Archive pour octobre, 2012

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Par Marie-Amélie FENOLL, 29/10/2012

Le salon Vending axé sur la distribution automatique vient de fermer ses portes à Paris. Cette année, le label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” lancé par la Navsa était à l’honneur. L’accent a ainsi été mis sur une pause snack saine et équilibrée. Tour d’horizon des nouveautés.

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Le salon Vending est dédié à la distribution automatique (La Canto samba de N&W Global Vending)

Des nouveautés pour manger plus sainement à l’heure de la pause café ou du petit creux du matin. C’est ce que tente de proposer depuis des années le salon Vending, rendez-vous international de la distribution automatique. Il s’est tenu du 24 au 26 octobre derniers à Paris Porte de Versailles.

Organisé en partenariat avec la Navsa (Chambre syndicale nationale de vente et services automatiques), il a réuni plus de 200 exposants du secteur. Cette année, le salon a créé une Vending Canteen dédiée à la distribution automatique “au quotidien”. De plus, le salon a permis de communiquer sur le lancement du label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” par la Navsa.

Des plats de traiteur… dans un distributeur

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré dans -- comportements alimentaires machine%20siteManger équilibré, c’est ce que propose l’entreprise Traiteur Minute qui met à disposition des plats de traiteurs préparés le jour même aux entreprises. Soit une sorte d’alternative entre la distribution automatique et le restaurant d’entreprise. « Nous mettons à disposition gratuitement une machine au sein des entreprises. Ce qui leur permet une économie de couverts mais également de cuisine et de personnel », explique Daniel Meli, créateur du concept. Les plats sont renouvelés chaque jour. Le consommateur a le choix entre trois entrées, trois plats et trois desserts. Il choisit à l’aide d’un écran et règle ensuite via sa carte bleue ou une carte prépayée par l’entreprise. « La machine a une capacité de stockage de 200 plats. Elle réchauffe le plat et peut servir deux clients et demi chaque minute, soit 150 repas à l’heure », s’enthousiasme Daniel Meli. Actuellement, il réfléchit à créer ses propres cuisines pour y faire travailler les meilleurs ouvriers de France et ainsi faire monter en gamme et en diversité son offre de plats de traiteurs.

« Pure », un soda bio 100 % français

packshot-gamme-259x300 dans consommationCôté produits, l’accent est mis sur les produits sains. Sodebo vient de lancer une gamme de cinq soupesaux goûts originaux (tomate-mascarpone, petits pois-ricotta, carotte-cumin, potiron-touche de crème, courgette-fromage frais). De son côté, la compagnie des boissons biologiques vient d’innover avec « Pure », un soda bio créé et embouteillé en France (cf photo ci-contre).Cette boisson pétillante à base de jus de fruit et de sucre de canne se décline en trois parfums (fraise, orange et citron). Une version pamplemousse rose est à l’étude pour l’été. Cette boisson est conservée dans une bouteille PET recyclable. Ce produit sera également présent dans la grande distribution au rayon sodas en mars 2013.

Des machines avec des écrans intégrés

Les machines tactiles sont peu nombreuses et concernent essentiellement l’offre haut de gamme. Des écrans tactiles intégrés au distributeur peuvent permettre de diffuser des messages à caractère informatif sur la société ou sur les produits consommés. C’est notamment l’innovation que cherche à développer Philippe Vinet, avec sa société créée en janvier 2012 baptisée Pause Infos. « Une simple application sur un smartphone pourra ainsi permettre d’obtenir des informations sur les produits distribués dans la machine », explique Philippe Vinet.

Ainsi, N&W Global Vending innove en proposant aux gestionnaires la Canto touch, un distributeur de café au design épuré, disponible courant 2013. En parallèle, la machine baptisée Canto Dual Cup sert des boissons gourmandes en 15 cl ou 20 cl. « Les machines entièrement tactiles restent marginales. Si elles reposent sur une offre premium, cela reste surtout un marché de niche », déplore Pascale Leblanc, responsable marketing chez N&W Global Vending.

Des gobelets verts aux compacteurs

Le salon est aussi l’occasion de découvrir les évolutions en termes de préoccupation écologique des acteurs du marché.

L’accent développement durable doit être mis en amont. C’est le cas de l’italien Flo avec son gobelet baptisé Hybrid. Reconnaissable grâce à son logo qui figure une feuille sur son pied, le gobelet Hybrid promet de sa fabrication à son utilisation jusqu’à 25 % de moins d’émissions de gaz à effet de serre. Cela est dû notamment à sa composition qui intègre « 20 % de substances naturelles », précise un communiqué du groupe.

Standard%20CKFD%20site dans fast foodÀ chaque édition, des prestataires développent de nouveaux concepts de recyclage de gobelets. Canibalmise sur le côté ludique. Soit une machine où il est possible de gagner des bons d’achats en recyclant son gobelet de café, sa canette ou sa bouteille. De même,Versoo propose un collecteur de gobelets avec garantie de recyclage. C’est également le cas de CKFD Environnement avec son facilo’tri (cf photo ci-contre)qui propose de compacter les bouteilles en plastique, gobelets et canettes. La machine se compose d’une trappe d’entrée unique avec deux bacs sélectifs pour les bouteilles plastiques et les canettes et des trous pour collecter les gobelets, un autre pour les touillettes et les bouchons. « La machine n’entraîne aucune dépense en électricité car elle est entièrement manuelle », explique Patrick Poirier, directeur associé chez CKFD Environnement.

