parle plus des animaux, mais d’un idéal de pureté personnel.» Insuffisant pour ces militants politiques, qui veulent changer la loi. Agathe : «Il faut profiter de cette vitrine offerte pour parler des animaux, ce qui serait plus intelligent que de dire que ces militants sont des extrémistes qui desservent la cause dans les commentaires Facebook.» Fabian Santer abonde : «C’est la stratégie du good cop, bad cop. Les associations sont là pour rattraper le coup, et gagner en notoriété.» Mais il le reconnaît, «casser à tout va» n’est pas tenable sur le long terme : «Ils doivent penser à stopper les attaques contre ces commerces.» Sinon, la rentrée s’annonce tendue, avec des charcutiers excédés et prêts à en découdre.

Stéphanie Maurice correspondante à Lille

 

Gaspillage alimentaire : en 2030, 66 tonnes de nourriture seront jetées chaque seconde

Un tiers de la nourriture produite chaque année finit à la poubelle. Et le problème ne va faire que s’empirer, révèle une nouvelle étude. Plusieurs entreprises ont pourtant pris des initiatives efficaces pour réduire ce gaspillage. 

Chaque année, 1.600 milliards de tonnes de nourriture partent à la poubelle dans le monde, soit un tiers de tout ce qui est produit sur Terre. Quelques chiffres de la FAO suffisent à rendre compte de l’ampleur du phénomène. Songez par exemple qu’un tiers des récoltes de céréales et près de la moitié des fruits et légumes sont perdus au cours de la chaîne alimentaire. Que 35 % des poissons et fruits de mer pêchés sont rejetés à la mer ou que 20 % du lait produit est finalement jeté. Un gaspillage d’autant plus révoltant que dans le même temps, 870 millions de personnes souffrent de malnutrition et que la production jetée génère 8 % des émissions de gaz à effet de serre.

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30 % de la production de céréales, 45 % des fruits et légumes et 35 % des poissons sont perdus pour la consommation. © FAO

Hélas, le problème n’est pas prêt de s’arranger. D’après les projections du Boston Consulting Group (BCG), le volume des déchets alimentaires va continuer à s’accroître de 1,9 % par an d’ici 2030, soit 2.100 milliards de tonnes à cette échéance. Pour donner un ordre de grandeur, cela revient à 66 tonnes de nourriture jetée chaque seconde. L’Asie sera la région la plus touchée : « Au fur et à mesure que les habitants s’enrichissent, ils augmentent leur consommation et demandent des aliments plus variés, souvent non produits localement », détaille Shalini Unnikrishnan, une des auteurs de l’étude.

De la récolte au placard du consommateur, un gaspillage à tous les niveaux

Les pertes s’additionnent tout au long de la chaîne d’approvisionnement. La plus grosse source de gaspillage se situe au niveau de la production, avec par exemple des rongeurs ou parasites qui dévorent les récoltes ou des dégâts mécaniques qui abîment les fruits lors de la cueillette. Du côté de la chaîne d’approvisionnement, où 360 millions de tonnes sont perdues chaque année, le problème vient surtout du manque d’infrastructures adaptées (chaîne du froid inexistante dans de nombreux pays) ou de processus industriels qui se préoccupent davantage d’efficacité et de vitesse plutôt que de réduire les pertes. Enfin, au niveau de la commercialisation, les standards différents selon les pays et l’imposition de dates de péremption trop strictes aboutissent à des gaspillages équivalent à 110 milliards de dollars, estime le BCG.

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La majeure partie du gaspillage alimentaire intervient en aval et en amont de la chaîne alimentaire. C.D, Futura, d’après BCG

« Les consommateurs ont souvent une conception erronée des mesures à adopter », regrette Shalini Unnikrishnan. « Ils pensent par exemple que les fruits et légumes frais sont plus sains que les surgelés, alors que c’est le contraire. Les denrées fraîches perdent leurs nutriments lors du transport et augmentent le risque de gaspillage. » Autre dérive pointée du doigt : les promotions qui encouragent à acheter en grande quantité et qui conduisent le consommateur à jeter la nourriture qu’il n’a pas eu le temps de manger avant qu’elle ne s’abîme. Au total, résoudre l’ensemble des problèmes de la chaîne alimentaire permettrait d’économiser 700 milliards de dollars par an en nourriture, estime le BCG.

