Archive pour 23 mars, 2012

Les dernières innovations en matière de snacking.

A l’occasion du salon Sandwich & Snack Show, le snacking est à l’honneur. Ce type d’alimentation, qui offre de nombreux services, conquiert toujours davantage de consommateurs. Il est au cœur de l’offre des magasins de proximité, dont il peut représenter jusqu’à 10% du chiffre d’affaires (source : Eurostaf). Etant donné l’engouement des français et l’essor perpétuel du snacking, nombre d’industriels tentent de s’immiscer dans la brèche et de proposer à leur tour des produits nomades.
Comment évolue le marché du snacking ? Quelles sont les dernières innovations dans ce secteur ? Quelles sont les grandes tendances ?

Agro-media.fr vous propose une analyse sur ce segment-phare de l’agroalimentaire.

Le snacking, un marché en vogue

Le marché du snacking est très vaste, étant donné qu’il réunit des filières de distribution et des produits très variés : du sandwich du boulanger à la salade vendue en grande surface en passant par l’hamburger de fast-food. Un point commun à tous ces produits : ils sont prêts à consommer ou prêts à réchauffer. Entre 2004 et 2011, le snacking aprogressé de plus de 60% (+66,5%) ! Il est ainsi passé de 20 milliards d’euros environ à plus de 32 milliards l’an dernier. Et « ce n’est pas terminé », selon Bernard Boutboul, le directeur du cabinet Gira Conseil. En effet, le marché du snacking bénéficie d’une conjoncture qui lui est très favorable :

  • le temps de pause pour déjeuner ne cesse de se raccourcir,
  • le snacking reste moins cher que la restauration traditionnelle alors que le pouvoir d’achat des français diminue
  • et enfin les innovations y sont légion et permettent à ces produits de monter en gamme et de toucher un public toujours plus important.

Si le produit-phare du snacking reste le sandwich, avec plus de 2 milliards d’unités vendues, les box ont su s’imposer dans le paysage du snacking. Selon Cécile Desclos d’Eurostaf qu’agro-media.fr avait interviewée, ces dernières représentent 2,5% du marché. Selon Rémy Lucas, de l’agence conseil Cate Marketing, trois grandes tendances se distinguent : le « snackable », le « right snack » et le « snackissime ».

 

Le snackable ou la praticité avant tout

Le concept du snackable est simple : manger vite, facilement, n’importe où, et de façon à être rassasié. 
En effet, le snack a pour fonction première de servir de déjeuner. De fait, on ne doit plus avoir faim après l’avoir consommé. Dans cet ordre d’idée, Sodebo a créé Salade & Compagnie. Ces salades copieuses sont composées de crudités, d’une source de protéines (jambon, œuf, poulet, thon), de féculents (pâtes, riz, taboulé), de gressins et de vinaigrette. Panzani Food Service a pour sa part développé des box XXL à destination des hommes, avec davantage de produit. Sapresti Traiteur a quant à lui décliné sescroques-monsieurs micro-ondables en version XL, sous le nom « Double Croque micro-ondable ».
La praticité est aussi à l’ordre du jour avec notamment les soupes en canette de La Courtisane, qui peuvent être vendues dans des distributeurs automatiques. Globalement, toutes les innovations ont tendance à s’inspirer du snackable, qui est la base du snacking : les snacks deviennent de plus en plus nomades et faciles à consommer.

 

Le right snack ou le snack éthique

Le right snack, pour sa part, ne répond pas aux mêmes critères de praticité. Ce qui compte avant tout dans ce concept est l’enjeu qui se cache derrière le produit, que cet enjeu soit budgétaire, écologique ou sanitaire.
Au niveau du budget, les prix des snacks restent globalement de plus en plus élevés. Par exemple, le prix d’un classique sandwich jambon-beurre, qui a été choisi comme indicateur pour suivre l’évolution tarifaire du marché du snacking, a augmenté de 4,76%l’an dernier (source : Gira Conseil), soit deux fois plus que l’inflation. C’est dans la grande distribution que les prix ont notablement augmenté, même s’ils restent moins élevés que dans les boulangeries et sandwicheries. Les efforts réalisés par les fabricants en matière de réduction des prix s’avèrent de fait rapidement payants.
D’un point de vue santé, l’offre de snacking ne cesse de s’enrichir de produits plus sains. Ainsi, la 3ème édition du Baromètre Nutritionnel de la Restauration Rapide, menée par l’agence Nutritionnellement en partenariat avec l’Oqali, a observé que presque un quart (24%) des enseignes de restauration rapide mettaient en avant fin 2011 un concept nutritionnel. C’est 4% de plus qu’en 2010 et 12% de plus qu’en 2009. Sodebo a par exemple créé des box sans allergènes, et donc adaptées aux personnes allergiques, alors que Bonduelle a choisi de développer des box à base de légumes pour les femmes. Sur cette tendance, Les Crudettes tapent fort avec leurs Crud’Wich. Il s’agit de wraps, mais qui comportent en lieu et place des classiques tortillas servant à englober la préparation de simples feuilles de salades ! De fait, ces wraps sont plus sains et plus légers. Une offre qui devrait à coup sûr séduire les femmes !
Enfin, un nombre croissant de consommateurs se préoccupe des questions environnementales. Les fabricants l’ont bien compris et les emballages de snacking s’adaptent à cette tendance, à l’instar de Favry-Celadon, qui a conçu des plateaux-repas compostables éco-conçus (sans barquettes rajoutées, 100% végétal et labellisés « OK compost »).

 

Le snackissime ou le haut de gamme du snacking

Le snackissime fait un pari un peu osé : détourner le snack de sa fonction première de praticité et de commodité pour en faire un produit de luxe, haut de gamme, à la fois beau et bon. Malgré les apparences, cette tendance est de loin la plus porteuse en termes d’innovations, et réunit plusieurs grands axes de développement.
Ainsi, les snacks deviennent de vraies invitations au voyage. Comme pour les autres secteurs de l’agroalimentaire, les recettes ethniques/exotiques donnent des idées aux fabricants. Par exemple, Sodebo a choisi de se lancer dans l’aventure des wraps avec cinq recettes originales (dont jambon tzatziki, dinde aux épices et poulet au curry) dans sa gamme Planet Wrap. Ses Box Trotter nous invitent également dans huit grandes villes du monde entier : couscous poulet merguez à Marrakech, tajine kefta de bœuf à Casablanca, chili con carne à Mexico, wok crevettes coco à Bali… Enfin, ses Salade & Compagnie dont nous avons parlé dans le concept snackable sont également à l’image de grands lieux : Manhattan, Istanbul, Olympe, Roma, Montmartre et Antibes. Fleury Michon s’est spécialisé dans l’Asie avec ses recettes de box « destination Thaïlande »Bakkavor, qui commercialise la majorité de ses produits en B to B, a cette fois choisi de se positionner en B to C avec ses salades premium vendues sous la marque Rose Kitchen. Elles se distinguent par l’ajout de légumes cuisinés. Bakkavor commercialisera aussi ces salades sous MDD.
Les emballages des snacks évoluent aussi et montent en gamme. Ainsi, les galets Snack in Stone de Comatec ont reçu un Snacking d’Or pour leur gamme d’emballages originale. Ces galets sont déclinés en trois tailles et en deux couleurs, et peuvent être proposées avec un plateau repas pour la restauration livrée, ou un coffret lunch pour les formats à emporter. La version blanche en amidon végétal, est « 100% biodégradable et compostable », quand la version noire est fabriquée en polystyrène injecté. Micro-ondables, ces emballages raffinés sont adaptés aux préparations froides ou chaudes. Les écrins Cub’ de Solia ont la même vocation : sublimer les produits de snacking tout en préservant l’environnement. Ces plateaux-repas révolutionnaires sont en fait des coffrets rectangulaires en carton avec poignées, qui peuvent contenir jusqu’à trois Cub’ (des contenants carrés transparents). Sobres et résolument design, ces plateaux-repas comportent trois fenêtres permettant d’entrevoir les préparations contenues dans le coffret. Enfin, l’écrin est personnalisable au nom et aux couleurs de l’enseigne. L’écrin Cub’ de Solia devrait vite avoir des adeptes…
Les recettes gourmandes comprenant des produits de qualité sont de plus en plus nombreux : salades au saumon fumé ou aux crevettes tigrées sauce cocktail et mandarine de Salsa Food, soupes aux patates douces à la jamaïcaine ou bain de verdure New Covent Garden, tartare du chef de Bigard
Les snacks sucrés ne sont pas en reste dans cette tendance. Ainsi, les célèbresmacarons se déclinent maintenant en mini-coffrets haut de gamme, les salades de fruitsapparaissent sous forme de cups (comme les Kup de Rochefontaine qui n’ont pas besoin d’être conservées au réfrigérateur et comportent une cuillère pour une consommation rapide et nomade), les boissons sucrées sont de plus en plus gourmandes et transportables, comme le thé aux bulles/perles Bubble tea de Bubble fever
Certains produits mélangent les genres, à l’instar de Bridor qui mise sur desviennoiseries… salées ! Ses roulés salés moutarde/trois fromages, jambon/fromage et pizza qui ressemblent à s’y méprendre à des pains aux raisins devraient à coup sûr faire sensation.
Enfin, comme pour tous les autres secteurs de l’agroalimentaire, les snacks se déclinent en version bio.

 

Quelles innovations nous attendent en 2012 ?

Selon une récente enquête sur les « Comportements et consommations alimentaires des français » menée par le Crédoc, 90% des enfants et 69% des adultes ne consomment pas cinq fruits et légumes par jour, malgré les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS). En effet, bien que ces dernières soient la plupart du temps connues par les consommateurs, elles ne sont qu’encore rarement mises en pratique… Face à ce constat, le marché du snacking semble prêt à relever le défi. Selon Rémy Lucas, le directeur général de Cate Marketing, « les nouveaux marchés de la restauration rapide voient se développer une offre de plus en plus centrée sur l’équilibre alimentaire. Les légumes, avec les salades et les soupes, mais aussi les fruits avec des morceaux prêts à l’emploi, les salades composées, les jus frais ou les smoothies, sont au cœur de cette petite révolution ». Il a ajouté : « en France, le snacking fruits et légumes marche bien en RHD, notamment les bars à jus ou à soupes, mais pas en GMS. »
Il y a donc une place à prendre, et nombre d’industriels s’y sont déjà intéressés :  Floretteavec son plateau apéritif « Croquez frais ! », Créaline et ses soupes en cup, lesconfiseries Na ! 100% issues de fruits et régulièrement déclinées dans de nouveaux parfums, Pierre Martinet et ses smoothies légumes et fruits, les gourdes de fruits pour adultes « Ma Pause Fruit » de MaterneChiquita et ses cups de poire en morceaux au jus de myrtille et grenade lancées aux Etats-Unis… McDonald’s a pour sa part préféré introduire dans ses menus et notamment dans ses Happy Meal pour enfants des « Fruits à croquer », composés de pommes et raisins prêts à consommer, mais aussi des ananas, des kiwis et des melons.
Les céréales sont aussi couplées aux fruits pour combiner snackable et right snack afin d’obtenir des produits rassasiants et sains. Ceci donne lieu à des innovations telles que les barres de céréales et fruits tropicaux de SPC Ardmona ou les smoothies pomme, banane et graines de chia de Nudie en Australie. En revanche, il n’existe pas d’innovations de ce genre en France… Feront-elles leur apparition en 2012 ? Il s’agit en tout cas d’un segment porteur…

Les innovations dans le domaine du snacking ne sont pas prêtes de s’arrêter. En effet, ce marché, de par sa grandeur, son potentiel de développement et son concept-même inspirent les fabricants qui tentent de surfer sur la vague des produits nomades. Latendance pour 2012 semble être en premier lieu les fruits et légumes. Il y a fort à parier qu’un grand nombre d’innovations porteront sur ces produits. Quoi qu’il en soit, le sandwich jambon-beurre a encore de longs jours devant lui, même si les produits qui tentent de lui voler la vedette sont nombreux…  V.D.

source: Agromedia.fr à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/recherche-innovation/les-derni%C3%A8res-innovations-en-mati%C3%A8re-de-snacking

 

Tipiak: résultats 2011 en repli, du fait des matières 1ères

Tipiak publie un résultat net de 3,2 millions d’euros pour 2011 contre 4,5 millions d’euros en 2010.

Le résultat opérationnel atteint 7,4 millions d’euros, en repli de 24% sur la période.

Le groupe agroalimentaire indique que la baisse des résultats résulte des hausses fortes et brutales des prix d’achat des principales matières premières, répercutées partiellement dans les prix de vente.

Il a enregistré un chiffre d’affaires de 167,6 millions d’euros en 2011, en augmentation de 6%.

Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale du 14 juin 2012 le versement d’un dividende de trois euros par action.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

publié par Le Figaro à http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/tipiak-r-sultats-2011-en-repli-du-fait-des-mati-res-1-res-167147

L’Autorité de la concurrence s’active sur fond de campagne présidentielle

Dossiers

© Andy Ciordia – Flickr – C.C.

Après les producteurs d’endives, de farine et les fabricants de croquettes pour chiens, voici les industriels des yaourts sous marque de distributeurs (MDD) mis sous les deux de l’Autorité de la Concurrence. Des perquisitions ont été menées chez tous les grands faiseurs du secteur : Senoble, Novandie, Lactalis, 3A et les Maîtres Laitiers du Cotentin (MLC).

A l’Autorité de la Concurrence, mise en place en mars 2009 par la loi LME, on se refuse à confirmer ou à infirmer l’information. L’instruction du dossier pourrait prendre plusieurs mois. De source proche, on évoque notamment plusieurs mois pour exploiter les pièces saisies lors des perquisitions, ou alors l’étude des éventuels contentieux sur les perquisitions, ainsi que la durée de l’instruction, qui est variable en fonction du dossier.

Après l’instruction, il y a plusieurs étapes contradictoires entre les industriels et l’Autorité. Il y a d’abord une étape de notification des griefs, suivie d’un délai de deux mois pour que les industriels puissent répondre. Ensuite l’Autorité rédige un rapport d’instruction suivi d’une nouvelle période de deux mois pour laisser les industriels réagir. « Au final, il peut se passer un à deux ans avant que les sanctions ne tombent », confie une source proche du dossier.

Ces dernières semaines, l’Autorité s’active sur fond de campagne présidentielle. Elle a notamment infligé il y a quelques jours une amende de 35,3 millions d’euros à trois fabricants du secteur du pet-food, les géants Nestlé, Mars et Colgate-Palmolive pour avoir limité la concurrence dans les réseaux de grossistes qui distribuent leurs produits dans la distribution spécialisée (animalerie, magasins de bricolage, etc.) entre 2004 et 2008. Quelques jours plus tôt, elle sanctionnait les producteurs d’endives pour entente.

L’Autorité de la concurrence a aussi accusé des producteurs de farine français et allemands d’entente illicite le 13 mars dernier.  Elle a  infligé une amende de 146,9 millions d’euros à sept meuniers français pour s’être entendus sur les prix et la production en France.
Les principales sanctions infligées ces dernières années en France (en millions d’euros)

534 millions : cartel de la téléphonie mobile (2005)
384,9 millions : commission interbancaire sur les chèques (2010)
174,5 millions : entente du crédit immobilier (2000)
94,4 millions : entente sur le travail temporaire (2009)
80 millions : Abus internet ADSL (2005)
74 millions : cartel du négoce de produits sidérurgiques (2008)
63 millions : abus téléphonie DOM (2009)
54,9 millions : signalisation routière (2010)
47,9 millions : marché publics BTP Ile de France (2006)
47,3 millions : marché publics des lycées Ile de France (2007)
45,4 millions : entente des parfumeurs de luxe (2006)
45 millions : abus internet haut débit (2007)

Par Patrick Déniel – Publié le 22 mars 2012,

source: l’Usine nouvell à http://www.usinenouvelle.com/article/l-autorite-de-la-concurrence-s-active-sur-fond-de-campagne-presidentielle.N171243

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio