Archive pour 21 mars, 2012

Création d’entreprises innovantes : étude OSEO

06.01.12

OSEO publie « Dix ans de création d’entreprises innovantes en France », une étude réalisée en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR). Une photographie inédite et approfondie de 5 500 entreprises créées entre 1998 et 2007 et analysées selon trois axes : le projet d’innovation, l’entreprise créée et le profil de l’équipe pilote.

« L’étude sur la création d’entreprises innovantes d’OSEO est inédite à plusieurs égards… » - Annie Geay, directrice de l’Evaluation et des Etudes à OSEO.

Quelques tendances fortes

La période sur laquelle l’étude se fonde (1998 à 2007 inclus) correspond à la mise en place de dispositifs publics d’appui à l’innovation ayant eu un impact sur la dynamique entrepreneuriale : concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, pôles de compétitivité, modification du crédit d’impôt recherche, statut de « jeune entreprise innovante », incubateurs…

  • Le taux de pérennité annuel moyen est de 85 % à 5 ans.
  • Les marchés visés concernent essentiellement les secteurs des TIC et des sciences de la vie.
  • L’organisation en partenariat est fréquente, le plus souvent avec des entreprises, et plus de la moitié d’entre elles s’adresse d’emblée aux marchés internationaux.
  • Les porteurs de projet sont expérimentés et bénéficient d’un haut niveau d’étude. Ce sont majoritairement des hommes.
  • Le capital de démarrage est de 92 000 euros en moyenne, détenu au départ majoritairement par les fondateurs. Dans les deux premières années de vie de l’entreprise innovante, fonds propres et aides publiques sont les sources essentielles de financement.

L’étude à feuilleter

se trouve à l’adresse suivante: http://it4.interactiv-doc.fr/FrmViewer.aspx?a&c_code=Etude_10ans_creation_dec2011_pdf_310&numpage=0

Au sommaire

• Partie 1 : Contexte politique et économique
• Partie 2 : Périmètre des projets d’innovation
• Partie 3 : Modèle économique de démarrage
• Partie 4 : Profil des créateurs et des équipes fondatrices
• Partie 5 : L’après-démarrage.

source: Oseo à http://www.oseo.fr/a_la_une/actualites/creation_d_entreprises_innovantes_etude_oseo

 

SEB stimule la recherche agroalimentaire en Bourgogne

Le numéro un mondial du petit électroménager multiplie dans sa région d’origine les programmes de recherche collaboratifs, en s’appuyant notamment sur le pôle de compétitivité Vitagora, et favorise le développement de nombreuses PME et start-up.

ECRIT PAR Didier HUGUE Correspondant des Echos
SEB propose désormais des solutions culinaires complètes, à l’image de la « friteuse sans huile » Actifry. Pour cette dernière, le laboratoire Spiral a été associé à la mise au point. – Traces écrites

SEB propose désormais des solutions culinaires complètes, à l\'image de la « friteuse sans huile » Actifry. Pour cette dernière, le laboratoire Spiral a été associé à la mise au point. - Traces écrites

Lorsque Patrice Arbault, cofondateur à Dijon de la start-up Nexidia (5 salariés, 300.000 euros de chiffre d’affaires), rencontre il y a trois ans, lors d’un voyage d’étude, Thierry Coutureau, le patron de la recherche cuisson et aliments chez SEB, ce dernier lui propose de travailler ensemble.« Qu’allais-je bien faire avec des vendeurs d’appareils de cuisine ? », s’interroge alors ce docteur en biologie qui développe des micro-organismes pour la pharmacie et l’agroalimentaire. Aujourd’hui, sa société collabore à deux programmes de recherche, dédiés à une yaoutière et à un futur cuiseur vapeur de riz, capable de s’adapter au goût de tous les consommateurs, notamment asiatiques.

Nexidia est l’une des trente entreprises régionales à prêter son concours au numéro un mondial du petit électroménager. Eurogerm (52,8 millions de chiffre d’affaires), spécialisée dans les ingrédients et auxiliaires technologiques pour la filière blé-farine-pain, planche ainsi sur des améliorants de panification pour la seule machine au monde à faire des miches de pain, fabriquée sur le site SEB d’Is-sur-Tille (Côte-d’Or). La biotech Cohiro évalue de son côté le pouvoir antioxydant des aliments pour permettre d’élaborer de nouveaux modes de cuisson innovants préservant les qualités nutritionnelles des aliments. Frutarom (1,6 million d’euros de chiffre d’affaires, 15 salariés) livre pour sa part des sticks d’aromates naturels sans gras et à faible teneur en sucre destinés aux yaourtières.

Nouvelle approche marketing

« Grâce à son approche collaborative, le groupe SEB favorise une grande partie de la recherche agroalimentaire sur la nutrition et le goût », souligne Michel Prost, patron du laboratoire Spiral, qui a été associé à la mise au point de l’Actifry, baptisée la « friteuse sans huile » et dont 4,4 millions d’unités sont sorties depuis 2006 des ateliers d’Is-sur-Tille. Cette stratégie du fabricant découle d’une nouvelle approche marketing de ses marchés. « Nous ne voulons plus vendre un appareil de cuisson mais une solution culinaire complète qui se retrouve dans l’assiette, avec des services à la carte et des ingrédients », explique Philippe Crevoisier, directeur général de l’activité électrique culinaire chez SEB. Une démarche inverse à celle de Nestlé qui produit ses propres machines à capsules Nespresso, mais dont la finalité est la même : offrir un résultat complet. Comment SEB imagine-t-elle de décliner son nouveau concept de « nutrition gourmande » en termes de distribution de préparations lactées, de farines prêtes à l’emploi et de services connexes ? « Pourquoi pas un service hotline d’assistance à cuisiner ? »imagine le directeur. Un autre signe de cette implication dans le tissu local tient aux sept programmes auxquels participe l’industriel au sein du pôle de compétitivité Vitagora (goût, nutrition, santé), dont trois comme chef de file. Il préside d’ailleurs cette année la septième édition du congrès international du pôle, qui se déroule aujourd’hui et demain à Dijon et dont le thème porte sur le « Défi de bien vieillir ». SEB vient par ailleurs d’investir 10 millions d’euros dans ses unités d’Is-sur-Tille et de Selongey. Cette dernière, sanctuaire du groupe, a vu naître en 1953 le premier autocuiseur (la Super-Cocotte). Une cinquantaine de recrutements viendront gonfler les effectifs qui s’élèvent au total à 610 salariés.

CORRESPONDANT À DIJON
Didier Hugue publié sur Les Echos à http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/bourgogne/0201954172545-seb-stimule-la-recherche-agroalimentaire-en-bourgogne-303507.php

 

L’Union Européenne est confrontée à une pénurie d’oeufs

par Guillaume Duhamel, Mercredi 21 mars 2012

L'Union Européenne est confrontée à une pénurie d'oeufs

Nos confrères du Guardian ont rapporté au début du mois que leur prix avait été multiplié par quatre. « Certaines entreprises seront au point de rupture dans trois ou quatre semaines », avait par ailleurs confié au quotidien britannique un acteur de la filière qui a souhaité conserver l’anonymat. Un fabricant de produits alimentaires britanniques lui avait aussi indiqué que, sur dix fournisseurs démarchés, huit n’avaient pas été en mesure de satisfaire sa demande… La Grande-Bretagne n’est toutefois pas le seul pays à devoir faire face à une pénurie d’oeufs : l’Union Européenne (UE) dans son ensemble est aujourd’hui en grande difficulté. La faute à une nouvelle réglementation, en vigueur depuis le 1er janvier. Explications.

Les producteurs européens maudissent Bruxelles. À tout le moins ceux, très nombreux, qui ne se sont pas encore conformés à la nouvelle réglementation, laquelle impose un agrandissement de l’espace vital des poules de cinq cent-cinquante à sept cent-cinquante centimètres carrés, dont six cents de surface utilisable. Destiné à améliorer les conditions de vie des poules pondeuses, mais jugé insuffisant par les associations de protection de l’environnement et des animaux, l’aménagement génère des dépenses considérables pour les producteurs qui n’avaient pas pris les devants. Des dépenses considérables mais nécessaires, puisque tout oeuf produit dans une ferme qui n’appliquerait pas la nouvelle législation ne peut, en tout cas en théorie, être commercialisé.

