Archive pour février, 2013

Le « drive », un cadeau empoisonné pour la grande distribution

 Le « drive », un cadeau empoisonné pour la grande distribution dans -climat economique auchan-drive-c-raphael-demaret_paysage360

© REA
En permettant d’acheter en ligne et de récupérer ses courses presque sans sortir de voiture, les drives ont connu un succès fulgurant. Mais leur rentabilité fait débat.

Nombre de clients multiplié par deux, chiffre d’affaires en hausse de 130%, trois ouvertures chaque jour. Toute la profession se frotte les yeux à la lecture de ce bilan 2012 mirifique. Les résultats d’une start-up particulièrement inventive ? Non, ceux du «drive», ce service qui permet au consommateur de faire ses courses sur Internet, puis d’aller les retirer sur le parking d’un supermarché ou d’un entrepôt, pratiquement sans sortir de sa voiture. Une petite révolution dans la grande distribution : la barre des 2 000 points de livraison vient d’être franchie, et plus de 5 millions de familles françaises s’y rendent deux ou trois fois par mois. L’an dernier, elles y ont dépensé pas loin de 2 milliards d’euros, ce qui représente 2,8% de toute la consommation alimentaire. Soit plus que la part de marché de tous les Aldi de France ou celle des supermarchés Franprix.

Le drive a mis quelques années à démarrer. C’est le groupe Auchan qui, le premier, a eu l’idée de proposer ce service. En 2004, il crée un Chronodrive à Marcq-en-Ba­rœul (Nord). Mais le client doit encore se rendre dans le magasin, pas­ser commande sur une borne, puis récupérer ses produits sur le parking. Cette première version de drive vise seulement à éviter les frais de livraison à domicile, qui plombent alors le développement de l’e-commerce alimentaire. Il faudra attendre 2006 pour voir naître le premier drive en version entrepôt, avec son site Web dédié : toujours chez Auchan et dans le Nord, à Faches-Thumesnil. Un an plus tard, les très puissants adhérents Leclerc de Toulouse se lancent. A partir de 2009, ils convainquent leurs collègues de développer ce format à grande échelle, donnant du même coup le top départ de la bataille générale. Seul Carrefour, emberlificoté dans ses problèmes internes, a raté le virage. Pour mieux se rattraper avec 164 ouvertures en 2012, record de l’année.

Du coup, les drives apportent une bouffée d’oxygène à des distributeurs qui s’arrachent les cheveux à essayer d’enrayer la baisse de fréquentation de leurs hypermarchés. Mais le risque est réel de dé­shabiller Pierre sous prétexte de mieux habiller Paul. Le secteur se retrouve face à une innovation que son succès rend inéluctable : il est contraint de suivre le mouvement, sans pouvoir prendre le temps d’en maî­triser les effets collatéraux. En particulier la cannibalisation des magasins classiques et la faible rentabilité du nouveau modèle. Il y a quatre raisons de penser que l’euphorie sera de courte durée.

1. Un développement effréné, mais parfois mal adapté

«Pour le moment, les distributeurs sont juste lancés dans une course aux mètres carrés.» Pour Pierre Denis, président du cabinet Retail Explorer, les enseignes n’ont d’autre choix que de développer à tout prix leur réseau de drive. En retrouvant leurs vieux réflexes : occupons le terrain, faute de quoi un concurrent le fera à notre place. En moins de deux ans, Leclerc et les autres ont équipé quasiment 50% de leurs hypers en drive. Il est vrai que le montage est alléchant. Juridiquement, le drive est considéré comme un entrepôt, et non comme un magasin, et n’a donc pas besoin des autorisations administratives longues et coûteuses nécessaires pour créer des supermarchés ou des hypers. De plus, les investissements sont très raisonnables : de 150 000 à 200 000 euros pour une structure minimaliste ; de 1,5 à 3 millions d’euros pour un drive plus sophistiqué. Soit cinq à dix fois moins que pour un supermarché moyen. Ceci explique pourquoi les adhérents Leclerc (270 points de vente en drive), mais aussi Intermarché (500) ou Système U (480) se sont engouffrés dans la brèche. Sans trop se poser de questions sur les emplacements – pourtant le b.-a.-ba du commerce. «Or, on voit bien que ce mode de vente marche plus ou moins bien selon les régions, fait remarquer Anne-Lise Glauser, directrice au cabinet de conseil PwC, et que les moins de 50 ans sont beaucoup moins intéressés.»

Cette précipitation a aussi des conséquences sur l’offre produits, plus restreinte qu’en magasin. Résultat, l’assortiment est parfois mal adapté à la clientèle locale. Pour l’heure, ce n’est pas encore la priorité des enseignes. «On voudrait bien discuter avec les distributeurs, s’agace un responsable d’une grande marque de détergents, mais on a beaucoup de difficultés à trouver un interlocuteur : tous leurs efforts sont concentrés sur l’expansion du réseau.»

Conséquences : les experts notent qu’au sein d’une même enseigne, les chiffres d’affaires des drives peu­vent varier de un à quinze, et que, tous distributeurs confondus, certains ne dépassent pas 500 000 euros quand les meilleurs cartonnent à 20 millions. Beaucoup de drives mal adaptés à leur zone risquent à terme de perdre de l’argent.

2. Un fonctionnement plus coûteux qu’il n’en a l’air

Bien sûr, le drive permet d’économiser sur certains frais de personnel (pas de lignes de caisses) et sur l’aménagement (rayons, décoration, etc.) mais, même avec une bonne organisation, une préparation de commande prend au moins vingt à trente minutes. Soit 10 euros environ par chariot (une demi-heure de Smic charges comprises). Ce qui n’est pas négligeable : cela peut représenter plus de 10% du prix d’un panier moyen (de 90 à 120 euros selon les enseignes) et ce service n’est pas facturé au client.

Les autres coûts sont liés aux modèles spécifiques. Il existe en effet trois types de drives. D’abord, l’entrepôt accolé à un magasin existant, où les marchandises sont stockées et où les chariots sont remplis par des préparateurs de commandes. Avantage : il partage ses frais généraux (stockage, voies d’accès, gestion) avec le magasin frère. «Dans ce système, notre drive est rentable, mais moins que nos hypermarchés», confiait sans livrer davantage de détails Vincent Roussel, patron de la centrale d’achats Provera (groupe Cora), lors d’une conférence organisée par le magazine spécialisé «LSA». D’autres responsables d’enseignes sont moins affirmatifs, d’autant que les comptes d’exploitation sont mêlés à ceux du magasin accolé.

Deuxième formule, l’entrepôt implanté seul, ex nihilo. Il coûte plus cher : le distributeur doit acquérir un terrain et aménager des voies d’accès. La facture peut dépasser 4 millions d’euros. Et l’entreprise est plus risquée : il faut attirer des clients sur une zone moins commerçante. Ce modèle est réservé à ceux qui cherchent à tout prix à venir chasser sur les terres d’un concurrent, comme adorent le faire les plus gros adhérents Leclerc.

Dernier modèle, le «picking» : des employés du magasin remplissent les chariots en prenant les produits directement dans les rayons, le service drive se limitant à un accueil spécifique des voitures sur le parking. Il convient bien aux indépendants, type Super U ou Intermarché, parce que les investissements sont réduits et qu’il mobilise peu d’espace : 150 mètres carrés dans les réserves pour parquer les chariots contre 2 500 et plus de surface totale pour un drive classique. Comme le personnel qui remplit les chariots est déjà sur place, cela ramène la préparation à 3 ou 4 euros – un coût acceptable, mais qui grimpe avec la taille du magasin : plus il est vaste, plus les employés perdent de temps. Ce type de drive reste donc limité aux supermarchés ne dépassant pas 3 000 mètres carrés. Il a un autre inconvénient : «En période de pointe, entre les clients et les employés qui remplissent les chariots, on joue un peu aux autos tamponneuses», admet un patron d’Intermarché.

3. Des ventes totales forcément plus faibles

La baisse du chiffre d’affaires global est le risque majeur que le drive fait peser sur la grande distribution, car le principe des vases communicants est loin d’être garanti, en raison de trois facteurs.

D’abord parce que le drive offre moins de choix (7 500 produits en moyenne, contre 50 000 pour un hypermarché) et beaucoup de prix bas. Au passage, le bon vieux système du «mix» en prend un sacré coup. Petit rappel des règles de la distribution en hypermarché : on gagne de l’argent en jouant sur la profondeur de gamme. C’est-à-dire que, pour un produit donné (de l’eau minérale, par exemple), on multiplie les marques, les formats, les caractéristiques (pétillante, plate, eau de montagne ou de source…). Le tout avec une palette de prix très large. Au contraire, quand l’assortiment est limité, ce qui est le cas pour le drive, on se rabat sur la largeur : beaucoup de familles différentes de produits, mais avec très peu de choix. En gros, une grande marque et une marque de distributeur pour chaque produit. Résultat : à volume égal de marchandise achetée, le ticket de caisse sera inférieur en drive.

Ensuite, le drive limite l’impulsion et les achats inutiles. Fini, les petits coups de cœur pour la bouteille de bordeaux en promotion ou la barre de chocolat judicieusement placée avant les caisses. L’achat d’impulsion est bien plus compliqué à provoquer sur un site Web. «Il y a un an, j’ai eu quelques sueurs froides en découvrant nos chiffres de vente en drive, reconnaît Franck Seurin, responsable marketing chez Solinest, qui vend entre autres les sucettes Chupa Chups et les bonbons Mentos, deux articles typiques des achats d’impulsion. Aujourd’hui, c’est mieux, mais on est encore loin de nos ventes en magasin.» Sur les rayons sensibles à l’impulsion (confiseries et chocolats), certains voient pratiquement leur chiffre d’affaires divisé par deux ! Et le webacheteur alimentaire a d’autres gros défauts : il compare les prix, ne recherche pas les nouveautés et contrôle ses stocks.

Troisième facteur, enfin, une cannibalisation plus forte que prévu. Les distributeurs appliquent ce modèle : au drive les produits de base, aux magasins les articles plus sophistiqués. Ils pensent ainsi protéger leurs hypers en obligeant, selon eux, les clients à venir en magasin pour compléter leur panier. Mais le cabinet d’études de la consommation Kantar World­panel a calculé que 65% des ventes en drive sont prises aux hypermarchés, en particulier aux plus grands d’entre eux. Et les enquêtes montrent que, pour compléter leurs achats, les adeptes du drive ont plutôt tendance à se rendre chez le fromager ou le boucher du quartier.

4. Un marketing spécifique encore quasi inexistant

Le diagnostic est simple : promotions, animations, fidélisation des clients, politique de prix et conditionnements spécifiques… : tout ou presque reste à faire pour adapter aux drives les techniques qui assurent le dynamisme d’un magasin. «L’animation commerciale demeure aux mains des centrales d’achats, qui négocient indifféremment pour le magasin ou pour le Web, regrette un industriel du secteur agroalimentaire. Or les besoins sont différents. De plus, elles n’ont pas une connaissance fine du marketing digital.» Certains distributeurs ont commencé à réagir. Les Mousquetaires ont notamment mis en place une nouvelle organisation dès 2012 afin de s’adapter à des circuits de vente de plus en plus variés. «Chaque format doit disposer de gammes et de prospectus sur mesure», estime le président d’Intermarché.

Chez Carrefour, cela fait à peine un an qu’une direction e-commerce travaille à une approche multicanal. Objectif : proposer à chaque client une offre à la carte. Il y a urgence. Comme ne cesse de le répéter Serge Papin, le patron de Système U, le commerce alimentaire n’est pas à l’abri de la menace du mastodonte américain Amazon (même si, sur le secteur de la grande consommation, il pèse encore moins de 1% de part de marché en France). S’il décidait de monter en puissance, sa redoutable maîtrise de la relation clients pourrait balayer tous les efforts déjà entrepris.

Le drive va-t-il entraîner des conditionnements de plus en plus grands ?

Des paquets de 200 ou 250 couches-culottes, des packs de 48 bières, des bouteilles de soda de 3 litres… Le succès du drive devrait pousser les industriels vers des conditionne­ments “king-size” pour s’adapter à ce nouveau modèle en plein boom en France. Les distributeurs et les clients ont tout à y gagner. Cela permet aux premiers de simplifier la logistique et le stockage, aux seconds de stocker et donc de faire moins souvent les courses. Pour les marques, proposer des emballages spécifiques est aussi un enjeu commercial : se refaire une place au soleil dans les drives. Car, jusqu’à présent, les distributeurs privilégient largement leurs marques propres (Carrefour Sélection, Marque Repère…) dans leur assortiment (45% en moyenne dans les drives contre 33% dans les magasins). Pas question de laisser filer autant de ventes, quand on sait que le drive assure déjà plus de 6% des ventes de certains produits, comme les petits pots pour bébé.

En chiffres :

- 2 000 drives en France fin 2012
- 5 millions de ménages clients
- 2,8% de toute la consommation alimentaire passe par le drive

Trois types différents :

1. Le “picking”
Un simple point de retrait sur le parking du supermarché. Environ 40% du parc.

2. Le drive accolé
Un entrepôt implanté à côté d’un magasin. Environ 50% du parc.

3. Le drive solo
Un entrepôt à l’écart de tout magasin. Environ 10% du parc.

Francis Lecompte

Source : Capital.fr

25/02/2013 à 05:00 / Mis à jour le 25/02/2013 à 05:00
Article publié à: http://www.capital.fr/enquetes/strategie/le-drive-un-cadeau-empoisonne-pour-la-grande-distribution-814745/(offset)/4

Why Mobile Will Dominate the Future of Media and Advertising

We’re about to enter a world where there are more tablets and smart phones than PCs. If you’re in the mobile advertising business, your rocket ship takes off in five, four, three …

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Reuters

 

This is the dawn of the smartphone age. But you wouldn’t know it by looking at mobile advertising spend. Last week in this space, Derek Thompson showed that consumers are spending 10% of their media attention on their mobile devices while the medium only commands a mere 1% of total ad-spend. Comparatively, the quickly « dying » print medium attracts only about 7% of media-time, but still captures an astonishing 25% of the total U.S. ad-spend, with print receiving 25-times more ad money than mobile.

The disparity between the two mediums gives a strong indication as to how much room mobile still has to grow.

 

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While industry analysts have become increasingly bullish on the growth of the mobile medium and industry behemoths like Facebook are building out their mobile capabilities with the recent acquisitions of Instagram, Glancee, and Karma, it is perfectly clear that advertisers have avoided chasing consumers’ eyeballs into this medium. While the ad-spend numbers don’t quite match the perceived growth, a closer look shows us that we are actually beginning to enter the golden age of mobile and that the advertising spending will follow. To fully understand this trend, let’s examine the features that characterize the rise of mobile today: its diversity, quality, innovation, experimentation, and cultural influence on society.

The diversity of tactics in the mobile medium is astounding. Advertisers now have an extremely robust palette of mobile tools to choose from to connect their messages and experiences with their desired audiences thanks to advancements in mobile ad units, mobile search, mobile apps, mobile websites, and SMS. Each of these mobile tactics is now being successfully embraced by advertisers to drive brand awareness, consideration, purchases, and loyalty.

The quality of the work is at an all-time high. As a judge at the recent 2012 D&AD (Design and Art Direction) Awards, I received a strong overview of where the industry is heading and it’s clear that some of the best creative and technical minds have finally shifted over to the mobile medium. Brands like Nike and their recent Nike+ Fuelband product shows just how far the quality of the work has come where the Nike+ Fuelband app leverages social platform design, Bluetooth integration, and 3D animations. This is a far cry from when mobile ad units were a brand’s main mobile advertising option. The recent addition of the Mobile Lions to the Cannes Advertising Festival will also continue to accelerate this shift in talent and drive up the quality of mobile work in the upcoming years.

