Archive pour avril, 2014

Terrena crée un fonds pour porter son essor international

La coopérative crée un véhicule d’investissement doté de 25 millions d’euros.

Objectif : faciliter les opérations de croissance externe.

La course à la taille est lancée pour Terrena. S’il atteint 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, en hausse de 5 %, le groupe coopératif d’Ancenis (Loire-Atlantique) ne se sent pas assez international, ni assez gros pour peser dans certains segments, notamment les semences. « Nous sommes, au plan européen la quinzième coopérative en taille, explique Maxime Vandoni, le directeur général de Terrena.L’ambition, à 2020, est de se placer dans le Top 10. » Pour atteindre cet objectif, le groupe, qui compte 22.000 agriculteurs sociétaires, 12.159 salariés, devrait gagner près de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Afin de faciliter les opérations decroissance externe à l’international, la coopérative va se doter d’un fonds, Kassiop Invest, une SAS dotée de 25 millions d’euros. D’autres groupes coopératifs, dont Sofiprotéol ou Limagrain, ont créé des véhicules comparables dont l’objectif est « de participer à l’émergence de leaders agroalimentaires et végétal de taille européenne »,poursuit Maxime Vandoni. Il permettra de renforcer les fonds propres des filiales et de sceller des partenariats autour de l’innovation.

Bras armé de la coopérative

L’outil se veut « aux standards de la finance internationale », les mécanismes d’un groupe coopératif n’étant pas forcément bien compris à l’international. Bras armé de la coopérative pour des prises de participations, Kassiop Invest permettra « de faire appel à des fonds extérieurs et de faciliter les tours de table avec des partenaires », poursuit le dirigeant. Selon Hubert Garaud, président de Terrena, un tel véhicule d’investissement doit aussi permettre de garder la souveraineté sur certaines compétences d’avenir. Et d’évoquer par exemple la récente acquisition du malouin Goëmar, spécialiste du biocontrôle,

Kassiop Invest sera managé par un conseil de filiales et de participations ouvert à des administrateurs extérieurs, une nouveauté dans le monde coopératif.

En 2013, la coopérative a multiplié les opérations comme la reprise des maraîchers du Val Nantais ou le partenariat fournisseur-distributeur avec Système U, valorisant le label Nouvelle Agriculture. Une autre alliance est en cours de finalisation avec l’irlandais Dawn Meat. Ce dernier prendrait une participation minoritaire dans Elivia, filiale viande bovine de Terrena. Le groupe ligérien s’ouvrirait ainsi des marchés export, tandis que l’irlandais sécuriserait ses approvisionnements en viande. En 2013, le groupe a amélioré de 52,9 % son excédent brut d’exploitation, porté à 91,7 millions d’euros, malgré une météo défavorable, un coût des matières premières et des foyers de pertes, dont la dinde notamment.

Emmanuel Guimard, Les Echos; correspondant à Nantes

Publié par les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203436973034-terrena-cree-un-fonds-pour-porter-son-essor-international-664399.php?utm_content=buffer33934&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

 

Réseaux sociaux : l’autre terrain de jeu du FC Nantes

Quand l’oiseau Twitter retranscrit les exploits des Canaris, les pouces se lèvent aussi ! Les réseaux sociaux s’invitent sur le terrain… Ils vont vous aider à comprendre l’utilité de ceux-ci pour le club et son image. Ce projet a reçu la mention spéciale « G.Public » au datasport 2014.

Les réseaux sociaux sont au coeur de la communication du FC Nantes. © Adeline Frelon
© Adeline Frelon Les réseaux sociaux sont au coeur de la communication du FC Nantes.
Le 21 avril 2014, le FC Nantes a fêté ses 70 ans. Durant toute cette période, sa communication n’a cessé d’évoluer. Elle se passe désormais sur les réseaux sociaux. Le FC Nantes est présent depuis mars 2012 sur Facebook et depuis le 5 septembre 2012 sur Twitter. Depuis le 9 avril , le club est aussi présent sur Instagram. Cependant, ce dernier réseau ne rentrera pas dans notre analyse.Pour illustrer sa popularité sur les réseaux, nous avons commencé par analyser sa présence sur Facebook et notamment l’évolution de sa page officielle. Le premier graphique montre donc sa place sur ce réseau par rapport aux autres clubs du championnat de Ligue 1.

Il apparaît donc clairement que le club n’est pas forcément très bien placé en nombre de fans. Au 1er août 2013, il se positionne à la 15ème position et au 20 avril 2014 au 10ème rang. En revanche, il connaît une évolution très forte de sa popularité sur ce réseau. Ainsi, il est aux portes du podium, à la 4ème place. Le passage en Ligue 1 influence grandement l’attrait des fans sur la page officielle du club.

Pour les supporters, il sera amusant de constater que le club bat à plate couture son rival breton, le Stade Rennais, qui se classe seulement 15ème en terme d’évolution du nombre de ses fans.

L’évolution des fans en 5 dates-clés :

  • 1er août 2012 : début de saison du FC Nantes en Ligue 2
  • 1er juin 2013 : fin du championnat de Ligue 2 – accession en Ligue 1
  • 1er août 2013 : début de saison du FC Nantes en Ligue 1
  • 19 janvier 2014 : fin du mercato et début d’une série de 10 matches sans victoire
  • 20 avril 2014 : sortie de la 34ème journée de Ligue 1 face à Valenciennes (2-6)
Le FC Nantes a connu une explosion de ses fans Facebook après la montée en Ligue 1.
Le FC Nantes a connu une explosion de ses fans Facebook après la montée en Ligue 1.

Sur Twitter, il connaît une popularité similaire

Sur Twitter, au début de la saison en Ligue 1, le FC Nantes est avant-dernier du classement… Après la 34ème journée du championnat, au 21 avril, il gagne 12 places pour se trouver à la 7ème position. Son concurrent de l’Ouest, l’En Avant Guingamp reste bon dernier du classement.

Sur l’évolution des followers, le FC Nantes est leader du classement ! Cela reste tout de même à nuancer en fonction du nombre des abonnés de chaque club qui ne peuvent connaître une évolution aussi rapide en raison d’un nombre déjà conséquent.

L’évolution du nombre de followers en 3 dates-clés :

  • Septembre 2012 : date de création du compte, le club est en Ligue 2
  • Août 2013 : Début de la saison du FC Nantes en Ligue 1
  • 21 avril 2014 : la situation après la 34ème journée de Ligue 1
Depuis le début de saison en Ligue 1, le FC Nantes connaît une forte progression de ses abonnés.
Depuis le début de saison en Ligue 1, le FC Nantes connaît une forte progression de ses abonnés.

Les joueurs, une présence numérique pour le FC Nantes

Sur les 27 joueurs de l'effectif pro du FC Nantes, 12 sont présents sur Twitter. © Captures fcnantes.com
© Captures fcnantes.com Sur les 27 joueurs de l’effectif pro du FC Nantes, 12 sont présents sur Twitter.

Types de tweets des joueurs sur Twitter depuis le 1er août 2013 (ou le cas échéant la date de création du compte)

Trois types de tweets ont été analysés:

  • Les réponses du joueur à des membres du réseau
  • Les retweets du joueur (retweet= partage d’un tweet sur sa propre page, donc visible par les abonnés du joueur en question)
  • Les tweets qui ne correspondent pas à une interaction avec une autre personne du réseau

La majorité des joueurs du FC Nantes, maîtrisant la langue française, n’hésitent pas à interagir avec les membres de Twitter. Cela permet d’établir un véritable lien de proximité non négligeable pouvant avoir un impact sur la popularité du club.

A propos

Cet article à été réalisé dans le cadre du 1er Hyblab Datasport le 23 et 24 avril. Au cours de ces 2 journées, des étudiants de l’UFR de STAPS et de l’école de design, ont travaillé sur des données dans le domaine du sport. Le Hyblab, organisé par OuestMediaLab, visait a visualiser et problématiser des données sportives, en vue de les exploiter de façon pertinente et claire. Alphacoms et SUN, partenaires média du projet, se sont directement impliquée avec un groupe d’étudiants, sur l’analyse du rapport du FC Nantes avec les réseaux sociaux. Ce travail retrace de manière approfondie des informations jusque-là inaccessibles concernant les acteurs du FC Nantes et leur présence sur les réseaux sociaux.

L’équipe d’étudiants de l’UFR-STAPS et de l’Ecole de Design ayant réalisé ce projet : Benjamin David, Alexandre Gourizanbi, Anaïs Leroy, Coline Rocher, Sara Crinière, Adeline Frelon et Camille Brunel.

Méthodologie : comment avons-nous collecté les données ?

Pour obtenir les statistiques d’évolution des fans sur Facebook des clubs de Ligue 1, nous avons interrogé l’API de Facebook aux différentes dates que nous avons retenues pour notre analyse, pour chacune des pages des clubs de Ligue 1. Le nombre total de fans correspond au total des 45 nationalités de fans les plus représentés pour chaque page des clubs de Ligue 1.

Pour obtenir les statistiques d’évolution des abonnés Twitter des clubs de Ligue 1, nous nous sommes appuyés sur un article de sytah.com pour les données d’Août 2013, puis nous avons relevé les données manuellement pour le mois d’Avril 2014.

Pour obtenir les statistiques du type d’interaction que les joueurs du FCN réalisent avec leurs followers, nous avons utilisé l’outil en ligne  Twitonomy.

Par Valentin Gaborieau Publié le 24/04/2014 | 17:39, à http://pays-de-la-loire.france3.fr/2014/04/24/reseaux-sociaux-lautre-terrain-de-jeu-du-fc-nantes-465329.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

Les beacons, ces petits capteurs qui vont révolutionner le commerce

Les beacons, ces petits capteurs qui vont révolutionner le commerce dans INNOVATION 635957beacon

En entrant dans un grand magasin, votre téléphone portable sonne. C’est un message de bienvenue. Vous passez ensuite dans un rayon, vous vous attardez devant un produit. Nouveau message: un bon de réduction. Il n’en fallait pas plus pour vous convaincre !

