Archive pour janvier, 2013

Fuite de gaz: les erreurs de Lubrizol dans sa communication de crise

 

Alors que les odeurs persistantes de gaz inquiètent le public, l’usine chimique Lubrizol à Rouen, à la source de ces fuites n’a pas brillé dans sa communication. Face à des explications fluctuantes, le doute s’installe. Les ratés de communication se répètent.  » On nous cache tout, on nous dit rien  » chantait déjà Jacques Dutronc. Les conseils de Jean-Michel Boissière, directeur associé de MC2, pour renoncer à cette fatalité.

Dans le cas de Lubrizol – black-out total le soir de l’accident – c’est la panique qui s’est s’installée, au point de saturer les pompiers d’appels. C’est irrattrapable. Le conseil : Au moindre pépin, il faut réagir dans l’heure : exprimer une politique de  » tolérance zéro  » envers tels propos déplacés, exprimer une préoccupation. Inutile, dans un premier temps, d’entrer dans les détails. Il s’agit aussi d’informer les salariés en interne.

REUTERS/Vasily Fedosenko

 » Les accidents pour défauts techniques ou défaillances humaines, ne sont pas tous dramatiques. Ce sont pourtant des crises qui concernent autant les PME que les multinationales. La manière de s’y prendre est la même. Hélas, les péchés d’orgueil, de naïveté ou la bêtise conduisent à des mises au point contre-productives. A l’heure des réseaux sociaux, ça ne pardonne pas. Voici 7 erreurs majeures à éviter

1. Jouer le silence

 » No comment !  » ou silence radio. L’entreprise attend que ça passe. Ce comportement est encore très fréquent. Or, il est absurde. Car durant ce temps la rumeur enfle. Dans de tels cas, la structure est suspectée de ne pas prendre la mesure du problème ou d’être impuissante. Dans le cas de Lubrizol – black-out total le soir de l’accident- c’est la panique qui s’est s’installée, au point de saturer les pompiers d’appels. C’est irrattrapable.

Le conseil. Au moindre pépin, il faut réagir dans l’heure : exprimer une politique de  » tolérance zéro  » envers tels propos déplacés, exprimer une préoccupation. Inutile, dans un premier temps, d’entrer dans les détails. Il s’agit aussi d’informer les salariés en interne.

2. Rester dans le déni

 » Tout va bien, tout est normal, tout est sous contrôle « . C’est ce je j’appelle la communication  » centrale nucléaire  » : on veut rassurer. Circulez, il n’y a rien à voir. C’est typiquement la posture du Laboratoire Servier dans l’affaire du Mediator. Tout aurait été affabulation, dénigrement, mensonges. Du coup, les imaginations galopent.

Le conseil. Aller droit au but et être factuel, concret, précis sur les lieux, les dates, les acteurs, le comment etc.

3. Minimiser le problème

Lubrizol a présenté le mercaplan comme un additif au gaz inoffensif. Nauséabond certes, mais sans risque. Faux ! Il y eut bien pire dans le passé, le big boss de BP qui affirmait en 2010 que l’hydrocarbure s’écoulant dans le golfe du Mexique après l’explosion de sa plate-forme pétrolière était  » une goutte d’eau dans un océan. « . Il a été illico ridiculisé sur la Toile, puis… viré. Il y eut toute une respectabilité à reconstruire pour le pétrolier britannique.

Le conseil. Reconnaître le degré de gravité de la situation, avec sincérité.  » Oui, inhalé à haute dose, le gaz est toxique, c’est un problème pour les gens proches, les salariés. Pour le grand public, éloigné, il n’y a à l’instant pas de risque sur la santé « .

4. Se défausser sur des tiers

 » Non, ce n’est pas moi ! « . C’est la faute au voisin, aux médisants, au sous-traitant, au fantassin de base incompétent ou manipulateur. L’entreprise refuse de prendre ses responsabilités. Et les batailles sont parfois sévères. Kerviel aurait à lui tout seul détourné 4 milliards d’euros, d’où un procès fleuve avec son ex-employeur, la société Générale. Aéroports de Paris et Air France se sont rejetés la balle pour manque d’éther glycol après l’enneigement des pistes et le gel des en 2010. Variante : c’est la faute au destin. Une excuse invoquée lors des catastrophes naturelles qui ont détruit des sites. Or, se cachent souvent sous ces invocations des irrégularités dans l’installation.

