Archive pour 14 décembre, 2012

Mojo permet aux téléspectateurs connectés d’acheter des produits vus à la télé

Mojo

La société Mojo a été créée en mars 2012 par Mickael Royer (debout). Jérôme Métral (à g.), responsable technique, et Brice Capobianco (à d.), community manager, finalisent avec lui le développement du site. (© Mojo)

La société Mojo a développé www.shozap.tv, un site internet qui crée un lien entre des programmes de télévision et des sites de e-commerce qui proposent les produits vus dans une émission ou un film.

Il permet de chercher, sur les sites marchands partenaires, tous les produits vus en direct, de les ajouter sur le site et d’en discuter avec d’autres téléspectateurs connectés à internet. A partir du guide TV proposé sur le site, ils peuvent en quelques clics acheter le livre présenté dans une émission ou la robe de l’héroïne d’une série. Ils peuvent aussi partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Le site permet également d’ajouter des produits qu’ils ont reconnus dans une émission et de les partager. A terme, Shozap rémunérera les utilisateurs si les produits qu’ils ont ajoutés sont achetés.
Cette solution intéresse les professionnels du marketing et de la communication des marques, car il leur permet un retour sur investissement. Par exemple, les marques qui habillent une présentatrice ont aujourd’hui une visibilité très faible. Shozap leur permet de mettre en avant leurs produits sur le site et les réseaux sociaux, et de générer des ventes immédiates pendant ou après la diffusion d’une émission.
Une première version du site est actuellement en ligne afin d’effectuer des tests avant un lancement officiel prévu à la fin de l’année 2012. Les dirigeants prévoient de recruter très rapidement de nouveaux collaborateurs dans les domaines technique, éditorial et marketing/communication.

www.shozap.tv

Contact : Mickael Royer - Tél : 06 24 32 44 50
Publié par Rennes Atalante à http://www.rennes-atalante.fr/actualites-technopole/actualites-de-la-technopole/blog/mojo-permet-aux-telespectateurs-connectes-dacheter-des-produits-vus-a-la-tele.html

Vendée. Développement durable : l’entreprise Bodin s’engage plus

Le numéro 1 français et européen du poulet bio, Bodin, installé à Sainte-Hermine, intensifie ses efforts en matière de développement durable. L’abattoir est lié par contrat à 90 éleveurs.

Mise en barquettes de cuisses de poulets bio à l’abattoir.

Vendée. Développement durable : l'entreprise Bodin s'engage plus dans ACTEURS lr05_3045607_1.jpg91

36 000 poulets par semaine

L’entreprise Bodin, fondée en 1979 par Jean Bodin à Mervent, a bien grandi. Devenue filiale de Gastronome en 1997, elle s’installe à Sainte-Hermine l’année suivante. Aujourd’hui, l’abattoir de volaille biologique qui transforme à 70 % du poulet, 20 % de la dinde, et 5 % du canard et autant de pintade, est devenu le premier producteur français et européen en poulet bio.

Les 100 salariés de l’entreprise Bodin produisent 36 000 poulets par semaine. Une paille, comparé aux 9 à 10 millions de poulets produits par semaine en agriculture conventionnelle dans l’hexagone. Bodin pèse 1 % du marché du poulet en France mais représente 37 % du marché du bio en volaille.

Économies d’énergie et trophée

Depuis deux ans, l’abattoir a intensifié ses efforts en matière de développement durable. Bodin a réduit de 20 % le volume de ses emballages en deux ans : tailles plus petites des cartons, couvercles supprimés. L’entreprise a surtout investi entre 500 000 € et 600 000 € afin de réaliser des économies d’énergie : grâce à l’installation de récupérateurs de chaleur et d’une nouvelle chaudière.

La société fournit Carrefour en volaille biologique depuis 12 ans. La marque distributrice a demandé à Bodin de remplir une fiche diagnostic en 49 points concernant sa politique en matière de développement durable. À titre d’exemple, des plantes mellifères ont été disposées autour de l’usine pour nourrir les abeilles. Un audit a été réalisé dans l’entreprise par Carrefour, qui lui a décerné, la semaine dernière, son trophée développement durable, au niveau national.

