Archives pour la catégorie ECONOMIE

Food Vision présente les enjeux alimentaires de demain

Pour la deuxième année consécutive, l’agence Protéines présente une étude sur les nouvelles tendances alimentaires : Food Vision. Elle vise à anticiper les futurs besoins des consommateurs et à faire bouger les lignes auprès des industriels et des distributeurs. Cette année, l’observatoire a été mené avec le cabinet XTC, qui vient de fusionner avec l’agence.

Protéines et XTC présentent leur rapport Food Vision 2019
Protéines et XTC présentent leur rapport Food Vision 2019

Avec Food Vision 2019, l’agence Protéines et XTC veulent donner les clés aux industriels et aux distributeurs afin de cerner au mieux le consommateur de demain et ses besoins. L’étude analyse les changements dans la filière alimentaire et tente d’imaginer les tendances du futur. « 2/3 des innovations sont des échecs au bout de deux ans avec de gros montants d’investissements en R&D perdus. 50 % de ce que nous aurons en rayon dans 5 ans n’existe pas aujourd’hui », indique Xavier Terlet, fondateur de XTC. Face à l’accélération des évolutions des habitudes de consommations, un mot d’ordre : anticipation. Sur l’édition 2019, l’étude montre six axes clés de changement.

Un super-consommateur

Déjà le fort engouement pour tout ce qui concerne l’environnement. Dans ce cadre, des mouvements voient le jour comme #onestpret. Des prises de conscience qui se répercutent dans les comportements alimentaires avec par exemple la lutte contre le plastique et la volonté d’avoir moins d’emballage, en utilisant plus de vrac.

Deuxième item : la justice avec la notion de commerce équitable, de juste rémunération des producteurs. Des initiatives comme « C’est qui le patron » ou encore « Les éleveurs vous disent merci », montrent que les Français sont d’accord pour payer plus afin de mieux rémunérer l’amont agricole. Par ailleurs, le bio et les produits équitables sont désormais omniprésents.
Troisième axe : l’expérience de la food chain. Aujourd’hui le pack est un vecteur de communication qui a plus d’influence que la publicité tv. « Une marque qui se raconte sur un pack est de plus en plus normal et n’est plus uniquement l’apanage des petites griffes », explique Xavier Terlet.
Par ailleurs, les consommateurs ont soif de réassurance et de transparence. Si des initiatives ont déjà été menées à l’instar de journées portes ouvertes dans les usines, les consommateurs sont de plus en plus exigeants. Ils veulent moins de transformation et contrôlent leur alimentation avec des recherches de preuves, qui vont au-delà des applications comme Yuka. C’est l’émergence du « super-consommateurs ».

Toujours de la défiance vis-à-vis des grandes industries

On note également des évolutions de comportements alimentaires avec le flexitarisme. Ces consommateurs, qui représentent 40 à 50 % de la population, fonctionnent au plaisir. « Le discours des marques autour du végétal est axé plaisir et gourmandise. On est désormais loin de la notion de santé », ajoute-t-il.
Enfin, les réseaux sociaux jouent aujourd’hui un rôle clé pour faire éclore les niches. « Ces derniers sont à regarder de près pour anticiper les nouvelles tendances, qui sont souvent véhiculées par des influenceurs », détaille Xavier Terlet.
De manière générale, il ressort donc une prise de responsabilité de l’ensemble des acteurs, dont les consommateurs. Aujourd’hui, si ces derniers restent encore défiants à l’égard des grandes industries, ce sentiment tend à diminuer grâce au travail opéré : montées en gamme, le bio, la premiumisation des produits. Mais ils ont encore du travail à faire. Pour rassurer, la course aux labels n’est plus forcément la meilleure solution. « Trop de labels tuent les labels. Et ceux non expliqués aux consommateurs ne servent à rien », ajoute Xavier Terlet.

Conserves et surgelés : le marché peine à se redresser

Conserves et surgelés : le marché peine à se redresser

Après des années de pertes liées à la méfiance des Français après l’affaire de la viande de cheval, le marché des plats préparés semble aujourd’hui se relever. Les consommateurs gardent cependant une certaine méfiance vis-à-vis des plats surgelés et des conserves.

Ces dernières années ont été difficiles pour le secteur des plats cuisinés. Depuis trois ans, les ventes repartent progressivement à la hausse après des années de méfiance qui ont fait suite au scandale de la viande de cheval, provenant de l’usine Spanghero. En grandes et moyennes surfaces (qui représentent les trois quarts du marché), les ventes devraient progresser de 2,5% en 2019, soit autant qu’en 2018 selon l’analyste Xerfi France. Ainsi, à la fin de l’année, ce marché devrait atteindre au total cinq milliards d’euros et le chiffre d’affaires des fabricants de plats préparés devrait progresser de 2%.

