Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

 

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