Élevage et alimentation

Bodin a signé des contrats de trois à cinq ans, qui garantissent des volumes, avec les 70 éleveurs directement affiliés, installés dans un rayon de 100 km autour de Sainte-Hermine. La société travaille aussi avec 20 éleveurs fermiers d’Ancenis.

En contrepartie de ces volumes assurés, les volaillers s’engagent à ne pas utiliser d’antibiotiques ni de médicaments dans leur élevage, à avoir des bâtiments aux normes et à aménager des parcours avec des haies et des plantations pour inciter les poulets à plus sortir et de dépenser. Pour assurer une traçabilité entière, une minoterie fabrique et contrôle scrupuleusement l’alimentation donnée aux poulets bio. « Nos quatre grandes valeurs reposent sur la santé, l’environnement, le social et le bien-être animal »,détaille Bertrand Thomas, directeur général de Bodin.

Le marché du poulet bio a vu une légère régression du nombre de poulets élevés sur les neuf premiers mois de l’année. Mais a bénéficié de l’annonce de l’étude sur les rats nourris avec des produits contenant des OGM : les ventes de bio ont augmenté en octobre et novembre.

Publié par Ouest France Vendée à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/vendee-developpement-durable-lentreprise-bodin-sengage-plus-06-12-2012-77603

Sophie CAPELLE.

Les articles sur le sujet

«Nous voulons réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025»

Des déchets alimentaires au fond d'une poubelle.

Des déchets alimentaires au fond d’une poubelle. (Photo Patrick Pleul. AFP)

INTERVIEW Chaque Français jette annuellement sept kilos d’aliments sous emballage. Une tendance au gaspillage à laquelle le gouvernement veut mettre fin, comme l’explique à Libération Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Recueilli par SYLVAIN MOUILLARD

Le ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire Guillaume Garot, le 16 octobre 2012 en conférence de presse à BruxellesQui n’a jamais laissé pourrir carottes et navets dans son bac à légumes, après en avoir acheté de trop grosses quantités ? Ou fichu à la poubelle une douzaine d’oeufs périmés ? En la matière, les chiffres sont sans appel. En 2011, un rapport de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) montrait qu’un tiers des aliments produits dans le monde est perdu ou gaspillé. L’Ademe (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) estime de son côté que chaque Français jette annuellement sept kilos d’aliments encore sous emballage. Le gouvernement a annoncé ce jeudi une série de mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot (photo AFP), en présente les objectifs.

Les Français sont-ils de gros gaspilleurs ?

Nous sommes plutôt bien placés par rapport à la moyenne européenne. Mais nous ne nous satisfaisons pas de cette place. Chaque Français jette 20 à 30 kilos de nourriture par an. Cela représente une perte de pouvoir d’achat de 400 euros pour une famille de quatre personnes. Nous serons efficaces dans la lutte contre le gaspillage si nous réussissons à sensibiliser chaque citoyen sur les conséquences pour lui-même. Tout le monde peut agir. C’est aussi un enjeu éthique de lutter contre la société de surconsommation, au moment où tant d’hommes sur la planète crèvent de faim ou sont dépendants de l’aide alimentaire.

La lutte contre le gaspillage est-elle entrée dans les moeurs en France ?

Il existe un trésor d’initiatives locales partout sur le territoire. Notre rôle est de les accompagner et de leur donner de la force pour les démultiplier. Nous allons lancer une série d’actions pilotes pour chacun des grands acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur. Il s’agira aussi d’évaluer ce qui marche ou non, et d’identifier les freins et les blocages.

Quels sont vos objectifs, et quel calendrier allez-vous adopter ?

Nous voulons réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Nous signerons un pacte national en juin 2013, et nous déclinerons plusieurs mesures opérationnelles et concrètes. Celles-ci seront testées et évaluées au cours des prochains mois.

A quels types d’actions pensez-vous ?

Il faut réduire le gaspillage dans les cantines. Une opération en ce sens va être lancée dans 32 collèges de Dordogne. Il s’agit de sensibiliser les élèves et de former les cuisiniers. Nous allons aussi travailler sur l’extension de la vente à l’unité dans les supermarchés. Aujourd’hui, ce sont souvent les yaourts haut de gamme qui sont vendus à l’unité. Nous voulons que les produits d’entrée de gamme soient désormais concernés. La chaîne de magasins Monoprix va travailler en ce sens. Un autre exemple : à Tours, une petite camionnette électrique ira au plus près des citoyens pour récupérer des dons alimentaires.