Les entreprises en première ligne pour la réduction du gaspillage

Si les gouvernements et les consommateurs ont un rôle à jouer, les entreprises doivent être le fer de lance de la lutte contre le gaspillage. Elles sont déjà nombreuses à avoir lancé des initiatives :

  • les grands semenciers (BASF, Bayer, Syngenta ou Monsanto) ont formé plus de trois millions de petits agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles pour lutter contre les nuisibles et réduire les pertes lors de la récolte ;
  • avec son initiative des « fruits et légumes moches » lancée en 2014, Intermarché redonne une chance à des produits non « standards » d’être consommés ;
  • en Angleterre, Marks & Spencer vend ses fraises sous un emballage spécial absorbant l’éthylène, permettant d’allonger la durée de conservation de 50 % ;
  • à Taïwan, Carrefour a ouvert un restaurant où sont cuisinés les produits invendus de ses fournisseurs ou magasins ;
  • Sodexo et Ikea ont noué un partenariat avec la start-up LeanPath pour mesurer et analyser le gaspillage et sensibiliser le personnel dans les espaces de restauration collective ;
  • au Kenya, la fondation Rockefeller collabore avec la compagnie TechnoServe pour fournir aux petits paysans des unités de stockage de froid alimentées à l’énergie solaire pour conserver leurs fruits et légumes ;
  • le distributeur britannique Tesco recycle ses aliments périmés en nourriture pour animaux et son huile usagée en biodiesel ;
  • PepsiCo a revu son approvisionnement en fruits et légumes pour favoriser des fournisseurs de proximité et réduire les pertes dans le transport.
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Avec ses fruits et légumes moches, Intermarché donne une seconde chance aux produits mal calibrés. © Intermarché

Céline Deluzarche

Journaliste

Publié le 22/08/2018

 

Ce qu’il faut retenir
  • Un tiers de la nourriture produite est déjà jeté et cela ne va faire que s’empirer au fur et à mesure que les populations s’enrichissent.
  • Les pertes se produisent tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
  • Certaines entreprises ont mis en place des mesures astucieuses pour limiter le gaspillage.
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LEVÉES DE FONDS EN CRYPTO-MONNAIES : FAUT-IL AVOIR PEUR DU SUCCÈS DES ICOS ?

Les levées de fonds en crypto-monnaies, baptisées ICOs (initial Coin offering) explosent. Sur les 6 premiers mois de l’année, plus de 10 milliards de dollars ont été réunis de cette manière dans le monde. En France, ce nouveau de moyen de financement en est encore à ses prémices, mais le gouvernement veut le développer. Un article est ainsi consacré à son encadrement dans la loi Pacte.

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Depuis début 2018, les ICOs ont permis de lever 10 milliards de dollars.
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Dans quelques mois, la France devrait être le premier pays au monde à avoir une réglementation sur les ICOs. Cet acronyme signifie « Initial Coins Offering », c’est-à-dire des levées de fonds en crypto-monnaies (voir le fonctionnement ci-dessous). Et celles-ci connaissent un succès fulgurant. « Une révolution est en cours, dont le bitcoin n’était que le précurseur (…) La blockchain va offrir des opportunités inédites à nos startups pour lever des fonds », assure le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Selon le site de référence Coinschedule, depuis janvier plus de 400 ICO auraient permis de lever 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) dans le monde. Certaines d’entre elles, comme celle de la messagerie Telegram, ont atteint plus d’1,7 milliard de dollars ! Et selon plusieurs observateurs, des entreprises du CAC 40 seraient prêtes à se lancer…

Un mode d’émission qui préfigure l’avenir mais reste risqué

En France, si on dénombre seulement une quarantaine d’opérations de ce genre à ce jour selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), c’est que l’environnement ne s’y prêtait guère. Aussi, plusieurs startups ont réalisé d’importantes ICOs depuis la Suisse. Mais le gouvernement entend bien inverser le cours des choses.

