Archive pour mai, 2012

Agrial devient un acteur majeur dans la branche lait

Grâce à son alliance avec Senoble, le groupe coopératif agroalimentaire bas-normand s’impose comme un nouvel acteur dans la transformation laitière.

Par Stanislas Du Guerny

Avec un chiffre d’affaires de 2,71 milliards d’euros, soit une hausse de 20 % par rapport à 2010 (2,26 milliards d’euros l’an dernier), le groupe Agrial, basé à Caen (Calvados), affiche une croissance impressionnante. « La moitié de cette augmentation doit être attribuée à la croissance externe, dont la fusion avec Elle & Vire est un élément majeur », souligne Ludovic Spiers, directeur général.

Cette fusion, officialisée l’an dernier (« Les Echos » du 11 juillet), a permis au groupe agroalimentaire d’entrer dans la transformation laitière, en réalisant une collecte de lait de 900 millions de litres avec 3.000 producteurs. Le mouvement s’est poursuivi le 16 mars dernier avec une nouvelle étape. A cette date, le projet d’alliance d’Agrial avec le groupe Senoble (1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour une production de 650.000 tonnes de produits ultrafrais à travers 5 usines) a été concrétisé par la création de la société Sénagral, détenue à parts égales par les deux structures.

En attendant la fin des quotas

Après la récente montée à 49 % dans le capital de Délicelait, une société de la Manche dans laquelle Agrial avait pris l’an dernier une participation minoritaire, « la constitution de Sénagral confirme la position d’Agrial comme nouvel acteur dans ce secteur », souligne Ludovic Spiers. La nouvelle branche lait du groupe se met ainsi en ordre de marche, représentant désormais une collecte de 1,35 milliard de litres auprès de 3.800 producteurs, pour un chiffre d’affaires supérieur à 900 millions d’euros.

« Tout en confortant son partenariat avec le groupe CLE-Bongrain, Agrial se met en situation de conquérir de nouveaux marchés pour ses adhérents, dans la perspective de la fin des quotas laitiers en 2015 »,explique Gilbert Herpe, le président d’Agrial, qui achève cette année un mandat de douze ans.

Fort de 10.000 adhérents sur le Grand Ouest, le groupe aux 86 filiales (7.500 salariés) réalise un bénéfice de 38,4 millions d’euros, en augmentation de 11,6 % (34,4 millions d’euros en 2011). Ses fonds propres s’améliorent de 45 millions d’euros pour atteindre, fin 2011, 488 millions d’euros.

« Cette situation financière saine nous permet d’envisager de nouveaux développements par croissance externe en 2012 », ajoute Ludovic Spiers. D’ici peu, Agrial, qui vise un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros en 2012, devrait faire connaître deux nouvelles acquisitions.

Philippe Legueltel, Les Echos
CORRESPONDANT À CAEN

Marketing: 5 pistes pour doper l’effet Made in France

Copié, ringardisé, galvaudé, le made in France a fini par se démonétiser. Voici cinq pistes fructueuses pour lui redonner des couleurs et en faire un argument marketing efficace. Volet #3 de notre série « Les dessous du Made in France ».

Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson.
Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. photo: Bourgeois

1. Optez pour la qualité et l’originalité, bannissez le bas de gamme !

C’est un prérequis. Faire du fabriqué en France avec une qualité low cost est destructeur. « Si vous n’avez pas de très bons produits, vous ne vendrez pas », rappelle Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. « La justesse du produit est le seul critère », convient aussi Romain Millet, directeur général des bottes Le Chameau. Bref, comme pour les produits estampillés bio ou développement durable, le « made in » ne vaut rien sans innovation, qualité ou originalité. « Sur le marché hyperconcurrentiel de l’horlogerie, je propose un concept original, Myno Time, une montre modulable dont tous les éléments se démontent et s’assemblent pour créer de nouveaux modèles », explique le créateur, Jérôme Cornu, qui fait fabriquer les montres par des PME d’Auvergne et de Franche-Comté.

« Le made in France, c’est d’abord la création de valeur ajoutée par l’innovation », résume Eric Bascle, directeur industriel de Devanlay (polos Lacoste) qui va embaucher 200 personnes dans ses usines en France cette année.

Bref, soyez créatif et proactif sur votre marché : proposez de la nouveauté et de la valeur ajoutée.

2. Misez sur le design pour revaloriser votre offre conçue en France

« Nos entreprises ont tout à gagner à intégrer le design dans leurs stratégies », plaide Eric Besson. Le ministre de l’Industrie vient d’annoncer la création d’un Centre national du design : « L’enjeu, c’est de la croissance, des exportations et des marges supplémentaires pour nos marques et pour la première d’entre elles, le « fabriqué en France ». » Le retard français est patent : selon l’Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), 60 % de nos entreprises n’utilisent pas le design, contre seulement 35 % des entreprises du Royaume-Uni. Or les économies qui innovent le plus sont plus compétitives. Et le design est une forme d’innovation non technologique sous-exploitée !

3. Affichez le nouveau Label Origine France garantie

Origine France, 100 % made in France… Le consommateur aime les labellisations mais il est noyé par leur foisonnement. Les autoproclamations se multiplient et ne sont guère contrôlées. Résultat, un made in France utilisé abusivement peut faire plus de mal que de bien. Un peu comme le greenwashing employé par les entreprises qui « verdissent » leur seule communication.

« Faute de loi, chacun peut raconter aux consommateurs ce qu’il veut, déplore Thierry Moysset, gérant de Forge de Laguiole. Mes produits entièrement fabriqués en France se perdent parmi ceux dont la vertu n’est pas acquise. »

De fait, il n’existe qu’un seul label indépendant officiel qui réponde à un cahier des charges précis : Origine France Garantie. Très peu d’entreprises sont engagées dans la démarche, le label n’en est qu’à ses débuts et monte en puissance. Ses premiers détenteurs sont satisfaits : « Le label n’est pas parfait mais il nous permet enfin d’être mis en valeur », se réjouit Gilles Attaf, le patron de Smuggler, un des derniers fabricants hexagonaux de costumes, labellisé en novembre 2011.

4. Affirmez votre identité régionale, voire hyperlocale

Paysan Breton, Corsica Cola… Parfois l’identité régionale est plus forte ! Produit en Bretagne cartonne. Le label, créé en 1993, a atteint une forte notoriété locale (97 %) même chez les Franciliens (49 %). Son logo – un petit phare bleu sur un fond jaune – est apposé sur plus de 3 000 produits. « Il inspire confiance et véhicule des valeurs reconnues : fabrication en Bretagne, sérieux des entreprises, qualité des produits et des services, engagement solidaire », vante Jakez Bernard, le président de l’association. Le succès du label breton suscite des vocations : des made in Normandy, made in Jura ont fleuri. « Plus on se mondialise, plus on se tribalise » analyse le sociologue Michel Maffesoli.

Les grandes marques mondiales communiquent « local » depuis quelques années déjà : Coca-Cola Entreprise vante son « made in Castanet-Tolosan » : 95 % de ses produits vendus en France seraient issus de ses cinq sites nationaux de production. Toyota communique sur sa Yaris made in Valenciennes, McDo sur l’origine à 75 % hexagonale de ses produits et invente le slogan « Born in the USA, made in France » !

5. Utiliser pleinement l’image de la France à l’export… mais évitez d’être arrogant !

Pour valoriser vos produits, profitez de la toute nouvelle vitrine à l’export « You buy France », un portail internet anglophone de promotion des PME françaises sur les marchés étrangers, lancé par les pouvoirs publics. Mais attention à ne pas être arrogant. « Ce qui peut être un avantage en France peut devenir un handicap à l’export. Nous faisons profil bas sur nos produits à vocation mondiale », confie Paul Valette, directeur général de Grosfillex. Le fabricant de mobilier de jardin d’Oyonnax dans l’Ain (50 % de ses ventes à l’export) cultive la French Touch, « mélange de bon goût et de design intemporel ». Pour le marché français, il n’hésite pas à bomber le torse et à afficher un gros logo bleu-blanc-rouge sur ses produits. Mais pour les marchés étrangers, le logo se fait plus petit et noir sur gris !

Par Étienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/04/2012 à 11:12 à http://lentreprise.lexpress.fr/publicite-et-communication/marketing-5-pistes-pour-doper-l-effet-made-in-france_32540.html

 

Les IAA font de la résistance

j’aime trop le graphique …
Ventre de la distribution

Atteignant 157,2 milliards d’euros, le chiffre d’affaires des industries agroalimentaires a augmenté de 6,8% en 2011. Cependant, cette croissance n’aurait été que de 1,5% hors inflation, cette dernière ayant été principalement causée par la forte hausse des cours des matières premières.

Selon l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), le secteur constitue « un pôle de résistance » pour l’économie nationale : l’agroalimentaire est non seulement toujours la première industrie française en termes de ventes, mais également – à la faveur d’une rectification statistique – la première en termes d’emplois : environ 500000 salariés, en baisse d’à peine 0,2%, à un niveau comparable à celui de 1998… treize années durant lesquelles l’emploi industriel global chutait de plus de 16%.

Président de l’Ania, Jean-René Buisson estime que « si 2012 conservait le même niveau que 2011, ce serait déjà bien », l’excédent commercial et les carnets de commande à l’export semblant se maintenir à un bon niveau.

Et d’accueillir avec satisfaction le nouvel intitulé de son ministère de tutelle (voir ci-dessous) : « Notre sort est lié à l’agriculture : nous avons autant besoin de sa compétitivité qu’elle de la nôtre », affirme Jean-René Buisson dont l’agenda contient d’ores et déjà un rendez-vous avec Stéphane Le Foll le 4 juin prochain.

Parmi les attentes des industries agroalimentaires à l’égard des pouvoirs publics, la simplification des procédures douanières – en attendant que les PME trouvent la solution pour dégager des moyens à l’export – et l’application stricte de la LME : « Si Leclerc rentre dans les clous, les autres suivront », affirme Jean-René Buisson.

Publié le samedi 26 mai 2012 – 19h49 par RIA à http://www.ria.fr/actualites/annee-2011-les-iaa-font-de-la-resistance-57877.html

L’agroalimentaire ne connait pas la crise

« Malgré des turbulences économiques, climatiques et géopolitiques, le secteur s’en sort plutôt bien », voici le constat établi par Jean-René Buisson, le président de l’ANIA. En effet, les professionnels de l’agroalimentaire sont parvenus à améliorer de 6,8% leur chiffre d’affaires en 2011. Ce dernier culmine ainsi à 157,2 milliards d’euros, soit une croissance de 1,5% hors inflation. Les industriels sont donc parvenus à augmenter leurs prix pour faire face à la hausse du prix des matières premières agricoles, qui a atteint +31% l’an dernier.

De la même façon que les syndicats, et notamment que le président de la FNSEA, Xavier Beulin, Jean-René Buisson a salué le rattachement de l’Agroalimentaire au ministère de l’Agriculture, estimant que « c’est une première et c’est un signe positif ».

(suite…)

Cahier des charges du label Origine France Garantie

La présence sur un produit du Label qualité française peut emporter la vente auprès d’un consommateur français comme étranger.

LDC se montre ambitieux

Le groupe agroalimentaire LDC a clôturé son exercice fiscal 2011-2012 par un résultat opérationnel courant de 93,4 millions d’euros, au-delà des 80 millions espérés par la direction. Sur le seul second semestre, ce résultat s’élève à 61,1 millions d’euros.

Ce rebond de la société, implantée à Louhans, tient à la performance de l’activité Volaille France (54,5 millions au second semestre contre 36,2 au premier). À l’international, le second semestre a généré un résultat opérationnel courant de 8 millions d’euros, qui lui a permis de résorber les pertes des six premiers mois (-0,3 million). L’activité Traiteur connaît en revanche une perte opérationnelle de 5,6 millions d’euros, contre 2,1 l’année précédente. Sur un an, le chiffre d’affaires global du groupe ressort à 2,77 milliards (+8,6 %).

La direction prévoit 102 millions d’euros d’investissements pour cette année, dont 82 pour la volaille. Ses priorités sont l’augmentation de la productivité et de l’innovation (64 % des investissements) et l’amélioration de la qualité (18 %).

Source: Le journal de Saone et loire à http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/05/24/ldc-se-montre-ambitieux

 

Chez les skatophages …

Article lu sur le blog de mediapart intitulé « Chez les skatophages (mange-merde) » rédigé le 28 Mai 2012 par victorayoli à: http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/280512/chez-les-skatophages-mange-merde

 pizza fromage erzat cargill.jpgAh qu’ils sont beaux, qu’ils sont appétissants les emballages de ces plats cuisinés de l’industrie agroalimentaire qui encombrent de plus en plus les linéaires des grandes surfaces ! Pizzas aux fromages, cheeseburgers, lasagnes. On pense à la mozzarella, au gruyère, au parmesan, au gouda, à l’emmenthal… Huuummm !

