Vendée. Développement durable : l’entreprise Bodin s’engage plus

Le numéro 1 français et européen du poulet bio, Bodin, installé à Sainte-Hermine, intensifie ses efforts en matière de développement durable. L’abattoir est lié par contrat à 90 éleveurs.

Mise en barquettes de cuisses de poulets bio à l’abattoir.

Vendée. Développement durable : l'entreprise Bodin s'engage plus dans ACTEURS lr05_3045607_1.jpg91

36 000 poulets par semaine

L’entreprise Bodin, fondée en 1979 par Jean Bodin à Mervent, a bien grandi. Devenue filiale de Gastronome en 1997, elle s’installe à Sainte-Hermine l’année suivante. Aujourd’hui, l’abattoir de volaille biologique qui transforme à 70 % du poulet, 20 % de la dinde, et 5 % du canard et autant de pintade, est devenu le premier producteur français et européen en poulet bio.

Les 100 salariés de l’entreprise Bodin produisent 36 000 poulets par semaine. Une paille, comparé aux 9 à 10 millions de poulets produits par semaine en agriculture conventionnelle dans l’hexagone. Bodin pèse 1 % du marché du poulet en France mais représente 37 % du marché du bio en volaille.

Économies d’énergie et trophée

Depuis deux ans, l’abattoir a intensifié ses efforts en matière de développement durable. Bodin a réduit de 20 % le volume de ses emballages en deux ans : tailles plus petites des cartons, couvercles supprimés. L’entreprise a surtout investi entre 500 000 € et 600 000 € afin de réaliser des économies d’énergie : grâce à l’installation de récupérateurs de chaleur et d’une nouvelle chaudière.

La société fournit Carrefour en volaille biologique depuis 12 ans. La marque distributrice a demandé à Bodin de remplir une fiche diagnostic en 49 points concernant sa politique en matière de développement durable. À titre d’exemple, des plantes mellifères ont été disposées autour de l’usine pour nourrir les abeilles. Un audit a été réalisé dans l’entreprise par Carrefour, qui lui a décerné, la semaine dernière, son trophée développement durable, au niveau national.

Élevage et alimentation

Bodin a signé des contrats de trois à cinq ans, qui garantissent des volumes, avec les 70 éleveurs directement affiliés, installés dans un rayon de 100 km autour de Sainte-Hermine. La société travaille aussi avec 20 éleveurs fermiers d’Ancenis.

En contrepartie de ces volumes assurés, les volaillers s’engagent à ne pas utiliser d’antibiotiques ni de médicaments dans leur élevage, à avoir des bâtiments aux normes et à aménager des parcours avec des haies et des plantations pour inciter les poulets à plus sortir et de dépenser. Pour assurer une traçabilité entière, une minoterie fabrique et contrôle scrupuleusement l’alimentation donnée aux poulets bio. « Nos quatre grandes valeurs reposent sur la santé, l’environnement, le social et le bien-être animal »,détaille Bertrand Thomas, directeur général de Bodin.

Le marché du poulet bio a vu une légère régression du nombre de poulets élevés sur les neuf premiers mois de l’année. Mais a bénéficié de l’annonce de l’étude sur les rats nourris avec des produits contenant des OGM : les ventes de bio ont augmenté en octobre et novembre.

Publié par Ouest France Vendée à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/vendee-developpement-durable-lentreprise-bodin-sengage-plus-06-12-2012-77603

Sophie CAPELLE.

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