Laïta met des neurones dans ses produits

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Du pétrole, on en tire toute une panoplie de produits dérivés. Du lait, on en extrait un ensemble de « pépites » constitutives de produits de plus en plus élaborés et transformés. Aujourd’hui, l’or blanc suit le chemin tracé par l’or noir. Le lait n’est plus une matière première quelconque qui sert à produire des produits basiques pour un marché unique.
Grâce à un service recherche de 100 personnes, le lait Laïta est loin d’avoir livré ses derniers secrets… Après les poudres de yaourt qui entrent dans la composition de barres chocolatées et autres fabrications industrielles, c’est bientôt toute une gamme de sérums qui pourrait entrer dans la composition d’autres produits spécifiques. Sans parler du colostrum actuellement collecté auprès des producteurs qui entre dans la nutrition vétérinaire.

Indicateurs d’un « vert puissant »

Trois ans après sa naissance, Laïta confirme sa volonté d’emprunter un chemin « volontariste » vers plus d’innovation, de diversification, de différenciation. « C’est notre façon d’échapper à la volatilité des marchés laitiers », résume Christian Couilleau, directeur général, qui affiche sa confiance au regard du développement du groupe coopératif qui pointe à + 12 % de chiffre d’affaires pour 2011, + 6,5 % de lait collecté (1,350 milliard
de litres) et un prix payé au producteur en hausse de 8 % (338,20 €/1 000 L).
Bref, des indicateurs d’un « vert puissant », comme l’exprime le directeur qui rappelle que le produit de grande consommation reste le cœur de métier de l’entreprise (56 % du chiffre d’affaires). Avec une position de leader sur le beurre. « La beurre Paysan Breton a progressé de 7 % dans un marché qui est en repli de 3 % ».

La marque Paysan Breton fait figure de fer de lance pour l’entreprise.
Illustration encore avec les fromages fouettés « Madame Loïk » qui pulsent à + 38 % sur l’exercice passé. « Ce fromage à tartiner illustre bien notre volonté de rajeunir et féminiser notre gamme », poursuit C. Couilleau qui insiste sur «la nécessaire différenciation des produits ». Différenciation des produits au niveau de la présentation, des goûts, mais aussi au niveau de la qualité.
L’entreprise s’attelle par exemple à établir un livre blanc qui garantit des poduits le plus naturel possible (pas d’exhausteur de goût, pas de colorant, etc.).

35 % du chiffre à l’export

Pour le groupe qui réalise 35 % de son chiffre d’affaires à l’export, la conquête des marchés reste une prorité des équipes commerciales qui rayonnent jusqu’en Asie du Sud-Est. « Depuis cette année, nous sommes présents en
Chine avec les poudres fermentées ». Le groupe ne perd pas pour autant de vue qe l’export se fait à 2/3 sur l’Europe. « Devenir européen est un axe fort que ous voulons développer ». Devenir européen par une logique de contraintes cahier des charges) plutôt que par les prix. Une politique qui correspond ieux au tempérament du Breton « qui vend mieux ses produits par la qualité que ar son sens naturel du commerce… ». Didier Le Du

Photo : De g. à dr., Christian Couilleau, directeur énéral, et Dominique Chargé, président de Laïta.

Publié par Paysan Breton à http://www.paysan-breton.fr/article/12926/laita-met-des-neurones-dans-ses-produits.html

 

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