Est-ce l’effet de surprise ? Les nouvelles exigences de Bruxelles sont-elles trop élevées ? Toujours est-il que, « si aucune mesure n’est prise », la production sera inférieure de 20 % aux besoins continentaux en juin, prophétise le comité consultatif européen sur les oeufs. Une estimation reprise par le Syndicat des Fabricants de Biscuits et Gâteaux de France, l’Association des Entreprises de Produits Alimentaires Élaborés (ADEPALE), le Syndicat des Industriels Fabricants de Pâtes Alimentaires de France (SIFPAF) et la Fédération des Entreprises de Boulangerie et de Pâtisserie française (FEBPF), auteurs d’un communiqué commun. « D’ores et déjà, une enquête réalisée mi-mars montre que, faute d’approvisionnement suffisant, les difficultés de production rencontrées par les industries utilisatrices, incluant des arrêts de ligne de production, s’amplifieront d’ici fin mars (si les choses restent en l’état), ont-ils indiqué.

L’Union Européenne est confrontée à une pénurie d’oeufs dans AGRO L_Union_Europeenne_UE_confrontee_a_une_penurie_d_oeufs_2_Credit_CarlyArt

Des perspectives particulièrement sombres

Et d’appeler, à la veille d’une réunion capitale d’un comité de gestion « sous l’égide de la Commission européenne », « face à ces graves difficultés d’approvisionnement », à « redonner de la disponibilité sur le marché intérieur en privilégiant le marché européen ». Une correction de tir jugée indispensable pour« casser la spirale de baisse des approvisionnements accompagnée de la hausse actuelle des prix des ovo produits». Appelant à la fois au « principe de préférence communautaire » et à celui de « précaution économique », qui « impose de ne pas attendre les fermetures ou les mesures de chômage technique d’entreprises pour prendre à temps les dispositions correctrices nécessaires », les organisations précitées ont observé une dégradation de la situation dans nos frontières. Principal producteur européen avec douze milliards d’oeufs l’an passé, l’Hexagone a en effet déjà vu les mises en place de poulettes chuter de 13,5 % en 2011.

« La tendance pourrait s’accélérer et atteindre une baisse de 20 % de la production au premier semestre », rapporte L’Usine Nouvelle, qui souligne également que plusieurs types d’industriels sont désormais sous pression, étant entendu que les oeufs peuvent atteindre jusqu’à 30 % du coût de certains plats préparés. Joint par téléphone, Jean-Loup Allain, secrétaire général du Syndicat des Fabricants de Biscuits et Gâteaux de France, a constaté une hausse des prix de quelque 145 % en l’espace d’un an (!) « Plus l’entreprise est spécialisée, plus elle est exposée et sujette à des problèmes », a-t-il ajouté, dénonçant « une mise en oeuvre chaotique » de la directive européenne et un manque de coordination qui a conduit à une absence de l’évaluation des impacts. La crise économique et les réticences des banquiers à consentir des prêts n’ont évidemment rien arrangé, tant et si bien qu’au total, « le marché s’est emballé dans le secteur des ovo produits ». « Pour faire simple, un tiers des oeufs est consacré à la distribution, un tiers aux foyers et à la restauration et un tiers à l’industrie. C’est ce dernier tiers qui est le plus touché »,précise M. Allain, qui annonce « les premiers chômages techniques d’ici Pâques et des problèmes d’exploitations voire de survie d’entreprises » dès le mois de mai.

La filière ne semble donc pas au bout de ses peines. À moins que Bruxelles ne soit disposée à procéder à des réajustements rapides. Ils semblent vitaux, pour les PME et les petits producteurs en particulier.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Zaphod / flickr – Carly&Art

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio