Botanic : cette enseigne de jardinerie a séduit les « biobios »

Botanic : cette enseigne de jardinerie a séduit les « biobios » dans consommation botanic-damoret_paysage360
© REA
En misant sur la vente d’engrais et de pesticides naturels, Luc Blanchet a transformé l’entreprise familiale de produits horticoles en une affaire florissante.

Tenue jean-baskets, cheveux rebelles et petites lunettes : à 43 ans, Luc Blanchet aime promener son look d’éternel étudiant dans les rayons de la jardinerie Botanic de Gaillard, près de la Suisse. C’est dans ce magasin situé à 10 kilomètres de ses bureaux que le président de l’enseigne teste ses nouvelles idées et observe incognito les chariots des clients. Ces temps-ci, les plantes aromatiques bio et les framboisiers en pot biodégradable font un malheur. «Ici, on ne vend que des produits qui respectent l’environnement. Même les tee-shirts des équipes sont en coton bio», précise le patron tout en saluant un employé. Quant au magasin, il est entièrement bâti en matériaux recyclables et équipé de récupérateurs d’eau de pluie et d’éclairages basse consommation.

Obsédé par le durable. On l’aura compris, le développement durable est à la fois l’obsession de Luc Blanchet et la marque de fabrique de Botanic. A la tête de l’entreprise familiale depuis une décennie, notre homme a transformé le petit concurrent des Gamm vert, Truffaut ou Jardiland en une enseigne à part, offrant des solutions adaptées à tous ceux qui veulent jardiner bio. Soucieux de l’environnement comme des hommes, il a permis à l’entreprise savoyarde de multiplier ses ventes et son parc de ­magasins par deux en dix ans. Avec un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros et 68 points de vente, dont cinq en Italie, Botanic est aujourd’hui la quatrième jardinerie hexagonale.

Radical dans ses choix. Le credo de Luc Blanchet ? Ne pas céder à la facilité. En 2008, il décide ainsi de ne plus commercialiser d’engrais ni de pesticides chimiques. Ce choix s’est imposé à lui à la suite des résultats d’une étude de toxicologie réalisée en 2006 : elle montrait que 80% des produits vendus au rayon phytosanitaire de Botanic étaient nocifs pour l’environnement et la santé. «On ne peut pas balancer des produits toxiques dans un jardin où des enfants jouent», estime ce père de quatre filles. Dans le métier, on n’avait jamais vu ça. «Nous avons fait une croix sur plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel», reconnaît tranquillement Luc Blanchet.

 


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