Agriculture. Les serres du futur testées à Carquefou

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Le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes cherche à concilier économies d’énergie et meilleurs rendements en tomates.

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À Carquefou (Loire-Atlantique), le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (trente salariés permanents et une quinzaine de saisonniers) a étoffé sa station expérimentale de 3 000 m2 supplémentaires de serres très hautes (7 mètres), très lumineuses, dédiées à la culture de la tomate et du concombre. Le nouvel équipement a coûté 2,2 millions d’euros, dont 625 000 € apportés par le conseil régional des Pays de la Loire.

Ce sont des serres ultramodernes, vouées à se propager chez les producteurs. « La taille de cet équipement, subdivisé en trois compartiments de 1 000 m2, est représentative des conditions de production. Les références collectées seront directement transposables chez les producteurs », explique Éric Brajeul, chef du centre de Carquefou.

Réduire la consommation d’énergie

Ces serres du futur abritent un programme de recherche ayant pour objectif de réduire notablement la consommation d’énergie tout en améliorant les rendements et la qualité des tomates. Tout un pan de la serre, appelé corridor technique, peut s’ouvrir sur les commandes de l’ordinateur climatique.

L’air extérieur du haut de la serre est aspiré, transite par des filtres cartonnés humidifiés, puis est impulsé par des gaines de ventilation sous les cultures suspendues. Les châssis restent fermés, à l’exception de petites ouvertures qui évacuent la surpression.

Un pare-soleil intelligent

Le réglage fin des paramètres par l’ordinateur climatique permet de cultiver les tomates dans les conditions optimales de température (25°), d’humidité, de teneur en gaz carbonique, avec une consommation d’énergie réduite de 25 %. « Tout se passe comme si on passait du radiateur de fonte à la climatisation dans les serres », jubile Éric Brajeul. L’ordinateur prend aussi en compte les informations captées par des sondes de rayonnement pour piloter un écran thermique isolant et un écran d’ombrage. Finies les peintures blanches sur les vitrages des serres. L’informatique sort son pare-soleil intelligent.

Dans ses nouvelles serres, le CTIFL teste aussi de nouvelles techniques d’irrigation. « On va incorporer dans l’eau des bactéries ou des champignons qui vont lutter contre d’autres bactéries et champignons vecteurs des maladies racinaires des tomates et des concombres », ajoute Éric Brajeul. Pour mener à bien ces recherches, la pluridisciplinarité est de mise. Un ingénieur climaticien et un ingénieur spécialiste de la physiologie des plantes ont été embauchés par le CTIFL.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/agriculture-serres-futur-testees-carquefou-08-07-2014-152814

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