Dans le projet de loi Pacte, présenté début juin, un article est consacré à la création d’un cadre incitatif et souple, avec un système de visa, doit permettre de les développer. Il s’agirait de la première réglementation mondiale sur les ICOs, affirme le gouvernement même si d’autres pays comme la Suisse voient les autorités de marché émettre des tampons validant la crédibilité des démarches.

Manque de garantie

L’enjeu est important. Sur ce marché non régulé, le mode d’émission des ICOs « préfigure sans doute l’avenir, mais il n’offre aujourd’hui aucune garantie réelle aux souscripteurs », souligne l’ancien sous-gouverneur de la Banque de France, Jean-Pierre Landau, dans son rapport sur les crypto-monnaies remis le 4 juillet à Bercy (1). Les arnaques sont encore fréquentes et peuvent faire perdre aux investisseurs la totalité de leur mise, avertit de son côté l’AMF.

Autre problème, ces levées de fonds émettent des actifs numériques, des jetons appelés Tokens, que les investisseurs achètent en cryptomonnaie. Mais les bénéfices qui y sont associés ne sont pas toujours très clairs : s’agit-il d’un droit de vote, de propriété, d’usage ? Il faut également se méfier de la volatilité des cours des cryptomonnaies. Ceux-ci font parfois les montagnes russes comme on a pu le voir ces derniers mois avec le bitcoin, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur ces derniers mois.

La complexité du processus et les risques associés demandent un accompagnement que les entreprises n’hésitent plus à solliciter. C’est notamment pour cela que l’agence de communication Havas a créé une offre dédiée. « La blockchain ou les cryptomonnaies sont devenues des ‘buzzwords’ , mais il faut avoir un intérêt à ‘tokeniser’ son business model (donner accès à un service lancé par une société dans la blockchain, ndr) pour faire une levée de fonds en cryptomonnaies et ce n’est pas toujours bien compris…Chaque mois, nous recevons une centaine de projets, dont beaucoup d’ICO. Nous en retenons très peu », souligne Fabien Aufrechter, responsable d’Havas blockchain.

Ne pas tuer la dynamique

La réglementation à venir permettra-t-elle de développer cette nouvelle façon de lever de l’argent ? La consultation lancée par l’AMF avant la loi Pacte montrait qu’une large majorité des acteurs de l’économie numérique, des avocats et professionnels de la finance soutenaient l’idée d’une réglementation, souple pour assurer la sécurité des investisseurs tout en préservant l’attractivité de la France. Mais d’autres observateurs restent sceptiques sur l’urgence et la pertinence d’une telle démarche pour une technologie et un marché encore très évolutif.

« Imposer des bonnes pratiques est louable », écrit, dans une tribune (2), François-Xavier Thoorens, président et CTO d’Ark System, qui détient Ark, la plus importante crypto-monnaie française. « Il est temps en effet de moraliser le secteur ». Mais le projet de réglementation comporte des « lacunes majeures en termes monétaires, bancaires et fiscales », estime-t-il. Il craint que cela puisse « tuer le développement du secteur de la blockchain en France beaucoup plus sûrement que la concurrence étrangère ».

Béatrice Héraud @beatriceheraud 

(1) le rapport est à consulter ici 

(2) la tribune est à lire ici

 

Encadré : Comment fonctionnent les ICO ?

La première ICO (“Initial Coin Offering”) a été lancée en 2013. Ce type de levée de fonds d’un nouveau genre consiste à émettre des actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies, comme le bitcoin ou l’éther par exemple. Ces actifs sont des jetons, appelés tokens. Ils sont créés par l’entreprise à l’origine de l’ICO et peuvent être achetés par tout un chacun en échange de cryptomonnaies. Ces tokens ne sont pas des actions mais permettent un droit d’usage du futur service proposé par l’entreprise émettrice. Pour lancer son ICO, l’entreprise réalise une annonce publique via un executive summary qui résume l’objectif de la société puis un white paper est diffusé aux investisseurs potentiels. Les investisseurs qui participent à la levée de fonds via une cryptomonnaie reçoivent ensuite des tokens.