Innovation has accelerated. Recently, each innovative mobile product or service seems to beget the next one as the boundaries of the mobile medium continue to be stretched. In the past year, mobile has seen breakthroughs from the likes of Uber, Clear, Path, and Figure as mobile designers look to leverage location information, gestures, and UI advancements to reduce complexity and provide for more compelling services. In the near future, we’ll also start to see more designers attempt to add voice control and personalization to improve users’ experience on mobile.

Experimentation leads to advances. Recently, the apps, Highlight and Sonar were released at SXSW with much fanfare. Both are considered social discovery apps, which help to monitor your location in the physical world and alert you when « similar » people are in close proximity to you. While, both of those apps have had difficulties gaining traction and overcoming the « creepy » label attached to them, they have fueled the imagination of what is now possible using a combination of GPS, open graph technologies, and the social web to find commonalities between people that were not always immediately obvious. Social discovery apps are leading the experimentation charge as the web evolves to become the ‘personal web’, a web rebuilt around individuals.

Cultural Influence on society. More than 2/3 of our time on mobile phones is now used for non-communication activities with the average American spending 94 minutes per day utilizing mobile apps vs. 72 minutes of web-based consumption. Mobile is poised to surpass television as the dominant consumer access point for all media. How we experience life, relationships, entertainment, education, exercise, and work have been completely transformed (for better or worse) because of mobile.

It’s Still Only the First Inning. Despite mobile’s progress and momentum, we’re still only at the beginning of the golden age of mobile. There is still a huge gap between the rapid adoption of mobile and the budgets assigned to it. Brands will need to more than quadruple their mobile budgets to begin catching up to the level at which consumers are embracing the channel. Statistics also show that globally « dumb-phone » users still outnumber smartphone users 5.6 billion to 835 million, meaning that the « upgrade cycle » to smartphones is still in the early stages.

Imagine a world in the next 2-3 years, where smart phones are in the hands of every consumer and tablet sales will exceed PCs. It will be a world where global internet users will double, led by mobile usage. At that time, mobile will no longer be a support medium, it will be THE medium. Today, we’ve already seen apps disrupt multi-billion dollar industries – gaming, retail, media, publishing, small business, photography, and travel.

At this point, not having a mobile strategy / roadmap in place for your brand is a recipe for disruption. The golden age of mobile is here and will be here for years.

Gad : Lampaul-Guimiliau angoisse pour son abattoir

Lampaul-Guimiliau et les 850 salariés de l’abattoir Gad, retiennent leur souffle en attendant les annonces de l’actionnaire Cecab. Tous redoutent une fermeture pure et simple. 

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Lampaul-Guimiliau, où l’abattoir Gad emploie plus de 850 personnes, retient son souffle en attendant les décisions sur l’avenir de l’entreprise, ce mercredi. Si l’inquiétude pèse lourd, beaucoup continuent d’espérer. Un salarié de la découpe, employé ici depuis une quinzaine d’années, résume : « C’est l’inconnu total. On ne sait rien, mais on espère un rachat s’il y avait dépôt de bilan. Je n’imagine pas qu’on ferme une entreprise comme celle-là. »

Olivier Le Bras, délégué syndical Force ouvrière, et secrétaire du comité central d’entreprise, se montre très prudent : « On attend une annonce sur l’avenir des trois sites Lampaul, Josselin et Saint-Nazaire, et un calendrier. Depuis le début de l’année, il y a eu trop de rumeurs contradictoires pour faire un pronostic. On est dépendant de l’actionnaire Cecab, qui ne vient pas des métiers de la viande, donc on ne sait pas sur quels critères il a fait son choix. »

Selon le syndicaliste, l’abattoir de Lampaul est le plus viable économiquement : « Notre outil permet de travailler de la carcasse jusqu’aux produits élaborés, alors qu’à Josselin – qui ne fait que de la carcasse – il faudrait faire des investissements supplémentaires. En plus, nous sommes très proches du milieu de production porcine, de Plouvorn jusqu’au Relecq. Les coûts de ramassage sont donc réduits. »

De l’artisanat à l’industrie

À la sortie de l’entreprise, comme dans les rues de la commune de 2 100 habitants, la perspective d’une fermeture fait frémir. En plus d’une catastrophe sociale, c’est la perte de tout un patrimoine industriel local – bâti à bout de bras par les époux Louis et Yvonne Gad – qui risque de s’effondrer. Après la deuxième guerre mondiale, tandis que son frère hérite de la boucherie paternelle, Louis devient propriétaire de la tuerie. Pour en vivre, il innove en démarchant toutes les exploitations du secteur, pour le compte des bouchers et des salaisonniers, de Quimper notamment.

« Ça fait mal »

François Mer, natif de Saint-Sauveur, de passage à Lampaul, se souvient : « Mes parents, agriculteurs, approvisionnaient la boucherie Gad dans les années 50. Louis passait lui-même dans les fermes pour récupérer les porcs. À l’époque, on n’élevait que cinq ou six cochons : on en tuait un par an, les autres on les lui vendait. » La tuerie artisanale se trouvait à l’emplacement de la pharmacie, en plein bourg. Le réseau s’étend, le nombre de porcs abattus augmente.

La tuerie déménage en 1956, à quelques centaines de mètres en contrebas, route de Landivisiau. En 1964, la famille rachète la charcuterie Armoricaine de Landivisiau, qui devient Société bretonne de salaison, connue désormais sous le nom de Jean-Caby. Les fils reprennent le flambeau, mais se pose un problème de succession. Fin 2007, c’est la fusion avec la Cecab.

Aujourd’hui octogénaires, Louis et Yvonne Gad vivent à quelques mètres de l’ancienne tuerie artisanale. Ils refusent de faire le moindre commentaire sur la situation actuelle de l’entreprise, « on ne parle pas, parce que ça fait mal », lâchent-ils seulement.

+ LIRE AUSSI. L’industriel Gad au pied du mur

 

Liza MARIE-MAGDELEINE

Viande de cheval: Spanghero, un coupable trop facile?

Par Julie de la Brosse - publié le 15/02/2013 à 18:40

Le gouvernement accuse l’entreprise Spanghero d’être le responsable du « horsegate » qui secoue l’Europe depuis le début de la semaine. Mais n’est-ce pas toute la filière qu’il faut pointer du doigt

Selon le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon, Spanghero savait qu'elle revendait de la viande de cheval pour de la viande de boeuf. Le gouvernement a retiré à Spanghero l'agrément sanitaire lui permettant de traiter de la viande.

Selon le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon, Spanghero savait qu’elle revendait de la viande de cheval pour de la viande de boeuf. Le gouvernement a retiré à Spanghero l’agrément sanitaire lui permettant de traiter de la viande.
REUTERS/Jean-Philippe Arles

En politique comme ailleurs, il y a une règle qu’il faut toujours respecter: lorsqu’il y a scandale, il faut des responsables. Dansl’affaire de la viande de cheval qui secoue l’Europe depuis le début de la semaine, le gouvernement français a trouvé le sien. Lecoupable idéal s’appelle Spanghero. Ce serait dans cette société française de transformation de viande que le cheval se serait mystérieusement transformé en boeuf.

Jeudi, lors d’une conférence de presse très médiatique, Benoît Hamon, sorti de son frigo pour l’occasion, a en effet affirmé que l’entreprise s’était rendue coupable de « tromperie économique » et qu’elle serait poursuivie à ce titre avec des sanctions sévères à la clé. En clair, Spanghero aurait consciemment, et consciencieusement même, changé l’étiquetage de la viande de cheval roumaine en « Viande boeuf origine UE ». Pour l’heure, l’entreprise de Castelnaudary, qui s’est vue retirée son agrément, dément catégoriquement ces accusations. Elle estime que le gouvernement est allé un peu vite en besogne dans ses conclusions.

Les dysfonctionnements de la chaîne alimentaireQuand bien même Spanghero serait coupable d’avoir falsifié les étiquettes de ses produits, il va falloir tirer les conséquences de ce scandale qui a révélé les dysfonctionnements de la chaîne agroalimentaire. Car l’affaire du cheval va bien plus loin qu’une simple escroquerie à la réglementation. Elle a mis en lumière, une nouvelle fois, les pratiques douteuses et les circuits incontrôlables de l’industrie agroalimentaire.

Ainsi, depuis le début de la semaine, tout le monde essaie de comprendre la tortueuse trajectoire empruntée par la viande incriminée: achetée en Roumanie par un trader chypriote, Draap Trading Ltd -cette société achetait sa viande via une boîte postale belge pour la stocker ensuite dans un entrepôt situé aux Pays-Bas- elle a ensuite atterri dans le sud de la France (chez Spanghero) pour être envoyée au Luxembourg où elle a pu être transformée (par Comigel) et être ensuite commercialisée dans six pays au moins en Europe. Pour la plupart de ces pays, peu adeptes du canasson en sauce, le choc a été rude (il est en effet important de rappeler qu’il n’y a pas eu de crise sanitaire puisque la viande en question n’était pas avariée). Par ailleurs, les consommateurs ont sans doute été contents d’apprendre qu’un même fabricant, Comigel, fournissait une importante partie des barquettes de lasagnes européennes, commercialisées sous des marques différentes (Findus, mais aussi Picard ou encore Monoprix)!

Viande de cheval: Spanghero, un coupable trop facile?Carte de l’Europe montrant les différentes étapes en Europe de la commercialisation de la viande de cheval contenue dans les plats Findus.

AFP

Que faut-il conclure de toutes ces découvertes? Déjà qu’il ne s’agit peut-être pas d’une découverte. Bruno le Maire, ancien ministre de l’agriculture, qui s’est dit scandalisé vendredi, ou Stéphane le Foll, son successeur, pouvaient-il vraiment ne rien connaître à la complexité de ces circuits alimentaires, comme ils l’affirment aujourd’hui? Le journaliste Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde, en doute. « La transformation de la viande est un business mondialisé, avec sa spéculation, ses traders et ses truands », estime le journaliste dans les colonnes de Libération.

Surtout, il faut rappeler que la filière agroalimentaire n’en est pas à son premier scandale: de la mélanine dans du lait maternel en Chine, de l’huile de vidange dans de l’huile d’olive en Espagne… les scandales sont légions dans l’agraolimentaire. Surtout dans la filière de la viande où les petites magouilles seraient quasiment culturelles, comme le révèlent ces nombreux témoignages qui ont fleuri dans les médias tout au long de la semaine.

