Affaire Lactalis : vers une autorité unique de la sécurité alimentaire

En décembre, 38 nourrissons ont dû être hospitalisés après avoir ingéré du lait infantile contaminé à la salmonelle, produit dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne). - Shutterstock

Le député rapporteur de l’enquête parlementaire sur l’affaire du lait infantile contaminé à la salmonelle plaide pour une autorité unique rattachée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Si  Lactalis est à l’origine de la contamination à la salmonelle  de 38 nourrissons, il y a bien eu des erreurs de « communication sur toute la chaîne », de la sécurité alimentaire. C’est en somme, les conclusions que devrait tirer le député LREM, Grégory Besson-Moreau, rapporteur de l’enquête parlementaire chargée de trouver le moyen d’éviter un autre scandale du genre.

Dans son rapport, qui ne sera remis que le 18 juillet. Le député y plaiderait « pour la création d’une autorité unique de la sécurité alimentaire », croit savoir le Figaro. Celle-ci serait ainsi rattachée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et aurait pour tâche de gérer ce type de crise et la communication qui va avec. Lors de l’affaire Lactalis, « les crèches, par exemple n’ont reçu  aucune communication de l’Etat ou de Lactalis sur les produits rappelés », s’étonne ainsi le député.

Un site et une application unique

Pour l’heure, la sécurité sanitaire en France sur les questions alimentaires est répartie entre trois organismes, chacun placé sous la tutelle d’un ministère. La Direction générale de l’alimentation (DGAL), rattachée au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ; la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dépendante du ministère de l’Economie ; et enfin l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui répond au ministère de la Santé

L’autorité unique, imaginée par le député, ne gérerait qu’un seul site et une application unique permettant de mieux prévenir toutes les personnes et entreprises concernées en cas d’alerte. Pour la gérer, le rapporteur tablerait sur des créations d’emplois promises par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, rapporte le Figaro.

 Sanctionner lourdement industriels et distributeurs

Grégory Besson-Moreau proposera par ailleurs de « lourdement sanctionner » l’industriel à l’origine de la défaillance. Mais aussi  les distributeurs qui ne rappelleraient pas ou ne retireraient pas les produits incriminés. Enfin, il souhaiterait remplace les codes-barres par des QR Code, plus efficace pour identifier et cibler les produits à bloquer en caisse.

Article paru sur lesechos
 

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