Archive pour 15 juin, 2012

Restauration: la carte de France de la distribution

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Réactivité, fiabilité, choix, prix compétitifs : les distributeurs doivent faire face aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante et habituée à la rapidité de service. Procédures simplifiées, interlocuteur unique, circuits logistiques raccourcis sont autant de mesures mises en place par la filière distribution pour répondre à ces attentes. Alors que la distribution traditionnelle, les fameux «ambiance», les marchés de gros, dont Rungis est l’exemple le plus fameux, résistent en misant sur la qualité, la diversité, la relation directe avec le client, la fameuse «ambiance» propre aux Halles, et les cash & carry renouvellent leurs méthodes pour offrir toujours plus de praticité aux professionnels, pour qui le temps est précieux.

De cette soif de rapidité sont nés les drive, qui fleurissent autour des magasins et des entrepôts. 14 pour Metro, 12 pour Promocash : c’est la tendance lourde du moment. Ce qui n’empêche pas les mastodontes du secteur, comme Promocash (groupe Carrefour), de revendiquer la proximité et le service en livraison. «Nous souhaitons apporter un vrai service de proximité au client !» Laurent Gomez, directeur commercial et stratégique de Promocash, rappelle en une phrase les fondamentaux de son enseigne. à l’heure où le prix du carburant s’envole, cette stratégie d’implantation semble logique. «Nous sommes des cash & carry livreurs de proximité au service des professionnels de l’alimentation. Ce qui veut dire que nous sommes cash & carry, mais aussi livreurs.»
L’importance du rapport de proximité
Du côté de Metro Cash & Carry, on tient également à rappeler l’importance de ce rapport de proximité :«En 2010, une nouvelle tendance a visiblement émergé : désormais, les consommateurs privilégient la proximité et multiplient les lieux où ils se ravitaillent. Plus vite, plus frais, plus proche : 79 % des Français déclarent vouloir faire leurs achats près de chez eux (d’après une enquête TNS pour Metro, ndlr).Pourtant, la législation favorisait jusque-là les implantations hors centre-ville. Notre rôle, en tant que leader du commerce de gros en France, est de soutenir les commerces indépendants implantés au sein des rues marchandes, au cœur de la vie des villes et des villages», rappelle Pascal Gayrard, directeur général de Metro.
Une logistique optimisée
Le distributeur s’est aussi emparé du drive. Le client a accès à tout l’assortiment, alimentaire ou non, de l’enseigne, soit 45 000 références. Quarante-huit heures après avoir passé commande par Internet ou par téléphone, il vient retirer ses produits. Une cinquantaine de Metro Drive sont prévus.
La volonté d’être présent sur la plus grande partie du territoire pousse en effet les distributeurs à multiplier leurs implantations. Sans pour autant négliger la logistique, clé de voûte de coûts maîtrisés, et donc, de prix d’achats intéressants pour le client final. Comme l’explique Yves Cebron de Lisle, directeur commercial et marketing TransGourmet : «Avec 16 entrepôts en France, neufs ou agrandis récemment, nous avons l’un des parcs logistiques les plus récents de France». Avec 6 entrepôts neufs tri-températures dans les quatre dernières années, dont la superficie se situe entre 22 000 et 24 000 m2, TransGourmet dispose d’un outil de premier ordre. «On y trouve du surgelé, du frais et de la température ambiante, explique Yves Cebron de Lisle. Nous avons des références pour la restauration, ainsi que des matières premières pour les professionnels de la boulangerie-pâtisserie.»
Concernant les implantations, TransGourmet recherche également la proximité avec les clients. Chaque entrepôt ne se situe pas à plus de 150 kilomètres du client. «Nous avons des entrepôts qui détiennent tous les produits et qui préparent les commandes, ainsi que des plates-formes qui font uniquement du passage à quai. Ce réseau nous permet de livrer la zone de chalandise de l’entrepôt auquel la plate-forme est rattachée, mais également d’autres plates-formes. Ainsi, à Carquefou, notre entrepôt de 24000 m2livre en direct une zone de chalandise d’environ 150 kilomètres alentour, et approvisionne les six plates-formes que nous avons sur l’ensemble des régions Bretagne et Pays-de-Loire. Elles accueillent, par un système de navettes, les commandes préparées, qui sont ensuite relivrées depuis la plate-forme.» Toute cette logistique est encadrée et gérée au plus près par un logiciel dédié, qui optimise chaque déplacement. Grâce à cet outil, TransGourmet s’inscrit dans une démarche de développement durable, en réduisant son empreinte carbone. «La performance de la logistique permet d’apporter des prix compétitifs aux clients. Aujourd’hui, un distributeur ne peut pas être compétitif si son camion parcourt 300 kilomètres», prévient Yves Cebron de Lisle.
Priorité à la mise aux normes des bâtiments
Autre acteur incontournable de la distribution : les marchés de gros. Si le MIN de Rungis est le plus connu d’entre eux, il existe 19 marchés de gros en France. Ces marchés emploient plus de 25 000 personnes permanentes sur l’ensemble des sites, 4 100 producteurs fréquentent régulièrement les carreaux pour commercialiser tout ou partie de leur production auprès de 62 500 acheteurs. Preuve de leur dynamisme et de leur modernité, les marchés de gros ont investi 52 millions d’euros en 2010, dont 15 % à la charge des opérateurs, pour adapter les bâtiments mis à disposition. 50 000 véhicules circulent chaque jour sur les marchés.
A l’aune de ces chiffres, il apparaît clairement que la distribution traditionnelle a encore de beaux jours devant elle. D’ailleurs, les surfaces construites restent stables, ou en très légère augmentation, priorité étant donnée par les gestionnaires à leur amélioration et leur mise aux normes alimentaires les plus strictes. En revanche, le nombre d’opérateurs permanents décroît modérément, en fonction de la concentration normale de leurs activités, tandis que le nombre de producteurs diminue régulièrement depuis des années. Les emplois sont en très faible diminution, reflet conjugué de l’importance des services offerts et du léger recul des volumes commercialisés. Mais le nombre des clients reste stable, c’est le résultat de la poursuite de leurs efforts pour diversifier leurs approvisionnements, pour améliorer la qualité et la diversité des produits qu’ils souhaitent offrir aux consommateurs. Les quantités commercialisées fléchissent quelque peu, signe des difficultés rencontrées par la plupart des secteurs d’activités au cours de l’année 2010.
Un développement axé sur les régions
Même souci de maillage territorial du côté des distributeurs de boissons. «Notre objectif est de mailler l’ensemble du territoire et d’axer le développement sur les régions où nous sommes plus légèrement implantés, explique Didier Cagé, directeur général de Distriboissons. à ce sujet, notre fonctionnement de réseau indépendant, grâce à l’implication individuelle de chacun de nos adhérents dans la vie du groupement, nous permet d’apporter un service correspondant aux attentes des clients finaux. Et notre structure légère et souple nous permet d’être très réactifs, en travaillant de manière totalement transparente. Tout ce qui est collecté pour nos adhérents leur est reversé.» Distriboissons distribue toutes les marques importantes du marché auprès de clients représentant l’ensemble de la consommation hors domicile, avec une nette prédominance du CHR. «Nous nous développons par le biais d’une croissance externe et organique. Nous cherchons de nouveaux adhérents dans les zones où notre présence est faible», assure Didier Cagé.
Même son de cloche du côté de C10, autre structure fédérant des distributeurs de boissons indépendants. Avec 1,4 million d’hectolitres de bières, 65 millions de cols de vin, 1 500 tonnes de café, 480 millions de cols de boissons sans alcool et 6,5 millions de bouteilles de spiritueux distribués, C10 est un acteur majeur de ce marché. Comme l’explique Guillaume de Marcellus, son directeur général : «Avec 215 entrepôts répartis sur le territoire, nous ne sommes jamais loin de nos clients. Particularité de C10, nous avons des entrepôts de tailles extrêmement variées. De cette structure naît la maxime : “les compétences de tous au service du collectif”. Cela nous permet d’être très réactifs. Aujourd’hui, le client final consomme moins, mais mieux. Il faut prémiumiser le CHR. Le consommateur doit bénéficier d’une expérience qu’il ne peut pas s’offrir à la maison quand il sort. Une bière pression, un cocktail, un vin bien conseillé sont autant de choses que le point de vente doit apporter. à nous d’offrir, par le biais de nos adhérents, des outils de revente pour le CHR.» Et de reprendre : «Le consommateur a absolument besoin d’être guidé quand il rentre dans un établissement. Il sait qu’il veut consommer un spiriteux, mais il ne sait pas lequel. Pour la bière, c’est la même chose. D’ailleurs, il suffit de regarder le travail admirable effectué par les brasseurs sur les colonnes pression. Très marketées, elles sont un levier de préconisation.» C10 réalise entre 42 et 45 % de son chiffre d’affaires sur la bière, entre 15 et 20% sur le vin, 6% sur les spiritueux, 20% sur les eaux et les softs, le reste sur le café.
La concurrence inattendue de la grande distribution
Les distributeurs de boissons doivent se faire à la concurrence des cash & carry, mais pas seulement. Plus surprenant, la grande distribution leur ferait de l’ombre : «Nous avons face à nous les cash & carry, tout comme les cavistes. Mais la grande distribution représente également une véritable concurrence. Entre 17 et 21 % des produits vendus en CHR ont été achetés en grande distribution», souligne Guillaume de Marcellus. Pour C10, le snacking est vecteur d’augmentation de compétences : «Ce 3emarché est devenu un acteur incontournable de la restauration. Son niveau d’exigence nous amène à trouver des solutions et à développer notre professionnalisme.»
Réseau intégré cette fois, France Boissons tient lui aussi un rôle important dans la distribution de boissons. Créé en 1964, le groupe s’est structuré autour de six pôles régionaux lui permettant de couvrir l’ensemble du territoire français, avec 36 filiales et un total de 91 centres de distribution. Grâce à ce maillage, France Boissons s’impose comme la seule entreprise de distribution traditionnelle d’envergure nationale. «Ce réseau discipliné et performant nous positionne en partenaire privilégié de la restauration chaînée en pleine croissance, mais aussi des meilleures marques et groupes, qui nous confient la mise en marché de leurs produits», confirme Marc Roubaud, président de France Boissons. La société combine politique nationale performante, en étant adossé à la puissance du premier brasseur français, et parfaite connaissance du terrain. 70 % des équipes sont en en contact direct avec le client.
Les services, une vraie orientation stratégique
«Parmi nos orientations stratégiques, l’optimisation de notre politique de services reste une priorité : le service de l’assortiment, de la livraison, le service après-vente, le service amené par la proximité de nos 91 sites répartis sur le territoire. Mais aussi l’aide à l’installation, à la vente, le conseil sur le choix des produits et des marques tourné uniquement vers la satisfaction des consommateurs, et le service du suivi quotidien de nos clients», explique Marc Roubaud. En tant que réseau intégré, à la différence de C10 et Distriboissons, France Boissons se revendique comme un réseau homogène. «L’intégration est synonyme de performance, souligne Marc Roubaud. Être intégré permet à nos clients de bénéficier de toute la panoplie de nos services, quels que soient leur taille et leur volume de commandes, et ce avec une homogénéité partout en France. Chaque client a le droit à un traitement sur mesure en fonction du type d’établissement : nous nous adaptons à ses demandes. Les avantages de l’indépendance… sans les inconvénients, en somme»

La France des distributeurs en pdf

article publié par neorestauration.com à http://www.neorestauration.com/article/la-carte-de-france-de-la-distribution,25896

 

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