Les adhérents de Triskalia et D’aucy votent en faveur d’un rapprochement

Les membres des coopératives Triskalia et D’aucy se sont dits favorables, lors d’un vote, au rapprochement entre les deux structures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 après avis de l’autorité de la concurrence. Le nouveau géant de l’agroalimentaire breton table sur un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros.

Le vote a été approuvé « à la quasi-unanimité des adhérents », ont annoncé lundi les groupes Triskalia et D’aucy dans un communiqué, lors d’une assemblée générale qui a eu lieu respectivement les 22 juin et 6 juillet. L’union des deux entités sera suivie, « à horizon de deux ans, par la fusion de D’aucy et de Triskalia dans une coopérative unique », selon ce communiqué. Ce nouveau géant, fort d’un réseau de distribution de plus de 200 magasins, va venir concurrencer les leaders Terrena (15 000 salariés, 29 000 adhérents, 5 milliards de chiffre d’affaires) et Agrial (20 000 salariés, 14 000 adhérents, 5,2 milliards de chiffre d’affaires).

Le groupe D’aucy, groupe alimentaire coopératif, rassemble 9 000 agriculteurs adhérents sur les quatre départements bretons et emploie 4 300 salariés (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Il compte 28 sites industriels en France, en Hongrie et en Espagne et réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international. Le groupe coopératif agricole Triskalia fédère 16 000 agriculteurs et emploie 4 800 salariés (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires). La coopérative compte 35 sites industriels, dont deux en Espagne.

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci !

En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seu…

Celine Agromedia | 13 juillet 2018 0

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci ! dans - Pays de Loire beurre69% des consommateurs se disent prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs.
En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seuil des 7 millions de litres vendus a été franchi. En juillet, la gamme « les éleveurs vous disent Merci ! » s’élargit, puisqu’Intermarché annonce le lancement du beurre.

30% d’éleveurs en plus

Pour Thierry Cotillard, Président d’Intermarché, «ces chiffres dépassent largement nos prévisions les plus optimistes qui étaient d’atteindre 5 millions de litres sur une année. Cela confirme l’engagement des Français en faveur d’une consommation plus responsable : ils sont 69% à se déclarer prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs»
C’est dans ce contexte plus que favorable qu’Intermarché lance en ce début juillet 2018 son beurre doux estampillé « Les éleveurs vous disent Merci ! », le deuxième produit de la gamme.
Président de l’organisation de producteurs, Valéry Cheneau, éleveur à Saint-Père-en-Retz, se réjouit de cet engouement : «De plus en plus de producteurs, convaincus par notre démarche, nous rejoignent dans notre organisation qui compte désormais 171 éleveurs, soit 30% de plus en quelques mois ! »

La performance de l’outil de production

Yves Audo, Président d’Agromousquetaires, le pôle agroalimentaire du Groupement Les Mousquetaires, rappelle : «La performance de notre outil de production et l’absence d’intermédiaires entre producteurs, laiterie et points de vente Intermarché nous ont permis de réussir ce challenge»
Disponible dans tous les points de vente Intermarché, le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! » se démarque par sa transparence sur la répartition du prix – clairement présentée sur le packaging. Avec une rémunération de 440 euros les 1 000 litres définie en partenariat avec les éleveurs, cette brique de lait est, dans sa catégorie, celle qui rémunère le mieux les producteurs.

Amazon Go : un deuxième magasin ouvrira ses portes cet automne

Six magasins devraient ouvrir d’ici la fin de l’année 2018

Amazon Go Seattle© GeekWire

Dès cet automne, un second point de vente Amazon Go ouvrira ses portes dans la ville de Seattle, même lieu que le premier magasin de la firme.