CKFD propose des services associés comme le nettoyage et la vidange de la machine. « Nous effectuons également un reporting trimestriel et délivrons un certificat annuel de valorisation », explique Patrick Poirier de CKFD Environnement.Enfin, la société Satelyte propose aux gestionnaires une machine à recycler des gobelets qui fonctionne comme une consigne. À chaque gobelet recyclé, le salarié récupère ses centimes qu’il a payés en commandant son café. Cette machine fonctionne avec la reconnaissance des gobelets distribués par la marque Satelyte.

Jeu, consigne, design de la machine… tout est pensé et étudié pour ancrer le recyclage dans les habitudes des salariés de l’entreprise.

source: Décision Achats à http://www.decision-achats.fr/Breves/Vending-la-distribution-automatique-joue-la-carte-du-snacking-equilibre-49462.htm

DA: Se débarrasser de l’image « junk food »

DA: Se débarrasser de l'image « junk food » dans -- comportements alimentaires 201210255088bd1c8dd2f-0-672755

Le secteur de la distribution automatique affiche une « bonne résistance » malgré un marché global de la consommation en crise, en surfant sur la mode du snacking et en renouvelant son offre de produits afin de sortir de l’image « junk food » qui lui est parfois associée.
En 2011, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros sur les 637 000 distributeurs automatiques, présents en France, très majoritairement (83 %) en entreprise.
« Après des années 2008-2010 difficiles, on sort un peu la tête de l’eau, même si le contexte général reste tendu » d’une part à cause de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs et de la mauvaise santé des entreprises « nos premiers clients » et d’autre part, de la hausse des prix des matières premières, a expliqué hier Nicolas Bodilis-Reguer, le patron de chambre syndicale nationale de Vente et Services Automatiques (NAVSA).
La résistance du secteur s’explique en premier lieu par le succès grandissant des modes de consommation nomades type snacking, qui constitue le cœur de métier du secteur. Selon une étude réalisée en 2011 par le cabinet Food Service Vision, 87 % des actifs consomment désormais des produits snacking au moins une fois par mois, dont 55 % le font via des distributeurs automatiques.
Les consommateurs, habitués à la disponibilité constante avec internet, apprécient également la facilité d’accès immédiat aux produits offerte par les distributeurs automatiques, et surtout (89 %) les horaires d’ouverture.
Mais pour beaucoup d’entre eux, les machines automatiques restent encore souvent associées à l’image de la « junk food » et du grignotage. Ils réclament ainsi à plus de 80 %, une offre en distribution automatique « plus qualitative, variée et mieux équilibrée ».
C’est en prenant en compte ces nouvelles attentes que le secteur a lancé cet été le label « Feel Good », destiné à « mieux accompagner le « manger mieux », une des tendances lourdes de la consommation de demain », a expliqué M. Bodilis-Reguer.
Ce concept vise à promouvoir, aux côtés des barres chocolatées et autres chips, quatre nouvelles catégories de produits : produits laitiers, fruits et légumes, boissons non sucrées et céréales.
De même, de nouveaux distributeurs automatiques, comme ceux de la société Traiteur Minute à Toulon, proposent des plats préparés non surgelés avec des recettes de chefs, concurrençant la restauration traditionnelle.
Le secteur commence également à nouer des partenariats avec les agriculteurs pour leur permettre de vendre directement leurs productions à toute heure du jour et de la nuit. C’est ainsi qu’un premier distributeur automatique de pommes de terre a vu le jour en décembre 2011 chez un exploitant agricole de Picardie, ou qu’une offre de distributeurs de « lait du jour » se développe chez des éleveurs vendéens.
Enfin, porté par les innovations en matière de moyens de paiement – les pièces étant de plus en plus remplacées par les cartes automatisées, puis à terme par les portables ou titres restaurant – la distribution automatique cherche aussi à s’étendre au non-alimentaire. Elle vend ainsi des produits de plus en plus variés et parfois inattendus, comme des médicaments, des cadeaux-souvenirs ou encore de l’eau bénite, pour prouver qu’elle peut-être « bien davantage qu’une simple machine à café ».

Publié à http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/se-debarrasser-de-limage-junk-food

Saria et Terrena inaugurent une grosse centrale de méthanisation

Les Echos n° 21298 du 24 Octobre 2012 • page 11

Saria et Terrena inaugurent une grosse centrale de méthanisation ECH21298047_1

Après cinq ans de préparation, Saria, Terrena et d’autres partenaires viennent d’inaugurer une centrale de méthanisation de 2,1 MW entre Nantes et Rennes. L’installation produira l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 2.500 foyers. La chaleur est valorisée sur le site et bientôt récupérée par un industriel voisin.

L’approvisionnement en matière organique atteindra les 58.600 tonnes par an, livrées à raison d’une quinzaine de véhicules par jour. Les sources sont très variées : la grande distribution apporte ses produits invendus qui sont débarrassés sur place mécaniquement de leur emballage. Des boues d’épuration, des déchets de la restauration, mais aussi des coproduits de l’abattoir voisin de Castel Viandes et des effluents fermiers alimentent également la fermentation. L’usine produira plus de 220 tonnes d’azote par an qui seront épandues sur des terres agricoles de la zone. Elle évitera 1.700 tonnes de CO2. Les actionnaires du projet ont investi plus de 12 millions d’euros et reçu plus de 2 millions d’euros de subventions. Une vingtaine d’emplois ont été créés.

M. Q.

SFR renforce sa présence dans le « low cost » avec Joe Mobile

Source : Reuters
23/10/2012 à 11:41 / Mis à jour le 23/10/2012 à 11:53
SFR renforce sa présence dans le
©REA

SFR, malmené par le durcissement de la concurrence sur le marché des télécoms en France, fait le pari du « low cost » en lançant mardi un nouvel opérateur mobile virtuel baptisé « Joe Mobile », opérant exclusivement sur internet.

