Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le numéro deux mondial de l’agroalimentaire multiplie les innovations produit pour se renforcer sur le marché du « snacking ». La consommation de produits alimentaires entre les repas représente un marché de près de 260 milliards d’euros en Europe.

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le « snacking » partout et à tout moment… C’est un peu l’ambition de Tim Cofer, le patron Europe de Kraft Foods. Rebaptisé Mondelez International depuis la scission des activités américaines d’épicerie le 1 er octobre, le numéro deux mondial de l’agroalimentaire derrière Nestlé veut encourager le « grignotage » sur le Vieux Continent et les repas pris sur le pouce.

Le marché du « snacking » est déjà très important en Europe, même si les modes d’alimentation ne sont pas encore aussi déstructurés qu’en Amérique. Mondelez évalue les ventes à 259 milliards d’euros par an. Le groupe est le premier acteur du secteur, avec une part de marché de 3,5 %. Et son ambition est de passer rapidement à 4,5 %.« Un point de plus nous rapporterait 3,5 milliards de dollars », explique Tim Cofer, dont l’ambition est de « délivrer une croissance forte et constante aux actionnaires ».

Mondelez a des cartes en main pour atteindre cet objectif. Ce groupe de 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires (28 milliards d’euros) a pris un poids considérable en Europe en achetant les biscuits LU en 2007 et le britannique Cadbury en 2010. Il possède désormais 59 usines sur le Vieux Continent ainsi qu’un portefeuille de marques comme Milka ou Toblerone. Tout a ensuite été mis en oeuvre pour répondre aux besoins de« consommation de tous les instants » des Européens. Le groupe a analysé les comportements des consommateurs en tous sens. D’après Mondelez, à peine 36 % culpabilisent quand ils « snackent » tandis que 40 % adorent le faire et que 24 % le font« par routine ».

En France, un consommateur sur deux ne prend pas de petit-déjeuner parce qu’il n’a pas le temps. Mais il le regrette. Qu’à cela ne tienne. Mondelez propose un sac petit-déjeuner tout prêt. Des expériences dans les supermarchés tendent à prouver qu’en offrant des solutions toutes prêtes, il était possible de conquérir de nouveaux clients. Notamment pour les biscuits BelVita, (initialement appelés LU Petit Dej), dont le groupe affirme qu’ils contiennent tous les éléments nutritionnels permettant de tenir le matin sans avoir pris de vrai petit-déjeuner.

Chewing-gum à l’unité

Pour développer le « snacking », Mondelez mise aussi sur le fromage. Sa marque de fromage tartinable Philadelphia a été déclinée pour tous les goûts. Nature, light, ultralight, au chocolat, au saumon, aux champignons. En grand format, en petit pour tremper des légumes frais à l’apéritif. Les machines Tassimo, qui fournissent café, thé, chocolat à la maison, proposent des dosettes aux marques du groupe : Cadbury, Milka, Carte Noire… Les chewing-gums sont un autre axe de travail. Le marché est en recul de 3 % par an en Europe. «  On s’est rendu compte que les ados mâchent de moins en moins. Trop absorbés par les écrans », explique Krister Zackari, en charge de l’activité. Le prix est aussi devenu dissuasif et le produit perçu comme manquant de fantaisie. Pour relancer les ventes, Mondelez a conçu les chewing-gums Twist censés «  casser l’ennui » et séduire les poches percées. Dans cette optique, le groupe va lancer un chewing-gum à l’unité pour 10 centimes d’euro. Pour « snacker » à petit prix…

MARIE-JOSÉE COUGARD
Écrit par Marie-Josée COUGARD
Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202352401758-kraft-foods-veut-convertir-tous-les-europeens-au-snacking-505026.php
 


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