Archive pour 16 octobre, 2019

CHAQUE SEMAINE, NOUS AVALONS CINQ GRAMMES DE PLASTIQUE, LE POIDS D’UNE CARTE DE CRÉDIT

Avec ou sans sel ? Selon un rapport de l’université de Newcastle pour le WWF, une personne avale jusqu’à 5 grammes de plastique par semaine, l’équivalent du poids d’une carte de crédit. Nous ingurgitons ces microparticules de plastique principalement en buvant de l’eau en bouteille mais également en mangeant des fruits de mer, qui eux-mêmes avalent nos déchets plastiques.

CHAQUE SEMAINE, NOUS AVALONS CINQ GRAMMES DE PLASTIQUE, LE POIDS D’UNE CARTE DE CRÉDIT dans AGRO on-avale-jusqu-a-5-grammes-de-plastique-par-semaine
Les microparticules de plastique se trouvent notamment dans l’eau en bouteille.
©CC0

Cinq grammes. C’est le poids de plastique qu’un individu moyen ingère chaque semaine, soit le poids d’une carte de crédit, selon un rapport commandé par le WWF à l’université de Newcastle (Australie). Selon ces résultats, compilation de 50 études menées sur l’ingestion humaine de plastiques, chaque humain avalerait environ 2 000 micropièces et particules chaque semaine, soit quelque 250 grammes annuellement.

Des études ont précédemment montré que les humains ingèrent et respirent une nuée de particules de plastique chaque année, mais le défi pour les chercheurs australiens était d’en évaluer le poids. « Alors que la prise de conscience grandit quant à l’existence des microplastiques et à leur impact sur l’environnement, cette étude fournit pour la première fois un calcul précis des taux d’ingestion », a expliqué Thava Palanisami, professeur à l’Université de Newcastle. Ce qui  »contribuera à cerner les potentiels risques toxicologiques pour les humains ».

Du plastique dans l’eau, les fruits de mer, le sel…

La première source de ce plastique ingurgité est l’eau, surtout si elle est embouteillée. Selon une étude canadienne parue le 5 juin, basée sur le mode de vie d’un Américain, un adulte ingère jusqu’à 52 000 microparticules de plastique par an, auxquelles s’ajoutent 90 000 supplémentaires s’il boit uniquement de l’eau en bouteille (et 4 000 s’il se contente de l’eau du robinet).

Parmi les autres produits de consommation analysés, les fruits de mer sont aussi vecteurs de plastique. Une étude publiée en janvier 2017 par l’université de Gand, en Belgique, a montré que les consommateurs de produits de la mer (poissons, fruits de mer…) absorbent jusqu’à 11 000 microparticules de plastique chaque année. Si 99 % de ces microparticules traversent le corps humain, les 1 % restant sont absorbés par les tissus corporels. La bière et le sel sont aussi concernés.

Et si l’on prend en compte la pollution de l’air, et donc l’inhalation, ce chiffre passe à 121 000. Ces estimations variant individuellement selon le mode et le lieu de vie, ajoutait cette étude parue dans la revue Environmental Science and Technology.

Le gouvernement a saisi l’Agence de sécurité sanitaire

Pour le WWF,  »c’est un signal d’alarme pour les gouvernements : les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous », souligne Marco Lambertini, directeur général du WWF International, dans un communiqué.

Face à la situation, le gouvernement a annoncé avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Anses.  »J’ai saisi l’Anses pour qu’elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu’il en est pour les Français », a déclaré sur RMC, Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique,  »je veux fonder tout mon travail sur la science, je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort ».

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend

 

La pression devient grande sur l’abus d’emballages en plastique dans l’agroalimentaire. Véritable risque pour les entreprises, deux mastodontes, Coca et PepsiCo, avaient déjà annoncé vouloir diminuer leur empreinte. Cette fois-ci, l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires veut commercialiser moitié moins de plastique neuf d’ici 2025.

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend dans ACTEURS Unilever
Unilever, l’un des leaders mondiaux de l’agroalimentaire, veut réduire son empreinte plastique.
@Unilever

Unilever, leader mondial de l’agroalimentaire et des cosmétiques, veut réduire ses emballages en plastique neuf d’ici 2025. Il répond ainsi à la pression croissante des consommateurs sur les multinationales en matière d’environnement.  »D’ici 2025, Unilever garantira une réduction de moitié de ses emballages en plastique et collectera et transformera plus d’emballages en plastique qu’il n’en commercialise », a déclaré dans un communiqué le groupe anglo-néerlandais.

Cela concerne plus de 400 marques, dont Knorr, Lipton, Magnum, ou encore Dove. Le groupe, dont l’ »empreinte plastique » est d’environ 700 000 tonnes par an, veut accélérer l’utilisation de plastique recyclé et mettre fin à l’utilisation automatique d’emballages individuels pour certains produits, comme les glaces ou les savons.

« Le plastique a sa place, mais pas dans l’environnement. Nous ne pouvons réduire les déchets plastiques qu’en agissant rapidement et en prenant des mesures radicales« , a affirmé le directeur général du groupe, Alan Jope. « Nous devons introduire de nouveaux matériaux d’emballage innovants et développer de nouveaux modèles commerciaux, tels que les emballages réutilisables« , et ceci avec « une rapidité et une intensité sans précédent« , a-t-il ajouté.

Nestlé, Coca et Pepsi en lice aussi

Unilever n’est pas la première multinationale à se plier à la pression des consommateurs sur le sujet. En août dernier, Coca-Cola et PepsiCo ont annoncé simultanément leur retrait de la Plastics Industry Association, principal lobby du secteur plastique outre-Atlantique. Coca veut collecter et recycler l’équivalent de tous ses contenants d’ici 2030. De son côté, Nestlé vise pour 2025 100 % d’emballages recyclables ou réutilisables.

Par ailleurs, fin août, le patron d’Unilever Alan Jope a déclaré que le groupe pourrait se séparer de certaines de ses marques si elles ne faisaient pas la preuve de leur durabilité. « Est-ce que ces marques peuvent rendre la société ou la planète meilleure de façon durable, sur les prochaines décennies ?« , interroge le dirigeant.  »Certaines marques peuvent améliorer leur process de fabrication, réduire les emballages ou améliorer le bien-être animal. Si elles échouent, elles seront radiées du portefeuille », explique-t-il.

Ludovic Dupin avec AFP 

pour Novethic https://www.novethic.fr/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/a-partir-de-2025-le-geant-de-l-agroalimentaire-unilever-veut-collecter-plus-de-plastique-qu-il-n-en-vend-147775.html

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