Agroalimentaire. Paysan Breton devient Bai Shang en Chine

Propriété de la coopérative laitière Laïta, la marque et ses produits (beurres, fromages…) seront bientôt commercialisés en Chine sous le nom Bai Shang.

Éric d’Humières et Jean-Marie Le Bris.
Ouest-France

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Laïta a le sens du tempo. C’est au coeur du Sial  que la coopérative laitière bretonne (1) a présenté, hier, son plan d’action pour la Chine. Pour s’adapter au marché, elle a décidé d’adapter le nom de sa marque Paysan Breton. Dans l’Empire du milieu, beurres et fromages (camemberts, bries, emmental…) seront commercialisés sous celui de Bai Shang, traduction de Paysan Breton.

Une première pour Laïta, qui s’est jusque-là limitée à personnaliser les emballages en fonction des pays. Mais l’international est la priorité de l’entreprise, présente dans près de 110 pays (l’export représente aujourd’hui 20 à 25 % de son chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros).

« C’est un accélérateur de ventes et de compréhension », explique Jean-Marie Le Bris, directeur Produits grande consommation (PGC) et filiales de Laïta. Objectif : capter la croissance où elle est, surtout à l’est, alors que la suppression des quotas laitiers, imposée par l’Union européenne, se profile en 2015. Un salarié va être installé à Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam) pour comprendre les attentes des marchés asiatiques.

Cibler la jeunesse

L’initiative en vaudrait la peine. En Chine, la consommation de fromage n’atteint que « 4 grammes par an et par habitant », contre 23 kilos en France, sourit Éric d’Humières, directeur export PGC. Tout est à faire dans ce marché de niche. Le made in France pourrait permettre de s’y faire une place.

Les premiers produits Bai Shang (des centaines de tonnes ; à relativiser au regard des 50 000 tonnes de PGC exportées dans le monde par Laïta) seront lancés d’ici à trois mois, dans les hôtels et restaurants. Ils attendront avant de prendre place dans les supermarchés, le temps que la marque s’installe. Les cibles ? «Les jeunes et les enfants, par qui la consommation se développe » et « une population éduquée, qui a voyagé », détaille Éric d’Humières, qui prévient : « Ça va mettre des années à se démocratiser. » Au vu du potentiel espéré (croissance de 25 % par an), Laïta est prêt à attendre.

Publié par ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/23-10-2014-165851

 

 

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