Archive pour 13 décembre, 2012

Les entreprises des pays émergents qui dépensent le plus en R&D

 

Les entreprises des pays émergents qui dépensent le plus en R&D dans -climat economique 1471897Huawei, PetroChina ou Tata Motors font largement jeu égal dans l’innovation avec certains leaders occidentaux.

Parmi les 1 400 sociétés qui dépensent le plus en recherche et développement dans le monde, plus d’une centaine sont issues de pays émergents, rapporte la Commission européenne. Taïwan arrive en tête avec 50 entreprises, suivi par la Chine (19), l’Inde (18) et le Brésil (9).

Pour l’OCDE, qui a extrait de ce rapport les 15 premières de ces sociétés, « les capacités d’innovation jouent un rôle capital dans le développement économiques des pays émergents ».

Les Chinois et les Taïwanais, qui au départ se contentaient de copier des technologies existantes, ont progressivement monté en gamme et rivalisent aujourd’hui avec les leaders occidentaux.

Lors du dernier Mobile World Congress qui s’est tenu à Barcelone en 2012, le géant chinois Huawei a par exemple présenté un smartphone avec reconnaissance de mouvements, une technologie qui ferait presque passer pour ringards les écrans tactiles, ainsi qu’un projet de disque virtuel de stockage.

Dans le secteur énergétique, jugé stratégique par ces pays émergents, les investissements atteignent même des sommets. PetroChina a dépensé 1,34 milliard d’euros en R&D en 2011, le brésilien Petroleo Brasiliero 740 millions et le russe Gazprom 590 millions. Par comparaison, les dépenses de Total ont plafonné à 715 millions.

Autre signe de la montée en puissance des pays émergents, la part de brevets déposés dans le monde par des entreprises chinoises est par exemple passée de 0,8% en 2000 à 9% en 2011, d’après l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle. En comparaison, celle de la France a diminué de 20,2% à 18% et celle des Etats-Unis de 40,8% à 26,9%.

 

 

 

Hydrates de méthane, l’énergie du futur ?

 

Hydrates de méthane, l'énergie du futur ? dans INNOVATION 1471958Cette sorte de glace qui prend feu contient d’énormes quantités d’énergie. De nombreux pays tentent d’exploiter cette manne.

Alors que le gaz de schiste bouleverse depuis quelques années le secteur de l’énergie, certains réfléchissent déjà à la prochaine étape : les hydrates de méthane. Une sorte de glace qui brûle en libérant une quantité phénoménale d’énergie. En fondant, le glaçon fournit 164 fois son volume en méthane. Pour Steve Kirby, un chercheur de l’US Geological Survey (USGS), « les hydrates de méthane pourraient être la plus grosse source d’énergie du siècle à venir ». Les estimations ont en effet de quoi faire tourner la tête : le volume de carbone contenu dans cette glace serait équivalent à deux fois celui de toutes les énergies fossiles actuelles (gaz, pétrole et charbon), soit 10 000 milliards de tonnes.

Les hydrates de méthane se forment quand du méthane est en présence d’eau, si la température est basse et la pression élevée (par exemple à de grandes profondeurs). Les molécules d’eau emprisonnent alors le méthane sous forme de glace. Cette glace se trouve soit à terre sous un pergélisol (un sol gelé), soit en mer, à la bordure des continents. Et il y en aurait un peu partout : au Japon, au sud de l’Inde, sur les côtes américaines, en Méditerranée ou en Sibérie.

Le volume de carbone contenu dans cette glace serait équivalent à deux fois celui de toutes les énergies fossiles actuelles

Autant dire que cette manne miraculeuse suscite l’intérêt de nombreux pays. Le Japon, qui estime que ses réserves pourraient couvrir 100 ans de consommation, est le plus avancé dans le domaine. La Japan Oil, Gas and Metals National Corporation (JOGMEC) mène depuis 1995 des recherches sur le sujet. Mais la seule exploitation actuelle se situe en Sibérie, à Messoyakha, où les Russes ont réussi dès les années 1970 à extraire ce gaz grâce à des conditions géologiques particulières. Aujourd’hui, la Chine, Taïwan, l’Inde, la Canada, les Etats-Unis ou l’Allemagne sont sur les rangs pour découvrir des gisements et développer de nouvelles technologies d’extraction.

Des obstacles techniques encore nombreux

L’exploitation commerciale n’est pourtant pas encore pour demain. Il faut d’abord arriver à forer à plus de 1 000 mètres sous la mer, et surtout éviter que le gaz ne s’échappe de la glace lors du forage. Car celle-ci est très instable : le moindre changement de température ou de pression entraîne la fonte de la poche de glace et libère le gaz. Deuxième écueil : le méthane est un gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le CO2. On imagine les dégâts pour l’environnement s’il venait à s’échapper de façon massive. Enfin, la déstabilisation des hydrates de gaz présents dans les sédiments des parois sous-marines peut provoquer des glissements de terrain et des tsunamis dévastateurs, s’inquiète l’Ifremer.

 

 

Certains scientifiques remettent même en cause les estimations de gisements, qui seraient en réalité trois fois moins élevés qu’annoncés. Ce qui reste un énorme potentiel que les compagnies pétrolières ne pourront pas écarter. Le gouvernement japonais s’est fixé pour objectif de lancer une exploitation commerciale d’hydrate de méthane pour 2019. Un horizon à 30 ou 40 ans parait toutefois plus réaliste, selon les chercheurs.

Source: Le journal du Net à http://www.journaldunet.com/economie/energie/hydrates-de-methane.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML158_E10236062&f_u=2029424

 

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