Archive pour octobre, 2013

En Europe, 1 utilisateur de smartphone sur 7 réalise un achat en ligne à partir de son téléphone

comScore, Inc (NASDAQ: SCOR), un des leaders dans la mesure et de l’analyse du Digital, publie aujourd’hui un bilan des comportements d’achats sur mobile (m-commerce) dans les cinq principaux marchés européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni) grâce au service comScore MobiLens. L’étude indique que l’audience mobile des sites marchands dans l’Europe des 5 a augmenté de 43 pourcent au cours de l’année écoulée, avec un utilisateur de smartphone sur 5 accèdant à des sites de vente en ligne depuis leur téléphone. Par ailleurs, 1 utilisateur de smartphone sur 7 dans l’Europe des 5 a réalisé un achat avec son mobile.

Détail du communiqué de presse:

Les usagers de smartphones européens allant sur des sites d’achats ont vu leur nombre augmenter de 43 pourcent en seulement un an

Paris, 21 octobre 2013 - comScore, Inc (NASDAQ: SCOR), un des leaders dans la mesure et de l’analyse du Digital, publie aujourd’hui un bilan des comportements d’achats sur mobile (m-commerce) dans les cinq principaux marchés européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni) grâce au service comScore MobiLens. L’étude indique que l’audience mobile des sites marchands dans l’Europe des 5 a augmenté de 43 pourcent au cours de l’année écoulée, avec un utilisateur de smartphone sur 5 accèdant à des sites de vente en ligne depuis leur téléphone. Par ailleurs, 1 utilisateur de smartphone sur 7 dans l’Europe des 5 a réalisé un achat avec son mobile.

La consultation de sites marchands depuis des smartphones varie considérablement entre les pays de l’Europe des 5
En août 2013, 20,4 pourcent des usagers de smartphone dans l’Europe des 5 ont accédé à des sites et applications de m-commerce, soit une hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. L’Espagne est le marché où la croissance est la plus rapide, avec un bond de 66,5 pourcent qui représente 3,3 millions d’usagers de smartphone se connectant aux sites et applications de m-commerce depuis leur téléphone. L’Italie prend la deuxième place avec une hausse de 61,3 pourcent qui représente près de 5,6 millions d’usagers de smartphones se connectant aux sites et applications de m-commerce depuis leur téléphone. Si on analyse de plus près la part d’usagers de smartphones, l’Italie prend alors la première place avec une hausse de 4,8 points de pourcentage, avec 19,3 pourcent d’usagers de smartphone. L’Allemagne, pour sa part, est le plus gros marché en valeur absolue, avec 9,9 millions d’acheteurs sur smartphone, suivi par le Royaume Uni avec 9,7 millions.

Activité de M-Commerce parmi les usagers de smartphone 
 Moyenne sur trois mois se terminant en août 2013 comparée à août 2013
 Total Europe des 5 (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume Uni), Age: 13+
 Source: comScore MobiLens
  Ont accédé à des Sites et Applications Marchands sur la période
Audience smartphone (000) Croissance annuelle de l’audience % de l’audience smartphone totale Croissance annuelle en points de pourcentage
Europe des 5 31 804 43.3 % 20.4 % 2.8
Espagne 3 284 66.5 % 12.2 % 3.1
Italie 5 589 61.3 % 19.3 % 4.8
Allemagne 9 929 45.2 % 27.2 % 2.9
France 3 340 35.9 % 11.7 % 1.1
Royaume Uni 9 662 29.5 % 27.6 % 2.4

Plus d’1 usager de smartphone sur 3 prend une photo d’un produit en magasin
Dans l’Europe des 5, plus d’un usager de smartphone sur 4 prend des photos de produits sur lieu de vente au moins une fois dans le mois. Les Européens ont également tendance à consulter leurs amis ou famille avant de mener la transaction à son terme : 14,3 pourcent envoient une image produit et 14 pourcent appellent ou envoient un texto à propos d’un produit.

Activités M-Commerce sur point de vente des usagers de smartphone 
 Moyenne sur une période de 3 mois se terminant en août 2013
Total Europe des 5 (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume Uni), Age: 13+
 Source: comScore MobiLens
  Audience smartphone (000) % de l’audience smartphone totale
Total Smartphone Audience: 13+ yrs old 155,772 100.0%
Ont pris la photo d’un produit 36,617 23.5%
Ont envoyé la photo d’un produit à des amis/famille             22,317               14.3%
Ont appelé ou envoyé un texto à des amis/famille sur un produit 21,782 14.0%
Ont scanné le QR-Code d’un produit 17,047 10.9%
Ont comparé les prix d’un produit 12,286 7.9%

En Europe, 1 usager de smartphone sur 7 a réalisé une transaction m-commerce
Dans l’Europe des 5, 22,8 millions d’usagers de smartphone ont acheté des produits ou services via leur téléphone en août 2013, une augmentation de 37 pourcent par rapport à août 2012.

Une analyse des 5 principaux types de produits et services achetés via un smartphone indique que les vêtements ou accessoires (5,4 pourcent de l’audience smartphone) et les appareils grand public électroniques ou ménagers (3,8 pourcent) comme les plus prisés. Les autres services ou produits achetés par les usagers européens de smartphone sont des livres (3,8 pourcent), des tickets (3,4 pourcent) ou des produits de soin / hygiène (2,6 pourcent).

Activités M-Commerce des usagers de smartphone
 Moyenne sur une période de 3 mois se terminant en août 2013
Total Europe des 5 (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume Uni), Age: 13+
 Source: comScore MobiLens
  Audience smartphone (000) % de l’audience smartphone totale
Total Smartphone Audience: 13+ yrs old 155, 772 100.0%
   Ayant acheté des produits ou services 22,765 14.6%
Type de produits ou services achetés
   Vêtements ou accessoires 8,411 5.4%
   Appareils grand public électroniques / ménagers 5,957 3.8%
   Livres (exceptés e-books) 5,861 3.8%
   Billets 5,352 3.4%
   Produits de soin / hygiène 4,118 2.6%

A propos de MobiLens 
Les données MobiLens proviennent du sondage en ligne d’un échantillon représentatif d’abonnés mobiles âgés de 13 ans et plus. Les données relatives à l’usage du téléphone mobile se réfèrent uniquement à l’usage du mobile principal de l’usager et n’inclut aucune donnée correspondant à un deuxième appareil mobile.

A propos de comScore
comScore, Inc. (NASDAQ: SCOR) est un des leaders dans la mesure et l’analyse du Digital, offrant un aperçu des comportements Web, Mobile et TV permettant de maximiser leurs investissements Digital. Pour plus d’informations :www.comscore.com/companyinfo

Hélène Azevedo
Marketing Manager Europe
comScore, Inc.
+33 (0) 1 7997 03 88
worldpress@comscore.com

Publié à : http://www.comscore.com/fre/actualites_et_evenements/Press_Releases/2013/10/En_Europe_1_utilisateur_de_smartphone_sur_7_realise_un_achat_en_ligne_a_partir_de_son_telephone?ns_campaign=COM_EMEA_FR_OCT2013_EMKTG_PRESSRELEASESEUROPE&ns_mchannel=em&ns_source=comscore&ns_linkname=text_link_see_full_version&ns_fee=0

 

Les réseaux sociaux en Chine

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Avec presque 600 millions d’internautes, la Chine est un des pays les plus connectés. Mais avec la censure du gouvernement Chinois, le « Great Firewall », la Chine a développé ses propres entreprises web, ses propres applications et ses propres réseaux sociaux.

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Nous verrons d’abord comment se classifient les médias sociaux en fonction de leurs fonctionnalités avec un graphique présentant les principaux médias sociaux. Puis nous vous présenterons les principaux réseaux sociaux Chinois, les entreprises qui les ont créés, ainsi que leur développement dans le pays

Le diagramme du paysage des médias sociaux en Chine

Les réseaux sociaux en ChineLes réseaux sociaux en Chine. Source CIC

La partie « functional networks » correspond aux plateformes fonctionnelles qui servent de support à d’autres plateformes ou qui ont été intégrées dans d’autres plateformes. Cela incluse les sites de questions-réponses, les blogs, les wiki, et les LBS (Location-based services). On y trouve les sites appartenant à Baidu, tels que Baidu Zhidao (questions réponses) et Baidu Baike (l’équivalent de Wikipédia).

La partie « Core Networks » correspond aux principaux médias sociaux chinois qui représentent le nerf de la guerre entre les grosses entreprises du web. En effet on y trouve les microblogs, comme Weibo, les messageries instantanées, comme QQ, les plateformes sociales mobiles, comme Wechat, les sites de partage de vidéos et musiques, comme Youku, les forums, comme Baidu Tieba, l’e-commerce comme Yihaodian, et les SNS (social network services), comme renren (l’équivalent de facebook).

Il est important de noter que les plateformes mobiles sociales sont un élément important nouveau dans ce paysage, car Wechat par exemple, crée en 2011, a déjà 236 millions d’inscrits en Chine et 400 millions dans le monde.

La partie « Value-added social networks » correspond aux plateformes principales, mais avec des services ajoutés. Cela inclus le social commerce, les agrégateurs sociaux, les plateformes de « social gaming » et les moteurs de recherche sociaux comme Bing et Siri.

Enfin, la partie « emerging/niche networks » correspond à des plateformes relativement indépendantes ou qui ciblent des marchés de niche. Cale inclus les sites de voyage, les petits blogs, les sites de rencontre, les réseaux professionnels (l’équivalent de LinkedIn), les sites de partage de photos, et les télés sociales.

Il est important pour une marque de connaître ces principaux sites et leurs utilisations. Mais intéressons nous plus particulièrement aux principaux réseaux, ou en tout cas à ceux qui marchent le mieux en Chine.

Les principaux réseaux sociaux Chinois

Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing ChineOlivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

Weibo

Avec plus de 500 millions d’utilisateurs et 50 millions qui sont actifs chaque jour, Weibo est pour l’instant le leader dans les réseaux sociaux Chinois. Il est souvent comparé à Twitter, mais c’est en fait un mélange entre Facebook et Twitter, puisqu’il est beaucoup plus riche que ce dernier. En effetil a des fonctionnalités qui permettent de créer des fils de discussion, l’utilisateur peut partager des photos et des vidéos plus lourdes que sur nos réseaux occidentaux ; on peut écrire plus de choses que sur Twitter puisqu’avec 140 caractères on écrit plus de choses en chinois qu’en français ou qu’en anglais… Bref, il est en fait assez différent de TWitter.

Il est également très influent en Chine puisque 70% des utilisateurs pensent que les informations de Weibo sont fiables, contrairement aux médias traditionnels Chinois qui sont contrôlés par le gouvernement.

Weibo est bien évidemment également censuré mais les weibonautes réussissent parfois à contourner la censure en inventant des synonymes, ou en relayant les informations très vite. La rapidité et l’influence de ce réseau sont telles que le gouvernement a crée une loi récemment interdisant de créer des « rumeurs » sur les réseaux sociaux. Ainsi un adolescent de 16 ans a déjà été arrêté en Chine pour cette raison.

Weibo a été crée en 2009 par Sina, qui est une grosse entreprise du web qui a eu un chiffre d’affaires de 366 millions d’euros en 2011.

Wechat ou Weixin en Chinois

Crée en 2011 par Tencent, la plus grosse entreprise web chinoise, Wechat possède déjà plus de 236 millions d’utilisateurs en Chine et plus de 400 millions dans le monde. C’est un réseau social sur mobile, qui est privé, contrairement à Weibo, et où l’utilisateur partage des informations avec ses connaissances.

Tencent avait un chiffre d’affaires de presque 7 milliards de dollars en 2012, et c’est la plus grosse entreprise du web Chinois. L’entreprise avait également crée QQ, une plateforme de messagerie instantanée qui avait encore presque 800 millions de comptes actifs en mars 2013. QQ est cependant plus populaire que Wechat, qui lui a été crée pour faire de la concurrence à Weibo, et qui cible plutôt les classes chinoises urbaines moyennes et aisées.

QZone

QZone est encore un réseau social de Tencent, crée en 2005, qui permet d’écrire des blogs, de partager et d’envoyer des photos, d’écouter de la musique, de tenir un journal… Il avait 600 millions d’utilisateurs en 2012 et il est 2ème dans le classement des réseaux sociaux par taux de partages, après Weibo. Les utilisateurs QZone mettent de plus leur profil à jour au moins une fois par mois.

En conclusion, le paysage des réseaux et medias sociaux chinois est un des plus riches du monde puisque, Internet étant censuré depuis plusieurs années, depuis la création du « Great Firewall », les entreprises Chinoises du web ont eu beaucoup de temps pour se développer en créant des systèmes adaptés à la société chinoise. Il est donc important quand une marque veut s’implanter en Chine de connaître ce paysage et ces réseaux, avec notamment les plus important et les plus influents tels que Weibo, et ceux qui se développent très vite tels que Wechat. Sur ces réseaux les entreprises peuvent accroître leur visibilité, faire du buzz pour faire parler d’elles, utiliser les leaders d’opinion pour attirer des fans et des consommateurs…

Pour en savoir plus n’hésitez pas à lire l’article sur le marketing sur Weibo, et celui sur les 10 raisons d’être présent sur les réseaux sociaux chinois.

Auteur : Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

publié Par  le 15 octobre 2013 à http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/chine-reseaux-sociaux-chinois-201319.html?utm_campaign=20131017-nonabonnes&utm_source=20131017-nonabonnes&utm_medium=20131017-nonabonnes

Les buralistes s’essaient au métier de guichetier de banque

Le « Compte nickel », compte de paiement dans les bureaux de tabac, sera lancé en phase de test en novembre chez certains buralistes avant d’être déployé partout en France, ont annoncé mercredi la Confédération des buralistes et la Financière des paiements électroniques.

Les buralistes s'essaient au métier de guichetier de banque dans ... marches industrie-tabac-san

Lors d’une conférence de presse, visant à détailler le fonctionnement de ce compte de paiement, la Confédération a indiqué avoir pris une participation de 5% dans le capital de la Financière, confirmant une information révélée vendredi par l’AFP.

Cette participation s’accompagne d’une exclusivité de six années accordée aux 27.000 buralistes de France pour proposer ce nouveau compte.

