Archive pour 30 mai, 2012

Agrial devient un acteur majeur dans la branche lait

Grâce à son alliance avec Senoble, le groupe coopératif agroalimentaire bas-normand s’impose comme un nouvel acteur dans la transformation laitière.

Par Stanislas Du Guerny

Avec un chiffre d’affaires de 2,71 milliards d’euros, soit une hausse de 20 % par rapport à 2010 (2,26 milliards d’euros l’an dernier), le groupe Agrial, basé à Caen (Calvados), affiche une croissance impressionnante. « La moitié de cette augmentation doit être attribuée à la croissance externe, dont la fusion avec Elle & Vire est un élément majeur », souligne Ludovic Spiers, directeur général.

Cette fusion, officialisée l’an dernier (« Les Echos » du 11 juillet), a permis au groupe agroalimentaire d’entrer dans la transformation laitière, en réalisant une collecte de lait de 900 millions de litres avec 3.000 producteurs. Le mouvement s’est poursuivi le 16 mars dernier avec une nouvelle étape. A cette date, le projet d’alliance d’Agrial avec le groupe Senoble (1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour une production de 650.000 tonnes de produits ultrafrais à travers 5 usines) a été concrétisé par la création de la société Sénagral, détenue à parts égales par les deux structures.

En attendant la fin des quotas

Après la récente montée à 49 % dans le capital de Délicelait, une société de la Manche dans laquelle Agrial avait pris l’an dernier une participation minoritaire, « la constitution de Sénagral confirme la position d’Agrial comme nouvel acteur dans ce secteur », souligne Ludovic Spiers. La nouvelle branche lait du groupe se met ainsi en ordre de marche, représentant désormais une collecte de 1,35 milliard de litres auprès de 3.800 producteurs, pour un chiffre d’affaires supérieur à 900 millions d’euros.

« Tout en confortant son partenariat avec le groupe CLE-Bongrain, Agrial se met en situation de conquérir de nouveaux marchés pour ses adhérents, dans la perspective de la fin des quotas laitiers en 2015 »,explique Gilbert Herpe, le président d’Agrial, qui achève cette année un mandat de douze ans.

Fort de 10.000 adhérents sur le Grand Ouest, le groupe aux 86 filiales (7.500 salariés) réalise un bénéfice de 38,4 millions d’euros, en augmentation de 11,6 % (34,4 millions d’euros en 2011). Ses fonds propres s’améliorent de 45 millions d’euros pour atteindre, fin 2011, 488 millions d’euros.

« Cette situation financière saine nous permet d’envisager de nouveaux développements par croissance externe en 2012 », ajoute Ludovic Spiers. D’ici peu, Agrial, qui vise un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros en 2012, devrait faire connaître deux nouvelles acquisitions.

Philippe Legueltel, Les Echos
CORRESPONDANT À CAEN

Marketing: 5 pistes pour doper l’effet Made in France

Copié, ringardisé, galvaudé, le made in France a fini par se démonétiser. Voici cinq pistes fructueuses pour lui redonner des couleurs et en faire un argument marketing efficace. Volet #3 de notre série « Les dessous du Made in France ».

Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson.
Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. photo: Bourgeois

1. Optez pour la qualité et l’originalité, bannissez le bas de gamme !

C’est un prérequis. Faire du fabriqué en France avec une qualité low cost est destructeur. « Si vous n’avez pas de très bons produits, vous ne vendrez pas », rappelle Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. « La justesse du produit est le seul critère », convient aussi Romain Millet, directeur général des bottes Le Chameau. Bref, comme pour les produits estampillés bio ou développement durable, le « made in » ne vaut rien sans innovation, qualité ou originalité. « Sur le marché hyperconcurrentiel de l’horlogerie, je propose un concept original, Myno Time, une montre modulable dont tous les éléments se démontent et s’assemblent pour créer de nouveaux modèles », explique le créateur, Jérôme Cornu, qui fait fabriquer les montres par des PME d’Auvergne et de Franche-Comté.

« Le made in France, c’est d’abord la création de valeur ajoutée par l’innovation », résume Eric Bascle, directeur industriel de Devanlay (polos Lacoste) qui va embaucher 200 personnes dans ses usines en France cette année.

Bref, soyez créatif et proactif sur votre marché : proposez de la nouveauté et de la valeur ajoutée.

2. Misez sur le design pour revaloriser votre offre conçue en France

« Nos entreprises ont tout à gagner à intégrer le design dans leurs stratégies », plaide Eric Besson. Le ministre de l’Industrie vient d’annoncer la création d’un Centre national du design : « L’enjeu, c’est de la croissance, des exportations et des marges supplémentaires pour nos marques et pour la première d’entre elles, le « fabriqué en France ». » Le retard français est patent : selon l’Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), 60 % de nos entreprises n’utilisent pas le design, contre seulement 35 % des entreprises du Royaume-Uni. Or les économies qui innovent le plus sont plus compétitives. Et le design est une forme d’innovation non technologique sous-exploitée !

3. Affichez le nouveau Label Origine France garantie

Origine France, 100 % made in France… Le consommateur aime les labellisations mais il est noyé par leur foisonnement. Les autoproclamations se multiplient et ne sont guère contrôlées. Résultat, un made in France utilisé abusivement peut faire plus de mal que de bien. Un peu comme le greenwashing employé par les entreprises qui « verdissent » leur seule communication.

« Faute de loi, chacun peut raconter aux consommateurs ce qu’il veut, déplore Thierry Moysset, gérant de Forge de Laguiole. Mes produits entièrement fabriqués en France se perdent parmi ceux dont la vertu n’est pas acquise. »

De fait, il n’existe qu’un seul label indépendant officiel qui réponde à un cahier des charges précis : Origine France Garantie. Très peu d’entreprises sont engagées dans la démarche, le label n’en est qu’à ses débuts et monte en puissance. Ses premiers détenteurs sont satisfaits : « Le label n’est pas parfait mais il nous permet enfin d’être mis en valeur », se réjouit Gilles Attaf, le patron de Smuggler, un des derniers fabricants hexagonaux de costumes, labellisé en novembre 2011.

4. Affirmez votre identité régionale, voire hyperlocale

Paysan Breton, Corsica Cola… Parfois l’identité régionale est plus forte ! Produit en Bretagne cartonne. Le label, créé en 1993, a atteint une forte notoriété locale (97 %) même chez les Franciliens (49 %). Son logo – un petit phare bleu sur un fond jaune – est apposé sur plus de 3 000 produits. « Il inspire confiance et véhicule des valeurs reconnues : fabrication en Bretagne, sérieux des entreprises, qualité des produits et des services, engagement solidaire », vante Jakez Bernard, le président de l’association. Le succès du label breton suscite des vocations : des made in Normandy, made in Jura ont fleuri. « Plus on se mondialise, plus on se tribalise » analyse le sociologue Michel Maffesoli.

Les grandes marques mondiales communiquent « local » depuis quelques années déjà : Coca-Cola Entreprise vante son « made in Castanet-Tolosan » : 95 % de ses produits vendus en France seraient issus de ses cinq sites nationaux de production. Toyota communique sur sa Yaris made in Valenciennes, McDo sur l’origine à 75 % hexagonale de ses produits et invente le slogan « Born in the USA, made in France » !

5. Utiliser pleinement l’image de la France à l’export… mais évitez d’être arrogant !

Pour valoriser vos produits, profitez de la toute nouvelle vitrine à l’export « You buy France », un portail internet anglophone de promotion des PME françaises sur les marchés étrangers, lancé par les pouvoirs publics. Mais attention à ne pas être arrogant. « Ce qui peut être un avantage en France peut devenir un handicap à l’export. Nous faisons profil bas sur nos produits à vocation mondiale », confie Paul Valette, directeur général de Grosfillex. Le fabricant de mobilier de jardin d’Oyonnax dans l’Ain (50 % de ses ventes à l’export) cultive la French Touch, « mélange de bon goût et de design intemporel ». Pour le marché français, il n’hésite pas à bomber le torse et à afficher un gros logo bleu-blanc-rouge sur ses produits. Mais pour les marchés étrangers, le logo se fait plus petit et noir sur gris !

Par Étienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/04/2012 à 11:12 à http://lentreprise.lexpress.fr/publicite-et-communication/marketing-5-pistes-pour-doper-l-effet-made-in-france_32540.html

 

Les IAA font de la résistance

j’aime trop le graphique …
Ventre de la distribution

Atteignant 157,2 milliards d’euros, le chiffre d’affaires des industries agroalimentaires a augmenté de 6,8% en 2011. Cependant, cette croissance n’aurait été que de 1,5% hors inflation, cette dernière ayant été principalement causée par la forte hausse des cours des matières premières.

Selon l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), le secteur constitue « un pôle de résistance » pour l’économie nationale : l’agroalimentaire est non seulement toujours la première industrie française en termes de ventes, mais également – à la faveur d’une rectification statistique – la première en termes d’emplois : environ 500000 salariés, en baisse d’à peine 0,2%, à un niveau comparable à celui de 1998… treize années durant lesquelles l’emploi industriel global chutait de plus de 16%.

Président de l’Ania, Jean-René Buisson estime que « si 2012 conservait le même niveau que 2011, ce serait déjà bien », l’excédent commercial et les carnets de commande à l’export semblant se maintenir à un bon niveau.

Et d’accueillir avec satisfaction le nouvel intitulé de son ministère de tutelle (voir ci-dessous) : « Notre sort est lié à l’agriculture : nous avons autant besoin de sa compétitivité qu’elle de la nôtre », affirme Jean-René Buisson dont l’agenda contient d’ores et déjà un rendez-vous avec Stéphane Le Foll le 4 juin prochain.

Parmi les attentes des industries agroalimentaires à l’égard des pouvoirs publics, la simplification des procédures douanières – en attendant que les PME trouvent la solution pour dégager des moyens à l’export – et l’application stricte de la LME : « Si Leclerc rentre dans les clous, les autres suivront », affirme Jean-René Buisson.

Publié le samedi 26 mai 2012 – 19h49 par RIA à http://www.ria.fr/actualites/annee-2011-les-iaa-font-de-la-resistance-57877.html

L’agroalimentaire ne connait pas la crise

« Malgré des turbulences économiques, climatiques et géopolitiques, le secteur s’en sort plutôt bien », voici le constat établi par Jean-René Buisson, le président de l’ANIA. En effet, les professionnels de l’agroalimentaire sont parvenus à améliorer de 6,8% leur chiffre d’affaires en 2011. Ce dernier culmine ainsi à 157,2 milliards d’euros, soit une croissance de 1,5% hors inflation. Les industriels sont donc parvenus à augmenter leurs prix pour faire face à la hausse du prix des matières premières agricoles, qui a atteint +31% l’an dernier.

De la même façon que les syndicats, et notamment que le président de la FNSEA, Xavier Beulin, Jean-René Buisson a salué le rattachement de l’Agroalimentaire au ministère de l’Agriculture, estimant que « c’est une première et c’est un signe positif ».

(suite…)

Cahier des charges du label Origine France Garantie

La présence sur un produit du Label qualité française peut emporter la vente auprès d’un consommateur français comme étranger.

LDC se montre ambitieux

Le groupe agroalimentaire LDC a clôturé son exercice fiscal 2011-2012 par un résultat opérationnel courant de 93,4 millions d’euros, au-delà des 80 millions espérés par la direction. Sur le seul second semestre, ce résultat s’élève à 61,1 millions d’euros.

Ce rebond de la société, implantée à Louhans, tient à la performance de l’activité Volaille France (54,5 millions au second semestre contre 36,2 au premier). À l’international, le second semestre a généré un résultat opérationnel courant de 8 millions d’euros, qui lui a permis de résorber les pertes des six premiers mois (-0,3 million). L’activité Traiteur connaît en revanche une perte opérationnelle de 5,6 millions d’euros, contre 2,1 l’année précédente. Sur un an, le chiffre d’affaires global du groupe ressort à 2,77 milliards (+8,6 %).

La direction prévoit 102 millions d’euros d’investissements pour cette année, dont 82 pour la volaille. Ses priorités sont l’augmentation de la productivité et de l’innovation (64 % des investissements) et l’amélioration de la qualité (18 %).

Source: Le journal de Saone et loire à http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/05/24/ldc-se-montre-ambitieux

 

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