Archive pour juillet, 2012

Sécheresse aux États-Unis: une crise alimentaire mondiale plane

 

chapeauPhoto: Bloomberg

Quand la sécheresse touche les Etats-Unis, c’est toute la planète qui tremble: en un mois, les prix du maïs, du blé et du soja se sont envolés de 30 ou 50%, atteignant ou dépassant leur niveau de 2007-08 et faisant resurgir le spectre d’une crise alimentaire et des émeutes de la faim.
« Alors qu’il y a quelques semaines nous étions optimistes, la situation s’est retournée d’un seul coup et nous sommes maintenant inquiets », reconnaît Abdolreza Abbassian, économiste pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Il y a encore peu, la récolte mondiale de blé était attendue en léger recul mais tous les experts pensaient que ce serait compensé par une production record de maïs. La sécheresse américaine a balayé toutes ces prévisions optimistes.
Depuis le début du mois de juin, les grandes plaines agricoles américaines sont soumises à des températures extrêmes et un sévère manque d’eau, ce qui endommage les cultures notamment de maïs et de soja.
Et les Etats-Unis restent un acteur incontournable dans le monde agricole: ils représentent plus de la moitié des exportations de maïs dans le monde, un quart de celles de blé et un tiers de celles de soja.
« Les stocks mondiaux de céréales disponibles sur le marché sont à leur plus bas niveau historique. Le garde-manger n’est plus aussi rempli », a reconnu Marc Sadler, un expert de la Banque mondiale.
Conséquence: les prix flambent et atteignent des niveaux proches voire supérieurs dans certains cas à ceux de 2008, année où les pays importateurs les plus pauvres avaient été secoués par des émeutes de la faim.
« S’il est trop tôt pour s’inquiéter outre mesure, la Banque mondiale surveille la situation de près pour évaluer les impacts potentiels pour nos clients », a précisé M. Sadler

Source: AFP . les affaires.com . 22-07-2012 (modifié le 22-07-2012 à 13:06)

Publié à: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/agroalimentaire/secheresse-aux-etats-unis-une-crise-alimentaire-mondiale-plane/546773

 

Guyader se renforce dans la charcuterie.

L’industrie agroalimentaire Guyader continue ses acquisitions sur 2012. En effet, après l’acquisition de Bretagne SaumonIAA spécialisée dans les poissons fumés, Guyader Gastronomie consolide maintenant son pôle charcuterie.

Ainsi, c’est la société agroalimentaire Andouillerie de Fouesnant (Finistère, 3 millions d’euros de chiffre d’affaires), spécialisée dans la fabrication d’andouilles et de tripes bretonnes, qui passe sous le giron de Guyader.

L’objectif de cette acquisition pour la société Guyader est de rattacher la production à son site de Quintin (Côtes d’Armor), pour mutualiser et renforcer la structure commerciale du groupe, et pour accroître le volume de production de Quintin. L’industrie agroalimentaire Guyader Gastronomie a réalisé 42 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010.

source: Agro media à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/cession-acquisition/guyader-se-renforce-dans-la-charcuterie

Ikea commercialise sa propre bière en Angleterre

Le géant du commerce de détail d’origine suédoise va bientôt mettre en vente la Ol Mork Lager, une bière blonde, dans ses magasins britanniques.

Après les boulettes de viande et le saumon servis dans ses magasins à travers le monde, Ikea se lance dans la bière !  Le roi de la décoration et de l’équipement standardisé s’apprête en effet à lancer la Öl Mörk Lager, une bière blonde de son cru, dans ses enseignes… mais seulement en Angleterre pour le moment.

Le breuvage spécial sera vendu au prix d’ 1,75 livre sterling sous forme de bouteilles de 35 cl et arbore l’indéboulonnable logo Ikea jaune et bleu. Côté production, la firme suédoise s’est adressée à une brasserie allemande peu connue, la Brauerei Nemo Namenlos, vraisemblablement spécialisée dans la fabrication de bières pour les gros distributeurs, comme la marque Carrefour.

Publié par  L’Usine Nouvelle, Par Elodie Vallerey – Publié le 19 juillet 2012, à 15h44

Ikea commercialise sa propre bière en Angleterre dans ACTEURS 000153316

à http://www.usinenouvelle.com/article/ikea-commercialise-sa-propre-biere-en-angleterre.N179086

 

Botanic : cette enseigne de jardinerie a séduit les « biobios »

Botanic : cette enseigne de jardinerie a séduit les « biobios » dans consommation botanic-damoret_paysage360
© REA
En misant sur la vente d’engrais et de pesticides naturels, Luc Blanchet a transformé l’entreprise familiale de produits horticoles en une affaire florissante.

Tenue jean-baskets, cheveux rebelles et petites lunettes : à 43 ans, Luc Blanchet aime promener son look d’éternel étudiant dans les rayons de la jardinerie Botanic de Gaillard, près de la Suisse. C’est dans ce magasin situé à 10 kilomètres de ses bureaux que le président de l’enseigne teste ses nouvelles idées et observe incognito les chariots des clients. Ces temps-ci, les plantes aromatiques bio et les framboisiers en pot biodégradable font un malheur. «Ici, on ne vend que des produits qui respectent l’environnement. Même les tee-shirts des équipes sont en coton bio», précise le patron tout en saluant un employé. Quant au magasin, il est entièrement bâti en matériaux recyclables et équipé de récupérateurs d’eau de pluie et d’éclairages basse consommation.

Obsédé par le durable. On l’aura compris, le développement durable est à la fois l’obsession de Luc Blanchet et la marque de fabrique de Botanic. A la tête de l’entreprise familiale depuis une décennie, notre homme a transformé le petit concurrent des Gamm vert, Truffaut ou Jardiland en une enseigne à part, offrant des solutions adaptées à tous ceux qui veulent jardiner bio. Soucieux de l’environnement comme des hommes, il a permis à l’entreprise savoyarde de multiplier ses ventes et son parc de ­magasins par deux en dix ans. Avec un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros et 68 points de vente, dont cinq en Italie, Botanic est aujourd’hui la quatrième jardinerie hexagonale.

Radical dans ses choix. Le credo de Luc Blanchet ? Ne pas céder à la facilité. En 2008, il décide ainsi de ne plus commercialiser d’engrais ni de pesticides chimiques. Ce choix s’est imposé à lui à la suite des résultats d’une étude de toxicologie réalisée en 2006 : elle montrait que 80% des produits vendus au rayon phytosanitaire de Botanic étaient nocifs pour l’environnement et la santé. «On ne peut pas balancer des produits toxiques dans un jardin où des enfants jouent», estime ce père de quatre filles. Dans le métier, on n’avait jamais vu ça. «Nous avons fait une croix sur plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel», reconnaît tranquillement Luc Blanchet.

Les sirops Routin changent de mains

L’industriel chambérien a quitté le giron de la famille Clochet, aux commandes depuis 1938. Il est désormais dirigé par Olivier Lecoeur, accompagné dans cette reprise par CM-CIC Investissement.

Un nouveau chapitre commence pour les sirops Routin. Le numéro deux du marché tricolore, et challenger de Teisseire, vient de quitter le giron de la famille Clochet, à qui il appartenait depuis 1938. Incarnant la deuxième génération, Jean Clochet, qui n’avait pas de relève familiale, était à la recherche depuis plusieurs mois d’une solution extérieure pour pérenniser cette affaire qu’il avait intégrée en 1972. Le nouvel homme de la situation a été trouvé en la personne d’Olivier Lecoeur, un ancien dirigeant du groupe Héro (les compotes), nouveau président de la PME savoyarde de 160 salariés. Le changement de mains, s’est effectué dans le cadre d’une opération dite de LBO, avec recours à l’endettement mais aucun chiffre n’est dévoilé. Cette reprise a été orchestrée par CM-CIC Investissement - le véhicule de capital-investissement de ce groupe bancaire -, qui a injecté la majorité du cash. « La famille cédante a accompagné l’acquisition en conservant une participation minoritaire », indique Frédéric Plas, chez CM-CIC Investissement.

Une « aromatèque »

Outre le nouveau patron sont également associés au tour de table d’anciens cadres d’Orangina Schweppes France, parmi lesquels Patrick Mispolet, mais ils n’occupent pas de fonctions opérationnelles. Toutefois, leur expérience sera précieuse pour Olivier Lecoeur, qui prend la barre d’une entreprise saine, même si sa rentabilité de 2011 a fondu de moitié, à 0,46 million, consécutivement au renchérissement du prix du sucre. Mais ses ventes sont reparties à la hausse pour s’afficher, l’an dernier, à 56,9 millions d’euros (+ 3,45 %), dont le quart environ en dehors de l’Hexagone. La société a multiplié les innovations ces dernières années et possède notamment une « aromatèque », riche de plus de 3.000 échantillons pour composer ses nouveaux sirops. L’industriel fabrique aux marques des distributeurs, mais commercialise aussi ses produits sous ses griffes propres, « Fruiss » et « 1883 de Philibert Routin », réservées aux cafetiers et restaurateurs. Cette date de 1883 évoque l’origine de la maison, un distillateur qui se consacrait alors exclusivement aux liqueurs à base de plantes de montagne. L’entreprise est restée fidèle à son premier métier, et avait notamment repris une brasserie en 1999.

MARIE-ANNICK DEPAGNEUX, Les Echos

publié à http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/rhone/0202149388347-les-sirops-routin-changent-de-mains-340150.php

L’agriculture devra croître de 60% d’ici à 2050 mais de façon durable

AFP . les affaires.com . 11-07-2012 |

chapeau[Photo : Bloomberg]

La production agricole devra croître de 60% d’ici à 2050 pour répondre aux besoins d’une population plus nombreuse, plus urbaine et plus riche mais il est indispensable que cela se fasse de « manière plus durable », ont estimé mercredi la FAO et l’OCDE.
Cela revient à produire un milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de viande en plus par an, par rapport aux niveaux de 2007, selon le rapport conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié mercredi.
« D’où viendra cette énorme hausse de 60% de la production ? Essentiellement de la productivité », a déclaré le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria lors d’une conférence de presse à Rome, en estimant qu’il s’agit « d’un défi plutôt difficile ».
L’OCDE et la FAO estiment que ce sont principalement les pays en développement qui permettront cette croissance, laquelle s’annonce toutefois moins vigoureuse que ces dernières années.
La progression de la production agricole mondiale a été supérieure à 2% par an au cours des dernières décennies, mais d’après les projections elle va se tasser pendant les dix ans à venir à 1,7% par an, selon le rapport.
Toutefois, malgré ce ralentissement, la croissance de la production restera supérieure à la croissance démographique prévue, de telle sorte que la production par habitant devrait continuer de progresser de 0,7% par an, précisent encore les deux organismes.
Ces dernières années, « la hausse de la production est venue surtout des pays en voie de développement, en particulier d’Amérique latine et d’Afrique sub-saharienne, les deux régions qui ont le plus gros potentiel agricole actuellement », a noté le directeur de la FAO José Graziano da Silva, devant la presse.
FAO et OCDE prévoient que sur les 10 années à venir, « les prix alimentaires vont décroître ou rester stables même si en moyenne ils seront 10% à 30% plus élevés que dans la décennie précédente », selon M. Graziano.
Reste toutefois que ces calculs ne tiennent pas compte de la croissance du secteur des biocarburants. Or, les experts estiment que la production mondiale de bioéthanol et de biodiesel va presque doubler d’ici à 2021, utilisant donc de plus en plus de terres, qui se retrouvent de fait indisponibles pour des cultures destinées à l’alimentation.
Pour la FAO et l’OCDE, ces dernières années la production a pu croître grâce à l’augmentation des surfaces et aux intrants (tels que les engrais), toutefois, « il y a lieu de penser que ces tendances ne pourront se maintenir à l’avenir ».
« Quelque 25% de la totalité des terres agricoles sont très dégradées » d’après le rapport qui souligne la nécessité d’ »une utilisation durable des ressources disponibles, qu’il s’agisse des sols, de l’eau, des écosystèmes marins, des stocks halieutiques, des forêts ou de la biodiversité ».
Pour cela le rapport préconise notamment de renforcer la recherche, de soutenir davantage les petites exploitations mais également de réduire les pertes et les déchets pour répondre à une demande croissante.

Publié à http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/agroalimentaire/l-agriculture-devra-croitre-de-60-d-ici-a-2050-mais-de-facon-durable/546397

 

Alimentation : les Américains se détournent de la mal-bouffe

Les groupes américains font dans le

Les groupes américains font dans le « diététiquement correct ».

PepsiCo se lance dans les yaourts. Campbell Soup reprend un spécialiste de la carotte fraîche. Les ténors américains de l’agroalimentaire s’adaptent aux nouvelles habitudes de consommation. Wall Street les y incite.


Faut-il y voir un effet Obama, Michelle Obama ? En 2009, la première dame des Etats-Unis a planté des légumes bios dans son jardin de la Maison Blanche à Washington. Et, depuis 2010, elle sillonne les écoles américaines pour promouvoir son programme Let’s Move. Objectif : lutter contre l’obésité qui ruine la vie d’un enfant américain sur trois. Plus aucun américain n’ignore la « grande cause nationale » de Michelle Obama. Et tout porte à croire que ça marche. Les chiffres du marché américain de l’alimentaire le démontrent.

Le bio progresse de 9,6%

Les Américains ont modifié leur mode d’alimentation. Ils raffolent du bio. En 2011, les ventes de produits « organics » ont progressé de 9,5% aux Etats-Unis, flirtant avec les 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, selon une étude publiée par le bureau américain d’UbiFrance. Les Américains découvrent les produits laitiers, notamment bios ; leurs ventes ont progressé de 9,6%. « Aux Etats-Unis, a contrario de marchés matures tels que la France et l’Espagne, les ventes de produits ultra-frais sont en forte croissance », confirme Jean-Daniel Pick, directeur associé du cabinet de conseils OC&C, spécialistes des biens de consommation.

Pepsi chasse sur les terres de Danone

Les géants de l’agroalimentaire revoient leur modèle. Quitte à chasser sur les terres des français Danone et Bel qui rencontrent un grand succès aux Etats-Unis. L’un fait un tabac avec ses yaourts à la Grecque, coqueluche des diététiciens américains. L’autre écoule des millions de Mini Babybels, que les femmes avalent en guise de snack coupe-faim. L’américain Pepsico vient ainsi d’annoncer la création d’un joint-venture avec l’allemand Theo Muller, groupe aux 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ensemble, ils construiront une usine à Batavia, dans l’Etat de New-York. Objectif : vendre des yaourts sur son marché historique. Celui qui n’était pas parvenu à racheter Danone en 2005 entre ainsi sur un segment moins controversé encore que les jus Tropicana et les céréales Quaker rachetés respectivement en 1998 et 2001.

Du jus de légumes aux carottes en sachet

Campbell Soup, autre figure de l’agroalimentaire américain, vient, lui, aussi de renforcer son « diétiquement correct ». Le spécialiste de la soupe et des jus de légumes V8 vient de racheter Bolthouse Farms, un spécialiste alifornien des vinaigrettes et des carottes vendues en sachet, notamment sous la marque Green Giant. Montant mis sur la table : 1,55 milliard de dollars, soit 9,5 fois le résultat opérationnel de Bolthouse. C’est cher payé aux yeux des analystes américains. Mais, de fait, Campbell est dans l’air du temps. « Partout dans le monde, les groupes agroalimentaires investissent dans trois voies : les gammes de produits dits sains, dont les yaourts, les catégories à forte croissance, tels que les produits frais et les pays dont le PIB est en forte croissance », observe Jean-Daniel Pick, en citant notamment la prise de contrôle de Yoplait par l’américain General Mills en 2011. Au passage, les groupes américains, qui trustent 30 des 50 places du palmarès des leaders mondiaux des produits de grande consommation établis par OC&C, peaufinent leur profil planétaire.

La success story de Annie’s Homegrown

Ce n’est pas pour déplaire à la Bourse. Les analystes poussent la PDG de PepsiCo, Indra Nooyi, dans cette voie. Et, depuis des mois, Wall Street se délecte des success-stories de l’alimentation équilibrée. Parmi elles, figurent Whole Foods, l’enseigne américaine aux 330 magasins bios qui, malgré la crise, ouvre à tout-va, ou son fournisseur, Annie’s Homegrown. La marque californienne de produits bios en tous genres produits localement (pâtes à pizza, fromages et autres cookies) a été introduite en Bourse en mars 2012 pour lever 95 millions de dollars. Depuis, la valeur de son titre a doublé.

Juliette Garnier

Alors que l’Europe autorise des produits à base de soja transgénique, la France étiquète les produits « sans OGM ».

Le 28 juin dernier, la Commission européenne a donné son feu vert au controversé Monsanto pour la mise sur le marché de produits contenant du soja transgénique MON 87701 X MON 89788.

Les denrées alimentaires, ingrédients ou aliments pour bétail qui contiennent ce soja OGM sont donc autorisés sur le marché européen pendant une durée de dix ans. La mise en culture du soja de Monsanto reste toutefois interdite. De plus, les produits à base de ce soja OGM devront être étiquetés comme tels et Monsanto devra fournir chaque année à la Commission européenne des rapports concernant ses effets sur l’environnement.

Cette autorisation de la Commission fait suite à l’avis de l’EFSA en février dernier sur ce même soja OGM. L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait alors considéré que ce soja ne présentait pas plus de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement que le soja non génétiquement modifié.

Cette décision européenne intervient alors que depuis dimanche dernier en France les produits alimentaires peuvent à présent être étiquetés « sans OGM ». Pour en savoir plus sur les garanties apportées par ce nouvel étiquetage, n’hésitez pas à consulter notre article du 19 juin 2012 à ce sujet.

Etiquetage sans OGM

Source : agro-media.fr avec la décision d’exécution de la commission du 28 juin 2012, Actu-Environnement.com (Laurent Radisson) et le ministère du Développement durable.

Publié à  http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/veille-r%C3%A9glementaire/alors-que-l%E2%80%99europe-autorise-des-produits-%C3%A0-base-de-soja-transg%C3%A9nique-la-france-%C3%A9tiqu%C3%A8te-les-produ

Zoom sur un produit alimentaire météo-dépendant : la glace

Analyse

Ca y est, l’été est là ! Et qui dit été dit vacances, plage, soleil, mais aussi… glaces ! Car quoi de plus agréable que de déguster une glace en lézardant sur la plage ? Les glaces font partie de ces produits météo-dépendants dont lesventes sont fortement saisonnées. Industriels et artisans doivent de fait rivaliser d’inventivité pour recruter toujours plus de consommateurs pendant la saison estivale.

Quelles sont les grandes tendances en matière d’innovation dans le secteur des glaces ? Que dégusterons-nous cet été ?

Agro-media.fr vous propose une analyse ensoleillée dans le secteur des glaces.

Une filière glaces soumise à de fortes contraintes et devant sans cesse innover

Les français raffolent de la glace ! La preuve : 84% en consomment selon TNS Worldpanel, et elle serait même leur dessert préféré. Elle se décline sous diverses formes (bacs, cornets, desserts glacés) et parfums, des plus communs (vanille, chocolat, fraise…) aux plus exotiques (avocat, truffe, moutarde…). En 2008, le marché de la glace a connu une croissance de 2,1% avec un chiffre d’affaire de 1,67 milliards d’euros.

Le marché de la glace est très saisonnalisé et météo-dépendant : plus le soleil brille et plus les ventes décollent. 55 % du volume annuel des ventes en 2009 a été réalisé sur dix semaines, en particulier en juillet et en août. Ce graphique, qui représente les volumes de glaces vendus en 2006 en fonction des mois de l’année, est particulièrement parlant :

Néanmoins, les fabricants de glaces font de leur mieux pour étaler la production sur l’année, comme l’illustre l’initiative de Miko. En effet, ce dernier a organisé cette année le premier bain dans la Seine de l’année pour fêter comme il se doit l’arrivée du printemps et le passage à l’heure d’été. Une bonne occasion de dynamiser la filière pendant une période à laquelle la consommation de glaces reste très faible !

Premier bain de l'été

Grâce à ce type d’initiatives, les français consomment actuellement en hiver ce qu’ils consommaient il y a dix ans en été.

 

La glace s’impose donc aujourd’hui comme un produit incontournable, prisé des consommateurs. Vendue essentiellement en grandes et moyennes surfaces (80% des ventes de glaces), « elle présente de l’intérêt pour augmenter le chiffre d’affaire d’un commerce », d’après M. Christian MILLET, secrétaire général du Syndicat des Fabricants Industriels de Glace (SFIG).

Parallèlement à la production industrielle de glace, il existe également une multitude de fabricants artisanaux. Ces derniers se distinguent des fabricants industriels par leur atomicité. Les deux sous-filières tendent à s’opposer, tant en matière de stratégie que d’organisation.

Une sous-filière industrielle qui mise sur la gourmandise

La sous-filière industrielle fabrique 85 % des glaces produites en France, contre 15 % pour la filière artisanale, soit 293 millions de litres de glaces (ML)  industrielles contre 52 ML de glaces artisanales. Unilever et Nestlé Grand Froidoccupent plus de 45% du marché de la glace, soit 53% de la filière industrielle, devant des entreprises telles que Boncolac, Mars Chocolat France, Rolland-Flipi, etc. L’innovation est le principal levier de croissance de la filière. En 2011, 108 nouvelles glaces ont inondé le marché, contre 92 en 2010.

Häagen-Dazs (General Mills) a affiché ce printemps de très belles performances, malgré une météo maussade. En effet, selon l’agence Metnext, les ventes de glaces ont chuté de 20% en valeur entre mars et mai 2012. Or, Häagen-Dazs est parvenu à atteindre une croissance de 17% sur cette même période par rapport à l’an dernier ! Un beau succès, qui s’explique par le lancement de nombreuses innovations telles que les cocktails glacés ou les Secret Sensations, au cœur liquide. D’ailleurs, cette gamme s’étoffera cette année avec le parfum Meringue et Raspberry fondant. Les innovations ont représenté 12% du chiffre d’affaires d’Häagen-Dazs en 2011.

 

Secret sensations

Nestlé, de son côté, est le leader du marché des cônes glacés. Celui-ci représente 18,7% du marché des glaces et a progressé de 8,3% l’an dernier. Le géant du secteur a lancé avec succès l’an dernier une nouvelle gamme à l’américaine qui a recruté en une saison seulement 1,8 millions de nouveaux consommateurs. Pierre Van-Marrewijk, le directeur marketing de Nestlé Glaces, s’est réjoui : « Nous avons réussi à séduire une clientèle un peu plus jeune et plus aisée ». Or, on ne change pas une équipe qui gagne ! Cette année encore donc, Nestlé misera sur cette nouvelle gamme en lui ajoutant deux nouvelles recettes : Coffee and Cream et Vanilla Chocolate Fudge. Mais le géant des glaces ne se contentera pas de cela et lancera également de nouvelles recettes pour ses cônes classiques comme Chocolat parfum Chantilly, pépites de nougatine.

Unilever est plus que jamais le challenger du segment avec Cornetto et détient 12% des parts de marché. Cette année, la marque visera particulièrement les adolescents avec de nouveaux parfums pour Enigma Cornetto : cookie avec un cœur gourmand au chocolat, fraise…

Magnum (une marque d’Unilever) est quant à lui le leader des bâtonnets premium avec 65,1% du marché en valeur. Cette année, la marque lancera sa gamme Infinity, pour ceux qui raffolent du chocolat. Mais ce dernier ne proviendra pas de n’importe où, Magnum ayant en effet choisi de s’approvisionner à 100% avec des fèves de cacao certifiéesRainforest Alliance d’ici 2015. Magnum Temptation Fruits rouges surprendra également les papilles grâce à une nouvelle technologie brevetée qui permet à la marque d’inclure des chocolats fourrés au sirop de fruits rouges dans ses bâtonnets. Les Magnum Mini inviteront également les consommateurs au plaisir avec les déclinaisons Mini Classic, Mini Temptation, Mini Double ou Mini Infinity.

Magnum Mini

L’année 2012 marquera l’essor des bacs gourmands, pots à l’américaine et bacs classiques. Ainsi, Carte d’Orlancera son parfum vanille en 1,5 litres pour les gros consommateurs. Mais la gamme s’enrichira aussi d’une référence au caramel à la fleur de sel. Dans sa gamme gourmande, on retrouvera trois nouvelles recettes inédites :

  • amande et vanille, biscuits tendres à l’amande ;
  • plaisir de poire et vanille au caramel fondant ;
  • et un délice de vanille, crème glacée vanille blanche éclats de noisettes et pépites de chocolat.

La Laitière offrira également de nouveaux parfums intenses : menthe fraîcheur, crème de pistale et spéculos. La marque misera en outre sur le succès de sa recette chocolat noir « façon truffe », qui comporte une ganache au chocolat et de véritables morceaux de truffe, le tout saupoudré de cacao. Ses Corbeille de fruits accueilleront un nouveau parfum citron mandarine avec des morceaux d’orange et cassis parfum chantilly, deux recettes rafraîchissantes. Toupargelsera aussi de la partie avec des bacs gourmands revisitant un classique : dessert gourmand façon baba au rhum et une recette élégante et délicate : dessert gourmand vanille et cerise. Orangina R&R Ice Cream France proposera Orangina Givré en trois références cette année : bâtonnets, mini-bâtonnets et tubes.

Orangina givré

Enfin, Kraft capitalisera sur ses marques-phares (Milka, Daim, Toblerone et Oreo) en lançant des glaces en pots individuels gourmandes. Ces dernières sont « cuillérables dès la sortie du congélateur pour une gourmandise immédiate ».

Comme pour le reste du secteur agroalimentaire, le snacking sera la star des innovations avec l’arrivée massive deformats minis. On peut citer ainsi :

  • les mini-pots Vanilles gourmandes, Chocolats gourmands et Vanille et fruits gourmands de La Laitière ;
  • les Extrême Mystère de Nestlé aux recettes aux fruits ;
  • le trio de mini-cups Ben&Jerry’s,
  • les mini-cups Caramel Attraction Häagen-Dazs,
  • les Mars et Snickers glacés en format mini…

A l’étranger, de nouveaux formats de glaces émergent, à l’instar des billes de crèmes glacées proposées par Ice Joy en Russie. Ces dernières ont remporté le SIAL d’Or dans la catégorie Surgelés sucrés grâce à un produits innovant au niveau de sa forme. Les consommateurs retrouveront ainsi dans un format de type « cup » des billes de crèmes glacées de différentes couleurs et saveurs (banane, vanille, fraise et chocolat).

Ice Joy

Mais la plus grosse innovation de la filière restera Café Zéro°, une innovation de rupture impulsée par Miko. Cet hybride entre une glace, une boisson, un café et un granité, se déguste à la cuillère ou à la paille, dans une cup de 180 ml. Espresso, Cappuccino ou Mocaccino, les consommateurs nomades pourront déguster ces glaces d’un nouveau genre où qu’içls soient. Cette innovation a pour ambition de relancer le marché hors domicile.

Les artisans privilégient l’exotisme et la qualité

Sur l’ensemble du territoire français, seuls 350 artisans glaciers ont pour seule activité la fabrication de glaces. A cela s’ajoutent 70 000 artisans qui réalisent des glaces de façon saisonnière ou en parallèle d’autres activités. Les artisans glaciers cherchent à se distinguer de leurs concurrents industriels par la qualité des produits qu’ils proposent, qui passe notamment par celle de leurs matières premières. De fait, leurs prix sont plus élevés que ceux pratiqués par les industriels, mais ils visent une autre clientèle. Cette année, les grandes tendances en matière de glace artisanale sont plus que jamais la qualité, mais aussi l’exotisme et l’originalité.

Des glaces bio seront ainsi proposées par certains artisans glaciers, tels que le parisien Amorino. Ce dernier proposera par exemple un sorbet pamplemousse bio ou innovera avec un sorbet banane.

Pierre Hermé, le roi des desserts, proposera comme à l’accoutumée des glaces d’exception. On pourra ainsi retrouver cet été encore dans ses boutiques l’ « Infiniment caramel », composé de glace caramel au beurre salé et éclats de caramel croquant et le sorbet « Ispahan », au litchi, à la rose et à la framboise. Mais Pierre Hermé ne s’arrêtera pas là et proposera sa dernière création : la « Milena », une glace à la menthe fraîche et sorbet aux fruits rouges.

Milena

Hugo & Victor se lancera pour la première fois cette année dans les glaces avec des réinterprétations de ses desserts-phares. Ainsi, les aficionados pourront retrouver un sorbet en pot pétale de pamplemousse ou encore une glace à la fraise aux fines écorces de citron confit.

Noura mise pour sa part sur l’exotisme avec ses glaces orientales à la fleur d’oranger, la rose, la figue, la pistache ou la datte. Hôtel Scribe jouera la carte des glaces au thé avec la déclinaison de quatre parfums très appréciés des consommateurs :

  • « Eugène Scribe » au darjeeling, miel, orange, gingembre, girofle et bergamote ;
  • « 1 T. rue Scribe » au thé vert Sencha, pamplemousse et fleur de lotus ;
  • « Kyoto » au thé vert et fleurs de cerisiers ;
  • et « Fête des lanternes » au thé vert à la mirabelle confite.

It Mylk jouera la carte de l’allégé avec ses glaces au yaourt 0%. Ses boutiques éphémères proposeront aux passants de customiser leur glace light avec divers toppings : fraises, ananas, mangue, spéculoos, cookie, brownie, dulche de leche… Une initiative qui n’est pas sans rappeler celle de Magnum, qui avait également inauguré un espace éphémère dans lequel les clients pouvaient personnaliser leur glace.

Magnum boutique éphémère

Aux Etats-Unis, les glaces à base de yaourt à la grecque seront la véritable tendance de l’été, en pots ou en bâtonnets. Ces yaourts connaissent un véritable engouement ces dernières années dans ce pays (pour en savoir plus à ce sujet, n’hésitez pas à consulter l’article rédigé par notre chroniqueur Nutrimarketing à ce sujet), et sont en outre plus légers que leurs homologues traditionnels.

Industrielles ou artisanales, les français auront l’embarras du choix pour leurs glaces estivales. Des deux côtés, les innovations abondent et permettent de dynamiser cette filière très météo-dépendante. La saison 2012 s’annonce gourmande, mais aussi exotique et de qualité. Le snacking sera la grande tendance de l’année, avec l’arrivée en masse de mini-formats avec des recettes plus gourmandes les unes que les autres. La glace sera le petit plaisir des français cet été, et les fabricants l’ont bien compris…  V.D.

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