Dégringolade depuis Spanghero et changement de méthode

En 2013, au moment du scandale de la viande de cheval, les ventes de produits cuisinés et surgelés ont lourdement chuté. Tous les secteurs étaient alors concernés, des pizzas aux plats tout faits en passant par les raviolis en conserve et les surgelés. Restaurants et fast-food s’inquiétaient comme les grandes surfaces de la méfiance des Français sur le sujet. Durant deux ou trois années, les ventes ont été incapables de se ressaisir, perdant parfois jusqu’à 50% en volume sur un an lors des pires semaines (plusieurs fois entre février et juin 2013) et près de 10% sur la seule année 2013. La perte de confiance suite à cette tromperie était alors inévitable.

L’enseigne Picard notamment a directement été impactée et a dû réagir pour rassurer les consommateurs. «Depuis cette crise, nous effectuons systématiquement des tests ADN sur tous nos produits. Nous sommes assurés désormais que nos plats préparés à base de bœuf sont 100% origine France et l’origine est systématiquement indiquée sur nos emballages», assure-t-on dans l’entreprise. Toutefois, leurs ventes ont plus nettement progressé que la moyenne. Entre 2013 et 2018, ils ont grimpé de 15%, malgré une baisse des ventes durant le scandale de près de 40%. Finalement, les seuls plats cuisinés à base de viande ont eux augmenté de 6,1% en 2017 et de 3,6% en 2018, témoignant du net rebond en place depuis deux ans.

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Autre gage de fiabilité, l’innovation et l’amélioration de la qualité des produits. C’est sur ce domaine que se penchent de nombreuses entreprises depuis quelque temps, se tournant parfois vers le bio et le végétal. C’est notamment le cas des plats livrés, l’objectif étant de faire repartir tous les secteurs des plats préparés et de tourner la page du scandale Spanghero.

Aujourd’hui, les produits à forte valeur ajoutée se portent mieux

Car certains produits ne rassurent pas encore totalement. En effet, en 2018, les conserves et les surgelés amenuisent les bons résultats globaux du secteur. Ces deux types de produits, dont le marché est évalué à 2,1 milliards d’euros, séduisent moins les consommateurs. En cause, la crainte de consommer des produits «ultratransformés», comme l’explique Xerfi, mêlée à la frilosité de se procurer de «l’entrée de gamme» surgelée. Pour autant, la baisse des ventes enregistrée en 2018 sur les conserves et les surgelés devrait être moins importante en 2019, notamment suite à la mise en œuvre de stratégies industrielles qui visent à moderniser ces produits. Une promesse de montée en gamme, dont témoignent les conserves bios de et les recettes dites «premium» de certaines grandes marques.

 

 

  • Mis à jour le 21/01/2019 à 17:37

 

  • Publié le 21/01/2019 à 17:04

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Ainsi, ce sont les plats jugés plus frais qui portent clairement le secteur des plats préparés. Les plats emballés ou encore les pizzas et les entrées fraîches notamment soutiennent nettement les ventes car ils profitent, eux, d’une bonne image: pratique, plus sain et relativement abordable.

Alimentation: le secteur agroalimentaire dénonce un « marketing de la panique »

Alimentation: le secteur agroalimentaire dénonce un

Richard Girardot le 25 avril 2017. Il dénonce une « DMA », une destruction massive de l’alimentation AFP/ARCHIVES – FRANCOIS NASCIMBENI

Le nouveau président de l’association nationale des industries alimentaires (Ania), Richard Girardot, a dénoncé mardi le « marketing de la panique » qui cible selon lui son secteur, à la veille de la reprise des débats à l’Assemblée nationale sur la loi Alimentation.

L’ancien président de Nestlé France a fustigé devant la presse une « +DMA+, destruction massive de l’alimentation » selon lui à l’oeuvre. « Les icônes, les marques que l’on a adorées, on les brûle. On est en face d’un marketing de la panique. Tout est fait pour assurer la qualité et la sécurité alimentaires. A priori, il n’y a plus de mort lié à l’alimentation », a-t-il développé.

Pour sa première conférence de presse depuis son élection le 21 juin pour trois ans à la tête de l’Ania, M. Girardot s’est montré à la fois agressif et protecteur.

« Ça va être un combat de défendre notre métier par rapport à la littérature. Il y a à longueur de temps une parution de livres qui lancent des polémiques, parfois justifiées. On est là pour faire du business mais ces gens font ce qu’ils nous reprochent. Mais manifestement, on ne donne pas satisfaction et il faut faire cet effort », a-t-il ajouté.

« L’agro-industrie française est enviée partout. Elle est performante à l’export, a-t-il encore défendu, en rappelant que les industriels avaient baissé de respectivement 20% et 30% les taux de sel et de sucre dans leurs produits ces dernières années. Il y a une vraie volonté d’aller au bout de la démarche mais ça prendra du temps de modifier nos recettes, de s’adapter aux clients ».

Dans la foulée des Etats généraux de l’alimentation en 2017, une grande loi permettant de redessiner l’équilibre entre tous les acteurs de la filière en France, et notamment aux producteurs d’améliorer leur niveau de vie, devait être votée au printemps mais elle n’a pu l’être avant l’été, aucun accord n’étant intervenu sur ce sujet en commission mixte paritaire.

« Il n’existe pas de lobby Ania contre les pauvres distributeurs, les pauvres consommateurs, les pauvres. On défend nos enjeux, c’est logique que tout le monde le fasse. Il n’y a pas les bons et les mauvais. Il faut réagir, arrêter de subir », a-t-il ajouté, sans détailler les positions du secteur avant la reprise des grandes manœuvres législatives.

L’un des points du texte de loi les plus âprement discutés entre producteurs, transformateurs et distributeurs porte sur l’établissement d’indices de coûts de production qui serviront au calcul des prix dans les contrats commerciaux entre producteurs et industriels de la transformation ou distributeurs.

L’Ania rassemble 19 fédérations nationales sectorielles et 20 associations régionales, représentatives des 17.647 entreprises alimentaires de France.

 

Par AFP le 11.09.2018 à 13h28

A Lille, antispécistes et charcutiers à couteaux tirés

Le 15 mai, les gérants de cette boucherie haut de gamme du Vieux-Lille ont découvert leur enseigne vandalisée.
Le 15 mai, les gérants de cette boucherie haut de gamme du Vieux-Lille ont découvert leur enseigne vandalisée.Photo Antoine Placer. Voix du Nord. MAXPPP
REPORTAGE

A Lille, antispécistes et charcutiers à couteaux tirés

Par Stéphanie Maurice, correspondante à Lille — 20 août 2018 à 19:46

Vitrines brisées, faux sang jeté, graffitis… Dans la ville, plusieurs établissements ont été l’objet de dégradations commises par des partisans de la cause animale. Chez les commerçants, le ton monte, tandis que les militants se divisent sur la pertinence de ce type de vandalisme.

Les antispécistes passent à l’attaque. Des pavés ont été lancés dans des vitrines d’artisans – bouchers, poissonniers, fromagers… – principalement à Lille, mais aussi dans les Yvelines ou à Angers (Maine-et-Loire), accompagnés de slogans antispécistes, ce mouvement opposé à l’exploitation animale sous toutes ses formes, élevage compris. Le ministère de l’Intérieur s’en est ému, sur interpellation de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT). Dernier fait en date, à Lille, le 31 juillet : le monument en l’honneur des 20 000 pigeons voyageurs morts pour la France, messagers de la guerre de 14-18, a été tagué : «Stop spécisme.» Etonnement du quidam, qui voit dans cette stèle, unique dans l’Hexagone, une reconnaissance du rôle des oiseaux dans le conflit. Mais les militants y voient d’abord une exploitation animale. L’antispécisme va plus loin que le simple véganisme, qui bannit la consommation de tous les produits issus de l’exploitation animale.«Il n’y a pas une espèce supérieure aux autres. L’homme n’a pas le droit de les exploiter pour son propre intérêt, alors qu’il peut faire autrement», explique Camille Ots, Lilloise et coordinatrice du réseau national des bénévoles de L214, cette association qui, entre autres, filme les mauvais traitements dans les abattoirs et les diffuse.

Au départ, la protestation a consisté à asperger les boucheries de faux sang, où un simple nettoyage suffisait. Au cours du seul mois d’avril, sept ont été visées dans les Hauts-de-France. A la mi-mai, changement de braquet : la boucherie haut de gamme de la rue Esquermoise, au cœur du chic Vieux-Lille, retrouve ses deux vitrines explosées. Suivront un volailler, une poissonnerie, une rôtisserie et enfin une fromagerie, le 18 juillet. Juste en face du magasin de Laurent Rigaud, le président du syndicat des bouchers-charcutiers traiteurs du Nord. Comme une provocation. C’est en tout cas comme cela qu’il le prend. «C’est toujours le même principe : provoquer le maximum de dégâts pour causer un coût financier à l’entreprise», et la fragiliser, affirme-t-il. Selon la taille des vitrines, la facture va de 3 000 à 10 000 euros par magasin. Rigaud est catégorique : «C’est la volonté d’extrémistes, pour qui on ne doit pas exister. Mais on ne courbera pas l’échine.» Laurent Rigaud a porté plainte pour diffamation contre Camille Ots. Elle avait dit sur RCF, une radio catholique, que «casser des vitrines est un acte citoyen». Elle plaide le quiproquo, avoir en réalité voulu parler d’un acte de citoyens isolés, non encadré par une association. Et la plainte a été classée sans suite, tient-elle à préciser.

«Divisions»

Les échanges entre les deux camps sont à fleurets mouchetés, mais la situation pourrait s’envenimer. Laurent Rigaud menace de répliquer en septembre si la série de dégradations ne s’arrête pas. «Si L214 ou d’autres groupes végans ont des actions prévues à Lille, nous viendrons au contact et nous aurons nos propres outils de communication. Ils montrent des animaux en sang, eh bien, nous aurons des affiches des façades fracassées.» On note cependant que le président du syndicat des bouchers-charcutiers a légèrement modéré son propos : il y a peu, il parlait de s’en prendre aux magasins végans de la métropole lilloise. Pourtant, Rigaud n’est pas le plus réfractaire à la notion de bien-être animal : avant d’être boucher, il a été éleveur et respecte les bêtes même s’il les met à mort, ce qui est antinomique pour un antispéciste. Il se dit favorable à l’installation de caméras dans les abattoirs, à l’étourdissement obligatoire des animaux avant leur mise à mort, refuse l’élevage en batterie des poulets.