Les Français sont-ils prêts à ce changement de mentalité ?

Je le pense, notamment quand je vois le succès de la campagne virale que nous avons lancé sur Internet, à travers le sitewww.gaspillagealimentaire.fr. Nous avons un tas de visuels décalés, non-culpabilisants. Il faudra aussi travailler sur les freins logistiques, techniques ou de formation.

Montage des visuels de la campagne.

Quatre affiches de l’opération (montage Libération).

 source: Libérationb à http://www.liberation.fr/societe/2012/12/06/nous-voulons-reduire-de-moitie-le-gaspillage-alimentaire-d-ici-2025_865660

Les Brésiliens ne pourront plus produire de « Champagne »

En 2011, sur les 143 millions de bouteilles de Champagne exportés par la France, un million était destiné au marché brésilien.

En 2011, sur les 143 millions de bouteilles de Champagne exportés par la France, un million était destiné au marché brésilien.
Le Champagne consommé au Brésil ne pourra plus être produit sur place. Les autorités françaises viennent d’obtenir la reconnaissance par le Brésil de l’appellation d’origine géographique « Champagne ». L’objectif réside davantage dans la protection d’une image de marque que dans un potentiel de croissance des exportations.

Les « bulles » que vous vous apprêtez à déguster pour les Fêtes proviennent-elles de la région champenoise? Pour un consommateur français, la question ne fait aucun doute. A l’étranger en revanche, elle mérite d’être posée. Au Brésil par exemple, il était autorisé jusqu’à mardi de commercialiser du mousseux brésilien sous l’étiquette « Champagne ». Une pratique à laquelle les autorités françaises viennent de mettre fin. Le ministre brésilien en charge du développement, de l’industrie et du commerce Fernando Pimentel a en effet signé mardi 11 décembre l’acte de reconnaissance de l’appellation d’origine géographique « Champagne » à l’occasion de la visite à Paris de Dilma Rousseff, la présidente du Brésil.

« Nous espérons ainsi lutter contre la contrefaçon », explique-t-on au cabinet de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur. « La protection des indications géographiques, qui identifient l’origine et la qualité d’un produit, est essentielle à la promotion du savoir-faire français à l’étranger », soulignent Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Nicole Bricq ainsi que Guillaume Garrot, le ministre délégué de l’Agroalimentaire.

La demande traînait depuis 5 ans

Toutefois, la demande ne date pas d’hier : elle date de 2007! Pourquoi autant de temps pour cette reconnaissance? « Cela est certainement dû au fait que les autorités brésiliennes ont consulté les producteurs locaux de vins effervescent », pense-t-on au cabinet de la ministre du Commerce extérieur.

Cette reconnaissance va-t-elle avoir un impact sur le volume des importations de Champagne par le Brésil? « Difficile de le dire, ce n’est pas fait dans une logique purement commerciale », considère-t-on au sein du Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC).

Anglais et Américains sont les plus grands amateurs de Champagne

Le Brésil constitue l’un des partenaires privilégiés de la France pour ses exportations: les ventes de produits français à destination de ce pays sont en augmentation de 20,27% sur la période allant de janvier à septembre 2012 et atteignent 3,466 milliards d’euros selon Le Moci.

Mais l’agroalimentaire n’est pas le domaine qui tire réellement son épingle du jeu. En valeur, les familles de produits qui se détachent sont plutôt les matériels de navigation aérienne et spatiale, les équipements mécaniques et chaudières et les véhicules.

Concernant le Champagne, les principaux pays importateurs sont, dans l’ordre, le Royaume-Uni, les Etats-Unis (19,4 millions de bouteilles importés en 2011) et le Japon, puis l’Allemagne, la Belgique, la Chine… Sur les 323 millions de bouteilles de Champagne vendues en 2011, 44% (soit 143 millions de bouteilles) l’ont été à l’export. Le Brésil s’est porté acquéreur d’un million de ces bouteilles, soit 7% de plus qu’en 2010. On comprend donc que l’enjeu de cette reconnaissance d’appellation réside davantage dans la protection d’une image de marque que dans l’espérance d’un accroissement considérable des volumes de ventes.

Deux visions s’opposent

Dans la même logique, les autorités françaises sont actuellement en négociations avec la Chine pour obtenir la même reconnaissance et éviter ainsi que le terme « Champagne » ne soit galvaudé.

Au sein de l’Union européenne, le droit communautaire reconnaît les appellations d’origine géographique, il y a donc relativement peu de difficultés à faire respecter l’usage du nom « Champagne ». En revanche dans d’autres pays, en particulier ceux où le droit est d’inspiration anglo-saxonne, comme aux Etats-Unis, le droit des marques prévaut sur la protection géographique. Les négociations s’y annoncent donc plus tendues. « Il y a clairement deux visions qui s’affrontent », explique-t-on au cabinet de la ministre du Commerce extérieur. La Russie et les Etats-Unis ne reconnaissent pour l’instant pas cette appellation et des producteurs nationaux peuvent donc y commercialiser des mousseux sous le nom de « Champagne » en toute légalité.

Au rayon des initiatives pour la reconnaissance du patrimoine champenois, une autre action retient l’attention : le dépôt le 21 septembre dernier d’une demande d’inscription des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » au Patrimoine mondial de l’Unesco par une association de producteurs. A charge au gouvernement français de choisir en janvier 2013 les deux candidatures qui représenteront la France dans cette compétition, dans la catégorie « paysages culturels ».

Adeline Raynal | 13/12/2012,

source: La Tribune à: http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20121212trib000736838/les-bresiliens-ne-pourront-plus-produire-de-champagne.html

 

SUR LE MÊME SUJET

 

La taxe sur les boissons énergisantes annulée par le Conseil constitutionnel

Les Sages ont validé ce jeudi l’essentiel de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 mais ont jugé que la taxe sur les boissons énergisantes « est contraire à la Constitution ».

Le Conseil constitutionnel - AFP

Le Conseil constitutionnel – AFP

Il n’y aura pas de « taxe Red Bull ». Le Conseil constitutionnel a validé jeudi soir l’essentiel de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, mais il a annulé la taxe sur les boissons énergisantes introduite par amendement par les députés. Celui-ci créait une taxe de 50 euros par hectolitre pour les boissons énergisantes contenant un seuil minimal de 0,22 gramme de caféine pour 1 litre ou un seuil minimal de 0,30 gramme de taurine pour 1 litre.

Problème : pour justifier cette taxation spécifique, les députés ont fait le lien avec la consommation d’alcool des jeunes, qu’ils souhaitaient prévenir. Or le Conseil estime que, « en taxant des boissons ne contenant pas d’alcool à des fins de lutte contre la consommation alcoolique des jeunes », le législateur « a établi une imposition qui n’est pas fondée sur des critères objectifs et rationnels en rapport avec l’objectif poursuivi ». Les sages jugent donc la taxe (dont le rendement était mineur) « contraire à la Constitution ».

124 millions d’euros de chiffre d’affaires en France

Le gouvernement avait appuyé le principe de la taxe, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, soulignant que « ces boissons contiennent de puissants excitants dont l’impact sur la santé fait actuellement l’objet d’une évaluation par l’gence nationale de sécurité sanitaire. Surtout, elles sont consommées par des jeunes, qui les mélangent à des alcools forts comme la vodka ». Au cours des douze derniers mois, il s’est vendu en France près de 30 millions de litres de boissons énergisantes, pour un chiffre d’affaires de 124 millions d’euros dans les grandes surfaces, selon ACNielsen.

Pour le reste, le Conseil a validé les articles attaqués par l’opposition, à l’instar de celui augmentant la taxation des travailleurs indépendants, ou encore celui qui étend l’assiette de la contribution sur les dépenses de promotion des médicaments aux frais de congrès scientifiques. Il a en revanche retoqué la possibilité donnée aux hôpitaux d’émettre des billets de trésorerie, parce qu’une telle disposition n’avait pas sa place dans un texte budgétaire.

SOURCE REUTERS via Les echos à http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202449067240-le-conseil-constitutionnel-annule-la-taxe-sur-les-boissons-energisantes-520448.php?xtor=EPR-1500-[nl_8h]-20121214-[s=461370_n=2_c=201_]-1228232[_SDV]@1

A LIRE AUSSI  :

Plan d’économie chez Danone, un coup de Peltz

Nelson Peltz

© D.R.

  L’homme d’affaires américain, entré au capital de Danone il y a un mois environ, est un actionnaire activiste qui n’hésite pas à bouleverser la stratégie des multinationales de l’agroalimentaire : les patrons de Heinz, Kraft, Pepsico peuvent en témoigner…

Bien que le groupe s’en défende, l’annonce d’un plan d’économie de 200 millions d’euros sur l’Europe chez Danone est sans doute en partie liée à l’arrivée de l’actionnaire activiste américain Nelson Peltz à son capital à la mi-novembre. Franck Riboud a raison de se méfier de Nelson Peltz, qui a pris 1 % du capital de Danone. Car l’homme est redoutable et a déjà changé le cours de la stratégie de plusieurs géants de l’agroalimentaire.

Né en 1942 à Brooklyn, ce self-made-man financier s’est spécialisé dans l’investissement dans les grands groupes agroalimentaires. Son premier fait d’arme remonte à 1985. Il rachète National Can et American Can, deux sociétés d’emballage spécialistes des canettes en aluminium. Il les fusionne et les revend trois ans plus tard à Pechiney pour plus de 4 milliards de dollars. Dans les années 90, il s’empare pour 300 millions de dollars du fabricant de jus de fruits américain Snapple au groupe Quaker, et le revendra cinq fois plus cher trois ans plus tard à Cadbury Schweppes. En 2002, la chaîne de restauration Burger King lui échappe de peu. Qu’importe, en 2008, il entrera au capital de son concurrent Wendy’s, puis au capital de Arby’s. Il passe aussi chez le fabricant de ketchup Heinz, dont il va influencer la stratégie marketing et la réduction des coûts.

Sa méthode : au moyen de hedge funds, prendre une participation minoritaire dans des groupes qu’il estime « décoté ». L’homme noue alors des alliances avec d’autres actionnaires afin d’influencer la stratégie du groupe en revendiquant des postes au conseil d’administration, et en les forçant à prendre des décisions managériales qui maximisent le retour pour les actionnaires.

Il force ainsi la chaîne Wendy’s de se délester des magasins Tim Hortons. Si le géant américain Kraft a opéré une scission de ses activités, c’est grâce ou à cause de Nelson Peltz. C’est aussi en partie lui qui a incité le groupe à opérer un raid sur le confiseur anglais Cadbury en 2009. Fin 2011, l’investisseur bouscule le géant Pepsiso en acquérant, pour 146 millions de dollars, quelque 2,36 millions d’actions du leader mondial des soft-drinks. Avec 0,15 % seulement du capital, il va semer la zizanie au sein du conseil d’administration. Il veut pousser le groupe à la scission des activités boissons des activités snacks (Quaker, Frito Lays, Dorito). Début 2012, le groupe lance un plan de réduction des coûts influencé par le milliardaire…

L’actionnaire activiste a prévenu en entrant au capital de Danone : il veut que le français, pourtant champion de la croissance chez les multinationales de la grande consommation, accélère sa réduction des coûts. Le plan lancé aujourd’hui par le groupe, qui sera présenté aux instances représentatives en mars prochain, va tout à fait dans ce sens. Il s’étalera sur deux ans. Il a pour but « d’ajuster ses coûts au nouveau contexte en réalisant environ 200 millions d’euros d’économies en Europe », notamment en« diminuant les frais de fonctionnement du groupe et de ses filiales européennes mais aussi à adapter les organisations managériales en Europe, conçues pour accompagner des marchés en croissance ».

Mais Nelson Peltz ira-t-il plus loin ? Connu pour avoir prôné le démantèlement de plusieurs groupes agroalimentaires, va-t-il pousser Danone à se restructurer et à vendre sa branche eaux, dont les marges sont inférieures à celles des produits laitiers, du baby food et de la nutrition médicale ? Ce n’est pas impossible…

Patrick Déniel

Source: l’usine Nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/plan-d-economie-chez-danone-un-coup-de-peltz.N187973

A LIRE SUR LE MÊME SUJET

 

 

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio