Archive pour 29 juin, 2016

BREXIT : QUEL IMPACT POUR LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE ?

Alors que les britanniques se sont prononcés hier, par la voie du référendum, en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne (UE), les conséquences d’un départ du Royaume-Uni de l’Union européenne apparaissent de prime abord négatives pour la France, et plus incertaines à moyen-terme dans leurs éventuels bienfaits.

Les conséquences économiques sont donc très difficiles à évaluer. En effet, les modalités d’une éventuelle sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni demeurent à ce jour indéterminées

Toutefois, l’idée que le « Brexit » aurait d’importantes conséquences économiques et budgétaires, aussi bien pour le Royaume-Uni que pour les autres Etats européens, fait aujourd’hui consensus.

Malgré la grande incertitude liée aux conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, dans l’agroalimentaire, les secteurs qui pourraient être les plus impactés sont naturellement ceux qui contribuent le plus significativement au solde commercial français : vins et produits laitiers notamment.

Dans l’agroalimentaire, les secteurs les plus touchés seraient notamment le vin et les produits laitiers, qui contribuent très nettement au solde commercial français.

Chiffres clés :

  • Total des exportations agroalimentaires françaises en 2015 : 44,3 Md€
  • 66 % des exportations agroalimentaires sont à destination de l’Union européenne
  • 14% des exportations agroalimentaires françaises sont à destination du Royaume-Uni
  • Solde commercial agroalimentaire français : 8,1 Md€ en 2015 ; déficit de -3,6 Md€ hors boissons

 

Le secteur agroalimentaire pourrait être impacté, par la conjonction de plusieurs facteurs :

 

  •  Le secteur agroalimentaire français demeure très fortement internationalisé, avec des performances commerciales concentrées sur un nombre limité de secteurs ;

Il exporte en 2015 44,3 Md€ (21 % de son CA est exporté), ce qui le classe comme 4e secteur exportateur mondial. L’essentiel de ces exportations est à destination des pays européens (autour de 66 % des exportations agroalimentaires).  (Sources Insee, Douanes).

Le solde commercial, largement excédentaire du secteur (8,1 Md€) repose sur un nombre très limité de secteurs (boissons, produits laitiers et glaces) qui sont très largement importés par le Royaume-Uni (chiffre). Hors boissons, le solde commercial français demeure négatif (-3,6 Md€), depuis 2007.

 

  • Le Royaume –Uni reste un partenaire commercial important 

Au global (tous secteurs confondus), le Royaume-Uni (629 milliards de dollars) est le quatrième importateur mondial après les Etats-Unis (2306 milliards), la Chine (1680 milliards) et l’Allemagne (1056 milliards). C’est le premier insulaire, devant le Japon en 2015.

Sur 456 milliards d’euros exportés, le Royaume-Uni est le cinquième partenaire français à l’export,  et représente 7% de ses exportations en valeur. Les exportations au Royaume-Uni représentent 31,775 milliards d’euros en 2015, dont 4,539 milliards pour l’agroalimentaire (soit 14% en valeur en 2015).

 

  • D’éventuelles incidences économiques négatives à ne pas écarter 

Le secteur agroalimentaire serait impacté, dans des proportions difficilement quantifiables. Depuis la fin de l’année, l’OCDE a noté un net recul du change de la livre sterling par rapport au dollar et à l’euro, les enquêtes auprès des directeurs d’affaires des entreprises britanniques indiquent une forte incertitude concernant les conditions économiques.

Dans ce contexte, les exportations agroalimentaires britanniques reculent de près de 5 % sur un an, sur les 4 premiers mois de l’année 2016, alors qu’elles progressaient encore en 2015. (Source Douanes)

 

  • A moyen terme, le « Brexit » pourrait entraîner une limitation des échanges commerciaux :

Via le rétablissement de droits de douanes sur les flux britanico-européens ou de la perte du bénéfice associé à l’existence d’une union douanière. Ces droits de douanes peuvent être particulièrement élevés s’agissant des biens alimentaires

Par l’apparition de barrières « non-tarifaires » : dans ce cadre, les coûts administratifs peuvent représenter près de 25 % de la valeur des biens échangés. (Source OCDE)

 

  • Les secteurs les plus touchés seraient surtout le vin, les produits laitiers, qui portent les performances agroalimentaires françaises à l’export

Dans les exportations françaises (globales) à destination du Royaume-Uni, figurent notamment :

  • le vin pour 5,7%
  • les produits laitiers pour 2% (fromage et beurre)
  • viennoiseries, produits issus de boulangerie et de céréales pour 1,6%

Il convient surtout de noter que l’impact du Brexit sur les exportations françaises dépendent beaucoup des conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et d’éventuels accords à venir.

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Intermarché : un nouveau programme pour valoriser la fidélité

Intermarché : un nouveau programme pour récompenser la fidélité

Intermarché revoit son programme de fidélité en mettant l’accent sur la fréquence de visite des clients, en magasin ou en drive. L’appartenance à une « communauté » thématique (bébés, animaux, etc.) déclenche un avantage supplémentaire.

Le nouveau programme de fidélité de l’enseigne entre en vigueur ce 2 mai. Au-delà des classiques avantages sur les promotions, la récompense accordée en fonction du nombre de visites par mois est un marqueur fort de cette évolution.

À partir de la quatrième visite enregistrée dans le mois (tous formats confondus, magasins et drives), le client verra l’ensemble des avantages cartes cumulés dans ledit mois augmentés de 25%.

Au final, le bonus accordé sera sans doute modeste (6 euros cumulés, par exemple, ne généreront jamais que 1,50 euro de récompense mensuelle) et le distributeur l’a de toute façon plafonné à 10 euros.

Se prendre au jeu

 

Le client suit le décompte de ses visites sur le site d'Intermarché

Mais la mécanique incite évidemment à réaliser tous ses pleins alimentaires dans l’enseigne pour augmenter le bonus. Connecté sur le site d’Intermarché, le client découvrira aussi un décompte de ses visites (des chariots « cochés ») pour le pousser à se prendre au jeu.

Deuxième aspérité du programme : les « communautés actives » de clients. Les deux premières sont en réalité la nouvelle mouture de mécaniques déjà existantes. Avec « vive les bébés », les jeunes parents bénéficient en permanence de 10% d’avantage carte sur le rayon bébé.

Les familles nombreuses, elles, ont droit à 10% sur quatre MDD de l’enseigne, Pâturages, Chabrior, Paquito et Apta (la carte officielle de la SNCF n’est plus exigée pour s’inscrire). Le club « j’aime les animaux », enfin, est nouveau (10% d’avantage sur la MDD Canaillou).

Le bonus général accordé sur les MDD évolue lui aussi. Dans la précédente version du programme de fidélité d’Intermarché, toutes les références étaient porteuses de 5% en bon d’achat, à condition que cinq articles MDD au moins soient glissés dans le panier.

« Faire découvrir les MDD »

 

Désormais, l’avantage est porté à 10%, sans condition de quantité, mais n’est valable que pour deux signatures MDD à la fois.  »Grâce à cette remise, nous mettons en avant les produits que nous fabriquons dans nos 64 sites de production, tous implantés en France, appuie David Darroux, l’adhérent responsable du marketing client. L’offre s’appliquera dès le premier produit acheté et les marques changeront tous les deux mois, afin de les faire découvrir aux clients. Les deux premières marques concernées seront Monique Ranou pour la charcuterie et Paquito pour les produits à base de fruits. »

La promotion des rayons frais trad, lancée en 2011 (« fraîch’fid »), a disparu.

 

La personnalisation trop complexe

 

Les avantages carte à télécharger sur le site de l’enseigne, apparus en 2014, sont toujours là mais la mécanique ne décolle pas. Sur le papier, le client peut sélectionner les articles qui lui permettront de générer, pendant un mois, des bons d’achat sur sa carte. L’assortiment proposé, au moins en partie, doit être personnalisé.

En pratique, moins d’une centaine de références sont disponibles, sans que la personnalisation de l’offre soit évidente.

Depuis des années, Intermarché cherche à pousser des avantages vraiment liés aux habitudes d’achat du client (« VIP fid » en 2011, « avantages perso » en 2014), mais ces mécaniques, nécessairement déconnectées des budgets promo négociés à l’avance avec les industriels, sont complexes à mettre en place.

 [B. Merlaud]

2 Mai 2016
publié à http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Intermarche-un-nouveau-programme-pour-valoriser-la-fidelite-48399

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