Archive pour mai, 2015

Porcs et volailles sous surveillance électronique

À l’ère du cyberélevage, les porcs sont « pucés » et profitent d’un suivi alimentaire et médical optimisé. 

La fièvre de l’automatisation qui gagne les éleveurs laitiers n’épargne pas les élevages hors-sol. Dans les filières porcine et avicole, l’alimentation de précision se développe et les capteurs gagnent les bâtiments d’élevage.

Mesures des paramètres d’ambiance, contrôles des émissions sonores, ouverture automatique de vannes d’aération dans les bâtiments en cas d’excès de chaleur, de méthane ou d’ammoniac… L’automatisation de certaines tâches s’accélère dans les élevages porcins et avicoles. Depuis peu, l’Institut technique français du porc (Ifip) teste dans sa ferme expérimentale de Romillé, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), l’alimentation de précision individualisée combinée à des critères sanitaires.

« Grâce à une puce RFID sur l’oreille, les truies ou les porcs charcutiers se présentent devant un distributeur d’aliments composés, qui va reconnaître l’animal et lui administrer un aliment spécifique, en fonction de son âge et de son état de santé », explique Michel Marcon, chercheur à l’Ifip. Ce système pourrait être commercialisé d’ici à cinq ans, s’il confirme son efficacité, avec un partenaire industriel, le breton Asserva, installé à Lamballe (Côtes-d’Armor).

Gagner en compétitivité

L’Ifip y voit l’occasion d’améliorer la compétitivité des élevages de porcs en France, mis à mal depuis des années par la concurrence européenne. « Cela permettrait d’avoir un meilleur rendement des aliments par rapport au taux de muscles, pour augmenter le revenu des éleveurs », estime Michel Marcon.

Dans l’élevage avicole français, désavantagé comme le porc par des bâtiments anciens et des exploitations plus petites que chez nos voisins, on joue la carte des capteurs électroniques pour gagner en compétitivité. Leur présence se développe depuis une dizaine d’années en France. Les bâtiments s’équipent de capteurs mesurant les températures, l’hygrométrie, les concentrations de certains gaz nocifs dans l’air et les émissions sonores.

Commander depuis son smartphone

« Grâce à son smartphone, l’éleveur peut avoir accès à de nombreuses données depuis l’extérieur et agir sur les ventilateurs ou vannes de ses bâtiments », détaille Gérard Amand, ingénieur responsable des bâtiments à l’Institut technique de l’aviculture (Itavi). Certaines exploitations, comme celles travaillant avec le géant américain Cargill (fournisseur de McDonald’s), sont même équipées de capteurs optiques, vérifiant le comportement des poulets.

Les abreuvoirs ou bacs alimentaires automatisés ne sont pas rares. « L’automatisation réduit la main-d’œuvre et la pénibilité. Cela permet aussi d’anticiper les maladies, d’optimiser le bien-être animal et de réduire la mortalité », souligne Gérard Amand. Et de réduire les coûts. Mais cela suppose d’avoir les capacités financières pour investir.

Adrien Cahuzac

Par  - Publié le 05 mai 2015, à 09h19

 

Intermarché a reçu deux assignations de Bercy

Selon Le Figaro, Intermarché a reçu deux assignations pour des pratiques abusives en négociations. Le gouvernement aurait même menacé le distributeur d’augmenter les amendes s’il ne rachetait pas Gad.

Le quotidien rapporte un bien étrange marchandage, que les intéressés n’ont pas souhaité commenter. En 2014, les services de la répression des fraudes (DGCCRF) ont enquêté sur les pratiques commerciales des distributeurs. Les perquisitions des agents auraient été particulièrement fructueuses chez Intermarché, révélant plusieurs clauses abusives imposées aux fournisseurs.

Fort de ces découvertes, le gouvernement aurait alors, toujours selon Le Figaro, fait pression sur le distributeur. Si le groupement ne reprenait pas Gad, abattoir breton en difficultés financières (rebaptisé depuis Josselin Porc Abattage par les Mousquetaires), le ministre de l’Économie aurait pu demander, dans ses assignations à venir, un triplement de l’amende encourue.

Pas de publicité

Ayant joué le jeu, Intermarché évite donc ce triplement potentiel. Il échappe également à la publicité qu’aurait pu organiser le gouvernement autour des pratiques abusives éventuelles de l’enseigne.

De fait, Le Figaro rapporte que deux assignations ont été envoyées à Intermarché, sans faire l’objet d’aucune annonce ni communiqué de presse (contrairement à d’autres assignations d’enseignes quelques années plus tôt).

Plusieurs pratiques illicites sont visées : la demande contractuelle d’une garantie de marge (le fournisseur s’engage à l’avance à compenser la marge de l’enseigne si une guerre des prix se déclenche), des baisses de tarifs obtenues sans contrepartie réelle, des reprises d’invendus obligatoires, des pénalités de retard excessives, etc.

Dans un premier temps, Intermarché devra s’expliquer mi-mai devant la DGCCRF, avant un jugement confié au tribunal de commerce d’Évry. L’amende encourue (non triplée, donc) monte jusqu’à 2 millions d’euros.

 

Colère des fournisseurs

Deux associations représentant les intérêts des fournisseurs de la grande distribution montent au créneau et interpellent le gouvernement : l’Ania (industries agroalimentaires) et l’Ilec (70 grandes marques industrielles).

Les fournisseurs réclament davantage de contrôles de la DGCCRF et, surtout, un relèvement des amendes encourues, qui à ce stade ne sont pas jugées dissuasives au regard des montants obtenus frauduleusement par les enseignes. L’historique récent de guerre des prix et les regroupements de centrales d’achats ont particulièrement tendu le climat des négociations annuelles pour 2015.

Source: lineaires.com

 

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