Face aux prix cassés proposés par le trublion Free mobile (Iliad), la filiale de Vivendi (VIV 15.71-0.7%) s’est déjà positionnée sur le segment des offres à bas coûts avec sa gamme « RED » qui totalisait à l’automne 460.000 clients et avec la marque Buzz spécialisée dans les communications vers l’étranger.

Le deuxième opérateur de téléphonie mobile en France ajoute une corde à son arc avec le lancement de Joe Mobile, un nouvel opérateur à part entière disposant d’un site internet dédié, qui loue le réseau de SFR au même titre que douze autres opérateurs virtuels, encore appelés « MVNO ».

Les clients de SFR comme ceux des autres opérateurs devront donc utiliser la procédure de portage du numéro pour prendre un forfait chez ce nouvel acteur d’un marché des MVNO secoué par l’arrivée, en janvier, du quatrième entrant dont les deux offres sans engagement ont séduit 3,6 millions d’abonnés en six mois.

Pour se distinguer, Joe Mobile promet de « révolutionner » l’univers du mobile en permettant à l’utilisateur de maîtriser sa consommation en temps réel et d’adapter facilement son forfait à ses besoins.

« Notre ambition est de changer radicalement l’expérience du client autour de son forfait mobile en lui donnant vraiment les manettes », a expliqué Mathieu Horn, le directeur général délégué de la société, dans un entretien à Reuters.

Cet ancien cadre de SFR, qui porte le projet depuis un an, dit s’être inspiré des succès qui ont fleuri sur internet, à l’image du site de musique en streaming Spotify ou du site de stockage Dropbox afin d’appliquer leurs recettes aux télécoms.

Concrètement, l’offre est construite classiquement autour de deux forfaits, l’un à dix euros offrant deux heures d’appel et les SMS et MMS illimités, et l’autre à vingt euros avec appels illimités et trois gigaoctets de données, soit un prix comparable à ceux d’offres concurrentes sans engagement.

Grâce à un « cockpit »- une application compatible avec n’importe quel smartphone- chaque abonné pourra consulter en temps réel son niveau de consommation, modifier son forfait, souscrire du temps de communication à l’étranger s’il prévoit un voyage. Il pourra également suspendre son forfait pour une durée allant jusqu’à six mois, une possibilité qui n’existe pas chez les autres opérateurs, assure Mathieu Horn.

Un forfait exclusivement dédié aux tablettes est également à l’étude par l’opérateur, qui ne propose pas en revanche de téléphones portables à la vente pour ses clients.

Joe Mobile, qui a savamment entretenu le suspense sur internet avant son lancement officiel, espère séduire « plusieurs centaines de milliers » d’abonnés d’ici un an, a indiqué Mathieu Horn.

« Nous ne venons pas pour faire de la figuration », a ajouté le dirigeant de la société, qui n’a pas souhaité préciser à quel horizon l’entreprise espérait atteindre l’équilibre.

Le projet a été financé par SFR, qui contrôle la société via sa holding d’investissement CID.

Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez

publié par Capital à http://www.capital.fr/bourse/actualites/sfr-renforce-sa-presence-dans-le-low-cost-avec-joe-mobile-769378#xtor=EPR-226

Saria et Terrena inaugurent une grosse centrale de méthanisation

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Après cinq ans de préparation, Saria, Terrena et d’autres partenaires viennent d’inaugurer une centrale de méthanisation de 2,1 MW entre Nantes et Rennes. L’installation produira l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 2.500 foyers. La chaleur est valorisée sur le site et bientôt récupérée par un industriel voisin.

L’approvisionnement en matière organique atteindra les 58.600 tonnes par an, livrées à raison d’une quinzaine de véhicules par jour. Les sources sont très variées : la grande distribution apporte ses produits invendus qui sont débarrassés sur place mécaniquement de leur emballage. Des boues d’épuration, des déchets de la restauration, mais aussi des coproduits de l’abattoir voisin de Castel Viandes et des effluents fermiers alimentent également la fermentation. L’usine produira plus de 220 tonnes d’azote par an qui seront épandues sur des terres agricoles de la zone. Elle évitera 1.700 tonnes de CO2. Les actionnaires du projet ont investi plus de 12 millions d’euros et reçu plus de 2 millions d’euros de subventions. Une vingtaine d’emplois ont été créés.

M. Q.

Salon de l’agroalimentaire : petits luxes entre amis

Le plus grand salon consacré à l’agroalimentaire a été inauguré dimanche. S’y expose ce que vous mangerez (ou pas) demain.

Les innovations culinaires s'exposent au Sial, le plus grand salon mondial de l'agroalimentaire.Les innovations culinaires s’exposent au Sial, le plus grand salon mondial de l’agroalimentaire. © Éric Feferberg / AF
REGARDEZ les innovations à découvrir au Sial:

VIDÉO. Salon de l’agroalimentaire : petits luxes entre amis

Une larme de sel, un souffle de safran, une goutte de homard, dans la série « c’est moi qui l’ai fait », le sac à malices du Sial, vitrine mondiale des innovations agroalimentaires, encourage le partage des petits luxes entre amis et renonce aux extravagances. Feu la moutarde en cube ou le mashmallow à tartiner. Les audaces récompensées pour leur innovation (une vingtaine, sur les quatre cents présentées) favorisent plutôt la simplicité et le goût, même s’il s’agit de le vaporiser ou de le déguster en grains ou en bouchées préformatées.

« Les tendances globales, ce sont plaisir, santé, pratique« , résume dimanche Xavier Terlet, analyste et consultant pour le Salon international de l’agroalimentaire qui se tient à Villepinte, près de Paris, jusqu’à jeudi. « Dans un contexte de crise et de retour à la maison et au basique, la convivialité prime. Attention, pas le premier prix moche : les petits luxes, sans ostentation », dit-il.

De l’eau de sel

Ainsi, le goût (réel) du homard, sans l’étiquette, avec cette « huile de homard » made in Groix, concoctée par la dernière conserverie de l’île bretonne (huile de pépin de raisin infusée de carcasses de crustacés) et servie en flacon-pompe. « On peut l’ajouter à un filet de poisson, une salade de fruits de mer ou une purée de pomme de terre », explique Emmanuelle Bernhardt de Groix-Nature.

De même le safran : l’une des épices les plus chères de la planète (30 à 35 euros le gramme) est présentée ici en solution aqueuse à vaporiser, par souci d’économie et d’efficacité par une société d’Ile-de-France : « C’est prêt à l’emploi, plus facile que d’avoir à faire tremper les pistils », souligne Maiten de Saint-Paul, chez Foodbiotic (10 euros environ en rayon, pour deux ans de recherche).

Sur les bords du lac Majeur en Italie (nord), Acetificio Mengazzoli, vinaigrerie historique fondée à la fin du XIXe, a mis le sel en flacon : après la fleur, les flocons, voici l’eau de sel. Quelle différence avec l’eau de mer ? « Elle est propre », répond sans rire le responsable à l’export Marco Nodari devant des flacons rouge, blanc et noir pour les sels d’Hawaï, de Méditerranée et d’Atlantique. « Ça permet de maîtriser sa consommation de sodium, on en utilise un quart en moins », dit-il en arrosant un plat de crudités d’une légère pression.

Décidément, les industriels sont devenus très sages. Même les perles noires et craquantes de vinaigre balsamique de la PME Coolkal, en Lorraine (est), font rêver comme du caviar.

Exit les colorants

Tous les industriels primés insistent sur la qualité des ingrédients (naturels, sans colorants) et l’éthique de leur production (traçabilité, durabilité). Les « coulis de bonbons » (nougat aux amandes, réglisse…) sont pur fruit/pur sucre comme les miels parfumés à tartiner (framboise, noisette…). La mousse au chocolat en bombe laisse en tout cas deux copines de l’Est dubitatives – « Bon, ça peut être marrant », lâche Sophie.

Les mêmes restent franchement de marbre devant le prêt à gober des boules de yaourt, fromage ou crèmes glacées de la taille d’une cerise : mises au point par un chimiste franco-américain, David Edwards – voisin du Massachusetts Institute of Technoloy (MIT), la fabrique à Nobel de la côte est -, les « WikiCells » sont enrobées d’un emballage comestible et survitaminé pour jeunes gens pressés.

Le consultant Xavier Terlet apporte toutefois un bémol : « Une innovation sur deux est un échec. 50 % des investissements dans l’agroalimentaire sont faits en pure perte. »

Réservé aux professionnels, le salon est ouvert jusqu’à jeudi.

 

publié Le Point.fr – Publié le 21/10/2012 à 17:58 - Modifié le 21/10/2012 à 18:32 à http://www.lepoint.fr/societe/video-salon-de-l-agroalimentaire-petits-luxes-entre-amis-21-10-2012-1519447_23.php

OGM, un débat sous haute tension.

Analyse

Après la publication en septembre d’une étude dirigée par le professeur Séralini et qui montre que des rats nourris au maïs OGM développent davantage de tumeurs, un clivage se fait de plus en plus ressentir entre la société civile et la communauté scientifique. Agro-media.fr tente de présenter une synthèse du débat, en rappelant ce qu’est un OGM, où en trouve-t-on dans notre alimentation, ce que dit la réglementation, et en éclairant les positions des « pros » et des « contras », sans parti pris.

 

Les OGM sont présents dans notre alimentation

D’après la définition officielle du gouvernement, « un Organisme Génétiquement ModifiéOGM, est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique (ensemble des gènes) par une technique dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle » (source ogm.gouv.fr).

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Plus concrètement, aujourd’hui, dans le domaine agronomique, les OGM les plus cultivés dans le monde correspondent à des espèces de grande culture comme le soja, le maïs, le coton et le colza. Les propriétés recherchées vont de la résistance à certains insectes ravageurs des cultures, à la tolérance à certains herbicides, en passant par la résistance à certaines maladies. Les chercheurs étudient actuellement le développement de certaines plantes tolérantes à des conditions de stress environnemental, telles que la sécheresse, le froid, etc. Le génie génétique pourrait également permettre d’éliminer des substances toxiques produites naturellement par certaines plantes.

Dans le domaine de l’alimentationseul le maïs doux est actuellement autorisé « tel quel » en Europe. Mais on peut également trouver des aliments hautement transformés, comme des huiles, des farines, etc. issus de matières premières génétiquement modifiées, ces aliments étant autorisés. Là encore, les chercheurs travaillent sur le développement d’aliments enrichis en vitamine A, ou encore d’huiles à teneurs plus faibles en acides gras saturés, afin de limiter les carences alimentaires et les maladies cardiovasculaires.

D’une manière générale, on retrouve principalement des OGM dans les aliments suivant :

  • A base de maïs : farine et semoule de maïs, huile de maïs, chips de maïs salées, pétales de maïs pour petit déjeuner ;
  • A base de soja : huile de soja, tonyu, tofu, crèmes desserts, sauce soja ;
  • A base de betterave sucrière ;
  • A base d’huile de colza ;
  • Etc.