Pour le grand public début 2014

Lancé en phase de test en novembre, le « Compte nickel » pourra ainsi être ouvert en quelques minutes chez un buraliste, après avoir acheté un coffret contenant une carte de paiement Mastercard et fourni un document d’identité et un numéro de téléphone. Le relevé d’identité bancaire (RIB) sera alors immédiatement créé, tout comme le code de la carte.
Son déploiement auprès du grand public reste prévu pour début 2014, avec l’objectif affiché d’arriver à 100.000 comptes ouverts fin 2014.

La formule de base du « Compte nickel », qui comprend notamment sa gestion par internet, des notifications par SMS, les virements et les prélèvements, coûtera 20 euros par an.
S’y ajouteront des frais pour les retraits d’espèces chez les buralistes (0,5 euro) ou dans un distributeur de billets (1 euro) ou encore en cas de dépôts d’espèces chez le buraliste (2% de la somme).
Etant donné qu’aucun découvert n’est possible, il n’existe donc aucun agios, frais d’incident ou frais d’intervention.

Diversification des revenus pour les buralistes

« Le coût annuel du « Compte nickel » ne devrait pas dépasser 50 euros par an, soit trois fois moins que le tarif généralement constaté », a relevé Hugues Le Bret, président du comité de surveillance de la FPE et ancien PDG de Boursorama (groupe Société Générale).
Il a également fait valoir que ce nouveau compte ne faisait pas peser davantage de risques pour les buralistes car, « au contraire, les clients auront plutôt tendance à venir retirer des espèces, ce qui va alléger leur caisse ».
Pour les buralistes, qui seront quelques dizaines à être agréés au lancement du compte, il s’agit de diversifier leurs sources de revenus.
Ainsi, sur les 20 euros du coffret initial contenant la carte de paiement, deux euros leur sont reversés, puis un euro les deux années suivantes si le compte reste actif.
Ils percevront également 0,23 euro à chaque retrait d’espèces chez eux et 0,75% de la somme en cas de dépôt.

Autres articles sur le sujet

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond


Moins 889 emplois chez Gad. 1 400 chez Doux. Et encore 1 600 dans les divers plans sociaux annoncés. Dont celui de Marine Harvest, dans le secteur du saumon cette fois : 400 postes supprimés d’ici à 2014.

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond dans - Bretagne agroalimentaire_3_copie

+ Lire aussi « Ayrault débloque 15 millions d’euros pour l’agroalimentaire breton »


S’y ajoute Le Clézio-TDI, du groupe Even, avec 130 emplois menacés à la limite des Côtes-d’Armor et du Finistère. Plan social encore chez Boutet-Nicolas (toujours du groupe Cecab, marque D’Aucy), dans le secteur des légumes. Plus 3 000 à 4 000 emplois menacés dans le secteur de la volaille export. Oui, l’agroalimentaire breton traverse une crise très grave.On en arrive, en quelques semaines, à près de 7 000 emplois directement impactés. Une crise terrible, qui menace des milliers de familles, des bourgs et des pays entiers, comme Lampaul-Guimiliau près de Morlaix (Finistère).

Concurrence, cours des céréales…

Ces 7 000 emplois représentent 10 % de l’emploi total breton dans ce secteur (70 000 personnes). Et sont essentiellement concentrés dans le secteur de la viande (45 % des emplois de l’agroalimentaire breton), touché de plein fouet. Une filière viande à faible valeur ajoutée, où les baisses de compétitivité viennent gratter l’os.

Pourquoi ce bilan ? Pour trois raisons. D’abord la très vive concurrence que font subir l’Allemagne et les Pays-Bas à ce modèle économique breton : plus compétitifs, avec des coûts de main-d’oeuvre moindres. Il y a eu, aussi, cette flambée du cours des matières premières (céréales et aliments pour bétail).

Avec ses hausses, « en dix ans, les marges ont été divisées par deux pour être réduites quasiment à néant », pointe Jean-Paul Simier, spécialiste du sujet à Bretagne Développement Innovation. Des hausses de tarifs impossibles à répercuter auprès de la grande distribution française, très atypique en Europe, un troisième facteur déterminant.

Ce modèle économique breton de production de viande est-il condamné ? « Certainement pas », réplique Jean-Paul Simier. D’abord parce que, comme aux Pays-Bas et en Allemagne, les restructurations et concentrations sont encore sans doute souhaitables, pour des raisons de taille critique. C’est ce qu’exige, aujourd’hui, le marché. Et c’est bien ce que l’on voit arriver aujourd’hui, en Europe : le résultat de dix ans de concentrations industrielles. Reste que la production baisse (- 40 % pour la volaille en quinze ans et deux millions de porcs en moins en France), ce qui vient plomber cette filière conçue sur une saturation des outils, désormais en sous-capacité.

Quelle réponse possible ? « Sa diversité : 500 entreprises de plus de vingt salariés, 500 millions d’euros investis par an et une balance commerciale excédentaire. » Ce tissu économique n’est pas monolithique, mais très diffus et varié. « D’où de véritables capacités de rebonds. » Avec de la vraie valeur ajoutée : charcuterie, plats cuisinés… Et c’est sans doute dans cette recherche de valeur ajoutée que se trouve la réponse. Comme pour les volailles LDC, en Sarthe, qui viennent d’investir 100 millions cette année et annoncent une croissance de 7 %.

Christophe VIOLETTE

Comment les entreprises essaient de reprendre la main sur les réseaux sociaux

 

Un tweet agacé contre les retards d’EasyJet, et Mark Leiser s’est vu refuserl’embarquement mardi 24 septembre. La compagnie a répondu sur Twitter et le doctorant en droit obtiendra finalement gain de cause. Mais l’épisode est révélateur de l’intérêt porté désormais par les entreprises à leur e-réputation.

Idem, quand la semaine dernière toujours, le patron des pâtes Barilla présente sesexcuses sur Twitter après les indignations dont bruissaient Facebook et Twitter en réaction à ses propos homophobes. Sur un mode plus positif, l’échange entre marques lancé par Vélib’ a réussi à créer le buzz, tout comme la réponse du facétieux  »community manager » (chargé de communauté) de la Fnac à un client voulant savoir comment faire entrer un « blue-raie » dans son lecteur.

Que ce soit pour assurer leur communication, pour promouvoir un événement oueffectuer leurs recrutements, les entreprises sont de plus en plus actives sur lesréseaux sociaux publics. « Les gens pensent, à raison, qu’ils ont plus de chances d’avoir gain de cause en dirigeant leurs requêtes vers les réseaux plutôt que vers le service client, affirme Laurent Cabioch, directeur stratégies digitales et réseaux sociaux de l’agence W&Cie. Car un commentaire rageur sur Facebook ou surTwitter, c’est une critique plus visible que de se mettre au milieu d’un centrecommercial et de faire un scandale : elle engage la réputation de la marque auprès de davantage de personnes et sur un laps de temps plus long. »

RÉACTIVITÉ ET PROXIMITÉ

Outre Facebook et Twitter, les réseaux Instagram, Pinterest et Vine sont très appréciés des entreprises pour leur aspect créatif, particulièrement valorisant dans le luxe, la distribution, les biens culturels… mais pas seulement. Si la SNCF refuse de transformer son « wall » Facebook en mur des lamentations (sa branche francilienne a opté pour une politique différente et invite les passagers bloqués à signaler les retards sur Twitter), la compagnie ferroviaire utilise Instagram pourlancer des concours photos et véhiculer une image plus positive.

De l’avis des spécialistes, c’est l’arrivée de Facebook en 2004 (2006, pour le grand public), qui a changé la donne pour les entreprises. Twitter joue aussi un rôle non négligeable comme support de la relation client, même si son fonctionnement, public, n’est pas adapté à la confidentialité de certains échanges. Le service après-vente se termine souvent via la messagerie privée du réseau, sans véritable plus-value par rapport à un courriel classique.

Pour les entreprises, les réseaux sociaux portent une promesse de proximité et de réactivité avec les clients. Ainsi, le compte Twitter de La Poste a été personnalisé avec l’avatar de LisaAir France précise sur son compte qu’il répond aux questions sept jours sur sept, de 9 heures à 21 heures.

« L’accès à Internet par différents supports est une nouvelle source de relation client en temps quasi réel », notent les chercheuses à l’école de management de Télécom Christine Balagué et Patricia Baudier. « On se trouve aujourd’hui dans le paradigme de l’économie de la contribution, où des milliers d’individus sur Internet donnent leur avis sur des produits ou des entreprises, votent sur des marques, commentent ou diffusent de l’information. C’est l’ère du consommacteur. »

Impact et rôle du community manager sur Twitter dans la gestion de la relation client – See more at: http://chairereseaux.wp.mines-telecom.fr/christine-balague/#sthash.h6FmJvqb.dpuf
Impact et rôle du community manager sur Twitter dans la gestion de la relation client – See more at: http://chairereseaux.wp.mines-telecom.fr/christine-balague/#sthash.h6FmJvqb.dpuf

Cette importance accordée aux réseaux sociaux se traduit dans l’organisation des entreprises.  »Les entreprises qui consacrent des budgets importants aux call centers et au SAV vont réfléchir à l’éventuel transfert d’une partie de ces activités vers les réseaux sociaux », jugent les chercheuses.

COMMUNITY MANAGER, UN NOUVEAU MÉTIER

« La présence sur les réseaux sociaux oblige l’entreprise à se transformer, avec ses circuits de circulation de l’information, raconte Laurent Cabioch. C’est souvent un job où l’on plaçait quelqu’un considéré comme ‘geek’, jeune… Aujourd’hui, la logique aurait tendance à s’inverser et on privilégiera quelqu’un qui est déjà bien intégré dans l’entreprise et connaît le secteur. »

A La Poste, « le community management est assuré par deux personnes et l’activité est complètement internalisée, explique Patrice Hillaire, responsablemédias sociaux. Plus particulièrement, en ce qui concerne la relation client, nous avons le soutien d’une équipe de spécialistes que nous avons formés aux médias sociaux et qui répondent aujourd’hui aux sollicitations sur Facebook et Twitter. »

Des témoignages compilés sur le site de recrutement en ligne RegionJobsmontrent qu’au sein des entreprises, les postes de community managers sont dans la très grande majorité des cas occupés par des salariés de moins de 35 ans, mais il ne s’agit pas toujours d’un emploi à temps complet.

 

Un métier lié aux PME et à la communication.

 

Aux Etats-Unis, l’université de Floride a ouvert le premier master au monde spécialisé dans les réseaux sociaux (entièrement en ligne). Les étudiants y apprennent à les utiliser dans le cadre d’une « stratégie de communication de masse » appliquée aux secteurs de la politique et de l’entreprise. En France, Paris 2 ou le Celsa permettent de se former, plus largement, aux métiers du multimédia.

Car c’est devenu un métier à part entière. Une récrimination concernant un jambon-beurre rassis ? Une demande d’information sur la fabrication d’un tissu confectionné en Chine ? Le signalement du comportement violent d’un vigile ? Autant de questions que posent les clients de Monoprix sur la page Facebook de l’entreprise et auxquelles répond son community manager.

« Les questions et réactions peuvent être très variées et le community manager(externalisé en agence) est aidé par Synthesio, une console qui enregistre toutes les conversations nous concernant sur les réseaux », raconte Stéphanie Jayet, la responsable web-marketing de l’enseigne. « On a également ‘coloré’ les réponses types du service client pour qu’elles correspondent à la ligne éditoriale de la page », ajoute-t-elle. Une page qui a valeur de bible à ses yeux.  »C’est un laboratoire magnifique : on récolte beaucoup d’informations sur les goûts des gens ! »

  • Journaliste au Monde

Les réseaux sociaux internes aux entreprises

 Les entreprises vont jusqu’à développer également leurs propres réseaux sociaux en interne : selon une étude du Journal du Net, 75 % des groupes du CAC 40 ont un réseau social d’entreprise, essentiellement pour un usage intranet (informations pratiques, messagerie, calendrier et communication interne).

Les entreprises ne poussent pas l’innovation jusqu’à changer de fournisseur et sont fidèles à Microsoft. Son Sharepoint est ainsi présent chez Orange, Renault ou Publicis Groupe. Parmi les autres solutions, détaille le JDN : Jive (Air Liquide, Rhodia, Saint-Gobain…), IBM Connections (Axa, Danone…), mais aussi la solution française bluekiwi, rachetée par Atos (chez Michelin et LVMH).

 

paru sur Le Monde.fr à http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/30/comment-les-entreprises-essaient-de-reprendre-la-main-sur-les-reseaux-sociaux_3484467_3234.html

 

 

 

 

L’explosion de la vente directe à domicile

Avec la crise, la vente directe attire de plus en plus de personnes de tous âges. Chômeurs, étudiants, retraités, et même des salariés qui arrondissent ainsi leurs fins de mois. À la différence du e-commerce, ces personnes retrouvent aussi de la convivialité.

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« Compléter vos revenus ? Remplacer votre salaire ? Ou voir les choses en grand et faire carrière ? » C’est ce que propose Charlott, une marque de lingerie féminine vendue uniquement à domicile. Le concept n’est pas nouveau !

Le concept de la vente à domicile ou vente directe existe depuis plus de cinquante ans – Rappelez-vous Tupperware – et n’a cessé de faire des petits. On peut vendre de tout ainsi : bijoux, produits d’entretien, alimentation, vêtements… Et même des sex toys ! Les annonces et forums de recrutements fleurissent. « À condition d’avoir un bon produit », prévient une des 3 700 ambassadrices de Charlott. Cette marque qui fête ses vingt ans, vient même d’affréter un bus pour recruter 1 000 conseillères. Parti de Saint-Etienne le 16 septembre, il a sillonné la France et fait étape dans quarante-quatre villes avant de terminer son périple, mercredi, à Nice. De passage en Pays de la Loire, le 26 septembre, il a fait une étape de deux heures à Saint-Herblain, près de Nantes.

Compléter son salaire

« 32 personnes sont venues dans le bus », détaille un manager de la marque. Comme Aurélie, 24 ans, vendeuse à mi-temps, dans un magasin de vêtements de Saint-Nazaire. « Je gagne 800 € par mois et j’ai besoin d’un revenu complémentaire », explique-t-elle. Ou encore Claudine, 60 ans. Cette jeune retraitée de l’Éducation nationale touche 2 000 € par mois. « Mais j’ai encore un fils de 21 ans à charge et un crédit pour la maison. J’espère gagner autour de 400 € par mois. Pour cela, il faut que je vende pour 1 500 € de lingerie. »

Claudine et Aurélie ont été contactées par Corinne, 46 ans, vendeuse de la marque depuis quatre ans et demi.« Maman de trois enfants, il fallait bien que je complète mon salaire, raconte cette pimpante hôtesse de 46 ans. Depuis un an et demi, je ne travaille plus que pour Charlott. J’anime une équipe de dix vendeuses. Je gagne entre 1 200 et 1 500 € par mois. L’entreprise me prête une. Je n’ai que le gazole à payer. »

Claudine, la jeune retraitée, a un peu d’appréhension. « En signant un contrat, j’ai versé trois chèques de 100 €. Si je fais quatre réunions par mois, pendant trois mois, ils les déchirent au fur et à mesure. Si ça ne marche pas, j’ai un joker d’un mois. » Corinne se veut rassurante : « Au début, on ne vous laisse jamais seules. On vous forme, on vous explique nos techniques de vente et comment progresser. »Claudine a parlé de son projet à des copines qui lui ont promis de venir à sa première réunion. Elles achèteront sans doute de la lingerie pour lui faire plaisir. Au bout d’un moment, il faudra élargir le cercle… Et trouver de nouvelles hôtesses qui acceptent d’inviter de nouvelles clientes potentielles. « Une présentation, c’est environ quatre heures. Pour moi, ce n’est pas du travail, mais de bons moments conviviaux »,tempère Corinne.

Sandrine, une Nantaise, est conseillère chez Charlott depuis sept ans. Elle gagne entre 3 500 € et 4 000 € par mois pour une trentaine d’heures travail par semaine. Cette animatrice chevronnée anime un réseau d’une vingtaine de vendeuses indépendantes. Aujourd’hui, ce sont elles qui lui rapportent le plus, car elles lui versent un pourcentage de leurs ventes. C’est l’effet boule de neige. Mais avant de faire une boule, il faut que tombe la neige !


Un secteur de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires

La vente à domicile (ou vente directe) pèse près de 500 000 emplois en France. Chaque année, elle recrute environ 30 000 personnes à temps partiel ou à temps plein. Le marché affiche une belle croissance : + 1,6 % par an en volume depuis dix ans. En vingt ans, le nombre de vendeurs a été multiplié par 2,3.
Les plus gros chiffres d’affaires se font dans l’habitat, la gastronomie, la beauté, le textile et les accessoires de mode. La fédération de la vente directe compte quelque 130 marques adhérentes. Leur nom : H2O bio (entretien et cosmétique), CJT prêt-à-porter, Dermance (soin pour le corps) ou Swipe (cosmétique et ménager).
Le concept a débarqué en France dans les années 1960, avec des marques comme Tupperware. Petit à petit, ce mode de distribution importé des États-Unis est tombé en désuétude : image vieillotte, explosion des grandes surfaces… Il a retrouvé un nouvel élan au milieu des années 1990, avec la création du statut de vendeur à domicile indépendant (1). Pourquoi ce regain ? « La vente directe répond au besoin de lien social, de convivialité et de proximité, résume le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Au domicile ou à celui d’un proche, le client potentiel se sent en confiance. » Idéal, aussi, pour tester un produit avant d’acheter.
Les cours de cuisine, par exemple, permettent de vendre des accessoires à l’issue des démonstrations. En organisant 8 000 cours par an, le français Silit a écoulé 150 000 produits et réalisé un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. Mais la France a encore du retard. On compte 1,5 fois plus de vendeurs en Allemagne, 2,1 fois plus au Royaume-Uni. En Europe, on compte 11,3 millions de vendeurs pour un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros (4 milliards en France).

(1) Ce statut prévoit notamment l’inscription des vendeurs au régime général de la sécurité sociale et la possibilité de cumul avec les indemnités d’aide au retour à l’emploi ou la retraite.

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/lexplosion-vente-directe-domicile-03-10-2013-112172?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20131004_local_votreNewsletter

 

 

Silk Road : le FBI ferme un supermarché du crime en ligne

Le chiffre d’affaires de Silk Road, une place de marché virtuelle où l’on pouvait acheter de la drogue avec des bitcoins, s’est approché de 1,2 milliard de dollars en deux ans et demi.

Silk Road était devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée sur Internet, selon le FBI - Copie d’écran présentée sur le site Wikipedia.

Silk Road était devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée sur Internet, selon le FBI – Copie d’écran présentée sur le site Wikipedia.

Terminus pour la route de la Soie. La place de marché en ligne « Silk Road » a été fermée par le gouvernement américain au début de la semaine, et son gérant Ross William Ulbricht a été arrêté mardi à San Francisco. Cet homme de 29 ans est accusé de conspiration en matière de trafic de drogues, de piratage informatique et de blanchiment d’argent. Le juge de la cour fédérale de Manhattan a également déclaré qu’Ullbricht avait tenté de faire tuer une personne qui essayait de le faire chanter.

« Silk Road est devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée et la plus étendue sur Internet aujourd’hui », a déclaré un agent du FBI. En effet, de janvier 2011 à septembre 2013, cet « eBay du vice » a amassé environ 1,2 milliard de dollars de chiffre d’affaires, dont 80 millions de commissions pour The Silk Road. On pouvait y trouver un gramme de cocaine pour l’équivalent de 127 dollars, du LSD, des amphétamines, de l’héroïne, ou bien engager un tueur à gage dans plusieurs pays. Il était également possible de faire appel à des hackers pour des travaux de piratage en tout genre, ou d’acheter des virus informatiques.

La galaxie du « Dark Net »

Ce supermarché du crime a pu fonctionner pendant 2 ans et demi parce qu’il était invisible pour la plupart des internautes. En effet, The Silk Road fait partie du « Dark Net », un « Internet de l’ombre » auquel on ne peut pas accéder en tapant un mot-clé sur Google. Il faut utiliser Tor, un service gratuit qui permet de dissimuler son identité, et un logiciel opensource issu des laboratoires de recherche de la Navy. On se connecte de façon anonyme via des « tunnels » virtuels, sans laisser de traces.

L’autre élément-clé du succès commercial de Silk Road est l’usage exclusif d’une devise virtuelle, le bitcoin. Cette monnaie cryptée non émise par une banque centrale, qui est également utilisée pour des transactions parfaitement légales, est convertible en devises sonnantes et trébuchantes. Il y aurait près de 12 millions de bitcoins en circulation quatre ans après la création de cette monnaie virtuelle par un groupe de développeurs informatiques. Le bitcoin valait 142 dollars avant mardi. Le cours a chuté à 110 dollars immédiatement après l’arrestation de Ross Ulbricht. Hier, après la médiatisation de l’affaire, il était descendu à 85 dollars.

Par Solveig Godeluck

Source: Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203043968525-silk-road-le-fbi-ferme-un-supermarche-du-crime-en-ligne-613189.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20131003-[s=461370_n=3_c=304_]-1228232@2

 

 

 

 

Danone défie Mars et Kraft sur le marché du snacking

Le groupe lance un nouveau produit, entre yaourt et fromage blanc, à moins de 1 euro le pot.

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. - Photo Danone

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. – Photo Danone

Danone s’attaque à un nouveau segment de marché, celui de l’en-cas de 10 heures ou 16 heures, où 80 % des Français grignotent. Pour cela, le groupe dirigé par Franck Riboud a créé une marque, Danio, et «  un produit qui n’existait pas », se situant entre le yaourt et le fromage blanc. Très concentré, hyperprotéiné, il se veut une alternative à « des consommations gourmandes, riches et sucrées, comme les barres chocolatées, les biscuits ou plus diététiques, les fruits, qui ne calment pas toujours les petites faims », précise Olivier Delamea, directeur général du pôle ultra-frais en France. Avec Danio, Danone vient sur le terrain de géants comme les américains Kraft ou Mars. Et tente de réveiller le très gros marché français des produits laitiers, dont il est le leader, mais qui recule depuis dix-huit mois. Les Français ont consommé 1,8 million de tonnes de produits laitiers pour 4,5 milliards d’euros au cours des douze derniers mois.

Trois litres de lait pour 150 grammes de produit

Totalement innovante, la technologie utilisée donne, à partir de trois litres de lait, un produit de 150 grammes, différent de tout ce qui existe déjà dans le secteur ultra-frais. Très dense, en version 0 % ou 2,4 % de matières grasses, il a «  une texture unique ». Nature ou aux fruits (myrtille, passion, framboise, fraise…), il sera vendu à l’unité, à moins d’un euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. «  A 0,95 euro, nous nous plaçons exactement sur le terrain des spécialistes du snacking », ajoute Olivier Delamea. L’élaboration de Danio a amené Danone à se doter d’une nouvelle ligne de production dans son usine du Pays de Braye en Normandie.

Cette irruption sur un marché, qui n’est pas le sien, s’accompagnera d’ «  un dispositif de lancement extrêmement puissant », qui vise un public plutôt jeune (25-49 ans). La marque, qui se veut humoristique, sera largement promue à la télévision et sur les médias sociaux, où elle proposera des jeux. Elle fera également l’objet d’une vaste campagne de dégustation, en grandes surfaces et dans les zones à forte concentration de bureaux. Les enseignes de la distribution le proposeront à la fois dans le rayon ultra-frais et dans le rayon snacking, où seront installées des armoires réfrigérées Danone. Danio sera également vendu dans tout le circuit hors domicile, dont les stations-service. A terme, le groupe dirigé par Franck Riboud vise 10 à 15 % de l’univers du snacking.

Maire-Josée Cougard

pour les Echos. Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203042170296-danone-defie-mars-et-kraft-sur-le-marche-du-snacking-612976.php

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