Alors que l’usage des smartphones ne cesse d’augmenter, certains commerçants pensent avoir trouvé le moyen d’en profiter: utiliser les capacités Bluetooth de ces appareils pour identifier puis localiser les personnes présentes dans leurs boutiques. Pour cela, il suffit simplement d’installer des beacons, de petits capteurs sans fil à basse consommation d’énergie et facilement dissimulables. Leur coût est faible, à partir de 5 dollars seulement chez Qualcomm.

AUSSI FRÉQUENT QUE LE GPS

Depuis fin 2013, Apple est le premier à les utiliser à grande échelle. Le groupe à la pomme a équipé l’ensemble de ses quelques 250 Apple Store américains. Ce système sera par la suite étendu à ses points de ventes internationaux. Depuis d’autres distributeurs ont suivi, comme la chaîne de grands magasins Macy’s ou le spécialiste de habillement American Eagle Outfitters.

Cette technologie gagne aussi les enceintes sportives. En février, elle a été testée, à petite échelle, lors du Superbowl, la grande finale du championnat de football américain organisée à New York. Depuis la fin du mois de mars, la majorité des stades de la MLB, la ligue professionnelle de baseball, sont équipés.

Le potentiel du marché est immense. “Nous prévoyons une forte croissance pour ce type d’infrastructures”, indique Patrick Conolly du cabinet ABI Research. Il estime que plus de 800 millions de smartphones utiliseront la géolocalisation d’intérieur d’ici à 2018. “Cela deviendra aussi fréquent que le GPS aujourd’hui”, prédit-il.

DONNÉES SUR LES CLIENTS

“Nous créons le futur du shopping”, explique Cyriac Roeding, PDG et co-fondateur de Shopkick, une start-up de la Silicon Valley qui fournit la technologie à Macy’s et American Eagle Outfitters. Ses capteurs sont déployés dans plus de 1.000 magasins aux Etats-Unis. “C’est gagnant-gagnant pour l’acheteur et pour le distributeur”, assure l’entrepreneur.

Pour les commerçants, les beacons ouvrent de nombreuses possibilités. En plus des bons de réduction, ils peuvent être utilisés pour récompenser les clients les plus fidèles, en leur offrant des cartes cadeaux. Ils permettent également de capter des données sur les comportements et parcours des acheteurs.

La société new-yorkaise Nomi propose ainsi aux boutiques de mesurer le nombre de personnes présentes, de connaître les rayons les plus fréquentées ou encore d’obtenir plus d’informations sur la démographie de leur clientèle.

TROP ENVAHISSANTS

Les commerçants ne doivent cependant pas être trop envahissants. Il leur faut trouver un juste milieu, ne pas noyer leurs clients sous un déluge de messages et d’offres promotionnelles, alors même que de nombreuses applications envoient déjà des notifications à leurs utilisateurs.

Et ils doivent aussi convaincre les acheteurs de télécharger leurs applications, puis d’accepter l’utilisation de leurs données. Par ailleurs, la technologie ne peut fonctionner que si les capacités Bluetooth du smartphone sont activées. Or, de nombreux utilisateurs préfèrent les désactiver afin d’allonger la durée de vie de la batterie.

Pour remédier à ces problèmes, Shopkick propose aux commerçants d’offrir des cadeaux. Par exemple, un café ou le téléchargement d’une chanson. La société assure avoir distribué pour plus de 25 millions de dollars de cadeaux. Les commerçants y trouveraient aussi leur compte: plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires additionnels en 2013.

 

Publié par Le Monde à http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2014/04/21/comment-les-beacons-vont-revolutionner-le-commerce/

 

« Le marché du « bio » alimentaire est en croissance »

INTERVIEW. Alors que le Salon de l’agriculture a fermé ses portes, la société d’études Xerfi publie un dossier spécial « agro-alimentaire » qui contient un volet sur l’agriculture bio. Zoom sans additif.
Isabelle Senand, Xerfi DRIsabelle Senand, Xerfi DR

Quelles sont les tendances que vous avez repérées concernant le bio lors du Salon de l’agriculture ?

Ce sont surtout des confirmations de tendances enclenchées il y a quatre ou cinq ans qui ont pu être constatées : la vogue du « made in France », par exemple, ou encore la tendance du « locavorisme » -à savoir le fait de ne consommer que des produits produits localement, dans l’environnement immédiat du consommateur. Par ailleurs, des réponses ont été apportées à l’accusation que supporte le « bio » en France, à savoir une tendance à l’importation : aujourd’hui, seulement 25% des produits bio consommés en France sont importés, contre 38% en 2009. En Europe, la France ne s’en sort pas trop mal: nous sommes numéros 2 derrière l’Allemagne pour la consommation de produits bio et, pour la production, numéros 3 derrière l’Allemagne et l’Italie.

Et quelles tendances de marché avez-vous décelées ?

Déjà, le marché du bio pèse  4, 1 milliards d’euros en France, et la part du bio représente aujourd’hui 2% de l’alimentation des Français, contre 1% en 2006.

Ce marché est toujours en croissance: nous avions prévu +3% en 2013, en fait la croissance a atteint  5% environ. Les grandes et moyennes surfaces voient leur part de marché augmenter : elle passe de 35% en 2000 à 50% en 2011. Les réseaux spécialisés se sont bien défendus, avec 27% de part de marché, et on a vu émerger des réseaux de plus en plus puissants sous enseigne « bio » spécifique: les réseaux Bio c’ bon, Naturalia, Biocoop. Enfin, les boutiques indépendantes vont de plus en plus être amenées à rejoindre des réseaux spécialisés « Bio ».

Quelles sont les attentes actuelles des consommateurs ?

Essentiellementl la traçabilité et la naturalité. Les consommateurs veulent en effet un maximum d’informations sur la composition et l’origine des aliments. Ces attentes, qui sesont accentuées après les récents scandales sanitaires, constituent de véritables opportunités pour les opérateurs de l’agroalimentaire.

L’alimentation « bio », c’est un concept qui semble assez vague: quels sont les grands segments du « bio alimentaire » ?

On distingue d’abord les produits biologiques (4,1 milliards d’euros en 2013 selon nos calculs). Ce marché répond à l’exigence de naturalité et progressera de 4,5% en 2014 et de 6% en 2015 pour atteindre 4,6 milliards d’euros. Ensuite, on peut citer les aliments Bleu Blanc Cœur (556 millions d’euros en grandes surfaces en  2013 selon nos calculs). Ces produits enrichis en oméga 3 par une modification de l’alimentation des animaux font l’objet d’un suivi continu depuis l’élevage. Grâce à l’aspect santé et aux garanties de traçabilité, les ventes augmenteront de 6% en 2014 et de 7% en 2015 pour représenter 630 millions d’euros.

Ensuite, on compte les produits sans gluten, un marché de 80 millions d’euros en 2013 d’après nos calculs. Ce marché, qui séduit de plus en plus les consommateurs en dehors de la cible des allergiques et des intolérants au gluten, devrait croître de 30% par an en 2014 et 2015 à 135 millions d’euros. Et enfin, les produits « clean label ». Les ventes de ces aliments, dont la liste des  ingrédients a été simplifiée (sans conservateurs, sans additifs,…), bénéficieront des nouvelles tendances de consommation. Ce marché, qui ne peut se chiffrer précisément, concerne un nombre croissant de produits.

Si le marché est en augmentation, les industriels doivent-ils continuer à communiquer?

Oui, car en fait  seule une minorité de consommateurs leur fait confiance! Pour reconquérir le cœur des Français, ces opérateurs devront communiquer davantage sur la traçabilité et la naturalité des produits. Certains insistent sur la proximité avec l’amont des filières agricoles. C’est le  cas des contrats entre producteurs laitiers et transformateurs. D’autres opérateurs privilégient le « made in France ». Findus, par exemple, a relocalisé sa production de poissons à Boulogne-sur-Mer.

Les industriels et les fabricants de produits intermédiaires surfent aussi sur le concept de naturalité. Contrairement aux allégations « santé », le caractère «naturel» des produits n’est pas soumis à la réglementation. Jouer la carte de la réduction de la teneur en sucre, sel, (etc.) améliore le profil nutritionnel des aliments. Les acteurs peuvent aussi s’engager dans le cadre du Programme National de Nutrition Santé (PNNS), à l’image des chartes signées par Nestlé. La suppression ou le remplacement d’additifs, de conservateurs et autres adjuvants pour proposer des produits plus « naturels » est aussi une alternative. Par exemple, Mondelez International supprimera les matières hydrogénées dans les biscuits LU début 2014 tandis que certains substituent déjà la stévia au sucre.

Les distributeurs, eux, ne produisent rien : doivent-ils eux aussi regagner la confiance des consommateurs ?

Oui, les distributeurs doivent valoriser leur offre de MDD (« marque de distributeur » NDLR) et regagner la confiance de leurs clients car ils souffrent également d’un déficit d’image. Pour cela, ils peuvent compter sur l’image de leurs marques propres référencées sur le segment terroir, comme par exemple Reflets de France de Carrefour, ou en santé (Casino bien pour vous ! de Casino). Mais pour séduire toujours plus de consommateurs et se différencier de la concurrence sur leur zone de chalandise, ils élargissent leur offre de produits locaux.

Et concernant les garanties de traçabilité ?

Pour sécuriser les approvisionnements et garantir la traçabilité de leurs produits, les distributeurs mettent aussi en avant leurs liens avec l’amont des filières alimentaires. Ainsi, par exemple, l’Engagement Qualité de Carrefour ou les Alliances Locales de Leclerc renforcent le lien avec les exploitants agricoles. En termes de naturalité, les distributeurs élargissent leur offre de produits biologiques, certifiés sans OGM (alimentation sans OGM des poulets fermiers d’Auvergne labellisés Engagement Qualité Carrefour), sans traitements chimiques, (etc.)

Et qu’en est-il du marché du bio au niveau des restaurants ou de la restauration hors-foyer ?

La restauration hors foyer ne reste pas inactive ! Elle  se montre aussi attentive aux attentes des consommateurs en matière de traçabilité et naturalité. Aujourd’hui, les opérateurs réalisent de nombreuses analyses sur les aliments et matières premières livrées dans leurs restaurants. API Restauration effectue ainsi plus de 5 000 analyses chaque année.

De plus, certains n’hésitent plus à informer en temps réel le client en détaillant l’origine des produits sur leur menu. A titre d’exemple, Hippopotamus (Groupe Flo) affiche son partenariat avec les éleveurs AOC Maine-Anjou sur sa nouvelle carte (octobre 2013).

Enfin, la nécessité de proposer des menus plus équilibrés en restauration hors-foyer incite les industriels en amont à élargir leurs gammes de produits locaux en foodservice. C’est le cas avec la gamme de légumes « 100% cultivé en France » de D’aucy (CECAB).

Ecrit 

Publié dans Challenges > Entreprise > à http://www.challenges.fr/entreprise/20140225.CHA0827/le-marche-du-bio-alimentaire-est-en-croissance.html

 

Percer dans le e-commerce à moindre coût: le cas Kitchen Trotter

Sur le segment très concurrentiel du e-commerce culinaire, la start-up Kitchen Trotter a trouvé les bons ingrédients pour émerger.

Kitchen Trotter

Crédits photo : Kitchen Trotter
 Réussir à percer dans le e-commerce en partant de zéro, qui plus est sur un créneau encombré, c’est le défi en grande partie réussi de Kitchen Trotter, une start-up lancée en septembre 2012 par un trio d’amis avec peu de moyen.

Le concept est simple: une formule d’abonnement qui permet à un particulier de recevoir chaque mois un « kit de cuisine exotique ». Ce dernier comprend six ou sept ingrédients difficiles à trouver en magasin, quatre recettes emblématiques d’un pays concoctées par un chef natif et un menu typique pour 4 à 6 personnes. Prix de l’abonnement, « résiliable à tout moment » : 240 euros pour 12 mois. Mais le client peut aussi choisir de ne payer que pour un, trois ou six mois. Corée du sud, Sénégal, Suède, Turquie, Pérou … la destination change à chaque envoi et est tenue secrète pour ménager un effet de surprise au destinataire.

Obstacle n°1 : l’invasion de concurrents

« Notre principal obstacle, plutôt inattendu, a été de voir se lancer au même moment que nous une vingtaine de concurrents sur ce marché de la cuisine par abonnement », raconte Kenza Hachimi, 30 ans, cofondatrice qui a attrapé le virus de l’entrepreneuriat sur les bancs de l’ESSEC.

De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïch

Crédits photo : Kitchen Trotter
De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïcha Mansouri, Kenza Hachimi

Moins de deux ans après, la moitié des prétendants a mis la clé sous la porte. Kitchen Trotter vient d’ailleurs d’en racheter un pour élargir sa base de clientèle. Avec désormais 6.000 abonnés au compteur, la start-up se revendique leader de son segment.

Les clés pour se différencier

Alors, qu’est-ce qui a fait la différence entre Kitchen Trotter et les autres ? D’abord la simplicité du concept, compréhensible immédiatement par les consommateurs : « un mois, un pays, un kit », comme le résume Kenza Hachimi. Ensuite des menus qualitatifs et originaux imaginés par des bloggeurs culinaires ou des chefs natifs du pays mis à l’honneur. Et qui laissent les clients cuisiner eux-mêmes leur plat, le « fait maison » restant très tendance.

Ajoutez à cela un site Web où il est facile de s’y retrouver, une logistique efficace, entièrement sous-traitée à un prestataire, une équipe soudée de trois associés (épaulés par 5 salariés) et on a les ingrédients du succès. Autre atout non négligeable de la start-up parisienne, le soutien et les conseils de plusieurs structures d’accompagnement (Réseau Entreprendre, Petit Poucet, 50 Partners).

Un marketing ciblé réseaux sociaux

Côté marketing, les créateurs ont été astucieux pour limiter les frais. Les efforts se sont concentrés sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Résultat, une« communauté » où 21.000 personnes parlent régulièrement du concept à leurs amis. De quoi accélérer le bon bouche-à-oreilles dont a bénéficié le site auprès d’une clientèle en majorité féminine, plutôt jeune et habitant aussi bien les grandes agglomérations que les zones moins peuplées. Au final, la stratégie de la start-up n’a pas été trop gourmande en financement. Une petite levée de fond a été réalisée en juin 2013 auprès de business angels.

A la conquête de l’Europe

Déjà rentable, selon Kenza Hachimi, Kitchen Trotter réfléchit désormais à un développement à l’international. L’entreprise a commencé à franchir les frontières en livrant dans trois pays limitrophes (Belgique, Suisse et Luxembourg) mais le lancement prochain d’une version du site en anglais devrait permettre de toucher davantage de zones. «C’est le grand chantier de cette année, ajoute la cofondatrice. L’appétit pour la world cuisine est le même dans toute l’Europe ».