Au mois de janvier 2018, la firme de Jeff Bezos annonçait l’ouverture officielle d’Amazon Go, premier magasin portant directement le nom de l’entreprise. Après une mise au point longue et difficile du système, Amazon avait révélé une première boutique dont l’objectif était de mettre fin aux attentes en caisse. Remplaçant le personnel par des technologies basées sur l’intelligence artificielle, nul doute que le concept était ambitieux. Par la suite, la société avait indiqué qu’elle souhaitait ouvrir une demi-douzaine d’autres magasins d’ici la fin de l’année en cours, ciblant également les villes de Chicago et San Francisco.

Néanmoins, GeekWire indiquait dans un article daté du 3 juillet que la compagnie de ecommerce se tournait avant tout vers Seattle, la ville dans laquelle elle a ouvert sa première enseigne. Ainsi, le second magasin sera situé dans la nouvelle tour de bureaux du Madison Centre, à l’angle de la Cinquième Avenue et de la rue Marion. Par la suite, Amazon a confirmé cette prochaine ouverture, donnant un point de détail de plus : « Nous sommes excités d’amener Amazon Go au 920 5th Avenue à Seattle. Le magasin ouvrira à l’automne 2018 ».

Amazon Go Seattle

Sur les lieux, le média américain a indiqué avoir aperçu le slogan d’Amazon : « Pas de files. Pas de caisses. (Non, sérieusement) » ainsi que des rangées de bouteilles des marques Smartwater et Peligrino. Selon les dépôts de permis, le futur magasin fera la taille de 3 000 pieds, soit environ 278 mètres carrés, contre 1 800 pieds (environ 168 mètres carrés).

Quant au premier magasin, les clients semblent globalement contents de ce concept puisque l’enseigne revendique 4,5 étoiles sur l’application mobile Yelp.

Découverte de merci bocaux ! by Fleury Michon

Initié par Fleury Michon (Esprit Frais), le premier corner « merci bocaux ! » a été lancé en marché test dans le centre commercial Leclerc de Rueil-Malmaison en région parisienne.

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merci bocaux ! propose, dans son corner implanté directement au sein d’un supermarché Leclerc, d’avoir accès à des produits ultra frais (à consommer dans les 2/3 jours), cuisinés comme à la maison avec des produits frais, naturels et de saison : le tout dans des bocaux.

Une offre pleine de promesses, notamment côté enseigne, celle de redynamiser la GMS !

L’offre permet aux consommateurs des supermarchés de bénéficier de bons plats déjà préparés et prêts à consommer pour faciliter le quotidien.

Quelques exemples de plats… merci bocaux ! frais et de saison, comme à la maison

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les bons petit-déjeuners
le riz au lait à la vanille, oranges et amandes (5€)

Les entrées/les pauses déjeuners
Le guacamole au lait de coco, pâtes perles et julienne de légumes (5,50€)

les plats prêts à mitonner
Veau mariné sésame et soja, composée d’oignons et légumes croquants (14,95€ pour 2/3 personnes)

Les plats prêts à réchauffer
Blanquette de dinde aux petits légumes (13,95€ pour 2/3 personnes)

Les bons desserts
Oeuf au lait caramel de citron (3€)

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 23 mai 2018      Actualité distributionNouveaux produitsPoint de vente

A Cyberattack in Saudi Arabia Had a Deadly Goal. Experts Fear Another Try

 

A Cyberattack in Saudi Arabia Had a Deadly Goal. Experts Fear Another Try dans - climat politique merlin_132450284_2c948678-7181-4069-9566-588096d4fc0d-superJumbo

Sadara Chemical Company is a joint venture between Saudi Aramco and Dow Chemical. Its computer systems were hit by one in a string of cyberattacks last year. CreditChristophe Viseux for The New York Times

In August, a petrochemical company with a plant in Saudi Arabia was hit by a new kind of cyberassault. The attack was not designed to simply destroy data or shut down the plant, investigators believe. It was meant to sabotage the firm’s operations and trigger an explosion.