Le conseil. Faire son mea culpa et montrer qu’on agit vite. Le cas d’école c’est Leclerc, en 2005, qui a vendu des steaks contaminés. Il y eut des malades. Le problème était chez son fournisseur. Dans ses messages, l’hyper concerné a pourtant endossé seul l’affaire.  » Nous sommes désolés, nous réglons le problème ! « .

5. Dénigrer la concurrence

Apple a osé. Alors que son Iphone 4 avait de gros problèmes de réception, le géant des hautes technologies a fait circuler sur le net une vidéo de démonstration pour prouver que chez Blackberry, ce n’était pas mieux. Cette contre-attaque a permis de déplacer la question mais aussi de se faire un sérieux ennemi. Se comparer pour ne pas se dévaloriser est un péché d’orgueil !

Le conseil. Surtout, se contenter de son périmètre d’action

6. Etre incohérent entre le dire et le faire

Ce mardi 22 janvier, Rouen a reporté un match de foot, la ministre de l’Ecologie est venue sur place… Et pourtant les messages délivrés par les autorités à propos de Lubrizol toute la journée étaient rassurants. De telles dissonances interrogent, inquiètent, créent la défiance.

Le conseil. Aligner tout ce qui concerne la gestion de crise, actes, paroles, écrits.

7. Ignorer les victimes

Ou n’avoir aucun mot de compassion pour elles. Beaucoup d’entreprise sont focalisées sur l’explication de l’événement et en oublie les personnes malades, blessées ou tuées à cause de lui. Il est capital de mettre en avant le côté humain de l’entreprise

Le conseil. Avoir le réflexe de compatir dès les premières lignes ou les premières phrases. Rester simple sans trop en faire dans l’émotion.  » Je suis attristé pour les gens qui on souffert  » ou  » Nous sommes désolés pour les gens qui ont eu peur « .

Par Marie-Madeleine Sève pour LEntreprise.com, publié le 23/01/2013 à 19:08

Publié par l’entreprise à http://lentreprise.lexpress.fr/publicite-et-communication/fuite-de-gaz-les-erreurs-de-lubrizol-dans-sa-communication-de-crise_38190.html?xtor=EPR-11-%5bENT_Zapping%5d-20130124–1441072@228252565-20130124064847 le 24/01/2013

 

Les volaillers français perdent la moitié de leurs subventions européennes

Par Julien Bonnet - Publié le 18 janvier 2013, à 14h53

Doux - Usine de Quimper

© S. Julienne – L’Usine Nouvelle

« La Commission européenne nous a informés jeudi de sa décision de diviser par deux le niveau des restitutions sur la filière volaille », a expliqué à l’AFP le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot. Cette subvention, dont la France est l’unique bénéficiaire, vise à encourage l’exportation de poulets. Une décision qui touche durement les groupes Doux et Tilly-Sabco.

Coup dur pour la volaille française. Les groupes Doux et Tilly-Sabco vont perdre la moitié de leurs subventions européennes. Ces dernières étaient accordés à la France pour encourager l’exportation de poulets.

« La Commission européenne nous a informés jeudi de sa décision de diviser par deux le niveau des restitutions sur la filière volaille », a expliqué à l’AFP le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, confirmant une information d’Europe 1.

UN  »SOUTIEN RAPIDE » AUX ENTREPRISES CONCERNÉES À L’ÉTUDE

« Avec Stéphane Le Foll (le ministre de l’Agriculture) nous avons convoqué aujourd’hui une réunion d’urgence (…) pour voir comment nous pouvons apporter un soutien rapide aux entreprises » fragilisées par cet accord, a ajouté Guillaume Garot, citant les groupes Doux et Tilly-Sabco.

Sur son site, LSA indique que Doux recevait chaque année 55 millions d’euros de subventions européennes, ce qui en faisait le premier bénéficiaire de la PAC en France.

Les ministres vont également saisir le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, pour contester cette décision, a encore déclaré Guillaume Garot, reconnaissant que la France était aujourd’hui le seul pays de l’Union européenne à bénéficier de ces aides.

Julien Bonnet

Publié par l’usine nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/les-volaillers-francais-perdent-la-moitie-de-leurs-subventions-europeennes.N189879

 

5.000 emplois encore menacés dans l’agroalimentaire, dit l’Ania

PARIS (Reuters) – L’industrie agroalimentaire française pourrait encore perdre 5.000 emplois en 2013, victime de la baisse de la consommation des ménages, de la volatilité des matières premières et du tassement de ses marges, a déclaré lundi Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania).