Publié par Business Les Echos à http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/web/percer-dans-le-e-commerce-a-moindre-cout-le-cas-kitchen-trotter-62485.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140415-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1

Les consommateurs, impliqués dans le marketing

Le client est roi ! C’est le principe de toute activité commerciale. Rien d’étonnant dès lors à ce que ce dernier soit impliqué dans la conception des offres ou dans la communication de la marque. Le marketing participatif s’impose comme un nouveau standard.

Les consommateurs, impliqués dans le marketing

Dans son ouvrage « Marketing participatif » (publié chez Dunod), Ronan Divard, maître de conférence à l’IAE de Bretagne Occidentale, rappelle que  » l’idée de coproduction [...], tout particulièrement en matière de services [...] implique nécessairement un certain degré de participation du consommateur « . Le spécialiste précise que  » la valeur serait donc toujours cocréée par l’interaction entre les ressources de l’entreprise et les compétences du consommateur « . Mais si d’un point de vue conceptuel, la cocréation n’a rien de nouveau, les nouvelles technologies et la dimension communautaire du Web 2.0 ont fait du marketing participatif une tendance majeure, pour les marques, mais aussi pour les consommateurs. Selon une étude réalisée par Edelman 8095 en 2012, 40 % des membres de la génération Y demandent à participer à la création des produits et à la vie des marques. La cocréation occupe une place essentielle dans la stratégie d’innovation des entreprises.

Cocréer, mode d’emploi

Le concept de cocréation confère, bien sûr, une place centrale aux consommateurs. Collaborer avec ces derniers pour créer et faire vivre une marque est possible car les nouvelles technologies et la démocratisation des moyens d’expression numériques permettent aux marques de capter la parole du consommateur. Et de la fédérer autour d’elles. Pour autant, si les internautes sont friands de prendre une part active dans la vie des marques qu’ils affectionnent, ils ne sont pas tous capables de cocréer. Une étude publiée en 2012 par le fer de lance de la cocréation en France, eYeka, permet ainsi de comprendre les motivations du consommateur à s’investir dans ce processus. À noter, 69 % des participants aux concours relayés sur la plateforme eYeka, le font par simple plaisir et 72 % considèrent que cette expérience constitue un accomplissement personnel. Pour que la démarche permette non seulement de valoriser l’image de la marque, mais aussi de proposer des produits et des services en phase avec les consommateurs, il faut encore savoir vers qui s’orienter. En effet, si l’on s’en réfère à une autre étude sur le comportement des consommateurs publiée par Forrester Research à la fin de l’année 2012, 90 % restent des « spectateurs ». Ils sont, de même source, seulement 1 % à se ranger dans la catégorie des « créatifs ». C’est bien sûr parmi ces derniers que se recrutent les membres de la communauté de cocréation eYeka qui rassemble, par exemple, 200 000 consommateurs créatifs dans 94 pays. Cette seule plateforme revendiquerait, sur ces quatre dernières années, plus de 500 concours réalisés pour 300 marques différentes. Quant aux marques qui se lancent dans la démarche, elles cherchent des relais de créativité émanant directement de leur communauté de fans et au-delà, car les participants ne sont pas nécessairement des ambassadeurs de la marque.

Concevoir des offres en phase avec sa cible

La difficulté principale de la cocréation est de ne pas s’éloigner de sa cible. L’atelier SFR, qui passe pour une référence en la matière, revendique en 2013 près de 50 000 « béta-testeurs » sur environ 150 projets différents. L’opérateur de téléphonie cherche à impliquer les utilisateurs en amont du lancement d’offres et de technologies. Cette structure a vu le jour en mars 2008 dans le but de donner la parole aux utilisateurs, clients ou non de SFR, sur de nouveaux concepts de services et de produits. Depuis, le concept a fait des émules. La Poste, La Française des jeux ou encore Canal +, ont fait appel à la plateforme de béta-tests. Tous les secteurs sont concernés. Dans son rapport « Looking ahead : Driving co-creation in the auto industry », publié en juin 2013, PwC prévoit, pour les cinq prochaines années, une généralisation de la culture de cocréation, déjà en passe de devenir une méthode dominante de collaboration et de production d’idées au sein de l’industrie automobile.  » Les méthodes de cocréation ont une portée qui va bien au-delà de la simple connaissance du client. Il s’agit véritablement d’un outil stratégique pour le marché « , y affirme Gérard Morin, associé PwC responsable du secteur automobile. Un virage important à négocier.

Interview de Marc Papanicola, fondateur d’Insight Quest

 

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Quels sont les principaux bénéfices qu’une marque peut tirer de la cocréation ?

Donner la parole au consommateur est un levier essentiel en matière d’innovation. En s’appuyant sur des éléments conversationnels, vous partez de la source pour créer vos nouvelles offres. Il est également possible de faire évoluer votre catalogue en proposant au consommateur d’émettre des opinions, des idées, par le biais d’un simple formulaire. Mais la parole du consommateur n’est pas non plus sacrée. Le décryptage, l’analyse sont importants.

Existe-t-il des cibles à privilégier, des profils de consommateurs à mobiliser prioritairement ?

Il existe déjà des cibles plus faciles à toucher. Si vos clients ont entre 20 et 30 ans, ils sont déjà familiarisés avec les nouvelles technologies, n’hésitent pas à prendre la parole, et sont présents et actifs sur Internet en général, sur les réseaux sociaux en particulier. Il faut impliquer la cible de la marque en amont du projet, tout en ayant déjà défini une trame de travail précise. L’art de cette discipline réside dans l’opportunité de mettre à profit des optimisations que l’on ne cherchait pas vraiment…

Comment rendre efficace le marketing participatif ?

Pour commencer, le fait de se lancer sur le Web (et ce, quel que soit le mode de contact utilisé), implique une acceptation de la contradiction. Qu’il soit positif ou négatif, le dialogue doit être accepté. Il faut ensuite fixer les règles précises de la cocréation. Il s’agit d’un vrai projet, soumis à un cahier des charges, avec des objectifs et des outils de suivi. Engager le dialogue avec les consommateurs peut générer beaucoup de « bruit ». La parole collectée doit ainsi être génératrice de valeur. Mais le risque d’être noyé sous un torrent d’idées est bien réel. Il ne faut pas se précipiter et évaluer les idées de manière pertinente, en vérifiant qu’elles correspondent à une réalité commerciale.

(Propos recueillis par Marie-Juliette Levin)

Publié le 20/12/2013 par José Roda sur http://www.e-marketing.fr/Thematique/Tendances-1000/Consommation-10000/Breves/Les-consommateurs-impliques-dans-marketing-232228.htm?utm_source=MDONLINE_10_04_2014&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter&xtor=EPR-5&XType=XTM&isn=10/04/2014

 

SoCloz rapproche commerces physiques et Internet

Créé en 2010, SoCloz.com propose aux commerces physiques d’afficher leurs stocks sur Internet afin d’augmenter leur trafic en magasin. Depuis peu, Jérémie Herscovic, fondateur de la start-up, leur propose une solution de e-réservation.

 

SoCloz.com

Crédits photo : SoCloz.com
Le site SoCloz.com a vu le jour en juin 2011.

Comment inciter les consommateurs à se rendre dans les commerces ? Jérémie Herscovic a trouvé la solution. Ce trentenaire a fondé, il y a quatre ans, SoCloz.com. Le concept ? Afficher sur Internet les stocks des magasins afin de générer plus de trafic dans les boutiques.

Une idée venue par hasard, après que sa fille ait perdu son doudou fétiche. « Je me suis mis sur mon téléphone en me disant que ce serait simple de trouver un magasin aux alentours où la même peluche était vendue. Mais rien », se souvient-t-il.  Face à ce constat, Jérémie Herscovic tient son concept entrepreneurial et créé en 2010 SoCloz.com. « C’est simple, cela répond à deux demandes, détaille l’entrepreneur. La première : un très grand nombre de consommateurs ne veut pas acheter un produit avant de l’avoir essayé ou touché. La seconde, c’est le besoin de l’avoir rapidement. »

Une offre freemium

 

Jérémie Herscovic, SoCloz

Crédits photo : SoCloz
Jérémie Herscovic, fondateur de SoCloz.

 

Pour concrétiser son projet, Jérémie Herscovic investit 100.000 euros. Pour le reste, l’entrepreneur a bénéficié de deux prêts : un premier de 40.000 euros de Scientipôle ainsi que 50.000 euros d’Oséo. En octobre 2011, le site Socloz.com est lancé. Le succès ne se fait pas attendre. « Les marques ont tout de suite adhéré au concept, même celles qui étaient sceptiques et ne connaissaient pas le Web-to-store, confie Jérémie Herscovic. Aujourd’hui,nous affichons les stock de 130 marques dont Naf Naf, le Tanneur ou encore Guy Degrenne ».

Côté business model, la start-up propose une offre freemium pour figurer sur le site.« C’est aussi ça notre force par rapport à d’autres, notamment à Google, assure l’entrepreneur.  Les commerçants ne nous croyaient pas lorsqu’on leur disait qu’on allait rester gratuit quoiqu’il arrive ».

Financement
Pour son développement, la start-up a effectué deux levées de fonds en deux ans.La première en 2012, a permis de récolter près de 600.000 euros auprès d’Alven Capital, FA Dièse et divers « business angels ». La seconde, en décembre 2013, a convoqué les mêmes investisseurs et a permis à l’entrepreneur et son associé, Jean-François Bastouret, de lever 1,5 millions d’euros. L’année dernière, SoCloz a réalisé1 million d’euros de chiffre d’affaires.

Ne pas léser commerçants et consommateurs

Mais Jérémie Herscovic a trouvé un moyen de monétiser son concept, sans pour autant léser commerçants et consommateurs. « Depuis quelques mois, nous proposons notre système de e-réservation, explique-t-il. Et plutôt que que de proposer un abonnement, nous avons opter pour une facturation à la performance ». En clair, les marques adhérant au système SoCloz ne payent que si un client vient retirer un produit en magasin après l’avoir préalablement réservé sur Internet.

Ainsi, la force de l’entrepreneur ne réside pas seulement dans sa « market place » mais dans ce service de e-réservation ; directement disponible sur les sites des marques.« Réserver sur SoCloz.com n’est pas encore possible, cela viendra avec la prochaine version du site en juin prochain, détaille-t-il. Mais le système est d’ores et déjà opérationnel sur les sites d’une trentaine de marqueS, ce qui nous permet de leur montrer notre légitimité ».

Une légitimité déjà bien présente : avec 3.500 réservations en une journée, la start-up vient récemment de battre son record quotidien« Une petite victoire mais qui démontre parfaitement que l’avenir est dans la e-réservation, assure l’entrepreneur.Pour preuve, je peux d’ores et déjà vous annoncer que sur SoCloz.com, il sera possible de réserver ses articles pendant les soldes. Une avancée tant pour les consommateurs que pour les commerçants! »

Par Camille Boulate, journaliste | 08/04/2014

publié sur et par: http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/socloz-rapproche-commerces-physiques-et-internet-61802.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140408-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1

 

Build 2014 : Windows 8 gratuit pour les smartphones et les petites tablettes

En décidant de fournir Windows gratuitement aux constructeurs, Satya Nadella ne fait que suivre la politique pratiquée par Google avec Android.En décidant de fournir Windows gratuitement aux constructeurs, Satya Nadella ne fait que suivre la politique pratiquée par Google avec Android.

Pour reprendre des parts de marché à Google Android, Microsoft a décidé de fournir gratuitement Windows 8 aux fabricants de smartphones et tablettes (avec un écran inférieur à 9 pouces).

Les constructeurs de smartphones et de tablettes équipées d’un écran inférieur à 9 pouces pourront désormais bénéficier d’une version gratuite de Windows. Cette annonce a été faite sur la scène de la conférence Build 2014 à San Francisco par Terry Myerson, vice-président du groupe Systèmes d’exploitation de Microsoft. « Nous voulons vraiment faire décoller cette plate-forme. Nous voulons supprimer toutes les frictions entre vous et la création de ces dispositifs », a indiqué le dirigeant aux développeurs et partenaires réunis pour cette conférence annuelle.

Ce mouvement est le dernier exemple en date de l’urgence auquel est confrontéMicrosoft sur le marché des terminaux mobiles qui est aujourd’hui une grosse épine dans le pied de l’éditeur. Face à Android et iOS, Windows accuse aujourd’hui un retard certain faute d’attractivité. C’est aussi la reconnaissance par Microsoft que la politique de licence de Windows, jusqu’à présent solide comme un roc, cède la place à une nouvelle réalité et que son vieux mantra « Windows d’abord» est devenu erroné et obsolète.

Microsoft fait sa révolution culturelle

Autre exemple de cette évolution stratégique, Microsoft, qui a toujours protégé Windows au détriment de la suite Office, vient de proposer une déclinaison pour iPad de sa célèbre suite bureautique alors que le développement de la version « touch first » pour tablettes Windows était en cours de finalisation. Un lancement qui aurait été impensable pour la société il y a quelques années. Le départ de Steve Ballmer et l’arrivée de Satya Nadella au poste de CEO semble avoir amener plus de réalisme chez l’éditeur.

Mercredi dernier lors de son keynote d’ouverture, Satya Nadella a toutefois souligné que Windows restait un produit clef pour l’éditeur, et que les utilisateurs, les développeurs et les professionnels de l’informatique peuvent s’attendre à voir l’innovation se poursuivre sur cette plate-forme. «  Pourquoi développer pour Windows ? » a demandé M. Nadella en écho à une question posée par un développeur via la vidéo. «  C’est la question de la conférence. C’est la question de ce matin. Vous devez développer pour Windows parce que nous allons innover avec un état d’esprit de challenger ». Aujourd’hui, l’objectif de Microsoft est de continuer à muscler Windows afin que les terminaux et postes de travail profitent des dernières innovations et d’offrir aux développeurs une plate-forme attractive pour commercialiser leurs applications, a-t-il dit.

Les premiers terminaux attendus cet été

Analyste chez IDC, Al Gillen a indiqué que la stratégie d’un « Windows gratuit » protège et étend l’écosystème Microsoft. Si Windows reste pertinent que sur les PC, dont les ventes se réduisent, il deviendra à terme une plate-forme marginale face à l’essor des terminaux mobiles. « Ils ont absolument fait le bon choix », a déclaré Al Gillen à nos confrères d’IDG NS par e-mail.

Les premiers terminaux développés dans le cadre de cette nouvelle politique de licences pourraient être disponibles dès l’été, selon une porte-parole de Microsoft. Elle a toutefois refusé de dire quelles versions de Windows et d’Office 365 seront disponibles sous ce régime, mais la liste devrait inclure Windows Phone 8.1, Windows RT et Windows 8.1. Et avec un OS gratuit, on peut également s’attendre à une baisse du prix des terminaux et à une rude concurrence avec Android.

Source: Le Monde Informatique à http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-build-2014-windows-8-gratuit-pour-les-smartphones-et-les-petites-tablettes-57076.html

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