La faute aux consommateurs ou à la grande distribution?Plus que la traçabilité, qui ne réglerait pas la question des fraudes, certains se demandent aujourd’hui s’il n’est pas temps de s’interroger sur le problème de fond. A savoir les prix toujours plus bas dans les rayons. Est-il en effet possible de vouloir consommer des lasagnes à 2,50 euros la barquette et espérer que la viande qu’elle contient soit de qualité? Quand on sait qu’un steak haché de qualité moyenne coûte environ autour de 10-12 euros le kilo en grande surface, on se demande bien comment la lasagne de Findus « 100% pur boeuf » – qui a nécessité une importante transformation- peut-être vendue autour de 3,5 euros le kilo. En l’occurrence, en 2012, le kg de cheval roumain était de 2,2 euros, contre 3,7 euros pour le boeuf…

Pour certains, ce ne sont d’ailleurs pas les producteurs qu’il faut blâmer, mais la grande distribution, qui veut toujours accroitre ses marges sans augmenter ses prix pour rester attractive. En 2012, « le prix de la viande de boeuf n’a pas arrêté de grimper (+12%, soit 50 centimes de plus) mais la grande distribution exigeait qu’on baisse nos prix », témoigne Danielle Lo Stimolo, une responsable deSyndigel, la fédération européenne du secteur du surgelé (50 adhérents). Face à ces distributeurs tous puissants, les industriels, des PME ou TPE pour la plupart, n’auraient guère le choix. Pour survivre, il faut baisser les prix. Quitte à tricher sur la marchandise.

Quitte à tricher sur la marchandise.

Publié par L’Expansion, l’Express à: http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/viande-de-cheval-spanghero-un-coupable-trop-facile_372800.html?xtor=EPR-175-%5bXPN_18h%5d-20130215–1385607@231415718-20130215193051

Mailing du Président de Picard à l’occasion de la tromperie à la viande de cheval

Cher client,

Dans l’affaire de la viande de cheval, le gouvernement, après enquête, vient de mettre en cause la responsabilité d’un industriel français.

Deux lots de lasagnes bolognaise Formule Express Picard ont été cuisinés avec de la viande provenant de ce fournisseur, ce qui n’aurait jamais dû se produire : Spanghero ne faisant pas partie des fournisseurs validés par Picard dans le cahier des charges signé entre Picard et Comigel.

Je vous prie d’accepter, au nom des équipes Picard et en mon nom personnel, toutes nos excuses et je vous assure que nous mettons tout en œuvre pour qu’une telle tromperie ne se reproduise plus.

Nous vous rappelons par ailleurs que :

- toutes nos viandes de bœuf piécées et tous nos steaks hachés Picard proviennent de la Filière Viande Bovine Française,

- nous privilégions pour tous nos plats cuisinés à base de bœuf, l’origine France.

 

 

La qualité de nos produits et votre satisfaction sont une priorité absolue et nous vous remercions à nouveau de votre confiance.

Philippe Pauze
Président de Picard

 

 

Picard s’engage à répondre à vos questions :

Par téléphone

 

Par email
client@picard.fr

 

 

Viande de cheval : le scandale sanitaire s’étend

Le Point.fr – Publié le 13/02/2013 à 18:25 - Modifié le 13/02/2013 à 19:34

Des lots de lasagnes contenaient de la viande de cheval en Suisse. Les premiers soupçons apparaissent en Allemagne ainsi qu’en Norvège.

Photo d'illustrationPhoto d’illustration © Remy Gabalda / AFP

Le scandale sanitaire de la viande de cheval s’étend en Europe. Le groupe de distribution suisse Coop a annoncé sur son site internet que des analyses sur des lasagnes surgelées retirées mardi de la vente ont permis d’établir qu’ils contenaient de la viande de cheval. Coop avait retiré de la vente « par précaution » un produit de lasagne fabriqué par la société française Comigel. Une analyse des produits avait été décidée pour savoir « si et dans quelle mesure les livraisons de Comigel sont concernées par une déclaration fautive », avait indiqué mardi un porte-parole. Comigel, société dont le siège social se trouve à Metz dans l’est de la France, avait fabriqué les lasagnes de la marque Findus vendues en Grande-Bretagne censées être au boeuf et contenant de la viande de cheval.

Les autorités de sécurité alimentaire en Norvège ont également indiqué mercredi qu’elles avaient été informées que des plats Findus censés être à base de boeuf et soupçonnés d’avoir contenu du cheval avaient été retirés des rayons. « Des produits surgelés finis qui pourraient contenir de la viande de cheval ont été exportés vers la Norvège », mais « toutes les grandes chaînes de supermarchés et Findus ont confirmé à l’Autorité de l’alimentation qu’ils avaient retiré les produits et que ceux-ci n’étaient plus dans les rayons norvégiens », a fait savoir cette Autorité dans un communiqué.

Par ailleurs, les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir été informées d’un premier soupçon de viande frauduleusement étiquetée dans des lasagnes vendues en Allemagne alors que le scandale des produits congelés à la viande de cheval s’étend en Europe. Il s’agit de plats préparés de lasagnes qui ont été livrés à un grossiste dans l’État le plus peuplé d’Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a déclaré une porte-parole du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, lors d’une conférence de presse régulière. Les autorités allemandes ont été averties mardi soir par leurs homologues luxembourgeoises via le système d’alerte mis en place en Europe, a-t-elle précisé.

Réunion au sommet à Bruxelles

Des tests doivent maintenant être pratiqués pour déterminer si ces plats préparés contiennent éventuellement de la viande de cheval. La ministre de la Protection des consommateurs, Ilse Aigner, devait s’exprimer plus tard dans la journée. Jusqu’ici, les autorités allemandes avaient affirmé que l’Allemagne n’était pas touchée par le scandale. La chaîne allemande de supermarchés Kaiser’s Tengelmann avait cependant déjà retiré à titre préventif des lasagnes de la vente.

À Bruxelles, les ministres européens de l’Agriculture tiennent une réunion de crise pour étudier les mesures à prendre au niveau de l’UE face au scandale des produits congelés à la viande de cheval qui s’amplifie, notamment au Royaume-Uni et en France. L’affaire a éclaté avec la découverte, la semaine dernière, en Grande-Bretagne de lasagnes de la marque Findus contenant de la viande de cheval estampillée boeuf. Elles avaient été fabriquées par un sous-traitant français, Comigel.

publié à: http://www.lepoint.fr/societe/viande-de-cheval-le-scandale-sanitaire-s-etend-13-02-2013-1627132_23.php par Le Point.fr

 

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Viande de cheval : l’UE demande des tests ADN aux pays concernés

Un abattoir en Roumanie.

 

Face à la pression des pays concernés et à l’ampleur du scandale des produits estampillés « bœuf » contenant de la viande de cheval, les autorités européennes ont demandé à tous les Etats membres de pratiquer des tests ADN sur ces produits, à l’issue d’une réunion d’urgence, mercredi 13 février.

Cette proposition va être soumise aux Etats membres dès vendredi, a indiqué le commissaire chargé de la santé et des consommateurs, Tonio Borg. Les premiers résultats devraient être connus d’ici la mi-avril. De plus, Bruxelles a demandé des contrôles pour détecter la présence éventuelle de phénylbutazone, un anti-inflammatoire pour les chevaux, qui rendrait la viande impropre à laconsommation.

« IL Y A UNE LÉGISLATION ET QUELQU’UN NE L’A PAS RESPECTÉE »

A plus long terme, la Commission a indiqué qu’elle réflechirait à un éventuel étiquetage des produits à base de bœuf pour indiquer l’origine de la viande. Depuis l’affaire de la vache folle, l’origine de la viande bovine fraîche doit être mentionnée. Ce n’est pas le cas pour les produits transformés à base de viande, qui sont seulement soumis à l’obligation de mentionner le type de viande utilisée.

La Grande-Bretagne, concernée en premier lieu par cette affaire, avait demandé des réponses rapides à Bruxelles. Avec l’Irlande, les deux pays ont plaidé pour que  l’exécutif européen propose un renforcement de l’étiquetage, précisant surtout le pays d’origine de la viande utilisée.

Regarder l’infographie Des lasagnes, deux traders, quatre entreprises et cinq pays

 

 Tonio Borg, commissaire européen à la santé.

 

Tonio Borg a répété que cette affaire concerne avant tout « une question d’étiquetage frauduleux. Ne donnons pas l’impression que cet incident s’est produit en raison d’un manque de législation d’étiquetage. Il y a une législation et quelqu’un ne l’a pas respectée« . Ce scandale de la viande de cheval ne présente a priori aucun danger pour la santé publique mais une telle tromperie sur la nature des produits a provoqué un tollé, notamment en Grande-Bretagne où l’idée demanger du cheval est taboue.

Lire l’éclairage Pourquoi la viande de cheval est un tabou en Grande-Bretagne

Jusqu’à mercredi soir, la Grande-Bretagne a mené des perquisitions dans deux usines soupçonnées d’avoir fourni de la viande de cheval pour des produits censés contenir du bœuf ; en France, de la viande de cheval a été trouvée dans des produits des marque Picard. Les résultats d’une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) seront rendus publics jeudi 14 février.

La société Comigel, qui avait fabriqué les lasagnes incriminées, est également pointée du doigt en Suisse, où le groupe de distribution Coop a confirmé la présence de viande de cheval dans des lasagnes surgelées retirées mardi de la vente ; enfin, la Norvège a également retiré des produits Findus de ses supermarchés.

Consulter la liste des produits retirés de la vente en France

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |

1er Mailing du Président de Picard à l’occasion de la tromperie à la viande de cheval

1er Mailing du Président de Picard à l’occasion de la tromperie à la viande de cheval spacer
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spacer Cher client,

Fidèle à notre niveau d’exigence et à nos valeurs, je souhaite vous informer des mesures prises face à la crise qui touche deux de nos produits.

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Déclaration de Philippe PAUZE. Président de Picard. 13 février 2013. Voir la vidéo
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spacer Les deux produits retirés de la vente sont les lasagnes à la bolognaise Formule Express et le chili con carne Cuisine Evasion. Ces produits ne présentent toutefois aucun risque sanitaire et restent consommables.
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Aucun des 1 200 autres produits de la gamme Picard
n’est concerné par cette non-conformité.
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Picard s’engage à répondre à vos questions :

Par téléphone

Numero Azur : 0 810 13 12 11. Prix d'un appel local
spacer Par email
client@picard.fr
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spacer Nous vous remercions de votre confiance.

Cordialement,
Philippe Pauze
Président de Picard

Gestion de la crise de la viande de cheval par Auchan / chronodrive

Message reçu le 12/02/2013 par les clients Chronodrive:

Bonjour,
Vous avez peut-être acheté de marque AUCHAN des LASAGNES BOLOGNAISE 1kg (code barre: 3596710034307), de la MOUSSAKA 300 g (code barre : 3596710275236) ou de la MOUSSAKA 850g (code barre : 3596710275618).

Nous avons retiré de la vente ces produits ayant potentiellement une présence de viande de cheval dans les recettes devant contenir de la viande de bœuf.

Les autorités françaises ont indiqué que ces produits ne comportaient pas de risque sanitaire. Ils peuvent donc être consommés. Si toutefois, certains clients préfèrent ramener ces produits en magasin, ceux-ci  leur seront remboursés.

Pour tout complément d’information, Auchan invite ses clients à contacter le N° vert :
0800 227 227.

Veuillez nous excuser pour ce désagrément.
L’équipe Chronodrive.

A très bientôt chez Chronodrive !

CHRONODRIVE Orvault
Ouvert de 8h30 à 20h30 du lundi au samedi

 

Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval

Source : Reuters

11/02/2013 à 19:12 / Mis à jour le 11/02/2013 à 19:15
Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval dans ACTEURS ofrtp-union-france-cheval-2-20130211_paysage360

Les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll (à gauche) et de la Consommation Benoît Hamon, après une réunion de crise lundi à Bercy à la suite de la découverte de la présence de viande de cheval dans des préparations au boeuf. S’il n’est pas possible de déterminer pour l’instant si cette affaire, qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés dans plusieurs pays européens, résulte d’une négligence ou d’une fraude délibérée, François Hollande a annoncé lundi que des sanctions devraient être prononcées. /Photo prise le 11 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen

François Hollande a annoncé lundi « des sanctions » après la découverte de viande de cheval dans des préparations au boeuf distribuées dans plusieurs pays européens qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés.

Une réunion de crise a eu lieu lundi à Bercy en présence des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll, de la Consommation Benoît Hamon et de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, avec des représentants de la filière viande.

Benoît Hamon a indiqué à l’issue de cette réunion qu’il n’était pas possible de déterminer pour l’instant s’il s’agissait d’une « négligence » ou d’une « fraude délibérée », qui serait un délit, et qu’on en saurait plus dans les « 48 heures ».

« Nous n’avons pas encore tranché s’il s’agissait d’une négligence ou d’une fraude », a-t-il dit lors d’un point de presse, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une crise sanitaire mais d’une « fraude économique ».

L’enquête menée en France par la Répression des fraudes (DGCCRF) a mis en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande et ses agents ont effectué des inspections sur plusieurs sites en France.

Un inventaire complet des bons de livraison des sociétés françaises Comigel et Spanghero, qui fournissent la marque de produits de surgelés Findus, est en cours pour voir si d’autres clients ont reçu des produits qui n’ont pas été retirés des rayons, a dit Benoît Hamon.

Le ministre a également annoncé une extension des contrôles sur les autres produits pour toute l’année 2013.

LA ROUMANIE CLAME SON INNOCENCE

Une réunion devrait avoir lieu avant la fin de la semaine au niveau européen sur « cette question posée par la tromperie de cet étiquetage », a précisé pour sa part Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture.

La branche britannique de l’entreprise de produits surgelés Findus a entamé le rappel de ses lasagnes de boeuf la semaine dernière sur le conseil de son fournisseur français, Comigel, qui affirme que la viande douteuse vient de Roumanie.

Mais le Premier ministre roumain Victor Ponta a assuré lundi qu’aucune fraude n’avait été commise dans son pays et s’est dit irrité par les accusations lancées à l’encontre de la Roumanie.

Lors d’un déplacement en banlieue parisienne, le président français a pour sa part souligné le « double devoir de transparence et de responsabilité » de l’Etat.

« Il y a eu des manquements visiblement, des profits, des comportements inadmissibles, des sanctions devront être prononcées: sanctions administratives, sanctions pénales si le dossier le justifie », a-t-il dit.

PLAINTE CONTRE X

Findus, marque dont certains produits contenaient de la viande de cheval, se fournissait auprès d’une usine luxembourgeoise du groupe français Comigel, qui se fournissait elle-même auprès de Spanghero, filiale du groupe Pujol.

De source proche du dossier, on apprend que les inspecteurs de la DGCCRF ont procédé à des inspections dans les installations de Spanghero, dans le sud de la France, et de Comigel, à Metz.

Ce groupe a acquis de la viande surgelée via un négociant chypriote qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe en Roumanie.

Dans un communiqué, la société Spanghero assure « qu’elle exerce son activité dans le strict respect des réglementations européenne et française » et qu’elle n’a pas d’activité d’achat, de revente ou de transformation de produits à base de cheval.

Spanghero a décidé de porter plainte contre X pour tromperie.

Invité sur Europe 1, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a réfuté toute remise en cause de la traçabilité des produits alimentaires.

L’industrie a été victime de la « tromperie » d’un fournisseur mais n’est pas responsable de la crise, a déclaré Jean-René Buisson. « Nous avons un problème de tromperie, il ne faut pas mélanger les problèmes avec le contrôle de la filière qui reste le meilleur du monde. »

Findus France, qui estime avoir été trompée, a annoncé dimanche qu’elle porterait plainte contre X.

Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau à Pierrefitte-sur-Seine et Marion Douet, édité par Yves Clarisse

© 2013 Reut

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