Les 10.000 entreprises, essentiellement des PME, que fédère l’Ania employaient 495.000 salariés en France à la fin 2012 pour un chiffre d’affaires pesant près de 158 milliards d’euros.

Danone, leader dans l’Hexagone, a lui même annoncé de nouvelles mesures d’économies pour affronter la dégradation de la conjoncture économique.

« En 2012 nous avons été contraints de supprimer 5.000 emplois et on a une prévision de perte de 5.000 cette année même si 10.000 emplois sont actuellement non pourvus », a déclaré Jean-René Buisson.

Il s’exprimait à l’occasion d’une cérémonie des voeux à laquelle participaient le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll et le ministre délégué à l’agroalimentaire Guillaume Garot.

Le président de l’Ania a de nouveau mis en cause les relations « compliquées » entre les industriels et les distributeurs, lesquels « usent et parfois abusent de leur position de force » en refusant d’appliquer « correctement » la loi LME qui régit les relations commerciales.

En 2013, « on va se battre comme des chiens pour que cette loi soit appliquée correctement », a promis Jean-René Buisson en dénonçant aussi « l’explosion » des taxes alimentaires et une certaine défiance en matière de sécurité alimentaire « qui met en péril la filière ». Dans ce contexte, a-t-il conclu « nous demandons à être soutenus par les pouvoirs publics ».

Guillaume Garot lui a répondu que le gouvernement était « aux côtés des entreprises de l’agroalimentaire » et qu’il poursuivrait dans cette voie en 2013 via des outils tels que la Banque publique d’investissement (BPI) et les mesures figurant dans le pacte de compétitivité.

« J’ai confiance dans le formidable potentiel de l’industrie agroalimentaire (…) et de ce que nous pouvons faire au gouvernement avec vous pour en faire le grand secteur du redressement économique du pays », a-t-il ajouté.

De son côté, Stéphane Le Foll, a de son côté appelé l’industrie agroalimentaire à investir en 2013 pour préparer son avenir ce qui, a-t-il dit en substance, lui permettra notamment de restaurer ses marges.

Noëlle Mennella, édité par Wilfrid Exbrayat -

Publié le 14/01/2013 à 22:34 par Le point.fr à http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/5-000-emplois-encore-menaces-dans-l-agroalimentaire-dit-l-ania-14-01-2013-1614783_240.php

 

Le chiffre d’affaires de l’agroalimentaire a bondi de 10,7% en octobre

 

salades cereales dessaint

 

L’agroalimentaire vient d’obtenir un joli bond pour son chiffre d’affaires, de l’ordre de 10,7% en octobre 2012 comparé au mois précédent correspondant, selon les données d’Agreste (le département statistique du ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire). Du coup, la hausse du chiffre d’affaires de l’industrie alimentaire de janvier à octobre en cumul atteint 3,9%.

Le rythme des exportations est presque aussi dynamique, à +9,7%  tandis que les importations culminent à +12,2%. Presque tous les secteurs concourent à cette hausse de chiffre d’affaires. Celui des viandes de boucheries atteint 18,5% (avec des hausses de prix de 11,6%), les poissons de 10,9%, les fruits et légumes de 13,6% (avec des prix en hausse de 1,5%), les produits laitiers de 6,2% dont 1,8% pour le beurre et 5,9% pour les fromages, mais avec des prix en baisse), la boulangerie et les pâtes de 5%, les aliments pour animaux de 21% et les boissons de 10,2%.

Calendaire favorable

Bref, l’agroalimentaire a surperformé en octobre, en cumulant à la fois des hausses de prix et des hausses de volume, tant en France qu’à l’exportation. A noter toutefois que le calendaire d’octobre était plus favorable que les mois précédents, avec deux jours ouvrables de plus. Voilà des chiffres qui devraient réjouir le président de l’Association nationale des industries alimentaires, Jean-René Buisson, qui doit présenter ses vœux en fin de journée. Même si le chiffre d’affaires ne fait pas la marge et ne rend compte du climat des négociations commerciales que toutes les fédérations d’industriels trouvent particulièrement rudes… Pas étonnant d’ailleurs, avec de telles hausses de prix !

Publié le 14 janvier 2013 par Sylvain AUBRIL sur LSA conso à http://www.lsa-conso.fr/le-chiffre-d-affaires-de-l-agroalimentaire-a-bondi-de-10-7-en-octobre,137158

 

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio