Monti érige Barilla en exemple pour l’industrie italienne

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Mario Monti a inauguré, lundi 8 octobre, la nouvelle usine Barilla à Rubbiano, près de Parme.
Mario Monti a inauguré, lundi 8 octobre, la nouvelle usine Barilla à Rubbiano, près de Parme. Crédits photo : HANDOUT/Reuters

Le groupe familial a investi 40 millions d’euros dans une nouvelle usine de pâtes dans la péninsule.

Monti érige Barilla en exemple pour l'industrie italienne dans . ACTEURS . coeur-«Un secteur mature de l’économie comme l’agroalimentaire est un vecteur de croissance en période de récession quand il sait investir dans la valeur ajoutée.» Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a érigé lundi en exemple l’entreprise Barilla, leader mondial des pâtes alimentaires, dont il inaugurait une usine près de Parme, en Émilie-Romagne.

De fait, en dix ans, l’agroalimentaire est devenu un vrai point fort de l’Italiesur les marchés étrangers ; il est même devenu cette année le premier secteur à l’exportation pour l’économie de la péninsule.

L’événement de lundi a été pour le président du Conseil l’occasion à la fois de saluer la «cohérence» dont Barilla fait preuve dans son développement et de mettre en avant ses propres réformes pour favoriser la croissance et l’innovation dans les entreprises italiennes et améliorer leur compétitivité. «Il n’existe pas de secteurs ma­tures condamnés au déclin», a-t-il martelé. Remerciant au passage les forces politiques italiennes d’avoir «compris le sens de ses réformes» et de «faire preuve d’une grande cohésion» dans le soutien à son gouvernement. «Le pays se rend compte qu’il est en train de changer et qu’il change en bien. Allons de l’avant», a-t-il lancé.

Contrôle familial

L’usine inaugurée lundi 8 octobre par Barilla à Rubbiano (à 30 km de Parme) produira chaque jour 150 tonnes de sauce tomate et 50 tonnes de sauce à base de basilic, soit 35.000 tonnes par an. Elle emploie 120 salariés et a requis un investissement de 40 millions d’euros, faisant appel aux technologies les plus modernes, avec un niveau très élevé de mécanisation. En témoigne le traitement du basilic: il se passe moins de deux heures entre la cueillette de ce feuillage, très prisé dans la cuisine italienne, dans les campagnes d’Émilie-Romagne, autour de Parme, et son traitement sur les chaînes de Barilla. Trié mécaniquement, lavé à grande eau, essoré, trituré sans que soit détruite pour autant sa texture, mélangé avec divers condiments, le basilic est acheminé vers les chaînes d’embouteil­lage. Ces sauces Barilla ne sont pas toutes destinées à l’exportation. Le groupe ambitionne de développer ce segment sur son marché domestique, encore très adepte du «fait maison».

Créé en 1877 par un aïeul de l’actuel président, Guido Barilla, la firme, toujours contrôlée par la ­famille, a réalisé l’an dernier 3,9 milliards de chiffre d’affaires, dont 60 % dans les pâtes.

Recentré sur son cœur de métier, les pâtes et les sauces, le groupe cherche à conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie.

Par Richard HeuzéMis à jour le 08/10/2012 à 21:05 | publié le 08/10/2012 à 19:47

source: Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/10/08/20005-20121008ARTFIG00685-mario-monti-erige-barilla-en-exemple-pour-l-industrie-italienne.php

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