Archive pour décembre, 2012

Système U quitte la FCD

Petit coup de tonnerre dans une période un peu creuse d’actualité de la grande distribution. La démission de Système U de la FCD, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, a été annoncée hier par Dominique Schelcher, pdg de système U Est, sur son compte Twitter. Elle sera effective au 31 décembre prochain.

Rappelons que Système U avait déjà quitté en novembre 2004 la FCD pendant près d’un an. A l’époque, la formation d’une fédération d’indépendants était envisagée, mais elle ne s’est jamais concrétisée. Système U reste membre de la Fédération du commerce associé, comme Leclerc et Intermarché.

Marketing: les 5 tendances à suivre en 2013

Collaborative, alternative, frugale, locale, raisonnée… L’Entreprise fait le point sur les nouvelles formes de consommation qui gagneront du terrain en 2013.

« En 2013, les consommateurs participeront de façon croissante et de plus en plus diverse au financement, lancement et développement de marques et produits », pronostique Trendwatching, cabinet d’études de veille de tendances basé aux Pays Bas. Le crowdsourcing continuera donc son développement.istock

1.Le boom de la consommation participative

« En 2013, les consommateurs participeront de façon croissante et de plus en plus diverse au financement, lancement et développement de marques et produits », pronostiqueTrendwatching, cabinet d’études de veille de tendances basé aux Pays Bas. Le crowdsourcing continuera donc son développement.

Nouveau, le consommateur fera de plus en plus appel à une foule d’experts pour s’y retrouver dans la jungle des offres sur internet.

Darjeelin se veut ainsi la première agence de voyages participative : « La recherche du meilleur billet d’avion peut prendre un temps considérable à un non-initié, avec un résultat souvent décevant, explique Thibault Lorcy cofondateur. « Notre plateforme mobilise pour les voyageurs une communauté d’experts qui les aideront à voyager  » plus malin ». Ils connaissent toutes les ficelles de la recherche de billets (« flight hacking ») et sont capables d’être très créatifs pour proposer des tarifs jusqu’à 25% moins chers que les comparateurs ou agences de voyages en ligne classiques. »

Concrètement pour 20 euros payés par l’utilisateur, Darjeelin met en concurrence quatre experts pendant trois jours pour chaque demande de voyage. Celui qui a fait l’offre la plus intéressante touche 15 euros, et l’intermédiaire cinq euros.

Autre exemple de nouveau venu de la consommation collaborative,wedigup. Cette plateforme propose elle aussi de rentabiliser le temps passé sur la toile en faisant appel aux experts. Le principe : « Nous mettons en relation des internautes compétents (en high tech pour l’instant) au service d’acheteurs novices et pressés pour dégoter le meilleur produit au meilleur prix en fonction de ses besoins et de son budget« , explique sa créatrice Félicie Lavinaud.

A suivre: le gros carton aux Etats-Unis de Quirky. Cette start-up new-yorkaise dont le leitmotiv est « les meilleures idées sont dans la tête des clients », propose d’élire une invention née d’un consommateur pour améliorer le quotidien. Les 300.000 membres du réseau social de Quirky votent trois fois par semaine. L’invention la plus ingénieuse passe alors au bureau d’études avant de devenir un prototype puis un produit de masse distribué par de grandes enseignes (Auchan en France depuis fin 2012).

2. L’essor du « consommer moins mais mieux »

« Je voudrais consommer moins mais mieux ». C’est l’affirmation dans laquelle se reconnaissent le plus 30% des Français, selon l’étude 2012 de l’Observatoire des consommations émergentes (ObSoCo). Par consommer « mieux », les consommateurs entendent « acheter des produits « qui durent plus longtemps » (44%), « bons pour la santé » (37%), des produits « de qualité et respectueux de l’environnement » (36%) et enfin « fabriqués localement » (33%).

Les Français achètent déjà « autrement » : 60% ont acheté au moins un produit d’occasion dans les 12 derniers mois, 50% empruntent du matériel de bricolage ou des produits culturels à leur entourage. 37% ont aussi déjà pratiqué l’achat groupé dans l’année écoulée. « La location d’un produit (hors voiture) est encore modeste (19% des consommateurs) mais peut-être d’abord à cause d’une faiblesse de l’offre« , remarque l’ObSoCo, observatoire de la société et de la consommation. « Mais le développement de site comme Zilok (location entre particuliers) ou l’engagement récent de certaines enseignes (Leroy Merlin ou Monsieur Bricolage) est de nature à révéler tout le potentiel de cette forme de consommation ».