The attack was a dangerous escalation in international hacking, as faceless enemies demonstrated both the drive and the ability to inflict serious physical damage. And United States government officials, their allies and cybersecurity researchers worry that the culprits could replicate it in other countries, since thousands of industrial plants all over the world rely on the same American-engineered computer systems that were compromised.

Investigators have been tight-lipped about the August attack. They still won’t identify the company or the country where it is based and have not identified the culprits.

But the attackers were sophisticated and had plenty of time and resources, an indication that they were most likely supported by a government, according to more than a dozen people, including cybersecurity experts who have looked into the attack and asked not to be identified because of the confidentiality of the continuing investigation.

The only thing that prevented an explosion was a mistake in the attackers’ computer code, the investigators said.

The assault was the most alarming in a string of hacking attacks on petrochemical plants in Saudi Arabia. In January 2017, computers went dark at the National Industrialization Company, Tasnee for short, which is one of the few privately owned Saudi petrochemical companies. Computers also crashed 15 miles away at Sadara Chemical Company, a joint venture between the oil and chemical giants Saudi Aramco and Dow Chemical.

Within minutes of the attack at Tasnee, the hard drives inside the company’s computers were destroyed and their data wiped clean, replaced with an image of Alan Kurdithe small Syrian child who drowned off the coast of Turkey during his family’s attempt to flee that country’s civil war.

The intent of the January attacks, Tasnee officials and researchers at the security company Symantec believe, was to inflict lasting damage on the petrochemical companies and send a political message. Recovery took months.

Energy experts said the August attack could have been an attempt to complicate Crown Prince Mohammed bin Salman’s plans to encourage foreign and domestic private investment to diversify the Saudi economy and produce jobs for the country’s growing youth population.

“Not only is it an attack on the private sector, which is being touted to help promote growth in the Saudi economy, but it is also focused on the petrochemical sector, which is a core part of the Saudi economy,” said Amy Myers Jaffe, an expert on Middle East energy at the Council on Foreign Relations.

Saudi Arabia has cut oil exports in recent years to support global oil prices, a strategy central to its efforts to make a potential public offering of shares of government-controlled Saudi Aramco more attractive to international investors. The kingdom has tried to compensate for its lost revenue by expanding its petrochemical and refining industry.

Some technical details of the attack in August have been previously reported, but this is the first time the earlier attacks on Tasnee and other Saudi petrochemical companies have been reported.

Security analysts at Mandiant, a division of the security firm FireEye, are still investigating what happened in August, with the help of several companies in the United States that investigate cyberattacks on industrial control systems.

A team at Schneider Electric, which made the industrial systems that were targeted, called Triconex safety controllers, is also looking into the attack, the people who spoke to The Times said. So are the National Security Agency, the F.B.I., the Department of Homeland Security and the Pentagon’s Defense Advanced Research Projects Agency, which has been supporting research into forensic tools designed to assist hacking investigations.

All of the investigators believe the attack was most likely intended to cause an explosion that would have killed people. In the last few years, explosions at petrochemical plants in China and Mexico — though not triggered by hackers — have killed several employees, injured hundreds and forced evacuations of surrounding communities.

What worries investigators and intelligence analysts the most is that the attackers compromised Schneider’s Triconex controllers, which keep equipment operating safely by performing tasks like regulating voltage, pressure and temperatures. Those controllers are used in about 18,000 plants around the world, including nuclear and water treatment facilities, oil and gas refineries, and chemical plants.

“If attackers developed a technique against Schneider equipment in Saudi Arabia, they could very well deploy the same technique here in the United States,” said James A. Lewis, a cybersecurity expert at the Center for Strategic and International Studies, a Washington think tank.

The Triconex system was believed to be a “lock and key operation.” In other words, the safety controllers could be tweaked or dismantled only with physical contact.

So how did the hackers get in?

Investigators found an odd digital file in a computer at an engineering workstation that looked like a legitimate part of the Schneider controllers but was designed to sabotage the system. Investigators will not say how it got there, but they do not believe it was an inside job. This was the first time these systems were sabotaged remotely.

The only thing that prevented significant damage was a bug in the attackers’ computer code that inadvertently shut down the plant’s production systems.

Investigators believe that the hackers have probably fixed their mistake by now, and that it is only a matter of time before they deploy the same technique against another industrial control system. A different group could also use those tools for its own attack.

The August attack was also a significant step up from earlier attacks in Saudi Arabia. Starting on Nov. 17, 2016, computer screens at a number of Saudi government computers went dark and their hard drives were erased, according to researchers at Symantec, which investigated the attacks.

Two weeks later, the same attackers hit other Saudi targets with the same computer virus. On Jan. 23, 2017, they struck again, at Tasnee and other petrochemical firms, deploying a computer virus known as Shamoon, after a word embedded in its code.

The Shamoon virus first surfaced five years earlier at Saudi Aramco, wiping out tens of thousands of computers and replacing the data with a partial image of a burning American flag. Leon E. Panetta, the United States defense secretary at the time, said the attack could be a harbinger.

“An aggressor nation or extremist group could use these kinds of cyber tools to gain control of critical switches,” he said.

Government officials and cybersecurity experts in Saudi Arabia and the United States attributed the 2012 Shamoon attack to Iranian hackers.

“Another attacker could have adopted that code” for the January 2017 attacks, said Vikram Thakur, a senior researcher at Symantec, “but our analysis showed the likelihood it was the same perpetrator was pretty high.”

The attack in August was not a Shamoon attack. It was much more dangerous.

Investigators believe a nation-state was responsible because there was no obvious profit motive, even though the attack would have required significant financial resources. And the computer code had not been seen in any earlier assaults. Every hacking tool had been custom built.

The attackers not only had to figure out how to get into that system, they had to understand its design well enough to know the layout of the facility — what pipes went where and which valves to turn in order to trigger an explosion.

Investigators believe someone would have had to buy the same version of the Triconex safety system to figure out how it worked. The components, investigators said, could be purchased for $40,000 on eBay.

The attack has also shown the challenge of attributing with unquestionable evidence an attack to one country.

Security experts said Iran, China, Russia the United States and Israel had the technical sophistication to launch such attacks. But most of those countries had no motivation to do so. China and Russia are increasingly making energy deals with Saudi Arabia, and Israel and the United States have moved to cooperate with the kingdom against Iran.

That leaves Iran, which experts said had a growing military hacking program, although the Iranian government has denied any involvement in such attacks.

Tensions between Iran and Saudi Arabia have steadily escalated in recent years, and the conflict has drifted online.

United States officials and security analysts blamed Iranian hackers for a spate of attacks on American banks in 2012 and more recent espionage attacks on the airline industry. Iranian hackers were blamed for the 2012 Aramco attack and are also the leading suspects in the more recent Shamoon attacks.

The August attack was far more sophisticated than any previous attack originating from Iran, Mr. Thakur of Symantec said, but there is a chance Iran could have improved its hacking abilities or worked with another country, like Russia or North Korea.

Tasnee said in an email that it had hired experts from Symantec and IBM to study the attack against it. The company said it had also “completely overhauled our security standards” and started using new tools to prevent attacks.

“Being a global business,” the company said, “we believe that cybersecurity is a concern wherever you are in the world.”

Follow Nicole Perlroth and Clifford Krauss on Twitter: @nicoleperlroth and @ckrausss.

A version of this article appears in print on March 16, 2018, on Page B1 of the New York edition with the headline: How Hackers Lit a Fuse. Order ReprintsToday’s Paper|Subscribe

Steve Fankuchen

 March 16, 2018

Le poulet FitLife de Doux soutenu en Arabie saoudite par Le Drian

Lors de son déplacement à Ryad, le chef de la diplomatie française a évoqué avec les autorités saoudiennes le renforcement des liens économiques avec la France.Lors de son déplacement à Ryad, le chef de la diplomatie française a évoqué avec les autorités saoudiennes le renforcement des liens économiques avec la France. | Daniel FOURAY - André THOMAS

C’est en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères et ancien président du conseil régional de Bretagne, de son successeur à ce poste Loïg Chesnais-Girard, et des dirigeants du groupe Doux qu’a été lancée hier en Arabie saoudite sa nouvelle gamme de poulets FitLife. Un enjeu majeur pour le volaille breton, en difficulté.

Comme l’avait annoncé en septembre, Christophe Couroussé, directeur du pôle volailles de Terrena et président de Doux, ce nouveau produit FitLife de poulets congelés haut de gamme destiné à l’Arabie Saoudite est issu d’un travail en collaboration avec la filière Bleu Blanc Cœur et le pôle de compétitivité Valorial, soutenu par la Région Bretagne.

Le volailler français a bénéficié d’un coup de pouce de haut niveau en la personne de Jean-Yves Le Drian, ancien président du conseil régional de Bretagne et surtout ministre des Affaires étrangères. Le lancement de la gamme Fitlife en Arabie saoudite a en effet été inclus dans le programme du déplacement, les 15 et 16 novembre, du chef de la diplomatie française, au royaume saoudien.

Coopération économique renforcée

Jean-Yves Le Drian y a rencontré le roi Salmane ainsi que le nouvel homme fort du régime, le jeune prince-héritier Mohammed Ben Salmane, son fils. Outre le risque de crise au Liban, la guerre au Yémen, la lutte contre le terrorisme et son financement, la sortie de la crise syrienne, les rencontres portaient également sur le renforcement de la coopération économique entre la France et le royaume. Ceci notamment dans le cadre du plan de modernisation « Vision 2030″ porté par le prince-héritier.  Le soutien à Doux figurait dans cette partie des échanges.

Pour sa part, Loïg Chesnais-Girard, lui aussi du voyage, a déclaré : « Nous sommes au côté des dirigeants de Doux pour réussir ce projet stratégique. Doux est une entreprise majeure pour la Bretagne. Elle a des compétences fortes, depuis les éleveurs jusqu’aux salariés. Et les marchés sont là. »

Le succès de cette nouvelle gamme est d’une importance majeure pour Doux, qui enregistre de graves difficultés à l’export, sur son marché traditionnel du poulet congelé : 35 millions d’euros de pertes l’an dernier , soit près d’un million par semaine. Intenable, pour le n° 3 français de la volaille (8 sites de production à l’Ouest, 1 500 emplois directs, 5 000 indirects, 300 éleveurs).

Basé à Châteaulin (Finistère), il a été racheté voilà un an par le groupe coopératif d’Ancenis Terrena (4,7 milliards de chiffre d’affaires, 12 000 salariés), déjà très présent dans la volaille avec son pôle Gastronome (1,5 milliard d’euros).

Un audit avait confirmé que pour les marchés traditionnels du Moyen-Orient, il n’était plus possible de concurrencer le poulet d’entrée de gamme produit au Brésil à partir de soja et de cérales transgéniques de même provenance.

L’espoir d’un redressement urgent

La coopérative d’Ancenis (Loire-Atlantique) a donc annoncé, en septembre, un plan stratégique en trois volets comportant en particulier une montée en gamme des produits proposés. La gamme FitLife en est une composante essentielle. Nourris au lin, à la féverole, etc., ces poulets certifiés, avec de réelles qualités diététiques, seront un atout de poids en Arabie Saoudite, confrontée à une épidémie de diabète et d’obésité.

Le deuxième axe de cette nouvelle stratégie est de miser également sur le marché européen, en particulier avec du poulet frais conforme au rite musulman (halal).

Enfin, troisième axe, préserver les marchés export au Moyen-Orient de poulet congelé d’entrée de gamme, mais dont l’élevage et la transformation ne seraient plus réalisés en France, où les coûts ne permettent pas d’être compétitifs, mais délégués à un partenaire européen bénéficiant d’un faible coût de main d’oeuvre. La filière française n’est pas supposée pâtir de ce transfert, du fait du report de charge sur les poulets haut de gamme des deux autres volets.

Cela suffira-t-il à tirer Doux d’affaire ? Un prochain comité central d’entreprise le 21 novembre devrait permettre d’en savoir plus.

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