Camille Ots, de son côté, condamne les caillassages. «Ce ne sont pas les modes d’action que nous prônons. Nous menons des actions de sensibilisation du grand public, avec des stands d’information. La stratégie, c’est d’emmener toute la société avec nous, pas de nous la mettre à dos.» Elle souligne aussi que ces vitrines brisées «créent des divisions, même au sein de la communauté végane». Sur Facebook par exemple, beaucoup sont remontés contre ces actes radicaux qu’ils estiment inutiles. Camille Ots le reconnaît, elle a été «assez partagée» lors du premier commerce touché. D’un côté, se disait-elle, si cela ouvre le débat sur le spécisme… «Mais au fur et à mesure, j’ai mesuré les conséquences dans le débat interne, et à l’extérieur. Cela ne donne pas une bonne image du mouvement. Il ne faudrait pas que le grand public résume la lutte antispéciste à des personnes qui cassent des vitrines.»

Ce n’est pas l’avis de tous les militants, loin s’en faut. Agathe, organisatrice du mouvement antispéciste Anonymous for the Voiceless à Lille s’appuie sur les résultats de Google Trends, l’outil de mesure des mots les plus demandés sur le moteur de recherche. Depuis mai et le premier caillassage, la recherche «spécisme» explose, affirme-t-elle. La courbe s’envole effectivement, mais le lien avec les actes de vandalisme n’est pas prouvé.Fabian Santer, militant de L214, est «persuadé» que la multiplicationdes débats autour du spécisme «a été déclenchée par les pavés». Les deux refusent de condamner les bris de vitrines même si, disent-ils, eux-mêmes n’iront pas agir. «Ne faire que de la sensibilisation ne suffit pas, estime Agathe. Il y a de plus en plus de végans, de végétariens, mais l’offre animale reste importante, le nombre d’animaux tués ne baisse pas. Il faut d’autres types d’actions, plus directes et plus conflictuelles.» Elle souligne le contexte politique, avec le refus de l’Assemblée nationale au mois de mai d’interdire l’élevage des poules pondeuses en cage et la castration à vif des porcelets, ou le broyage des poussins. Fabian s’indigne : «Même [François] Ruffin a dit qu’il était opposé à l’élevage des poules en batterie, mais qu’il n’avait rien contre leur mort.» Il a le sentiment d’un combat inaudible : «Nous avons pourtant besoin de lois pour protéger les animaux.»

«Lâcheté»

Le terme de casseur ne convient pas à Agathe. Elle voudrait qu’on parle plutôt d’activistes antispécistes. A ses yeux, «une vitrine brisée, c’est dérisoire par rapport au degré de violence que subissent les animaux».Et le geste rendrait public la souffrance des espèces, par exemple celle des vaches laitières «invisibilisées» à qui on enlève les bébés pour fabriquer fromages, beurre et yaourts. La fromagère lilloise attaquée avoue ne pas bien comprendre : «Ils se trompent de cible. Nos petits producteurs respectent leurs animaux.» Laurent Rigaud brandit un argument qui fait mal : pourquoi viser des artisans, attentifs à la qualité, alors que 80 % de la viande est vendue en grande surface ? «C’est trop risqué pour eux, c’est de la lâcheté», tranche-t-il. De fait, cet aspect de la question met mal à l’aise les militants rencontrés. Camille Ots le reconnaît à demi-mot : «Ils ne veulent pas se faire attraper, ils sont encagoulés, avec des gants.» Fabian Santer est plus direct : «C’est dégueulasse de s’attaquer aux boucheries, elles ne sont qu’un maillon de la chaîne. Mais malheureusement c’est facile, et le symbole est fort.» Camille Ots trouve une autre explication : «Pourquoi ces commerces-là, en pleine ville ? Ils ont pignon sur rue, cela interpelle le chaland. Une grande surface, c’est réparé plus rapidement.» Elle en veut pour preuve une attaque contre le McDonald’s de la grand-place de Lille, dont personne n’a parlé : l’enseigne n’a pas communiqué, mais confirme par téléphone. Camille Ots l’a appris, affirme-t-elle, par les renseignements territoriaux, qui suivent de près ces affaires.

Pour Agathe, cibler les grandes surfaces comporterait un risque de mauvaise interprétation : «On verrait d’abord un message anticapitaliste, alors que le message est antispéciste.» Et le mouvement n’est pas fondamentalement contre l’industrie de la nourriture. Agathe : «Si les OGM peuvent empêcher l’abattage des animaux, je suis pour.» Fabian Santer sourit : «S’ils arrivaient à reproduire la viande en grande quantité en laboratoire, des tas de végans en mangeraient.» Lui estime cependant que les luttes sont liées : «On ne sortira du spécisme que si on sort du capitalisme : s’il y a une ressource animale à exploiter, celui-ci le fera.»

