Pays-de-la-Loire. La coopérative étend son royaume céréalier

En 2013-2014, à Thouarcé, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) a fait l’acquisition de deux négociants. Sa collecte céréalière atteint les 300 000 tonnes de grains.

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300 000 tonnes de grains dans les silos

À Thouarcé, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) forte de 102 salariés et 3 300 adhérents, n’aime les feux des projecteurs. C’est en toute discrétion qu’elle a presque doublé sa collecte de céréales, portée à 300 000 tonnes de grains, en 2013-2014. La CAPL a changé de braquet en faisant l’acquisition de deux entreprises de négoce, aussitôt transformées en filiales. Dotée de solides réserves financières, bénéficiant de la confiance des banques, confortée par de bons résultats économiques (1,1 million d’euros de bénéfices sur 108 millions d’euros de recettes), la coopérative s’est mise en « mode de conquête », comme l’avaient annoncé, il y a un an, son directeur général, Jean-Michel Mignot, et son président, Bernard Belouard.

Deux entreprises de négoce dans l’escarcelle

Première opération en décembre 2013. La CAPL achète la Société commerciale de produits agricoles (SCPA, 35 salariés, 30 millions d’euros de chiffre d’affaires), située au Puy-Notre-Dame. Rebelote en juin 2014, avec la prise de contrôle de la société Céneray (18 salariés, 11 millions d’euros de chiffre d’affaires) à Bazouges-sur-le-Loir (Sarthe). « Ces deux entreprises sont des intervenants importants en agrofourniture, particulièrement en viticulture et en arboriculture, et elles réalisent une collecte de céréales d’environ 80 000 tonnes chaque année », indiquent les dirigeants de la coopérative thouarcéenne. Ces emplettes permettent à la CAPL d’étendre son royaume céréalier au nord des Deux-Sèvres et au sud de la Sarthe.

Grandes manoeuvres

Les yeux rivés sur les courbes croissantes de la population mondiale et de la consommation de céréales, Jean-Michel Mignot et Bernard Belouard sont persuadés du bien-fondé de leur stratégie d’expansion, réalisée au prix d’une montée en flèche de l’endettement (69 millions d’euros en 2013-2014, contre 46 millions en 2012-2013). D’autant que dans le secteur des céréales, les concentrations d’entreprises se multiplient. Y compris en Anjou, avec le rapprochement entre le groupe Terrena et le négociant Anjou Maine céréales. La CAPL ne pouvait pas se permettre de laisser passer les trains si elle voulait garder son rang d’« acteur majeur » dans les métiers du grain et de l’agrofourniture (distribution d’engrais, semences, produits phytosanitaires, matériel de culture…).

Les orfèvres du grain

Pour bien rémunérer ses 900 céréaliers, la CAPL joue les cartes de la diversification et de la qualité. « Nous sommes les bijoutiers du grain », se plaît à dire Jean-Michel Mignot, en référence aux multiples filières de valorisation des grains explorées par la coopérative : orge de brasserie, huile de tournesol et de colza, nutrition animale, agrocarburants… Sur une superficie totale de 500 ha, les lentilles vertes, le blé noir, le quinoa, le lin, le millet blanc et l’épeautre complètent l’éventail des cultures. Sans parler des légumes d’industrie (carottes, petits pois, haricots verts pour conserves et surgelés) développés en partenariat avec la coopérative bretonne Triskalia.

source: http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pays-loire-cooperative-etend-son-royaume-cerealier-12-12-2014-177923

 

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