Archive pour août, 2013

Tipiak Restauration repense le snacking

Tipiak Restauration repense le snackingAfin de mettre en avant l’adaptabilité de son offre au marché, Tipiak Restauration sort un livret de recettes axées sur le snacking.  La marque y dévoile de nombreuses utilisations de ses mélanges de céréales sous forme de galettes, dans un sandwich, dans un burger, en salade… Au travers de ce livres, Tipiak Restauration rappelle que ses mélanges de céréales sont toujours pratiques et faciles à mettre en œuvre, aussi bien à chaud qu’à froid. Bonnes pour la santé, les céréales peuvent remplacer avantageusement la base de protéines habituelle dans un burger comme le steak haché. Une manière originale de détourner des grands classiques du snacking tout en garantissant un faible coût portion grâce au rendement élevé des produits Tipiak Restauration.

 

Publié sur http://www.zepros.fr/snackfoods/fournisseurs/12230/Tipiak-Restauration-repense-le-snacking.html

 

Le snacking des grands chefs

Une vision et analyse très personnelle:  

Par Romain R.

Pour continuer notre série d’articles sur les grands chefs et l’industrie agroalimentaire, nous allons tenter d’expliquer pourquoi et en quoi la gastronomie (et sa médiatisation) est aujourd’hui au service des intérêts des grands groupes industriels et financiers. Cette fois ci nous prendrons comme fil rouge un phénomène qui a commencé il y a maintenant une bonne décennie, à savoir l’intérêt des grands chefs pour le snacking, le fast food et tout ce qui s’y réfère.

Quelques acteurs majeurs du snacking

Toute nouvelle tendance ayant besoin de salons pour se développer, nous aborderons ici le « Sandwich and snack show » qui appartient au premier organisateur mondial de salons, la compagnie anglaise Reed Expositions. On retrouve parmi les partenaires notables de ce salon :

- Daniel Majonchi, fondateur du Leaders Club et président de sa branche internationale. Ce réseau se définit comme un outil de veille et de promotion, assurant les échanges et les interactions entre les restaurateurs et leurs partenaires industriels, équipementiers et prestataires de service [1]. Majonchi est aussi un membre fondateur, avec Corinne Ménégaux – directrice pôle chez Reed Expositions ainsi que du salon Equip’hotel – du Street Food en mouvement que parraine Thierry Marx et dont le but est de promouvoir la « cuisine nomade ». Notons que l’association communique largement sur tous ses membres fondateurs sauf un, Franck Trouet, directeur générale du Synhorcat (organisation patronale), qui en est le trésorier [2]. Daniel Majonchi est par ailleurs vice-président de Restaurants sans frontières, parrainé par Thierry Marx et Michel Boujenah [3].

- Bernard Boutboul, directeur général du Gira Conseil, cabinet de conseil spécialisé dans le marketing et la stratégie de développement dans le domaine de la restauration et dont les principaux clients sont des groupes du secteur agroalimentaire ou des chaines de restaurants et de boulangeries-pâtisseries. Il est lui aussi vice-président de Restaurants sans frontières. Pour mieux saisir en quoi consiste son travail, voici une de ses récentes déclarations à un journal algérien :

« Nous avons des clients qui souhaitaient rentrer en Algérie, il a été dit par les autorités locales qu’il n’y a pas de problèmes pour ouvrir une franchise de chaînes de restaurants, à une seule condition, qu’on fabrique tout sur place et qu’on utilise la main-d’œuvre locale. Cela peut poser des problèmes à de gros réseaux qui ont des laboratoires et des usines de production en Europe, au Moyen-Orient ou ailleurs [4]. »

- Rémy Lucas, « psycho-sociologue culinaire » (sic), directeur associé chez Cate Marketing, spécialisé dans la consommation hors domicile, également membre fondateur du Street Food en mouvement [5].

- Sans oublier le mondain du groupe, Sébastien Ripari, qui a commencé sa carrière comme écrivain avec son livre Genevadown, puis s’est fait connaître comme l’ami de Gad Elmaleh, avant de devenir « l’ami des chefs » par l’intermédiaire de son « Bureau d’études gastronomiques », bureau de consulting développant des produits pour le groupe Alain Ducasse, dont nous avons déjà parlé dans nos précédents articles, ou encore l’Exposition universelle de Shanghai, dont nous parlerons plus bas. Il est lui aussi membre fondateur du Street Food en mouvement et, entre autres, conseiller de Reed Expositions, pour lequel il a développé le Snacking des chefs qui se tient en marge du salon. Le Snacking des chefs est défini ainsi :

« Des chefs réalisent des démonstrations gastronomiques autour du sandwich suivant les spécificités actuelles du marché [6]. »

Il œuvre aussi, à travers l’association Tous à table, pour permettre à des personnes défavorisées de bénéficier d’une « mixité sociale à travers la gastronomie [7] ».

Ce n’est certainement pas un hasard si cette année le palmarès de la restauration (organisé par le Leaders Club) a été remporté par « le camion qui fume », food truck servant des burgers et des frites… Concept qui, comme attendu, va s’étendre dans d’autres villes [8]…

Il n’y a rien d’étonnant non plus à entendre nos grands chefs plaider, d’une part, pour une réforme de l’apprentissage, par la diminution de sa durée – jugée inadaptée au monde moderne – et par l’intégration du snacking dans les programmes officiels de formation des écoles hôtelières, et d’autre part commencer à promouvoir le système éducatif anglo-saxon – par l’intermédiaire de leurs instituts culinaires, dans lesquels figure déjà le snacking – avec notamment l’intégration du lifelong learning (l’éducation-tout-au-long-de-la-vie), comme nous le confirme la prochaine participation d’Alain Ducasse au Wharton Global Forum les 10 et 11 octobre a Paris. L’idée de fond : adapter les formations selon les demandes du marché [9].

 

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Rémy Lucas, Thierry Marx et Sébastien Ripari en compagnie de David Weber, président de la Food Truck Association de la ville de New York

 

Les grands chefs et le partenariat-écran 

Fonctionnant sur le même principe que la société-écran (société fictive, créée pour dissimuler les transactions financières d’une ou de plusieurs autres sociétés), le partenariat-écran est un partenariat – de grands chefs dans notre cas – souvent mis en avant pour dissimuler des transactions financières entre des sociétés et des groupes de l’agroalimentaire.

Prenons ici le cas assez troublant des frères Jacques et Laurent Pourcel. En plus d’être eux aussi dans la mouvance du snacking – Jacques Pourcel étant le parrain du Snacking des chefs [10] – ils investissent maintenant l’univers du petit déjeuner en signant un accord majeur avec le groupe hôtelier Park & Suites. Ce partenariat nous promet « un buffet qui sera notamment composé de confitures artisanales Lucien Georgelin cuites au chaudron et fabriquées localement… de fruits frais et de saison, ainsi qu’ un assortiment de bouchées sucrées et pâtisseries atypiques revisitant ainsi muffins, brioches, bägels, galettes de riz soufflé [11] »…

 

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Les frères Pourcel lors de la conférence de presse organisée à l’hôtel Park & Suites de Paris Bercy situé à quelques pas de la Grande Bibliothèque

 

Ce qui paraît étrange dans cet énoncé, c’est que bien que la compagnie mette fièrement en avant le nom de l’artisan qui prépare les confitures pour l’hôtel, elle reste étonnamment vague quand à l’origine des pâtisseries et des viennoiseries. Étonnant, puisque dès que des hôteliers ou des restaurateurs travaillent avec des artisans, ils s’empressent de nous faire savoir qui sont ces derniers avec photos, vidéos et interviews à l’appui (comme nous l’atteste la mention de l’artisan confiturier ainsi que la publicité de l’hôtel autour du partenariat avec les frères Pourcel). Il se pourrait que pour comprendre l’éventuelle provenance de ces produits il nous faille faire un léger retour en arrière dans la carrière de nos deux grands chefs.

En 2010, les frères Pourcel sont choisis pour s’occuper du Pavillon France à l’Exposition universelle de Shanghai. Ils prennent alors comme partenaire pour les accompagner dans cette aventure la marque Délifrance – fabriquant industriel de pains, de viennoiseries et de pâtisseries « fraîches », filiale du groupe Nutrixo – avec qui ils avaient commencé, quelques mois auparavant, une étroite collaboration [12]…

 

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Les chefs Pourcels et le boulanger industriel Délifrance, un partenariat prolifique

 

Notons que parmi les partenaires de Park & Suites se trouve une entreprise du nom de class’croute, chaine de restaurants vainqueur du prix du meilleur sandwich au Concours de France du sandwich, organisé par Délifrance, à l’occasion du European Sandwich and Snack Show et que la coupe du monde Délifrance du sandwich se fait en partenariat avec ce même salon [13]… Sommes-nous donc ici dans une collaboration de même nature, où l’utilisation du prestige du grand chef sert avant tout à donner une image artisanale aux avancées de l’industrie ? La question reste ouverte.

Les modèles de la chaine et de la franchise comme destruction des PME/PMI

Thierry Marx prétend que cette nouvelle tendance est une alternative à la malbouffe et que ce modèle va aider le petit artisanat des métiers de bouches à s’intégrer de façon économiquement viable dans la rue [14]. Pourtant, comme nous pouvons le constater, ce modèle économique n’a pas été créé dans le but d’aider l’artisanat mais dans celui de développer les modèles de la chaine et de la franchise qui permettront à moyen terme à la grande industrie – qui est entre les mains des banques et des financiers – de s’accaparer entièrement l’ensemble du tissu économique des PME-PMI, car comme nous pouvons déjà le constater, chaque entreprise acceptant d’entrer dans ce système se doit d’aller toujours de l’avant en se développant sans cesse – souvent de manière trop rapide – et doit, pour se faire, chercher des financements, et fini indéniablement entre les mains des géants de l’industrie et des banques.

Nous pouvons citer comme exemple la compagnie britannique Pret A Manger qui a du vendre une partie de ses parts à McDonald’s en 2001 afin de pouvoir continuer son développement. Pret A Manger a finalement été racheté par la société d’investissements Bridgepoint dans le but d’accélérer son implantation mondiale. D’ailleurs, l’enseigne essaye de s’implanter en France avec l’aide du Gira Conseil de Bernard Boutboul [15].

Un autre exemple probant serait le groupe de distribution britannique Tesco – ayant comme principaux actionnaires des banques et des sociétés d’investissement –, rachetant petit à petit des cafés et des boulangeries de quartier afin de les développer sur ce même modèle [16].

Autre exemple en France, la chaine de restaurants Sushi Shop – pour laquelle Thierry Marx est intervenu en 2012 comme consultant – est maintenant détenue à 25 % par Naxicap Partners, une société de gestion de structures d’investissements [17].

Alain Soral dans Comprendre l’Empire. Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ?, décrit parfaitement la situation :

« Cette destruction finale de la classe moyenne – productive, lucide et enracinée – correspondant au projet impérial de liquidation de toute insoumission au Capital, par essence apatride, pour que rien ne subsiste enfin de liberté, de conscience et d’indépendance entre le pouvoir impérial de la Banque et la masse salariée [18]… »

Que veulent donc dire nos grands chefs quand ils nous parlent d’« artisanat », puisque juridiquement l’artisan est un chef d’entreprise qui doit être économiquement indépendant et que son entreprise doit intervenir pour son propre compte et non pour celui d’une autre personne morale ou physique ?

En fait, c’est la définition même de l’artisanat qui est en train de changer sous nos yeux et c’est exactement cela que nos grands chefs nous empêchent de voir. Interrogé en 2002, lors du Salon du sandwich, sur la différence entre un sandwich artisanal et industriel, le groupe Compass, présent en France via les marques Eurest, Medirest et Scolarest, et ayant comme actionnaires la banque UBS, des groupes specialisée dans les services financiers ainsi qu’une société de placements, nous a donné une définition plus honnête de ce qu’on attend de l’artisan de demain. Pour le groupe Compass, la différence entre un sandwich artisanal et industriel ne se situe pas dans les produits en eux-mêmes, mais simplement dans le fait que le sandwich dit artisanal se fera sous vos yeux :

« Pour illustrer le sandwich fait sur place – il s’agit en fait d’un sandwich d’assemblage, élaboré avec des bases – Simon Stenning a pris l’exemple d’Upper Crust, l’autre marque de sandwichs de Compass. Tout l’intérêt de ce sandwich dit artisanal réside dans sa fraîcheur. Idéalement, il est consommé au maximum dans les trois heures de temps qui suivent sa fabrication. Pour arriver à tenir ces délais, il faudra ajuster la production et la consommation en permanence [19]… »

Remarquons que l’industrie du luxe – qui reste une industrie avant tout – utilise de plus en plus, elle aussi, les méthodes proprement industrielles : la transformation des pâtisseries de luxe comme Lenotre, Ladurée et Pierre Hermé en usine à production intense doit satisfaire une demande internationale avec, dans le cas de Ladurée, l’utilisation de conservateurs permettant de garder les macarons pendant un an ! Ajoutons à cela l’utilisation de plus en plus assumée par des grandes tables gastronomiques de coulis ainsi que de purée de fruits et de légumes surgelées d’industriels, comme celle de la marque Vergers Boiron, sans oublier leur engouement pour le café Nespresso (Nestlé) [20].

 

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Jamie Olivier est il un véritable pourfendeur de la malbouffe ?

 

Pour conclure tout en restant dans le sandwich, intéressons-nous à la dernière campagne de Jamie Oliver, dans laquelle il se vante d’avoir gagné la bataille contre le géant américain McDonald’s en l’ayant convaincu d’enlever l’hydroxyde d’ammonium de ses hamburgers. Pourtant, ce que Jamie oublie de nous révéler, c’est qu’en tant que consultant pour la marque Findus (comme son sosie Cyril Lignac), il n’avait pas entièrement réussi à les convaincre quand à l’importance de la qualité des matières premières [21]…

Quel est le but de ce genre d’articles, si ce n’est de vouloir nous convaincre de continuer à consommer dans ce temple de la malbouffe, puisque maintenant, Jamie himself s’occupe de faire en sorte que la viande de bœuf ne contienne plus de produits dangereux ? Après legreenwashing [22], il se pourrait que nous soyons maintenant dans l’ère du « chefwashing » et que ces derniers aient trouvé une nouvelle manière bien plus subtile et plus performante de promouvoir la malbouffe pour (presque) tous, en devenant tout simplement la bonne conscience de ces multinationales.

Pour vérifier cela, il suffit simplement d’écouter le nouveau lieu commun de nos gastronomes, qu’ils répètent tous en chœur aussitôt qu’un micro leur est tendu : « Il y a de très bons plats surgelés, faits par des industriels alors que des artisans en font de moins bien »… faisant évidemment abstraction du fait que la comparaison de la qualité entre des plats artisanaux et industriels ne peut se baser uniquement sur leur goût !

Publié par Egalité et réconciliation à http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-snacking-des-grands-chefs-19702.html

Notes

[1http://leadersclub.fr/wp/

[2http://www.streetfoodenmouvement.fr/wp-content/uploads/communique-presse.pdf

[3http://www.restaurants-sans-frontieres.org/le-bureau-michel-boujenah-thierry-marx.html

[4http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:MOf4d0QnbjoJ:www.elwatan.com/economie/la-restauration-de-franchise-a-de-beaux-jours-devant-elle-01-07-2013-219461_111.php+&cd=1&hl=en&ct=clnk&gl=uk&client=firefox-a

[5http://www.catemarketing.com/

[6] Genevadown : http://www.amazon.co.uk/Genevadown-French-Edition-ebook/dp/B0087GZ464

Snacking des chefs : http://www.lebureaudetude.com/33-2/

[7http://www.tousatable.org/

[8http://www.ouvrirmafranchise-restauration.com/Le-Palmares-de-la-Restauration-2013—Les-8-concepts-nomines-,98-actualite.html

[9] Thierry Marx et l’apprentissage : http://blog.lefigaro.fr/legales/2012/10/thierry-marx.html

Le snacking au programme des écoles hôtelières : http://www.snacking.fr/news-42-Thierry-Marx—pour-un-snacking-au-programme-des-ecoles-hotelieres-.php

Alain Ducasse au Wharton Global Forum : http://www.whartonparis13.com/paris/StaffDetails.aspx?Id=1489

Institut ducasse et le « lifelong education » : http://enderunextension.com/about/partners/

Institut Bocuse et le « lifelong education » : http://www.lifelong-learning.lu/Contenu/Evenement/Accueil/proposition-2013-05-23-15-17-16/fr http://www.institutpaulbocuse.com/media/phototeque/ecole-management/Charte_ERASMUS.pdf

[10http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2012/02/03/sandwich-snack-show-le-snacking-des-chefs-by-jacques-pourcel/

[11http://www.parkandsuites.com/fr/theme/pourcel.php

[12http://www.nutrixo.com/?Delifrance-choisi-pour-le-Pavillon

[13] Partenaires de Park et Suites : http://www.parkandsuites.com/en/partenaires-suite-appart-hotels

http://www.observatoiredelafranchise.fr/communiques-classcroute/le-sardin-de-class-croute-grand-gagnant-du-concours-de-france-du-sandwich-delifrance-175-1718.htm

[14http://www.dailymotion.com/video/xrjgvq_createen-addict-communication-audiovisuelle_lifestyle#.Ubjiw5zFYdU

[15http://www.marketingweek.co.uk/pret-a-manger-aims-to-dispel-mcdonalds-myth/3022565.article

Gira Conseil et Pret A Manger : http://www.dailymotion.com/video/xprfkq_interview-de-bernard-boutboul-cabinet-gira-conseil_news#.UevMQG3FYdU

« The alarming truth about your ’fresh and healthy’ Pret A Manger lunch » :http://www.dailymail.co.uk/femail/article-1375525/Pret-A-Manger-The-alarming-truth-fresh-healthy-lunch.html

[16http://realbusiness.co.uk/article/18783-tesco-king-of-small-retailers

[17http://www.financierecambon.com/nos-references/liste-des-transactions/financiere-cambon-conseille-sushi-shop-sur-sa-levee-de-fonds-aupres-de-naxicap-partners

[18http://www.kontrekulture.com/achats-livres-subversifs/26-comprendre-empire-alain-soral.html

[19http://www.cuisinecollective.fr/dossier/resto/print.asp?id=7

[20] Macarons Ladurée et additifs alimentaire : http://blogs.rue89.com/dessous-assiette/2009/10/30/macarons-laduree-une-recette-industrielle-et-un-luxe-dadditifs

Les vergers Boiron : http://www.lemondedusurgele.fr/Actualites/Industrie/Fiche/1561/Le-Bocuse-d%2592Or—2013-en-visite-chez-Les-vergers-Boiron

Usine Pierre Hermé : http://www.usinenouvelle.com/article/le-patissier-pierre-herme-inaugure-une-manufacture-en-alsace.N26752

Usine Lenotre : http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/sodexo-leader-des-cantines-s-offre-lenotre-vitrine-de-la-gastronomie_1017735.html

Nespresso : http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/produit-boisson/2012-05/Nespresso-desormais-partenaire-des-Grandes-Tables-du-Monde.htm

[21http://documentarylovers.com/news/jamie-oliver-campaign-makes-mcdonalds-change-recipe/

Findus et Jamie Oliver : http://www.youngsseafood.co.uk/

[22http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89…

Allergies alimentaires : Nestlé veut breveter une plante médicinale

Allergies alimentaires : Nestlé veut breveter une plante médicinale
(Crédit photo : digital cat – flickr)
Le géant de l’agroalimentaire a déposé une demande de brevet pour utiliser la Nigella sativa. Problème : les ONG indiennes contestent sa légitimité à revendiquer des droits sur une plante de leur médecine traditionnelle.

Nestlé souhaite breveter un extrait de la fleur du fenouilNigella sativa. L’enjeu : avoir l’exclusivité de la commercialisation de ce produit qui permettrait de réduire les allergies alimentaires. Depuis le début des années 2000, le géant de l’agroalimentaire investit en effet dans la recherche sur les aliments médicalisés. Ce marché en plein essor a été estimé à 8 milliards d’euros en 2013. Une stratégie similaire à celle des laboratoires pharmaceutiques ayant recours aux brevets pour protéger ses innovations médicales.

Nestlé revendique ainsi devant l’Office européen des brevets (OEB) la découverte des propriétés de lathymoquinone pour réduire la réaction allergique. La demande de brevet couvre également l’utilisation des extraits de fleur de fenouil, dans lesquels cette molécule est présente en très forte concentration. De fait, la découverte d’un produit naturel limitant les allergies alimentaires représente un marché potentiel considérable : Nestlé cite des études scientifiques montrant qu’un tiers de la population aurait des allergies alimentaires ou une hypersensibilité à des aliments allergènes. Autant de consommateurs pour ses produits.

Aucune innovation justifiant un brevet

Encore plus intéressant, Nigella sativa, appelé aussi cumin noir, est déjà largement utilisé dans l’alimentation. Des extraits peuvent être ajoutés directement dans les aliments, sans avoir recours ni à des études toxicologiques, ni à des produits de synthèse. Nestlé se félicite ainsi de pouvoir utiliser ce produit dans sa gamme NaturNes pour bébé d’origine 100% naturelle.Déposé en 2009, le brevet n’a pourtant toujours pas été accordé par l’OEB. En cause, les nouvelles pièces portées au dossier par l’Inde. La base de données indienne sur les savoirs traditionnels, Traditional Knowledge Digital Library (TKDL), contiendrait en effet plusieurs exemples d’utilisation de Nigella sativa pour traiter les symptômes décrits par les chercheurs de Nestlé. Pour le directeur de la TKDL, les laboratoires du groupe n’ont fait preuve d’aucune innovation justifiant un brevet. Si Nestlé reconnaît que la thymoquinone présente dans le fenouil est utilisée à des fins médicales depuis deux mille ans, il revendique néanmoins l’exclusivité des travaux sur allergies alimentaires… Il revient aujourd’hui à l’OEB de trancher.

Propriétés pour traiter les allergies respiratoires

Plusieurs ONG spécialisées dans les questions nord-sud suivent le dossier de près. Pour François Meienberg, de l’organisation suisse la Déclaration de Berne, l’action de l’Inde devrait empêcher la demande de Nestlé d’aboutir : « Le cas s’est déjà produit en 2010 pour des brevets concernant certaines vertus médicinales du Rooibos, une plante sud-africaine. » Nestlé avait finalement retiré ses demandes, faute de preuves suffisantes sur l’innovation de ses brevets.L’ONG Third World Network, basée en Thaïlande, va plus loin. Cette organisation qui assure une veille sur les questions de biosécurité a recensé les recherches scientifiques faites au Moyen-Orient et en Asie sur l’utilisation médicale de Nigella sativa. Or, plusieurs études mettaient déjà en évidence les propriétés de cette plante pour traiter les allergies respiratoires.

Les ONG ont une autre accusation en tête : la biopiraterie pour non-respect de la Convention sur la biodiversité (CBD). D’autant que Nestlé s’est engagé à respecter le protocole de Nagoya, qui régule l’accès et le partage des ressources génétiques et des savoirs traditionnels. Mais pourNigella sativa« le cas est complexe », explique François Meienberg : la plante est utilisée dans de nombreux endroits du globe et il n’existe donc pas une communauté ou un pays légitime avec lequel négocier le partage des bénéfices liés à l’utilisation de cette plante.

Allergies alimentaires : Nestlé veut breveter une plante médicinale dans - climat politique Novethic_logo-4f113-10-1fd9dCet article de Magali Reinert a été initialement publié le 19 août 2013 sur Novethic, le média expert du développement durable.

source: http://www.terraeco.net/Allergies-alimentaires-Nestle-veut,50843.html

 

Le dumping social allemand sur le banc des accusés

Les abattoirs d’outre-Rhin détournent massivement la directive sur les travailleurs détachés pour accentuer leur compétitivité.

L’Allemagne pointée du doigt dans la crise de l’agroalimentaire. Le dumping social exercé outre-Rhin est considéré comme un des problèmes majeurs par les professionnels du secteur. En effet, la directive européenne de 1996, relative aux travailleurs détachés, permettant de faire appel temporairement à du personnel européen pour des missions précises, est détournée par le pays. Souhaitant monter en puissance dans l’agroalimentaire, l’Allemagne s’est engouffrée dans la brèche au début des années 2000. Résultat, dans un millier d’abattoirs, 80 à 90 % des ouvriers viennent de Roumanie, de Pologne ou même d’Ukraine. L’absence de salaire minimum outre-Rhin, combiné au rattachement des travailleurs au régime social de leur pays d’origine, fait baisser l’addition. Ainsi, le coût du travail est trois fois inférieur en Allemagne, soit de 6 à 7 euros contre 20 ou 21 euros dans les abattoirs bretons.

Pour Pierre Halliez, président du Syndicat national des industriels des viandes (Sniv), « c’est de l’intérim déguisé et non pas de la prestation de services. Différentes enquêtes ont montré que les conditions de vie et de travail de ces ouvriers étaient très précaires, voire proches de l’esclavage moderne ». Un rapport d’information parlementaire sur la directive relative aux travailleurs détachés, remis en juin dernier par les députés Michel Piron (UDI), Gilles Savary et Chantal Guittet (PS), confirme ces dérives. « L’Allemagne est en effet en train de prendre tout le marché européen de l’abattage, au détriment des abattoirs belges, danois, hollandais et bretons, en utilisant dans ses abattoirs des travailleurs détachés des ex-pays de l’Est payés à des coûts bien inférieurs à ceux des autres pays présents sur ce marché. »

Dans ces industries demandant beaucoup de main-d’œuvre, le différentiel de coût avec l’Allemagne pèse lourd dans la balance. Il est de 5 centimes d’euro au kilo sur le porc, « soit cinq fois la marge nette d’une entreprise performante d’abattage et de découpe », selon le rapport parlementaire. Comme le souligne Pierre Halliez : « C’est le détournement de cette directive qui a, entre autres, permis à des grands groupes allemands de monter à l’export jusqu’à faire du pays le leader européen du porc et de la volaille. » Pour Jean-Luc Bindel, secrétaire général de la Fédération nationale de l’agroalimentaire et forestière (Fnaf-CGT), « c’est un vrai problème, mais il ne faut pas occulter la financiarisation accrue du secteur, le coût du capital est plus élevé en France qu’en Allemagne ». Face aux dérives, la Commission européenne a présenté, en mars 2012, un projet de modification minimale de la directive de 1996. De son côté, le Sniv a porté plainte pour « défaut d’État » en janvier 2011 auprès de la Commission européenne. La Belgique lui a emboîté le pas en mars 2013. Pour mettre un frein à ce phénomène, le rapport parlementaire conseille à l’Europe d’introduire la notion de salaire minimum de référence.

C. R.

Publié par l’Humanité à http://www.humanite.fr/social-eco/le-dumping-social-allemand-sur-le-banc-des-accuses-546793

 

Hécatombe dans l’agroalimentaire breton

Gad, Marine Harvest, Doux… Les menaces sur les entreprises du secteur se multiplient dans toute la région. Victimes des stratégies douteuses des actionnaires ou des licenciements boursiers, les salariés grossissent les rangs de Pôle emploi.

Près de 70 000 personnes travaillent dans l’industrie agroalimentaire en Bretagne. Avec la crise du secteur, les suppressions d’emplois se chiffrent en milliers depuis le début de l’année. Tour d’horizon au cœur de l’hécatombe.

Gad Sas, les actionnaires dans le viseur

L’imposant abattoir de porcs Gad Sas s’élève à l’entrée de Lampaul-Guimiliau (Finistère). Si les mouettes virevoltent au-dessus des entrepôts, la menace de l’arrêt du site plane sur les ouvriers. Placée en redressement judiciaire depuis février, l’entreprise est sous le coup d’un plan de continuation jusqu’au 21 août. Près de 900 emplois seraient supprimés et l’abattoir fermé. La crise porcine est pointée du doigt, mais les ouvriers balancent surtout sur la stratégie de la Cecab. La coopérative agroalimentaire, entrée dans le capital en 2008, est devenue actionnaire majoritaire en 2011.

Pour Olivier Le Bras, délégué syndical central FO, « depuis 2008, nous perdons de l’argent, on n’oublie que, cette année-là, la Cecab s’est octroyé 10 millions de dividendes et n’a jamais investi ». La concurrence accrue de l’Allemagne en rajoute une couche. « Gad ne gagne plus d’argent depuis trois ans à l’export », poursuit-il. Yvon, chef tripier et père de deux enfants, travaille depuis vingt ans chez Gad. Il s’inquiète pour l’avenir. « Si ça continue, le Finistère ne sera plus bientôt qu’une région touristique. Je me voyais bien travailler ici jusqu’à la retraite, on est soudé, il y a une ambiance bon enfant. Et puis, de toute façon, qu’est ce qu’on va faire d’autre ? » Depuis l’annonce, les ouvriers ont multiplié les actions coup de poing. En parallèle, un projet de reprise de l’abattoir sous la forme d’une coopérative ouvrière est en train de mûrir. Pour Gérard, pas de doute : « Gad à une âme, on continuera à se battre ! »

Marine Harvest, un licenciement boursier à la clé

À une quarantaine de kilomètres de là, la colère gronde à Poullaouen (Finistère). Le géant norvégien du saumon Marine Harvest a décidé, début juin, de couler son site finistérien et de vider celui de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine). 405 emplois passeront à la trappe. Nichée en pleine campagne depuis 1970, accessible par une seule route, l’usine de Poullaouen est spécialisée dans le fumage et la découpe du poisson. Michel Crespin, secrétaire CGT du comité d’entreprise, explique que, « l’année dernière, pour la première fois, nous avons perdu 2,4 millions d’euros, c’est le prétexte fallacieux qui a été avancé pour fermer ».

En réalité, le groupe norvégien avait déjà mis la barre à tribord. Il est en train de racheter Morpol, une entreprise basée en Pologne, qui fabriquerait du saumon premier prix. Ce qui est précisément un des produits phares du site. En attendant, l’usine finistérienne tourne à plein régime. Et l’arête de la fermeture reste en travers de la gorge des 185 salariés et de la centaine d’intérimaires. En salle de pause, Robert, plus de vingt ans de boîte au compteur, encaisse sous sa blouse bleue : « Elle est où, l’Europe sociale ? Ce n’est pas logique que notre activité se retrouve dans les pays à bas coût ! » Michel Crespin se dit « écœuré » : « Nous sommes victimes de la stratégie de cette multinationale qui a réalisé 63 millions de résultat net au premier trimestre 2013 et distribué 3 millions de dividendes en 2012. S’ils n’avaient pas été versés, notre perte aurait été comblée ! »

Doux, après 
la fermeture, 
la précarité

À Pleucadeuc (Morbihan), les herbes folles ont envahi l’usine Doux. Les 147 derniers salariés de l’usine de dindes ont plié bagage en juin dernier. Quelques mois avant, 270 personnes avaient été jetées dehors. Le géant de la volaille, plombé par ses investissements inconsidérés au Brésil, la concurrence européenne et le versement de dividendes en cascade, a dégraissé en masse. Pour la commune de 1 800 habitants, c’est le coup de grâce. En face de l’église, dans le bar-tabac-presse Chez Émilienne, il n’y a plus un chat. Laurent, le gérant, dont la famille tient le café depuis plus de soixante ans, soupire. « On a l’impression d’être après un bombardement, commente-
t-il en se versant une menthe à l’eau. Avant, tous les vendredis, les ouvriers de Doux venaient fêter leur fin de semaine. Là, il n’y a même plus un camion qui passe. »

En ce moment, la plupart des ex-Doux sont inscrits en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), ce qui leur permet de bénéficier de leur salaire pendant un an. Mais avec une hausse annuelle de 10,9 % du chômage dans la région, la recherche d’un travail s’annonce compliquée. Raymond Gouiffès, délégué syndical central CGT, explique que « ce sont des hommes et surtout des femmes entre cinquante et cinquante-cinq ans, certains ont des troubles musculo-squelettiques (TMS). Beaucoup ont fait toute leur carrière dans la volaille et n’ont jamais mis un pied à Pôle emploi ». Michel Hamonet, délégué syndical CGT, embraye : « Ils trouvent des missions de remplacement pour l’été comme aides à domicile. Mais que va-t-il se passer à la rentrée ?

Publié par L’humanité à http://www.humanite.fr/social-eco/hecatombe-dans-l-agroalimentaire-breton-546792

 

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