«Consumérisme»

On touche là un élément déterminant, source de divergences : si le refus de la souffrance animale unit ces militants, ils sont issus de sphères différentes, certains de la mouvance anarchiste et/ou écolo, d’autres pas du tout. Agathe explique : «Le véganisme a été totalement réapproprié par le capitalisme. C’est devenu du consumérisme, les steaks de soja, le shampooing végan. On ne parle plus des animaux, mais d’un idéal de pureté personnel.» Insuffisant pour ces militants politiques, qui veulent changer la loi. Agathe : «Il faut profiter de cette vitrine offerte pour parler des animaux, ce qui serait plus intelligent que de dire que ces militants sont des extrémistes qui desservent la cause dans les commentaires Facebook.» Fabian Santer abonde : «C’est la stratégie du good cop, bad cop. Les associations sont là pour rattraper le coup, et gagner en notoriété.» Mais il le reconnaît, «casser à tout va» n’est pas tenable sur le long terme : «Ils doivent penser à stopper les attaques contre ces commerces.» Sinon, la rentrée s’annonce tendue, avec des charcutiers excédés et prêts à en découdre.

Stéphanie Maurice correspondante à Lille

 

Gaspillage alimentaire : en 2030, 66 tonnes de nourriture seront jetées chaque seconde

Un tiers de la nourriture produite chaque année finit à la poubelle. Et le problème ne va faire que s’empirer, révèle une nouvelle étude. Plusieurs entreprises ont pourtant pris des initiatives efficaces pour réduire ce gaspillage. 

Chaque année, 1.600 milliards de tonnes de nourriture partent à la poubelle dans le monde, soit un tiers de tout ce qui est produit sur Terre. Quelques chiffres de la FAO suffisent à rendre compte de l’ampleur du phénomène. Songez par exemple qu’un tiers des récoltes de céréales et près de la moitié des fruits et légumes sont perdus au cours de la chaîne alimentaire. Que 35 % des poissons et fruits de mer pêchés sont rejetés à la mer ou que 20 % du lait produit est finalement jeté. Un gaspillage d’autant plus révoltant que dans le même temps, 870 millions de personnes souffrent de malnutrition et que la production jetée génère 8 % des émissions de gaz à effet de serre.

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30 % de la production de céréales, 45 % des fruits et légumes et 35 % des poissons sont perdus pour la consommation. © FAO

Hélas, le problème n’est pas prêt de s’arranger. D’après les projections du Boston Consulting Group (BCG), le volume des déchets alimentaires va continuer à s’accroître de 1,9 % par an d’ici 2030, soit 2.100 milliards de tonnes à cette échéance. Pour donner un ordre de grandeur, cela revient à 66 tonnes de nourriture jetée chaque seconde. L’Asie sera la région la plus touchée : « Au fur et à mesure que les habitants s’enrichissent, ils augmentent leur consommation et demandent des aliments plus variés, souvent non produits localement », détaille Shalini Unnikrishnan, une des auteurs de l’étude.

De la récolte au placard du consommateur, un gaspillage à tous les niveaux

Les pertes s’additionnent tout au long de la chaîne d’approvisionnement. La plus grosse source de gaspillage se situe au niveau de la production, avec par exemple des rongeurs ou parasites qui dévorent les récoltes ou des dégâts mécaniques qui abîment les fruits lors de la cueillette. Du côté de la chaîne d’approvisionnement, où 360 millions de tonnes sont perdues chaque année, le problème vient surtout du manque d’infrastructures adaptées (chaîne du froid inexistante dans de nombreux pays) ou de processus industriels qui se préoccupent davantage d’efficacité et de vitesse plutôt que de réduire les pertes. Enfin, au niveau de la commercialisation, les standards différents selon les pays et l’imposition de dates de péremption trop strictes aboutissent à des gaspillages équivalent à 110 milliards de dollars, estime le BCG.

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La majeure partie du gaspillage alimentaire intervient en aval et en amont de la chaîne alimentaire. C.D, Futura, d’après BCG

« Les consommateurs ont souvent une conception erronée des mesures à adopter », regrette Shalini Unnikrishnan. « Ils pensent par exemple que les fruits et légumes frais sont plus sains que les surgelés, alors que c’est le contraire. Les denrées fraîches perdent leurs nutriments lors du transport et augmentent le risque de gaspillage. » Autre dérive pointée du doigt : les promotions qui encouragent à acheter en grande quantité et qui conduisent le consommateur à jeter la nourriture qu’il n’a pas eu le temps de manger avant qu’elle ne s’abîme. Au total, résoudre l’ensemble des problèmes de la chaîne alimentaire permettrait d’économiser 700 milliards de dollars par an en nourriture, estime le BCG.

Les entreprises en première ligne pour la réduction du gaspillage

Si les gouvernements et les consommateurs ont un rôle à jouer, les entreprises doivent être le fer de lance de la lutte contre le gaspillage. Elles sont déjà nombreuses à avoir lancé des initiatives :

  • les grands semenciers (BASF, Bayer, Syngenta ou Monsanto) ont formé plus de trois millions de petits agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles pour lutter contre les nuisibles et réduire les pertes lors de la récolte ;
  • avec son initiative des « fruits et légumes moches » lancée en 2014, Intermarché redonne une chance à des produits non « standards » d’être consommés ;
  • en Angleterre, Marks & Spencer vend ses fraises sous un emballage spécial absorbant l’éthylène, permettant d’allonger la durée de conservation de 50 % ;
  • à Taïwan, Carrefour a ouvert un restaurant où sont cuisinés les produits invendus de ses fournisseurs ou magasins ;
  • Sodexo et Ikea ont noué un partenariat avec la start-up LeanPath pour mesurer et analyser le gaspillage et sensibiliser le personnel dans les espaces de restauration collective ;
  • au Kenya, la fondation Rockefeller collabore avec la compagnie TechnoServe pour fournir aux petits paysans des unités de stockage de froid alimentées à l’énergie solaire pour conserver leurs fruits et légumes ;
  • le distributeur britannique Tesco recycle ses aliments périmés en nourriture pour animaux et son huile usagée en biodiesel ;
  • PepsiCo a revu son approvisionnement en fruits et légumes pour favoriser des fournisseurs de proximité et réduire les pertes dans le transport.
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Avec ses fruits et légumes moches, Intermarché donne une seconde chance aux produits mal calibrés. © Intermarché

Céline Deluzarche

Journaliste

Publié le 22/08/2018

 

Ce qu’il faut retenir
  • Un tiers de la nourriture produite est déjà jeté et cela ne va faire que s’empirer au fur et à mesure que les populations s’enrichissent.
  • Les pertes se produisent tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
  • Certaines entreprises ont mis en place des mesures astucieuses pour limiter le gaspillage.
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LEVÉES DE FONDS EN CRYPTO-MONNAIES : FAUT-IL AVOIR PEUR DU SUCCÈS DES ICOS ?

Les levées de fonds en crypto-monnaies, baptisées ICOs (initial Coin offering) explosent. Sur les 6 premiers mois de l’année, plus de 10 milliards de dollars ont été réunis de cette manière dans le monde. En France, ce nouveau de moyen de financement en est encore à ses prémices, mais le gouvernement veut le développer. Un article est ainsi consacré à son encadrement dans la loi Pacte.

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Depuis début 2018, les ICOs ont permis de lever 10 milliards de dollars.
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Dans quelques mois, la France devrait être le premier pays au monde à avoir une réglementation sur les ICOs. Cet acronyme signifie « Initial Coins Offering », c’est-à-dire des levées de fonds en crypto-monnaies (voir le fonctionnement ci-dessous). Et celles-ci connaissent un succès fulgurant. « Une révolution est en cours, dont le bitcoin n’était que le précurseur (…) La blockchain va offrir des opportunités inédites à nos startups pour lever des fonds », assure le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Selon le site de référence Coinschedule, depuis janvier plus de 400 ICO auraient permis de lever 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) dans le monde. Certaines d’entre elles, comme celle de la messagerie Telegram, ont atteint plus d’1,7 milliard de dollars ! Et selon plusieurs observateurs, des entreprises du CAC 40 seraient prêtes à se lancer…

Un mode d’émission qui préfigure l’avenir mais reste risqué

En France, si on dénombre seulement une quarantaine d’opérations de ce genre à ce jour selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), c’est que l’environnement ne s’y prêtait guère. Aussi, plusieurs startups ont réalisé d’importantes ICOs depuis la Suisse. Mais le gouvernement entend bien inverser le cours des choses.

Dans le projet de loi Pacte, présenté début juin, un article est consacré à la création d’un cadre incitatif et souple, avec un système de visa, doit permettre de les développer. Il s’agirait de la première réglementation mondiale sur les ICOs, affirme le gouvernement même si d’autres pays comme la Suisse voient les autorités de marché émettre des tampons validant la crédibilité des démarches.

Manque de garantie

L’enjeu est important. Sur ce marché non régulé, le mode d’émission des ICOs « préfigure sans doute l’avenir, mais il n’offre aujourd’hui aucune garantie réelle aux souscripteurs », souligne l’ancien sous-gouverneur de la Banque de France, Jean-Pierre Landau, dans son rapport sur les crypto-monnaies remis le 4 juillet à Bercy (1). Les arnaques sont encore fréquentes et peuvent faire perdre aux investisseurs la totalité de leur mise, avertit de son côté l’AMF.