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On en retrouve également dans certains ingrédients, additifs et arômes utilisés en agroalimentaire :

  • Farine de maïs dans le pain, les céréales pour petit-déjeuner, les biscuits apéritifs…
  • Semoule de maïs dans les biscuits apéritifs, la chapelure, la bière, les céréales pour petit déjeuner…
  • Amidon de maïs et liants amylacés (fécule) dans les plats cuisinés, les sauces, la charcuterie, les crèmes desserts, les préparations pour desserts déshydratées, les potages, les petits pots pour bébés, les pâtisseries…
  • Dérivés de l’amidon de maïs (sirop de glucose, dextrose, maltodextrines …) dans les sauces, les biscottes, les barres céréales, les bières, les potages, les biscuits apéritifs, les préparations de fruits sur sucre incorporés dans les yaourts et divers desserts, les glaces…
  • Farines de soja dans le pain, le pain de mie, les pâtisseries…
  • Protéines de soja dans les plats cuisinés, la charcuterie, les préparations pour nourrissons…
  • Matières grasses végétales (maïs, soja, colza) dans les barres céréales, le pain de mie, les biscuits apéritifs, les pâtisseries, les matières grasses à tartiner, les potages…
  • Huile de coton dans les fritures pour aliments…
  • Issus du maïs : amidon oxydé (E 1404), phosphates d’amidon (E 1410, E 1412 à E 1414), amidons acetylés (E 1420, E 1422), amidons hydroxypropylés (E 1440, E1442), succinate d’amidon (E 1450), amidon oxydé acetylé E1451), caramels (E 150a à E 150d), sorbitol (E 420), mannitol (E421), isomalt (E 953), maltitol (E 965), lactitol (E 966), xylitol (E 967), glucono-lactone (E 575), erythorbates (E 315 et E 316) ;
  • Issus du soja : lécithine (E 322), huile de soja oxydée (E 479b) ;
  • Produits dérivés du maïs tels que amidons, maltodextrines, beta cyclodextrine ;
  • Etc.

 

La réglementation évolue vers plus de transparence sur les OGM

En tout, l’Union européenne autorise la consommation de 46 OGM, dont 26 variétés de maïs et, en moindre mesure, de sojacotoncolzapomme de terre et betterave.  Cependant, étant donné que la culture de ces OGMest largement interdite en Europe, et complètement en France, ces produits sont majoritairement importés. Ils servent à nourrir les animaux d’élevage, ou comme ingrédients ou additifs comme vu précédemment.

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Attention cependant, tous ces produits doivent être étiquetés pour leur caractère génétiquement modifié, sauf en cas de présence fortuite à une teneur inférieure à 0,9%, en application du règlement 1829/2003 relatif aux denrées alimentaires et aliments pour animaux génétiquement modifiés.

Ainsi, l’UFC – Que choisir précise que « dans la mesure où les consommateurs rejettent les produits transgéniques, les professionnels se débrouillent pour ne pas en utiliser ».

De plus, en France, depuis le 1er juillet, les fabricants de produits alimentaires ont la possibilité d’apposer deux mentions différentes, selon la probabilité plus ou moins grande que le produit contienne des traces d’organismes génétiquement modifiés :

  • « Nourri sans OGM (<0,1%) »
  • ou « Nourri sans OGM (<0,9%) ».

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Peuvent être étiquetés « Sans OGM » les ingrédients issus de végétaux génétiquement modifiés ayant fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché de l’Union européenne, s’ils contiennent moins de 0,1% d’OGM.

Cette réglementation, le décret n° 2012-128 du 30 janvier 2012, prévoit également l’étiquetage d’une mention « issu d’animaux nourris sans OGM ». Le miel, pour sa part, sera étiqueté « Sans OGM dans un rayon de 3 km ». Elle est cependant d’application facultative, contrairement au règlement 1829/2003.

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Ce décret, outre la plus grande transparence qu’il amène pour le consommateur, répond également à une véritable pression marketing du « sans OGM ». En effet, alors que Greenpeace, dans son Guide des produits avec ou sans OGM, adresse un carton rouge aux produits à marques de distributeurs (MDD) et pointent du doigt le fait que leslabels rouges et les appellations d’origine contrôlée ne garantissent pas une non-utilisation d’ingrédients transgéniques, Carrefour s’est empressé de communiquer sur la mise en place de son étiquetage « sans OGM » sur plus de 300 produits dès le mois d’octobre 2010.

Pour l’ONG, seule la mention « Agriculture biologique » est garante de l’absence de produits OGM.

 

L’étude Séralini, reflet des peurs de la société

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour Dimanche Ouest France après la publication des résultats de l’étude Séralini, 79% des personnes interrogées s’inquiètent de la présence éventuelle d’OGM dans leur alimentation. 38% se disent même « très inquiets ». Les femmes et les hommes partagent le même niveau d’inquiétude (80% contre 79%). L’appartenance politique ne semble pas non plus jouer outre mesure, qu’il s’agisse dès sympathisants PS (84% d’inquiétude), d’Europe Ecologie Les Verts (83%), du Modem (88%) ou de l’UMP (73%) et du FN (73%).

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Seul l’âge des populations semble importer, puisque les jeunes âgés de moins de 35 ans, bien que majoritairement inquiets (71%, mais seulement 57% pour les 18-24), le sont moins que les 35 ans et plus (83%).

Autre preuve de l’anxiété de la société, 130 organisations de la société civile, dont le WWF, la Confédération PaysanneGreenpeace et Attac, ont signé un appel commun dans lequel elles exigent la transparence et réclament lasuspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et du Roundup.

Et cet appel intervient après que l’étude Séralini ait reçu un accueil particulièrement hostile d’une grande part de la communauté scientifique. Ces critiques, plutôt que de rassurer les ONG et autres associations de consommateurs, ont eu l’effet inverse, en accentuant l’esprit de défiance, et en agitant le spectre de la « théorie du complot ».

Dans leur communiqué, les 130 ONG qui soutiennent les résultats de l’étude de Gilles-Eric Séralini expliquent que « face à la gravité des conséquences sanitaires possibles », elles s’inquiètent, « d’autant plus qu’elles constatent que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs ».

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Corinne Lepage, présidente du Criigen (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie GENétique) qui a financé l’étude du professeur Séralini , et qui vient de publier un livre sur le sujet, va plus loin dans Le Nouvel Observateur. Pour elle, à propos des critiques formulées par la communauté scientifique, et notamment du pré-avis de l’EFSA délivré la semaine dernière qui jugeait l’étude « insuffisante » pour remettre en cause l’autorisation de mise sur le marché du maïs incriminé : « un pré-avis, rendu par des non scientifiques fonctionnaires de l’EFSA et deux scientifiques dont on ignore le nom et le parcours, sans aucun débat contradictoire, n’est pas admissible sur le plan déontologique ».

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Pour la présidente de CAP 21, « les critiques adressées à l’étude Séralini […] illustrent surtout la faiblesse insigne des études réalisées par l’EFSA et la responsabilité évidente et croissante de cet organisme et de ses experts ».

On pourrait dès lors résumer l’impact de l’étude Séralini comme suit : l’irrationalité des craintes de la société face à la froideur méthodique des justifications scientifiques.

L’étude Séralini, une étude à charge ?

La communauté scientifique semble faire front, et critiquer d’une seule voix (ou presque) l’étude du professeur Séralini, plus sur la forme que sur le fond, mais on sait à quel point la forme est importante pour la Science.

Ainsi, selon le scientifique Kevin Folta de l’Université de Floride, cette étude a tout simplement été « conçue poureffrayer » l’opinion publique.

Dans un article publié sur le site slate.fr, le journaliste scientifique Keith Kloor rappelle que Gilles-Eric Séralini n’en est pas à sa première étude « contestée » selon les termes du New-York times. Que penser également, puisqu’il est question de lobby, du financement de l’étude du professeur Séralini par un organisme, le CRIIGEN, à priori opposé aux OGM ?

criigen

Enfin, la méthode de diffusion des résultats de l’étude est également largement critiquée tant par les scientifiques que par certains journalistes. La signature d’accords de confidentialité, le fait qu’un livre et un film sortent juste après la publication des résultats de l’étude, tout amène certains à affirmer que le professeur Séralini a orchestré une véritable campagne de communication promotionnelle autour de son étude.  Carl Zimmer, journaliste scientifique,déclarait sur son blog Discover que cette pratique est « rance et corrompue ».

D’une manière générale, on assiste à une réaction plus ou moins unanime de la part des scientifiques, à l’instar dePamela Ronald, généticienne à l’Université de Californie-Davis qui écrivait l’an dernier dans le Scientific Americanqu’il « existe un important consensus scientifique prouvant que les plantes génétiquement modifiées disponibles actuellement sur le marché alimentaire ne représentent aucun danger ».

Keith Kloor rappelle ainsi que « les humains sélectionnent consciemment les plantes et les animaux qu’ils mangent quasiment depuis qu’ils sont sortis des cavernes et, de fait, ont manipulé leurs gènes tout du long. Le processus était tout simplement un peu plus lent avant l’apparition des biotechnologies ».

francois_houllier

C’est François Houillet, nouveau patron de l’INRA, qui, à travers la lettre ouverte qu’il publiait la semaine dernière, conclut le débat : « Au final, les travaux de monsieur Seralini  satisfont ceux qui veulent y croire mais ne répondent probablement pas aux critères permettant d’en tirer des conclusions scientifiques solides. Dans le même temps, la recherche publique continue de conduire à bas bruit médiatique et dans des conditions de plus en plus difficiles des travaux de recherche sur les questions posées par les OGM. Ces recherches conduites sur financement public sont d’autant plus nécessaires qu’il faut entretenir une expertise scientifique de haut niveau et indépendante des intérêts particuliers sur toutes ces questions sensibles. »

 

Et maintenant, quid des OGM ?

C’est dans ce contexte houleux que le gouvernement a proposé de créer une Haute Autorité de l’Expertise scientifique et de l’Alerte en matière de santé et d’environnement (HAEA). Interrogée par Le Monde sur le rôle que pourrait avoir ce type d’organisme dans la situation actuelleMarie-Angèle Hermitte (CRNS), membre du comité de déontologie de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, expliquait que l’HAEA permettrait de « s’assurer que les experts qui donneront leur avis ne [soient] pas en situation de conflit d’intérêts (…) mais aussi qu’ils ne se soient pas déjà prononcés par le passé sur le maïs NK603 et son herbicide associé ». Car il est toujours difficile de se déjuger.

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En attendant, sollicitée par la France, l’EFSA a fait savoir qu’elle jugeait « insuffisante » l’étude de Gilles-Eric Séralinisur la toxicité du maïs NK603 pour pouvoir rendre un verdict. Elle a demandé des compléments d’informations au professeur Séralini. Ce dernier, accusant l’EFSA de conflit d’intérêts, puisque l’EFSA avait d’ores et déjà autorisé lemaïs NK603, a indiqué qu’il ne répondrait pas aux demandes de l’organisme européen.

De son côté, le gouvernement, par la voix de Stéphane Le Follministre de l’Agriculture, a indiqué attendre l’avis de l’ANSES avant de se prononcer, même s’il entend « poser la question globale des protocoles d’autorisations sur les OGM » quoi qu’il arrive. Le rapport de l’ANSES est attendu pour le 20 octobre prochain. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait également annoncé que si le danger de certains OGM était vérifié la France « défendrait au niveau européen » leur interdiction.

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Et Monsanto dans tout ça ? Le géant mondial de l’agroalimentaire « prend bonne note » de ce premier avis rendu par l’EFSA, affirmant qu’il prenait « très sérieusement toute nouvelle étude concernant [ses] semences ».

monsanto

Notons également que même les américains souhaitent plus de transparence sur leur alimentation, avec par exemple en Californie, une proposition de loi, la proposition 37, pour laquelle les électeurs Californiens devront se prononcer le 6 novembre prochain, qui prévoit de rendre obligatoire l’étiquetage des aliments, transformés ou non, contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ce texte sera soumis au référendum du 6 novembre prochain pour une mise en application dans les 18 mois.

proposition_37

Actuellement, deux OGM - le maïs MON810 et la pomme de terre Amflora - sont cultivés dans l’Union européenne (sauf en France) et une cinquantaine d’autres, dont le NK603, ont obtenu une autorisation pour l’alimentation animale et humaine.

Gageons sans trop se mouiller que le débat sur les OGM est loin d’être clos, et gagnerait à être présenté de manière plus pédagogique au grand public.

 

Source : agro-media.fr à http://www.agro-media.fr/news/newsletter-n144-octobre-2012?id=0#0

Carrefour inaugure son premier magasin virtuel à Lyon

Après Tesco et après Delhaize, peut-être, mais bel et bien le premier en France. Carrefour se lance à son tour en inaugurant, ce mardi 2 octobre à Lyon, en gare de Part-Dieu, son premier magasin virtuel.

Carrefour virtuel Lyon_4

Virtuel et éphémère en réalité car ce cube de 3 mètres de côté sera démonté dès le 18 octobre, tandis qu’un second trônera lui en gare du Nord, à Paris, entre le 10 et le 31 octobre.

Aucun autre test n’est prévu en dehors de ces deux-là, mais il s’agit bien, pour Carrefour, de « tâter le terrain ».
« Le drive prend de l’ampleur, explique Bruno Lebon, directeur e-commerce alimentaire de Carrefour France. Nous disposons de 160 drives aujourd’hui, nous en aurons 200 à la fin de l’année. La livraison à domicile, via Ooshop, est également importante chez nous. Le e-commerce alimentaire est une réalité, avec déjà plus de 600.000 clients sur nos sites Carrefour Drive et Ooshop.  Il est donc de notre devoir de sans cesse chercher à améliorer ce service, pour nos clients ».

Le petit plus, alors, offert par ce « cube »?

Celui de proposer, en complément des systèmes de commandes en ligne via les portails Internet, l’attrait et la simplicité des achats sur mobiles. « De quoi répondre aux attentes d’une consommation nomade », se félicite Bruno Lebon.
Une appli à télécharger - Mes Courses Carrefour en l’occurrence – quelques réglages à faire pour choisir son magasin de rattachement et son mode d’achats (livraison à domicile ou retrait au drive), et il n’y a plus qu’à scanner le GenCod du produit voulu. Aussi simple que cela. Le produit s’ajoute à la liste d’achats, qu’il suffit de valider pour terminer sa commande.

300 références
300 références, choisies parmi les meilleures rotations de Carrefour (25% de MDD dans le lot) sont présentées sur ce cube. Un petit échantillon seulement, donc, du catalogue en ligne de Carrefour, fort de 8.000 à 10.000 références en fonction des configurations.
On comprend ainsi aisément qu’il s’agit ici avant tout d’une opération de communication pour Carrefour. Avec, à la clé, un double intérêt : D’abord celui de promouvoir son appli. Celle-ci, lancée il y a deux ans pour Ooshop, mais qui a réellement pris son envol l’année dernière à l’occasion d’une refonte globale, a été téléchargée 200.000 fois. Sa notoriété devrait logiquement monter maintenant en flèche.

Pour information, Delhaize, dans les semaines suivant le lancement de ses Cubes, en avril dernier, avait vu le nombre de téléchargements bondir de plus de 22%. Certes, la Belgique est un plus petit petit, permettant plus vite d’obtenir des répercussions médiatiques nationales à une expérimentation comme celle-là, mais cela donne une idée du potentiel.

Profiter de l’engouement sur les tablettes
Autre intérêt, plus stratégique encore peut-être: celui de prendre pied sur un territoire encore tout nouveau, mais qui ne demande qu’à grandir.  J’ai nommé, les achats sur mobiles et tablettes. Un marché d’avenir évident. Selon GfK, il s’est vendu 12 millions de smartphones en France en 2011, et il s’en écoulera sans doute 20 millions en 2015. Quant aux tablettes, encore plus intéressantes pour faciliter l’acte d’achat, c’est une multiplication des ventes par cinq qui est attendue: 7 millions en 2015, contre 1,5 million l’année dernière.
Ces ventes sur mobiles sont d’ailleurs déjà une réalité chez Carrefour: « 4% à 5% des commandes sur Ooshop sont aujourd’hui déjà faites via des smartphones ou des tablettes », révèle Bruno Lebon. Le commerce de demain sera mobile, on vous dit.

source: LSA à: http://www.lsa-conso.fr/carrefour-inaugure-son-premier-magasin-virtuel-a-lyon,133175

Comment la Bretagne veut devenir leader dans le secteur des repas hors domicile

ECONOMIE – La Bretagne édite le premier guide pour aider l’industrie agroalimentaire à innover…

Exit l’image de la famille réunie trois fois par jour pour partager le repas. Aujourd’hui, de plus en plus de Français déjeunent à l’extérieur. Une révolution des usages sur laquelle veut surfer la Bretagne, soucieuse de relancer son industrie agroalimentaire. La région vient donc d’éditer un guide pratique pour «mieux vendre en restauration hors domicile (RHD)». Un dispositif encore unique en France. «L’idée de départ, c’est de faire en sorte que les entreprises d’agroalimentaire bretonnes puisse conquérir de nouveaux marchés. Mais il ne suffit pas d’avoir de bons produits pour ça», explique Michel Morin, vice-président de la région en charge de l’agriculture et de l’agroalimentaire. L’objectif est à peine masqué : devenir leader dans le secteur des repas hors domicile.