3. L’appel aux « pairs »

« La crise favorise le succès des formules  » de particulier à particulier « , note Rémy Oudghiri, directeur du département Tendances & Insightschez Ipsos Public Affairs. Avec l’essor des réseaux sociaux, les individus n’hésitent plus à se mettre en contact directement les uns avec les autres. « Conséquence : un Français sur deux a déjà acheté des produits à d’autres particuliers via des sites d’annonces en ligne et la même proportion a déjà vendu des produits à d’autres. 11% ont déjà échangé ou  » troqué  » des produits ou des services avec d’autres personnes et 11% ont déjà loué un bien ou un équipement dont ils avaient besoin à un particulier. » Avec la crise, le consommateur n’hésite plus à se tourner vers ses pairs pour résoudre ses problèmes de la vie quotidienne.

4. Un marketing plus « frugal »

Contraintes budgétaires obligent, en 2013, les clients chercheront encore plus de solutions pour consommer « malin », retirer davantage de satisfactions et d’effets pour chaque euro dépensé. S’ils achètent d’occasion ou recourent au « faire soi-même » c’est par souci de faire des économies. « Les sombres perspectives en matière d’évolution du pouvoir d’achat pour les prochaines années constituent un facteur de diffusion et d’intensification des pratiques de consommation émergentes« , relève l’ObSoCo. Conséquences: certaines marques et enseignes n’hésitent pas à s’inspirer du marketing en vigueur dans les pays émergents . Le marketing frugal l’arme fatale pour doper la consommation des « fauchés » ?! Renault, Procter&Gamble, Nokia…et bien d’autres s’en servent déjà.

« L’innovation frugale consiste à augmenter la valeur perçue par le consommateur tout en gardant le coût minime« , explique Navi Radjou, consultant basé à Palo Alto en Californie et auteur de « Jugaad Innovation » (« jugaad » mot indien veut dire « ingéniosité maitrisée » en indou). En Inde, la Nano voiture du groupe Tata vendue 2000 a rendu la consommation automobilie accessible à la classe moyenne. Le marketing en 2013 devra redoubler d’ingéniosité pour rendre abordables les produits et les services qu’au fond le consommateur rêve toujours d’utiliser ou de posséder ! Vertu de la crise : elle obligera à être créatif !

5. Fabrication locale 2.0

« La fabrication locale est la nouvelle économie de services« . Dans son briefing des dix tendances à suivre en 2013, Trendwatchning pronostique l’essor de « fabrication locale 2.0″. Les consommateurs s’éprennent de plus en plus du « made in France » : leur engouement va aux marques qui, au-delà d’un produit, racontent une histoire, et aux marques qui peuvent répondre vite (donc n’ont pas délocalisé loin leur production). En Californie, le constructeur de voitures électriques Tesla a sorti un modèle tesla S fabriqué entièrement localement.

« Our Town is making jeans again« . A Cardigan (Pays de Galles) on refabrique des jeans après en avoir délocalisé la production il y a dix ans. C’est Hiut Denime une start-up britannique qui s’est lancé sur le créneau en 2012.

Dans l’hexagone, le revival du « made in France » est balbutiant, mais les vents sont porteurs pour ceux qui n’ont pas cédé aux sirènes de la délocalisation. Les relocalisations d’activité ont timidement commencé avec souvent comme argument de se rapprocher de leur marché. Ainsi les vélos à assistance électriqueVeloscoot ont-ils rapatrié leur production de Chine à La Rochelle.

Google comptait jouer aussi sur la fibre du patriotisme économique quand il annonce le lancement de Nexus Q en juin 2012. Sur la coque de ce lecteur multimédia domestique était inscrit « Designed and Manufactured in the U.S.A. » La base en métal devait être faite dans le Midwest, les composants en plastique moulés en Californie. Et l’ensemble du bijou hightech serait assemblé non loin du QG de Google à Moutain View, Californie ! Le lancement du Nexus Q a été retardé, mais la promesse marketing était très claire : designé, fabriqué et assemblé au pays !

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 20/12/2012 à 16:07
Publié à http://lentreprise.lexpress.fr/marketing-et-vente/marketing-les-5-tendances-a-suivre-en-2013_37536.html?xtor=EPR-11-%5bENT_Zapping%5d-20121221–1441072@224127478-20121221064619

 

 

Lactalis aurait vendu du faux lait frais pendant des années

Selon Le Canard Enchaîné, le laitier aurait fait passer, depuis les année 80 en Bretagne, des millions de litres de lait stérilisé pour du lait frais pasteurisé, qui peut se vendre jusqu’à deux fois plus cher.

Le Canard affirme que le lait concerné "a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes", comme pour le lait longue UHT conservation.

Le Canard affirme que le lait concerné « a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes », comme pour le lait longue UHT conservation.
REUTERS/John Gress

Lactalis a vendu en Bretagne comme frais du lait chauffé à très haute température, rapporte le Canard Enchaîné en évoquant une fraude. Selon une source industrielle, il s’agit plutôt d’un problème de qualification des produits. Contacté par l’AFP mardi soir, le groupe Lactalis n’a pas souhaité commenté la teneur de l’article.

Selon l’hebdomadaire qui relate l’affaire dans son édition de mercredi, le géant du lait « a fait passer des millions de litres de lait stérilisé pour du bon lait frais pasteurisé » qui peut se vendre « jusqu’à deux fois plus cher », assure-t-il. Le Canard affirme que le lait concerné « a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes », comme pour le lait longue UHT conservation.

« Le pot aux roses, poursuit-il, a été découvert en juin 2010 lors d’un contrôle de la laiterie de l’Hermitage, en Ille-et-Vilaine, par les inspecteurs de la répression des fraudes » qui ont fait un rapport, mais le Parquet de Rennes n’a pas alors donné suite à leur enquête, poursuit le journal.

Selon un expert connaisseur du dossier joint par l’AFP, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, l’affaire est bien réelle mais ne relève pas de la fraude car « il n’a jamais été étiqueté lait frais » assure-t-il.

Pas de fraude, mais un « vide réglementaire »« C’est une histoire compliquée de définition technique des différents laits: on n’a pas le droit de parler d’un lait stérilisé, même quand il a été porté à 130°, s’il n’a pas été conditionné dans des conditions de parfaite stérilisation », explique cet expert. « Si le parquet n’a pas donné suite, c’est justement parce qu’il y a un vide réglementaire. Mais il n’y a pas eu d’infraction. Ce qui est en cause, c’est le flou de l’appellation des laits à haute pasteurisation » quand ils ne satisfont pas aux conditions de stérilisation.

Un projet de nouvelle réglementation envisagé en 2010 n’a jamais vu le jour, a-t-il ajouté. Selon ses informations, ce lait a été vendu « localement en Bretagne depuis les années 80 à une clientèle qui en était friande ».

Cet expert n’a pas été en mesure d’indiquer si la vente se poursuivait.

La direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) n’était pas joignable mardi soir pour commenter.

L’Expansion.com avec AFP - publié le 19/12/2012 à 10:27

source: http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/lactalis-aurait-vendu-du-lait-sterilise-pour-du-lait-pasteurise_365735.html?xtor=EPR-237-%5bXPN_11h%5d-20121219–1385607@223826366-20121219115414
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Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Le salon Vending axé sur la distribution automatique vient de fermer ses portes à Paris. Cette année, le label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” lancé par la Navsa était à l’honneur. L’accent a ainsi été mis sur une pause snack saine et équilibrée. Tour d’horizon des nouveautés.

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Le salon Vending est dédié à la distribution automatique (La Canto samba de N&W Global Vending)

Des nouveautés pour manger plus sainement à l’heure de la pause café ou du petit creux du matin. C’est ce que tente de proposer depuis des années le salon Vending, rendez-vous international de la distribution automatique. Il s’est tenu du 24 au 26 octobre derniers à Paris Porte de Versailles.

Organisé en partenariat avec la Navsa (Chambre syndicale nationale de vente et services automatiques), il a réuni plus de 200 exposants du secteur. Cette année, le salon a créé une Vending Canteen dédiée à la distribution automatique “au quotidien”. De plus, le salon a permis de communiquer sur le lancement du label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” par la Navsa.

Des plats de traiteur… dans un distributeur

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré dans AGRO machine%20siteManger équilibré, c’est ce que propose l’entreprise Traiteur Minute qui met à disposition des plats de traiteurs préparés le jour même aux entreprises. Soit une sorte d’alternative entre la distribution automatique et le restaurant d’entreprise. « Nous mettons à disposition gratuitement une machine au sein des entreprises. Ce qui leur permet une économie de couverts mais également de cuisine et de personnel », explique Daniel Meli, créateur du concept. Les plats sont renouvelés chaque jour. Le consommateur a le choix entre trois entrées, trois plats et trois desserts. Il choisit à l’aide d’un écran et règle ensuite via sa carte bleue ou une carte prépayée par l’entreprise. « La machine a une capacité de stockage de 200 plats. Elle réchauffe le plat et peut servir deux clients et demi chaque minute, soit 150 repas à l’heure », s’enthousiasme Daniel Meli. Actuellement, il réfléchit à créer ses propres cuisines pour y faire travailler les meilleurs ouvriers de France et ainsi faire monter en gamme et en diversité son offre de plats de traiteurs.

« Pure », un soda bio 100 % français

packshot-gamme-259x300 dans Evenement professCôté produits, l’accent est mis sur les produits sains. Sodebo vient de lancer une gamme de cinq soupesaux goûts originaux (tomate-mascarpone, petits pois-ricotta, carotte-cumin, potiron-touche de crème, courgette-fromage frais). De son côté, la compagnie des boissons biologiques vient d’innover avec « Pure », un soda bio créé et embouteillé en France (cf photo ci-contre).Cette boisson pétillante à base de jus de fruit et de sucre de canne se décline en trois parfums (fraise, orange et citron). Une version pamplemousse rose est à l’étude pour l’été. Cette boisson est conservée dans une bouteille PET recyclable. Ce produit sera également présent dans la grande distribution au rayon sodas en mars 2013.

Des machines avec des écrans intégrés

Les machines tactiles sont peu nombreuses et concernent essentiellement l’offre haut de gamme. Des écrans tactiles intégrés au distributeur peuvent permettre de diffuser des messages à caractère informatif sur la société ou sur les produits consommés. C’est notamment l’innovation que cherche à développer Philippe Vinet, avec sa société créée en janvier 2012 baptisée Pause Infos. « Une simple application sur un smartphone pourra ainsi permettre d’obtenir des informations sur les produits distribués dans la machine », explique Philippe Vinet.

Ainsi, N&W Global Vending innove en proposant aux gestionnaires la Canto touch, un distributeur de café au design épuré, disponible courant 2013. En parallèle, la machine baptisée Canto Dual Cup sert des boissons gourmandes en 15 cl ou 20 cl. « Les machines entièrement tactiles restent marginales. Si elles reposent sur une offre premium, cela reste surtout un marché de niche », déplore Pascale Leblanc, responsable marketing chez N&W Global Vending.

Des gobelets verts aux compacteurs

Le salon est aussi l’occasion de découvrir les évolutions en termes de préoccupation écologique des acteurs du marché.

L’accent développement durable doit être mis en amont. C’est le cas de l’italien Flo avec son gobelet baptisé Hybrid. Reconnaissable grâce à son logo qui figure une feuille sur son pied, le gobelet Hybrid promet de sa fabrication à son utilisation jusqu’à 25 % de moins d’émissions de gaz à effet de serre. Cela est dû notamment à sa composition qui intègre « 20 % de substances naturelles », précise un communiqué du groupe.

Standard%20CKFD%20site dans fast foodÀ chaque édition, des prestataires développent de nouveaux concepts de recyclage de gobelets. Canibalmise sur le côté ludique. Soit une machine où il est possible de gagner des bons d’achats en recyclant son gobelet de café, sa canette ou sa bouteille. De même,Versoo propose un collecteur de gobelets avec garantie de recyclage. C’est également le cas de CKFD Environnement avec son facilo’tri (cf photo ci-contre)qui propose de compacter les bouteilles en plastique, gobelets et canettes. La machine se compose d’une trappe d’entrée unique avec deux bacs sélectifs pour les bouteilles plastiques et les canettes et des trous pour collecter les gobelets, un autre pour les touillettes et les bouchons. « La machine n’entraîne aucune dépense en électricité car elle est entièrement manuelle », explique Patrick Poirier, directeur associé chez CKFD Environnement.

CKFD propose des services associés comme le nettoyage et la vidange de la machine. « Nous effectuons également un reporting trimestriel et délivrons un certificat annuel de valorisation », explique Patrick Poirier de CKFD Environnement.Enfin, la société Satelyte propose aux gestionnaires une machine à recycler des gobelets qui fonctionne comme une consigne. À chaque gobelet recyclé, le salarié récupère ses centimes qu’il a payés en commandant son café. Cette machine fonctionne avec la reconnaissance des gobelets distribués par la marque Satelyte.

Jeu, consigne, design de la machine… tout est pensé et étudié pour ancrer le recyclage dans les habitudes des salariés de l’entreprise.
Par Marie-Amélie FENOLL, 29/10/2012

Source: Décision Achat à http://www.decision-achats.fr/Breves/Vending-la-distribution-automatique-joue-la-carte-du-snacking-equilibre-49462.htm

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Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le numéro deux mondial de l’agroalimentaire multiplie les innovations produit pour se renforcer sur le marché du « snacking ». La consommation de produits alimentaires entre les repas représente un marché de près de 260 milliards d’euros en Europe.

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le « snacking » partout et à tout moment… C’est un peu l’ambition de Tim Cofer, le patron Europe de Kraft Foods. Rebaptisé Mondelez International depuis la scission des activités américaines d’épicerie le 1 er octobre, le numéro deux mondial de l’agroalimentaire derrière Nestlé veut encourager le « grignotage » sur le Vieux Continent et les repas pris sur le pouce.

Le marché du « snacking » est déjà très important en Europe, même si les modes d’alimentation ne sont pas encore aussi déstructurés qu’en Amérique. Mondelez évalue les ventes à 259 milliards d’euros par an. Le groupe est le premier acteur du secteur, avec une part de marché de 3,5 %. Et son ambition est de passer rapidement à 4,5 %.« Un point de plus nous rapporterait 3,5 milliards de dollars », explique Tim Cofer, dont l’ambition est de « délivrer une croissance forte et constante aux actionnaires ».

Mondelez a des cartes en main pour atteindre cet objectif. Ce groupe de 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires (28 milliards d’euros) a pris un poids considérable en Europe en achetant les biscuits LU en 2007 et le britannique Cadbury en 2010. Il possède désormais 59 usines sur le Vieux Continent ainsi qu’un portefeuille de marques comme Milka ou Toblerone. Tout a ensuite été mis en oeuvre pour répondre aux besoins de« consommation de tous les instants » des Européens. Le groupe a analysé les comportements des consommateurs en tous sens. D’après Mondelez, à peine 36 % culpabilisent quand ils « snackent » tandis que 40 % adorent le faire et que 24 % le font« par routine ».

En France, un consommateur sur deux ne prend pas de petit-déjeuner parce qu’il n’a pas le temps. Mais il le regrette. Qu’à cela ne tienne. Mondelez propose un sac petit-déjeuner tout prêt. Des expériences dans les supermarchés tendent à prouver qu’en offrant des solutions toutes prêtes, il était possible de conquérir de nouveaux clients. Notamment pour les biscuits BelVita, (initialement appelés LU Petit Dej), dont le groupe affirme qu’ils contiennent tous les éléments nutritionnels permettant de tenir le matin sans avoir pris de vrai petit-déjeuner.

Chewing-gum à l’unité

Pour développer le « snacking », Mondelez mise aussi sur le fromage. Sa marque de fromage tartinable Philadelphia a été déclinée pour tous les goûts. Nature, light, ultralight, au chocolat, au saumon, aux champignons. En grand format, en petit pour tremper des légumes frais à l’apéritif. Les machines Tassimo, qui fournissent café, thé, chocolat à la maison, proposent des dosettes aux marques du groupe : Cadbury, Milka, Carte Noire… Les chewing-gums sont un autre axe de travail. Le marché est en recul de 3 % par an en Europe. «  On s’est rendu compte que les ados mâchent de moins en moins. Trop absorbés par les écrans », explique Krister Zackari, en charge de l’activité. Le prix est aussi devenu dissuasif et le produit perçu comme manquant de fantaisie. Pour relancer les ventes, Mondelez a conçu les chewing-gums Twist censés «  casser l’ennui » et séduire les poches percées. Dans cette optique, le groupe va lancer un chewing-gum à l’unité pour 10 centimes d’euro. Pour « snacker » à petit prix…

MARIE-JOSÉE COUGARD
Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202352401758-kraft-foods-veut-convertir-tous-les-europeens-au-snacking-505026.php

Mojo permet aux téléspectateurs connectés d’acheter des produits vus à la télé

Mojo

La société Mojo a été créée en mars 2012 par Mickael Royer (debout). Jérôme Métral (à g.), responsable technique, et Brice Capobianco (à d.), community manager, finalisent avec lui le développement du site. (© Mojo)

La société Mojo a développé www.shozap.tv, un site internet qui crée un lien entre des programmes de télévision et des sites de e-commerce qui proposent les produits vus dans une émission ou un film.

Il permet de chercher, sur les sites marchands partenaires, tous les produits vus en direct, de les ajouter sur le site et d’en discuter avec d’autres téléspectateurs connectés à internet. A partir du guide TV proposé sur le site, ils peuvent en quelques clics acheter le livre présenté dans une émission ou la robe de l’héroïne d’une série. Ils peuvent aussi partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Le site permet également d’ajouter des produits qu’ils ont reconnus dans une émission et de les partager. A terme, Shozap rémunérera les utilisateurs si les produits qu’ils ont ajoutés sont achetés.
Cette solution intéresse les professionnels du marketing et de la communication des marques, car il leur permet un retour sur investissement. Par exemple, les marques qui habillent une présentatrice ont aujourd’hui une visibilité très faible. Shozap leur permet de mettre en avant leurs produits sur le site et les réseaux sociaux, et de générer des ventes immédiates pendant ou après la diffusion d’une émission.
Une première version du site est actuellement en ligne afin d’effectuer des tests avant un lancement officiel prévu à la fin de l’année 2012. Les dirigeants prévoient de recruter très rapidement de nouveaux collaborateurs dans les domaines technique, éditorial et marketing/communication.

www.shozap.tv

Contact : Mickael Royer - Tél : 06 24 32 44 50
Publié par Rennes Atalante à http://www.rennes-atalante.fr/actualites-technopole/actualites-de-la-technopole/blog/mojo-permet-aux-telespectateurs-connectes-dacheter-des-produits-vus-a-la-tele.html

Vendée. Développement durable : l’entreprise Bodin s’engage plus

Le numéro 1 français et européen du poulet bio, Bodin, installé à Sainte-Hermine, intensifie ses efforts en matière de développement durable. L’abattoir est lié par contrat à 90 éleveurs.

Mise en barquettes de cuisses de poulets bio à l’abattoir.

Vendée. Développement durable : l'entreprise Bodin s'engage plus dans ACTEURS lr05_3045607_1.jpg91

36 000 poulets par semaine

L’entreprise Bodin, fondée en 1979 par Jean Bodin à Mervent, a bien grandi. Devenue filiale de Gastronome en 1997, elle s’installe à Sainte-Hermine l’année suivante. Aujourd’hui, l’abattoir de volaille biologique qui transforme à 70 % du poulet, 20 % de la dinde, et 5 % du canard et autant de pintade, est devenu le premier producteur français et européen en poulet bio.

Les 100 salariés de l’entreprise Bodin produisent 36 000 poulets par semaine. Une paille, comparé aux 9 à 10 millions de poulets produits par semaine en agriculture conventionnelle dans l’hexagone. Bodin pèse 1 % du marché du poulet en France mais représente 37 % du marché du bio en volaille.

Économies d’énergie et trophée

Depuis deux ans, l’abattoir a intensifié ses efforts en matière de développement durable. Bodin a réduit de 20 % le volume de ses emballages en deux ans : tailles plus petites des cartons, couvercles supprimés. L’entreprise a surtout investi entre 500 000 € et 600 000 € afin de réaliser des économies d’énergie : grâce à l’installation de récupérateurs de chaleur et d’une nouvelle chaudière.

La société fournit Carrefour en volaille biologique depuis 12 ans. La marque distributrice a demandé à Bodin de remplir une fiche diagnostic en 49 points concernant sa politique en matière de développement durable. À titre d’exemple, des plantes mellifères ont été disposées autour de l’usine pour nourrir les abeilles. Un audit a été réalisé dans l’entreprise par Carrefour, qui lui a décerné, la semaine dernière, son trophée développement durable, au niveau national.

Élevage et alimentation

Bodin a signé des contrats de trois à cinq ans, qui garantissent des volumes, avec les 70 éleveurs directement affiliés, installés dans un rayon de 100 km autour de Sainte-Hermine. La société travaille aussi avec 20 éleveurs fermiers d’Ancenis.

En contrepartie de ces volumes assurés, les volaillers s’engagent à ne pas utiliser d’antibiotiques ni de médicaments dans leur élevage, à avoir des bâtiments aux normes et à aménager des parcours avec des haies et des plantations pour inciter les poulets à plus sortir et de dépenser. Pour assurer une traçabilité entière, une minoterie fabrique et contrôle scrupuleusement l’alimentation donnée aux poulets bio. « Nos quatre grandes valeurs reposent sur la santé, l’environnement, le social et le bien-être animal »,détaille Bertrand Thomas, directeur général de Bodin.

Le marché du poulet bio a vu une légère régression du nombre de poulets élevés sur les neuf premiers mois de l’année. Mais a bénéficié de l’annonce de l’étude sur les rats nourris avec des produits contenant des OGM : les ventes de bio ont augmenté en octobre et novembre.

Publié par Ouest France Vendée à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/vendee-developpement-durable-lentreprise-bodin-sengage-plus-06-12-2012-77603

Sophie CAPELLE.

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«Nous voulons réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025»

Des déchets alimentaires au fond d'une poubelle.

Des déchets alimentaires au fond d’une poubelle. (Photo Patrick Pleul. AFP)

INTERVIEW Chaque Français jette annuellement sept kilos d’aliments sous emballage. Une tendance au gaspillage à laquelle le gouvernement veut mettre fin, comme l’explique à Libération Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Recueilli par SYLVAIN MOUILLARD

Le ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire Guillaume Garot, le 16 octobre 2012 en conférence de presse à BruxellesQui n’a jamais laissé pourrir carottes et navets dans son bac à légumes, après en avoir acheté de trop grosses quantités ? Ou fichu à la poubelle une douzaine d’oeufs périmés ? En la matière, les chiffres sont sans appel. En 2011, un rapport de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) montrait qu’un tiers des aliments produits dans le monde est perdu ou gaspillé. L’Ademe (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) estime de son côté que chaque Français jette annuellement sept kilos d’aliments encore sous emballage. Le gouvernement a annoncé ce jeudi une série de mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot (photo AFP), en présente les objectifs.

Les Français sont-ils de gros gaspilleurs ?

Nous sommes plutôt bien placés par rapport à la moyenne européenne. Mais nous ne nous satisfaisons pas de cette place. Chaque Français jette 20 à 30 kilos de nourriture par an. Cela représente une perte de pouvoir d’achat de 400 euros pour une famille de quatre personnes. Nous serons efficaces dans la lutte contre le gaspillage si nous réussissons à sensibiliser chaque citoyen sur les conséquences pour lui-même. Tout le monde peut agir. C’est aussi un enjeu éthique de lutter contre la société de surconsommation, au moment où tant d’hommes sur la planète crèvent de faim ou sont dépendants de l’aide alimentaire.

La lutte contre le gaspillage est-elle entrée dans les moeurs en France ?

Il existe un trésor d’initiatives locales partout sur le territoire. Notre rôle est de les accompagner et de leur donner de la force pour les démultiplier. Nous allons lancer une série d’actions pilotes pour chacun des grands acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur. Il s’agira aussi d’évaluer ce qui marche ou non, et d’identifier les freins et les blocages.

Quels sont vos objectifs, et quel calendrier allez-vous adopter ?

Nous voulons réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Nous signerons un pacte national en juin 2013, et nous déclinerons plusieurs mesures opérationnelles et concrètes. Celles-ci seront testées et évaluées au cours des prochains mois.

A quels types d’actions pensez-vous ?

Il faut réduire le gaspillage dans les cantines. Une opération en ce sens va être lancée dans 32 collèges de Dordogne. Il s’agit de sensibiliser les élèves et de former les cuisiniers. Nous allons aussi travailler sur l’extension de la vente à l’unité dans les supermarchés. Aujourd’hui, ce sont souvent les yaourts haut de gamme qui sont vendus à l’unité. Nous voulons que les produits d’entrée de gamme soient désormais concernés. La chaîne de magasins Monoprix va travailler en ce sens. Un autre exemple : à Tours, une petite camionnette électrique ira au plus près des citoyens pour récupérer des dons alimentaires.

Les Français sont-ils prêts à ce changement de mentalité ?

Je le pense, notamment quand je vois le succès de la campagne virale que nous avons lancé sur Internet, à travers le sitewww.gaspillagealimentaire.fr. Nous avons un tas de visuels décalés, non-culpabilisants. Il faudra aussi travailler sur les freins logistiques, techniques ou de formation.

Montage des visuels de la campagne.

Quatre affiches de l’opération (montage Libération).

 source: Libérationb à http://www.liberation.fr/societe/2012/12/06/nous-voulons-reduire-de-moitie-le-gaspillage-alimentaire-d-ici-2025_865660

Les Brésiliens ne pourront plus produire de « Champagne »

En 2011, sur les 143 millions de bouteilles de Champagne exportés par la France, un million était destiné au marché brésilien.

En 2011, sur les 143 millions de bouteilles de Champagne exportés par la France, un million était destiné au marché brésilien.
Le Champagne consommé au Brésil ne pourra plus être produit sur place. Les autorités françaises viennent d’obtenir la reconnaissance par le Brésil de l’appellation d’origine géographique « Champagne ». L’objectif réside davantage dans la protection d’une image de marque que dans un potentiel de croissance des exportations.

Les « bulles » que vous vous apprêtez à déguster pour les Fêtes proviennent-elles de la région champenoise? Pour un consommateur français, la question ne fait aucun doute. A l’étranger en revanche, elle mérite d’être posée. Au Brésil par exemple, il était autorisé jusqu’à mardi de commercialiser du mousseux brésilien sous l’étiquette « Champagne ». Une pratique à laquelle les autorités françaises viennent de mettre fin. Le ministre brésilien en charge du développement, de l’industrie et du commerce Fernando Pimentel a en effet signé mardi 11 décembre l’acte de reconnaissance de l’appellation d’origine géographique « Champagne » à l’occasion de la visite à Paris de Dilma Rousseff, la présidente du Brésil.

« Nous espérons ainsi lutter contre la contrefaçon », explique-t-on au cabinet de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur. « La protection des indications géographiques, qui identifient l’origine et la qualité d’un produit, est essentielle à la promotion du savoir-faire français à l’étranger », soulignent Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Nicole Bricq ainsi que Guillaume Garrot, le ministre délégué de l’Agroalimentaire.

La demande traînait depuis 5 ans

Toutefois, la demande ne date pas d’hier : elle date de 2007! Pourquoi autant de temps pour cette reconnaissance? « Cela est certainement dû au fait que les autorités brésiliennes ont consulté les producteurs locaux de vins effervescent », pense-t-on au cabinet de la ministre du Commerce extérieur.

Cette reconnaissance va-t-elle avoir un impact sur le volume des importations de Champagne par le Brésil? « Difficile de le dire, ce n’est pas fait dans une logique purement commerciale », considère-t-on au sein du Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC).

Anglais et Américains sont les plus grands amateurs de Champagne

Le Brésil constitue l’un des partenaires privilégiés de la France pour ses exportations: les ventes de produits français à destination de ce pays sont en augmentation de 20,27% sur la période allant de janvier à septembre 2012 et atteignent 3,466 milliards d’euros selon Le Moci.

Mais l’agroalimentaire n’est pas le domaine qui tire réellement son épingle du jeu. En valeur, les familles de produits qui se détachent sont plutôt les matériels de navigation aérienne et spatiale, les équipements mécaniques et chaudières et les véhicules.

Concernant le Champagne, les principaux pays importateurs sont, dans l’ordre, le Royaume-Uni, les Etats-Unis (19,4 millions de bouteilles importés en 2011) et le Japon, puis l’Allemagne, la Belgique, la Chine… Sur les 323 millions de bouteilles de Champagne vendues en 2011, 44% (soit 143 millions de bouteilles) l’ont été à l’export. Le Brésil s’est porté acquéreur d’un million de ces bouteilles, soit 7% de plus qu’en 2010. On comprend donc que l’enjeu de cette reconnaissance d’appellation réside davantage dans la protection d’une image de marque que dans l’espérance d’un accroissement considérable des volumes de ventes.

Deux visions s’opposent

Dans la même logique, les autorités françaises sont actuellement en négociations avec la Chine pour obtenir la même reconnaissance et éviter ainsi que le terme « Champagne » ne soit galvaudé.

Au sein de l’Union européenne, le droit communautaire reconnaît les appellations d’origine géographique, il y a donc relativement peu de difficultés à faire respecter l’usage du nom « Champagne ». En revanche dans d’autres pays, en particulier ceux où le droit est d’inspiration anglo-saxonne, comme aux Etats-Unis, le droit des marques prévaut sur la protection géographique. Les négociations s’y annoncent donc plus tendues. « Il y a clairement deux visions qui s’affrontent », explique-t-on au cabinet de la ministre du Commerce extérieur. La Russie et les Etats-Unis ne reconnaissent pour l’instant pas cette appellation et des producteurs nationaux peuvent donc y commercialiser des mousseux sous le nom de « Champagne » en toute légalité.

Au rayon des initiatives pour la reconnaissance du patrimoine champenois, une autre action retient l’attention : le dépôt le 21 septembre dernier d’une demande d’inscription des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » au Patrimoine mondial de l’Unesco par une association de producteurs. A charge au gouvernement français de choisir en janvier 2013 les deux candidatures qui représenteront la France dans cette compétition, dans la catégorie « paysages culturels ».

Adeline Raynal | 13/12/2012,

source: La Tribune à: http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20121212trib000736838/les-bresiliens-ne-pourront-plus-produire-de-champagne.html

 

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La taxe sur les boissons énergisantes annulée par le Conseil constitutionnel

Les Sages ont validé ce jeudi l’essentiel de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 mais ont jugé que la taxe sur les boissons énergisantes « est contraire à la Constitution ».

Le Conseil constitutionnel - AFP

Le Conseil constitutionnel – AFP

Il n’y aura pas de « taxe Red Bull ». Le Conseil constitutionnel a validé jeudi soir l’essentiel de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, mais il a annulé la taxe sur les boissons énergisantes introduite par amendement par les députés. Celui-ci créait une taxe de 50 euros par hectolitre pour les boissons énergisantes contenant un seuil minimal de 0,22 gramme de caféine pour 1 litre ou un seuil minimal de 0,30 gramme de taurine pour 1 litre.

Problème : pour justifier cette taxation spécifique, les députés ont fait le lien avec la consommation d’alcool des jeunes, qu’ils souhaitaient prévenir. Or le Conseil estime que, « en taxant des boissons ne contenant pas d’alcool à des fins de lutte contre la consommation alcoolique des jeunes », le législateur « a établi une imposition qui n’est pas fondée sur des critères objectifs et rationnels en rapport avec l’objectif poursuivi ». Les sages jugent donc la taxe (dont le rendement était mineur) « contraire à la Constitution ».

124 millions d’euros de chiffre d’affaires en France

Le gouvernement avait appuyé le principe de la taxe, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, soulignant que « ces boissons contiennent de puissants excitants dont l’impact sur la santé fait actuellement l’objet d’une évaluation par l’gence nationale de sécurité sanitaire. Surtout, elles sont consommées par des jeunes, qui les mélangent à des alcools forts comme la vodka ». Au cours des douze derniers mois, il s’est vendu en France près de 30 millions de litres de boissons énergisantes, pour un chiffre d’affaires de 124 millions d’euros dans les grandes surfaces, selon ACNielsen.

Pour le reste, le Conseil a validé les articles attaqués par l’opposition, à l’instar de celui augmentant la taxation des travailleurs indépendants, ou encore celui qui étend l’assiette de la contribution sur les dépenses de promotion des médicaments aux frais de congrès scientifiques. Il a en revanche retoqué la possibilité donnée aux hôpitaux d’émettre des billets de trésorerie, parce qu’une telle disposition n’avait pas sa place dans un texte budgétaire.

SOURCE REUTERS via Les echos à http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202449067240-le-conseil-constitutionnel-annule-la-taxe-sur-les-boissons-energisantes-520448.php?xtor=EPR-1500-[nl_8h]-20121214-[s=461370_n=2_c=201_]-1228232[_SDV]@1

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