Autre problème, ces levées de fonds émettent des actifs numériques, des jetons appelés Tokens, que les investisseurs achètent en cryptomonnaie. Mais les bénéfices qui y sont associés ne sont pas toujours très clairs : s’agit-il d’un droit de vote, de propriété, d’usage ? Il faut également se méfier de la volatilité des cours des cryptomonnaies. Ceux-ci font parfois les montagnes russes comme on a pu le voir ces derniers mois avec le bitcoin, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur ces derniers mois.

La complexité du processus et les risques associés demandent un accompagnement que les entreprises n’hésitent plus à solliciter. C’est notamment pour cela que l’agence de communication Havas a créé une offre dédiée. « La blockchain ou les cryptomonnaies sont devenues des ‘buzzwords’ , mais il faut avoir un intérêt à ‘tokeniser’ son business model (donner accès à un service lancé par une société dans la blockchain, ndr) pour faire une levée de fonds en cryptomonnaies et ce n’est pas toujours bien compris…Chaque mois, nous recevons une centaine de projets, dont beaucoup d’ICO. Nous en retenons très peu », souligne Fabien Aufrechter, responsable d’Havas blockchain.

Ne pas tuer la dynamique

La réglementation à venir permettra-t-elle de développer cette nouvelle façon de lever de l’argent ? La consultation lancée par l’AMF avant la loi Pacte montrait qu’une large majorité des acteurs de l’économie numérique, des avocats et professionnels de la finance soutenaient l’idée d’une réglementation, souple pour assurer la sécurité des investisseurs tout en préservant l’attractivité de la France. Mais d’autres observateurs restent sceptiques sur l’urgence et la pertinence d’une telle démarche pour une technologie et un marché encore très évolutif.

« Imposer des bonnes pratiques est louable », écrit, dans une tribune (2), François-Xavier Thoorens, président et CTO d’Ark System, qui détient Ark, la plus importante crypto-monnaie française. « Il est temps en effet de moraliser le secteur ». Mais le projet de réglementation comporte des « lacunes majeures en termes monétaires, bancaires et fiscales », estime-t-il. Il craint que cela puisse « tuer le développement du secteur de la blockchain en France beaucoup plus sûrement que la concurrence étrangère ».

Béatrice Héraud @beatriceheraud 

(1) le rapport est à consulter ici 

(2) la tribune est à lire ici

 

Encadré : Comment fonctionnent les ICO ?

La première ICO (“Initial Coin Offering”) a été lancée en 2013. Ce type de levée de fonds d’un nouveau genre consiste à émettre des actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies, comme le bitcoin ou l’éther par exemple. Ces actifs sont des jetons, appelés tokens. Ils sont créés par l’entreprise à l’origine de l’ICO et peuvent être achetés par tout un chacun en échange de cryptomonnaies. Ces tokens ne sont pas des actions mais permettent un droit d’usage du futur service proposé par l’entreprise émettrice. Pour lancer son ICO, l’entreprise réalise une annonce publique via un executive summary qui résume l’objectif de la société puis un white paper est diffusé aux investisseurs potentiels. Les investisseurs qui participent à la levée de fonds via une cryptomonnaie reçoivent ensuite des tokens.

Les adhérents de Triskalia et D’aucy votent en faveur d’un rapprochement

Les membres des coopératives Triskalia et D’aucy se sont dits favorables, lors d’un vote, au rapprochement entre les deux structures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 après avis de l’autorité de la concurrence. Le nouveau géant de l’agroalimentaire breton table sur un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros.

Le vote a été approuvé « à la quasi-unanimité des adhérents », ont annoncé lundi les groupes Triskalia et D’aucy dans un communiqué, lors d’une assemblée générale qui a eu lieu respectivement les 22 juin et 6 juillet. L’union des deux entités sera suivie, « à horizon de deux ans, par la fusion de D’aucy et de Triskalia dans une coopérative unique », selon ce communiqué. Ce nouveau géant, fort d’un réseau de distribution de plus de 200 magasins, va venir concurrencer les leaders Terrena (15 000 salariés, 29 000 adhérents, 5 milliards de chiffre d’affaires) et Agrial (20 000 salariés, 14 000 adhérents, 5,2 milliards de chiffre d’affaires).

Le groupe D’aucy, groupe alimentaire coopératif, rassemble 9 000 agriculteurs adhérents sur les quatre départements bretons et emploie 4 300 salariés (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Il compte 28 sites industriels en France, en Hongrie et en Espagne et réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international. Le groupe coopératif agricole Triskalia fédère 16 000 agriculteurs et emploie 4 800 salariés (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires). La coopérative compte 35 sites industriels, dont deux en Espagne.

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci !

En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seu…

Celine Agromedia | 13 juillet 2018 0

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci ! dans - Pays de Loire beurre69% des consommateurs se disent prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs.
En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seuil des 7 millions de litres vendus a été franchi. En juillet, la gamme « les éleveurs vous disent Merci ! » s’élargit, puisqu’Intermarché annonce le lancement du beurre.

30% d’éleveurs en plus

Pour Thierry Cotillard, Président d’Intermarché, «ces chiffres dépassent largement nos prévisions les plus optimistes qui étaient d’atteindre 5 millions de litres sur une année. Cela confirme l’engagement des Français en faveur d’une consommation plus responsable : ils sont 69% à se déclarer prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs»
C’est dans ce contexte plus que favorable qu’Intermarché lance en ce début juillet 2018 son beurre doux estampillé « Les éleveurs vous disent Merci ! », le deuxième produit de la gamme.
Président de l’organisation de producteurs, Valéry Cheneau, éleveur à Saint-Père-en-Retz, se réjouit de cet engouement : «De plus en plus de producteurs, convaincus par notre démarche, nous rejoignent dans notre organisation qui compte désormais 171 éleveurs, soit 30% de plus en quelques mois ! »

La performance de l’outil de production

Yves Audo, Président d’Agromousquetaires, le pôle agroalimentaire du Groupement Les Mousquetaires, rappelle : «La performance de notre outil de production et l’absence d’intermédiaires entre producteurs, laiterie et points de vente Intermarché nous ont permis de réussir ce challenge»
Disponible dans tous les points de vente Intermarché, le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! » se démarque par sa transparence sur la répartition du prix – clairement présentée sur le packaging. Avec une rémunération de 440 euros les 1 000 litres définie en partenariat avec les éleveurs, cette brique de lait est, dans sa catégorie, celle qui rémunère le mieux les producteurs.

Amazon Go : un deuxième magasin ouvrira ses portes cet automne

Six magasins devraient ouvrir d’ici la fin de l’année 2018

Amazon Go Seattle© GeekWire

Dès cet automne, un second point de vente Amazon Go ouvrira ses portes dans la ville de Seattle, même lieu que le premier magasin de la firme.

Au mois de janvier 2018, la firme de Jeff Bezos annonçait l’ouverture officielle d’Amazon Go, premier magasin portant directement le nom de l’entreprise. Après une mise au point longue et difficile du système, Amazon avait révélé une première boutique dont l’objectif était de mettre fin aux attentes en caisse. Remplaçant le personnel par des technologies basées sur l’intelligence artificielle, nul doute que le concept était ambitieux. Par la suite, la société avait indiqué qu’elle souhaitait ouvrir une demi-douzaine d’autres magasins d’ici la fin de l’année en cours, ciblant également les villes de Chicago et San Francisco.

Néanmoins, GeekWire indiquait dans un article daté du 3 juillet que la compagnie de ecommerce se tournait avant tout vers Seattle, la ville dans laquelle elle a ouvert sa première enseigne. Ainsi, le second magasin sera situé dans la nouvelle tour de bureaux du Madison Centre, à l’angle de la Cinquième Avenue et de la rue Marion. Par la suite, Amazon a confirmé cette prochaine ouverture, donnant un point de détail de plus : « Nous sommes excités d’amener Amazon Go au 920 5th Avenue à Seattle. Le magasin ouvrira à l’automne 2018 ».

Amazon Go Seattle

Sur les lieux, le média américain a indiqué avoir aperçu le slogan d’Amazon : « Pas de files. Pas de caisses. (Non, sérieusement) » ainsi que des rangées de bouteilles des marques Smartwater et Peligrino. Selon les dépôts de permis, le futur magasin fera la taille de 3 000 pieds, soit environ 278 mètres carrés, contre 1 800 pieds (environ 168 mètres carrés).

Quant au premier magasin, les clients semblent globalement contents de ce concept puisque l’enseigne revendique 4,5 étoiles sur l’application mobile Yelp.

Découverte de merci bocaux ! by Fleury Michon

Initié par Fleury Michon (Esprit Frais), le premier corner « merci bocaux ! » a été lancé en marché test dans le centre commercial Leclerc de Rueil-Malmaison en région parisienne.

Découverte de merci bocaux ! by Fleury Michon dans -- Vendee IMG_2403

merci bocaux ! propose, dans son corner implanté directement au sein d’un supermarché Leclerc, d’avoir accès à des produits ultra frais (à consommer dans les 2/3 jours), cuisinés comme à la maison avec des produits frais, naturels et de saison : le tout dans des bocaux.

Une offre pleine de promesses, notamment côté enseigne, celle de redynamiser la GMS !

L’offre permet aux consommateurs des supermarchés de bénéficier de bons plats déjà préparés et prêts à consommer pour faciliter le quotidien.

Quelques exemples de plats… merci bocaux ! frais et de saison, comme à la maison

IMG_2412-e1527087645313 dans ACTEURS

les bons petit-déjeuners
le riz au lait à la vanille, oranges et amandes (5€)

Les entrées/les pauses déjeuners
Le guacamole au lait de coco, pâtes perles et julienne de légumes (5,50€)

les plats prêts à mitonner
Veau mariné sésame et soja, composée d’oignons et légumes croquants (14,95€ pour 2/3 personnes)

Les plats prêts à réchauffer
Blanquette de dinde aux petits légumes (13,95€ pour 2/3 personnes)

Les bons desserts
Oeuf au lait caramel de citron (3€)

IMG_2417 dans AGRO
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