Se libérer du supermarché

Cantines scolaires, hôpitaux, restauration d’entreprise, snacking, chaînes de restaurants… Les débouchés sont nombreux. «Les entreprises d’agroalimentaire sont souvent des TPE ou PME et sont trop dépendantes de la grande distribution. Si elles perdent un contrat, cela peut avoir des conséquences dramatiques. Elles ont tout intérêt à se diversifier pour assurer leur avenir», confirme Jean-Paul Sinier de Bretagne Innovation.

Un constat que partage Joël Tingaud. Ancien de la restauration collective, il a racheté en 2004 l’Atelier de l’Argoat à Plélan-le-Grand. Spécialisée dans la fabrication de l’andouille, l’entreprise était alors en difficultés. «Pour se relever, on a misé sur notre savoir-faire mais aussi sur l’innovation. Aujourd’hui, on se développe beaucoup chez Métro ou Promo Cash. La RHD, c’est primordial pour aller sur de nouveaux secteurs», explique l’entrepreneur. Résultat, son chiffre d’affaires est à la hausse. Mais pour conquérir de nouveaux marchés, encore faut-il les connaître. La région a donc prévu des journées de formation afin d’aider les patrons «à anticiper les évolutions du marché.» Mais aussi à se plier aux normes draconiennes de la restauration collective.

 De notre correspondant à Rennes, Camille Allain, Créé le 08/10/2012 à 06h48 — Mis à jour le 08/10/2012 à 12h18

Monti érige Barilla en exemple pour l’industrie italienne

Mario Monti a inauguré, lundi 8 octobre, la nouvelle usine Barilla à Rubbiano, près de Parme.
Mario Monti a inauguré, lundi 8 octobre, la nouvelle usine Barilla à Rubbiano, près de Parme. Crédits photo : HANDOUT/Reuters

Le groupe familial a investi 40 millions d’euros dans une nouvelle usine de pâtes dans la péninsule.

Monti érige Barilla en exemple pour l'industrie italienne dans -climat economique coeur-«Un secteur mature de l’économie comme l’agroalimentaire est un vecteur de croissance en période de récession quand il sait investir dans la valeur ajoutée.» Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a érigé lundi en exemple l’entreprise Barilla, leader mondial des pâtes alimentaires, dont il inaugurait une usine près de Parme, en Émilie-Romagne.

De fait, en dix ans, l’agroalimentaire est devenu un vrai point fort de l’Italiesur les marchés étrangers ; il est même devenu cette année le premier secteur à l’exportation pour l’économie de la péninsule.

L’événement de lundi a été pour le président du Conseil l’occasion à la fois de saluer la «cohérence» dont Barilla fait preuve dans son développement et de mettre en avant ses propres réformes pour favoriser la croissance et l’innovation dans les entreprises italiennes et améliorer leur compétitivité. «Il n’existe pas de secteurs ma­tures condamnés au déclin», a-t-il martelé. Remerciant au passage les forces politiques italiennes d’avoir «compris le sens de ses réformes» et de «faire preuve d’une grande cohésion» dans le soutien à son gouvernement. «Le pays se rend compte qu’il est en train de changer et qu’il change en bien. Allons de l’avant», a-t-il lancé.

Contrôle familial

L’usine inaugurée lundi 8 octobre par Barilla à Rubbiano (à 30 km de Parme) produira chaque jour 150 tonnes de sauce tomate et 50 tonnes de sauce à base de basilic, soit 35.000 tonnes par an. Elle emploie 120 salariés et a requis un investissement de 40 millions d’euros, faisant appel aux technologies les plus modernes, avec un niveau très élevé de mécanisation. En témoigne le traitement du basilic: il se passe moins de deux heures entre la cueillette de ce feuillage, très prisé dans la cuisine italienne, dans les campagnes d’Émilie-Romagne, autour de Parme, et son traitement sur les chaînes de Barilla. Trié mécaniquement, lavé à grande eau, essoré, trituré sans que soit détruite pour autant sa texture, mélangé avec divers condiments, le basilic est acheminé vers les chaînes d’embouteil­lage. Ces sauces Barilla ne sont pas toutes destinées à l’exportation. Le groupe ambitionne de développer ce segment sur son marché domestique, encore très adepte du «fait maison».

Créé en 1877 par un aïeul de l’actuel président, Guido Barilla, la firme, toujours contrôlée par la ­famille, a réalisé l’an dernier 3,9 milliards de chiffre d’affaires, dont 60 % dans les pâtes.

Recentré sur son cœur de métier, les pâtes et les sauces, le groupe cherche à conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie.

Par Richard HeuzéMis à jour le 08/10/2012 à 21:05 | publié le 08/10/2012 à 19:47

source: Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/10/08/20005-20121008ARTFIG00685-mario-monti-erige-barilla-en-exemple-pour-l-industrie-italienne.php

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