Mouais… Ça ressemble au fromage, ça a la texture du fromage, ça singe le goût du fromage mais…ce n’est pas du fromage ! Il s’agit d’un ersatz composé de matière grasse (huile de palme), farine, levure, sel, amidon et exhausteurs de goût. 

Ils appellent ça du « fromage analogue » ! Cette saloperie nous vient évidemment des Zétazunis. Inventé par Cargill, un fabricant étazyniens de produits pour l’industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays et basé dans le Minnesota, à Minneapolis, le fromage analogue se décline en deux types.

Le premier est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d’huile de palme et d’exhausteurs de goût qui existe depuis 2007. 

Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d’un galactomannane (E 410,412, 417), d’un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d’arômes. S’il ne l’est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l’autre fromage analogue (et 200 % de moins qu’un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l’alimentation halal que kasher.

Le client, lui, se fie à la belle image sur l’emballage, et ignore complètement qu’il mange du faux fromage, au détriment de son plaisir et de sa santé. Il entre dans la grande famille des skatophages !

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-fromage-synthetique-colonise-de-117344

 

Mais ce n’est pas fini. Approchez, approchez ! « Con »-sommatrices, « con »-sommateurs…

Voici une belle tarte à la cerise, fort appétissante dans les rayons de votre grande surface. Eh ! Elle ne vient pas du pâtissier du quartier, cet artiste qui travaillent de bons produits pour créer du plaisir. Elle vient de l’industrie agroalimentaire. Et qu’est-ce qu’il y a dedans ? Suivez le guide.

 tarte cerise industrielle.jpgVoici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire

La pâte: Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu des pesticides, des hormones ainsi que des doses d’engrais. Après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au lopyriphosméthyl. Ensuite la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique. Pour faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. La pâte reçoit aussi un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl.

La crème: Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des émulsifiants (alginate de calcium), des conservateurs (acide formique), des colorants (capsa théine) des agents liants (ignosulfate) et enfin des appétants (glutamate de sodium) pour qu’elles puissent avaler tout ça. Elles reçoivent aussi des antibiotiques, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc. Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : flavophospholipol (F712) ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) alginate de propylène-glycol (F405), acide tartrique (E334), acide propionique (F280) azotés chimiques (F801) des colorants, et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium. Les huiles, ont été  extraites par des solvants comme l’acétone,  puis raffinées par action de l’acide sulfurique,  puis lavage à chaud,  neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine. La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)

Les cerises: ont reçu entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium,  et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides.  Ce sucre est extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium,  puis raffiné au norite et à l’alcoolisopropylique.  Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique. Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. L’exemple développé est ici la cerise, mais est identique à de nombreux autres parfums. Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques suivantes :- acétate d’éthyle– acéthyl méthylcarbinol– butyrate d’isoamyle– caproate d’ethyle– caprylate d’isoamyle– caprate d’ethyle– butyrate de terpenyle- géraniol– butyrate de geranyl – acetylacetate d’ethyle– heptanoate d’ethyle– aldéhyde benzoïque– aldéhyde p-toluique.

 

Ce texte simplifié a été rédigé à partir d’un texte de Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts.

 Source : http://2ccr.unblog.fr/2011/02/04/bon-appetit/

Décadi 10 Prairial 220

Les allégations santé enfin fermement encadrées.

Fini les allégations trompeuses ! La Commission européenne a adopté mercredi 16 mai  une liste de 222 allégations santé, après de longs mois de travaux. Parmi les heureuses élues, on retrouve les classiques comme « le calcium contribue à améliorer la densité osseuse », « sans sucres ajoutés », « renforce les défenses naturelles de l’organisme » ou encore « favorise le transit intestinal ».

Allégations santé

Quelques allégations santé

 

Cette liste était fortement attendue par les professionnels de l’agroalimentaire, étant donné que seules les allégations validées par la Commission auront à présent le droit de figurer sur les étiquettes, les emballages et les publicités des produits alimentaires.

 

Pour rendre son verdict, l’Union européenne s’est appuyée « sur la base d’avis scientifiques solides », afin de sélectionner parmi les 44 000 allégations qu’elle a reçues celles qui seraient autorisées. 2 200 autres allégations sont toujours en cours d’examen.

Les industriels ont 6 mois pour se mettre en conformité avec ces nouvelles allégations, et ainsi pour supprimer celles qui ne font pas partie de la liste. La Commission a précisé qu’ « à partir du début du mois de décembre 2012, toutes les allégations qui ne sont pas autorisées ou à l’examen seront interdites ».

Le Commissaire européen à la Santé, John Dalli, a estimé que « la décision d’aujourd’hui est le fruit d’années de travail et marque une étape importante dans la réglementation des allégations de santé accompagnant les denrées alimentaires ».

Selon Monique Goyens, la directrice du bureau européen des consommateurs, « l’autorité de sécurité des denrées alimentaires a refusé 80% des allégations parce qu’elles n’étaient pas fondées. Ca veut dire que l’industrie a surfé sur la vague de crédulité des consommateurs qui ont envie de manger sain qui ont fait confiance aux allégations. Ca, c’est inacceptable ».

Mais cette époque est bel et bien terminée !

La liste des allégations autorisées est disponible sur le site de la Commission européenne.

Source : agro-media.fr avec AFP et le site de la Commission européenne.

LA CONVENIENCE FOOD EN 2013 SELON XERFI

La convenience food a le vent le poupe et évolue…

2012-05-23 22:21:00

Dans une étude publiée en février dernier, le cabinet Xerfi revient sur le succès des box et confirme l’avantage que ce type de préparation en boîte prête-à-manger devrait prendre en 2013 sur les sandwichs.

En février dernier, Xerfi, le cabinet d’études sectorielles, publiait les résultats d’une vaste étude menée par ses experts sur la production et la distribution des formules de déjeuner prêt-à-manger. Cette étude de 150 pages parue sous le titre « Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box – perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs) donne clairement l’avantage aux formules box et aux salades.

La convenience food, un marché porteur

Si la crise a largement bouleversé les habitudes dans le secteur alimentaire, certains produits gardent un rythme de développement soutenu. « A contre-courant de nombreux marchés alimentaires, le marché du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013 » insiste Xerfi.
Soutenu par des « tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution » la convenience food est également portée selon Xerfi par la crise. « La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les « solutions repas » les plus économiques ».

Tout va donc en faveur de la convenience food, mais, car il y a un mais, « la forte période croissance du marché est désormais révolue » selon Xerfi. Et si certains segments sont encore en phase de croissance et notamment les box, cela ne saurait durer longtemps. Quand à ceux arrivés à maturité comme les salades, l’heure est déjà à la décroissance. Dans ce contexte tourmenté, les fabricants redoublent d’innovation pour se différencier de la concurrence. « Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements » souligne Xerfi d’autres encore se positionnent sur des niches de marché (halal, wraps…).

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Tout comme les industriels, les distributeurs doivent également faire évoluer leurs concepts pour parer aux adversités du marché. « Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres » atteste Xerfi.
Les MDD ont ainsi eu tôt fait de rattraper leur retard sur le segment des box, « pour en devenir en à peine un an desacteurs incontournables ». Face aux réseaux développés en franchise et aux indépendants, les enseignes de l’alimentaire ont massivement amorcé l’adaptation de leurs concepts de magasins (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc) mais aussi réinvestis largement les centres-ville à l’image de Monop’, Franprix, Carrefour City…

La concurrence « de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries » s’est encore attisée. « Brioche Dorée, Class’Croute ou encore Subway ne cessent d’étendre leurs réseaux » rappelle Xerfi. Et de nombreux nouveaux concepts viennent compléter l’offre notamment sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou « fast good ». Assurément, crise ou pas, le marché porteur de la convenience food devrait continuer d’attiser les appétits ces prochaines années !

Dominique André-Chaigneau, Toute la Franchise©

source: http://www.toute-la-franchise.com/vie-de-la-franchise-A6431-la-convenience-food-en-2013-selon-x.html

 

LA GÉNÉRATION Y, PAS SI DIFFÉRENTE

formation jeunes diplomes
© pressmaster – Fotolia.com

CHIFFRE CLÉ  On la dit égocentrique, désengagée, infidèle, impatiente, et hyper-connectée. Bref, la génération Y, ou les jeunes d’aujourd’hui, est tellement différente, qu’il faudrait des méthodes particulières de management pour l’intégrer dans l’entreprise. Un axiome qui tient plus des préjugés que d’une réalité démontrée, constate Ipsos dans une étude.

(suite…)

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