Consommation Réunion de la filière viande Eviter un nouveau scandale

L’abattoir de Gap (Hautes-Alpes), en mars 2011 Vincent OLLIVIERL’abattoir de Gap (Hautes-Alpes), en mars 2011 Vincent OLLIVIER

Les professionnels remettent aujourd’hui leurs propositions au gouvernement, mais leur principale demande, l’étiquetage, relève d’une décision des Vingt-Sept.

Ils ne seront pas moins de trois ministres (Agriculture, Agroalimentaire et Consommation) pour recevoir ce matin les professionnels de la filière viande. Mais sans pouvoir sur la décision que tout le monde attend : imposer la traçabilité des viandes, et l’étiquetage sur les plats cuisinés vendus en magasin, qui permettrait au consommateur de savoir vraiment ce qu’il mange.

L’affaire des lasagnes à la viande de cheval a éclaté en février dernier. Elle avait mis au jour l’incroyable parcours du « minerai », qui devait être du bœuf et n’était que du cheval, entre plusieurs pays européens.

Sanctions durcies

Depuis, les pouvoirs publics ne sont pas restés inactifs. La Commission européenne a proposé de renforcer les contrôles le long de la chaîne alimentaire, et de durcir les sanctions financières.

Le gouvernement français a adopté un projet de loi début mai qui prévoit également un durcissement des sanctions pour la fraude économique, dont les tromperies sur la marchandise, avec des amendes indexées sur le chiffre d’affaires de l’entreprise coupable. Mais la principale solution, qui est d’imposer la traçabilité et l’étiquetage, attend encore une décision au niveau européen. « Je suis 100 % en désaccord avec la Commission européenne », attaquait récemment le ministre de la Consommation, pour protester contre son refus d’imposer cette mesure.

Le processus est lancé à vitesse européenne

Et Benoît Hamon d’accuser ces pays européens qui « reviennent à leurs bonnes vieilles habitudes libérales et veulent enterrer toute réglementation ».

En fait, le processus est lancé, mais à une vitesse « européenne ». Une étude d’évaluation d’impact est en cours, dont les résultats sont attendus au plus tôt en septembre. C’est sur la base de cette étude que les ministres pourront commencer de travailler, à essayer de s’entendre entre eux et avec la Commission, avant de convaincre le parlement européen. Autant dire que principe de la traçabilité n’est pas enterré, mais que sa mise en œuvre n’est pas pour demain.

par F.B., publiée le 21/05/2013 à 05:00 par DNA les Dernieres Nouvelles d’Alsace à http://www.dna.fr/sante/2013/05/21/lasagnes-au-cheval-en-attendant-l-europe
 


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