Archive pour 16 mars, 2012

Le marché du convenience food à l’horizon 2013

Les sandwiches, les salades ou les box font partie du segment convenience food. L’institut d’études Xerfi a évalué leur potentiel de croissance et leur positionnement concurrentiel. Les box ouvrent-elles davantage l’appétit que les sandwiches et les salades ?Le marché du convenience food à l'horizon 2013

© Le chiffre d’affaires des Box a bondi de 40% en 2011

 Xerfi vient de publier une étude, après plusieurs semaines d’enquêtes et d’analyses, baptisée “Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box) – Perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs”(Auteur : Eline Maure).

Principaux enseignements

Le succès des box, ces recettes principalement à base de pâtes conditionnées dans des boîtes en carton, ne se dément pas. Moins de trois ans après leur lancement en grandes surfaces, leur chiffre d’affaires frôle les 100 millions d’euros, avec un bond de plus de 40 % en 2011. Environ 150 références étaient ainsi disponibles dans les linéaires à la rentrée 2011, contre seulement une dizaine en 2009. À titre de comparaison, le nombre de sandwiches vendus en France augmentera de 2 % en 2012, puis de 3 % en 2013 (+0,8 % en 2011), tandis que les ventes de salades traiteur progresseront respectivement de 1 % et 2 % ces deux prochaines années (+2 % en 2011).

À contre-courant de nombreux marchés alimentaires, celui du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013. Il est en effet soutenu par des tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution. La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les “solutions repas” les plus économiques. Pour autant, la forte période de croissance du marché est désormais révolue, et il convient de distinguer les segments encore en phase de croissance (les box, même si elles n’échapperont pas non plus au ralentissement), de ceux arrivés à maturité.

Les industriels diversifient leur offre dans le segment des salades. Dans ce contexte, les fabricants de salades, sandwiches et box accentuent leurs efforts d’innovation en vue de stimuler la demande et de se différencier de la concurrence, en particulier desmarques de distributeur. Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements – à l’image de la gamme de plateaux de Martinet –, d’autres encore se positionnent sur des niches de marché. Daunat a par exemple successivement lancé en 2011 des wraps, des sandwiches halal (sous la marque Zakia), une gamme de snacks chauds et des boissons. Ces politiques de diversification passent aussi par des opérations de croissance externe. Fleury Michon a ainsi pris le contrôle de l’Italien Fresco en 2011Norac, le propriétaire deDaunat, s’est quant à lui étoffé en reprenant Speedwich, puis une participation majoritaire dans la société Bergam’s (fabricant de produits de snacking pour la RHF).

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres. Les MDD se sont ainsi vite déployées sur le segment des box, pour en devenir, en à peine un an, des acteurs incontournables. Les enseignes adaptent leurs concepts de magasins pour répondre aux attentes des consommateurs urbains et pressés (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc.). Les distributeurs déploient aussi leurs enseignes de centre-ville. Mais sur ce marché, ils doivent affronter la concurrence de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries. Brioche Dorée, Class’Croute ou encore Subway ne cessent d’étendre leurs réseaux. Dans le même temps, l’offre continue de s’élargir avec la multiplication du nombre d’intervenants sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou “fast good”, commeLina’s, Bert’s, Cojean ou Exki. L’enseigne britannique Prêt à Manger vient ainsi de s’implanter en France.

Article publié sur emarketing.fr Par Amelle Nebia, 15/02/2012 à http://www.e-marketing.fr/Breves/Le-marche-du-convenience-food-a-l-horizon-2013-44377.htm

À LIRE AUSSI

Malgré un contexte économique difficile, Bongrain finit 2011 en croissance

logo Bongrain SA

 L’année 2011 a été ponctuée par une succession de crise, qui a impacté les résultats financiers du groupe fromager Bongrain. Cependant, le chiffre d’affaires est en croissance (+7,3 %) et les marques continuent de gagner des parts de marché.  (suite…)

Malgré la crise, les Français sont davantage allés dans les restaurants en 2011

CONSOMMATION – Le nombre de clients a progressé de 0,9% l’an dernier après une baisse de 0,5% en 2010. La prudence est de mise pour 2012…

La restauration commerciale redresse la tête. Après avoir vu sa fréquentation se replier en 2010 de 0,5%, elle affiche une progression de 0,9% en 2011 selon les données publiées ce jeudi par le cabinet NPD Group. Dans le même temps, les dépenses ont progressé de 1,3% à 36 milliards d’euros.

La bonne surprise est venue de la restauration traditionnelle avec 7 millions de visites supplémentaires, notamment en raison d’une météo particulièrement clémente, soit une hausse de 1,2% après un recul de 1,9% un an auparavant. Néanmoins, ce segment n’a pas rattrapé son niveau de 2009.

Les jeunes vont plus au restaurant

Il a malgré tout été dynamisé par les 15-24 ans, une spécificité bien française. En effet, cette catégorie de consommateurs diminue ses sorties sur les autres marchés européens, touchés par la crise, comme au Royaume-Uni et en Espagne.

Seule ombre au tableau, l’étude pointe une perte de 18 millions de visites pour les «adultes seuls» (25 ans et plus, non accompagnés d’enfants). En effet, ils restreignent leur budget restaurant et optent pour des segments plus économiques ou retournent dans leur restaurant d’entreprise.

En 2011, le marché de la restauration a également été tiré par le dynamisme des circuits de grande distribution avec un gain de 21 millions de clients (+2,7%) et par la restauration rapide dont les fast-foods (+1,9% en 2011 après +2,7% en 2010).

Ces deux segments pourraient bien continuer à surfer sur leur tendance positive cette année. Ils «devraient poursuivre leur développement en dehors du déjeuner grâce à leur offre diversifiée (cafés, snacking, plats chauds…) et adaptée aux différents moments de la journée», souligne Christine Tartanson, directrice de la division Foodservice de NPD Group.

Incertitudes pour la restauration traditionnelle en 2012

En revanche, l’incertitude est de mise pour la restauration traditionnelle «au printemps 2012 au moment où les restaurateurs renouvelleront leur carte et leurs menus de saison. La hausse des coûts (matières premières) et de la TVA pourrait bien affecter ce segment encore fragile, en particulier si une hausse des prix intervient au moment d’une dégradation plus globale des conditions économiques», explique Christine Tartanson.

Dans ce contexte délicat, le groupe Flo, propriétaire d’Hippopotamus, de La Taverne de Maître Kanter ou encore de Tablapizza, mais aussi de la Coupole à Paris et de la brasserie Bofinger, entend mener une politique commerciale et tarifaire «agressive».

Dans une interview accordée ce jeudi à Reuters, son directeur général, Dominique Giraudier a indiqué que le groupe n’entend pas répercuter dans ses prix le relèvement de la TVA de 5,5% à 7% entré en vigueur au début de l’année, alors qu’il avait baissé ses tarifs après l’introduction du taux réduit pour la restauration.

Selon lui, le marché de la restauration en France accuse depuis le début de l’année une baisse d’activité de 5 à 10%.

source: 20minutes.fr à http://www.20minutes.fr/economie/898619-malgre-crise-francais-davantage-alles-restaurants-2011

Le Top 5 des attentes des Français en matière de consommation

A l’occasion de la Journée internationale des droits des consommateurs du 15 mars, une étude classe les attentes des Français en matière de consommation. Logement, produits de consommation courante et frais bancaires restent leurs principaux soucis.

Des prix régulés pour certains produits (46%), une limitation des frais pour l’accès au logement (43%) et des produits « made in France » (42%). C’est le tiercé des priorités des consommateurs français. Pour obtenir le quinté, rajoutez la gratuité de la carte bancaire et la régulation des coûts moindres sur les découverts !

C’est ce qui ressort d’une étude Easypanel pour Testntrust, auprès de 1008 personnes et rendue publique à l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs (1) qui se tient chaque année le 15 mars.

30 propositions étaient faites aux personnes interrogées. « Les priorités des consommateurs français sont majoritairement axées sur les dépenses de leur quotidien, principalement les produits de première nécessité et l’accès au logement« , note l’étude.

La première priorité (Réguler les prix sur certaines catégories de produits de première nécessité) est symptômatique de la précarisation de nombreuses couches de la population et de la baisse des revenus des ménages. La limitation des frais à l’achat ou la location d’un logement (seconde priorité citée) témoigne des difficultés croissantes d’accès au logement, notamment chez les jeunes (priorité numéro 1 chez les 18-24 ans).

Le goût des Français pour des produits « Made in France » (priorité numéro 3) confirme que les consommateurs sont plus attentifs à des produits vertueux qui favorisent l’emploi. « Les femmes sont plus sensibles que les hommes à la valorisation de la fabrication locale », relève aussi l’étude.

S’agissant de la gratuité de la carte bancaire, il semble que les Français en aient marre de payer les frais liés à leur carte bancaire. Ils aimeraient par ailleurs que les coûts de leurs découverts soient régulés là-aussi.

Parmi les autres sujets de consommation qui concernent également les Français arrivent ensuite l’obligation pour les grandes surfaces de vendre une part de produits locaux, un meilleur étiquetage des produits alimentaires ou la réduction des coûts des appels aux services clients et hotlines.

Testntrust, start-up créée il y a trois ans, est un site d’avis de consommateurs. Il collabore notamment avec l’Afnor pour établir une norme française des avis fiables sur internet.

(1) Cette journée d’action internationale de sensibilisation a été choisie en mémoire d’un discours du président John F.Kennedy Il y avait énoncé les quatre droits fondamentaux du consommateur : droit à la sécurité, droit à l’information, droit de choisir et droit d’être entendu.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 15/03/2012 à http://lentreprise.lexpress.fr/marketing-et-vente/le-top-5-des-attendes-des-francais-en-matiere-de-consommation_32222.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120316–1441072@201469705-20120316070322

Parlez-vous chinois? Oui, plus quelques centaines d’autres langues…

Les chercheurs de Microsoft viennent de présenter un logiciel de reconnaissance vocale qui permet de traduire des propos en plusieurs langues tout en restituant votre propre voix…

Par François Kermoal pour LEntreprise.com, publié le 15/03/2012

Et si l’on pouvait converser en temps réel avec tous les habitants de la planète, quelle que soit leur langue ? Vous imaginez le progrès. Eh bien, on y est presque, si l’on en croit un article publié cette semaine par Technology Review, la revue high-tech du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

On y apprend que des chercheurs de Microsoft viennent d’imaginer un logiciel qui permet d’identifier le son de votre voix et de la restituer dans une autre langue pratiquement immédiatement…Une première démonstration de leur logiciel a été faite début mars sur le Campus de Microsoft, à Redmond, aux Etats-Unis. L’occasion pour l’un des chercheurs de prouver qu’il était désormais capable de communiquer en Mandarin, ce qui peut être effectivement très utile. Le logiciel fonctionne sur des principes de reconnaissance vocale et de traduction.

Si cette innovation fait un peu peur pour le futur de la profession d’interprète, on imagine sans mal les applications possibles, que ce soit pour apprendre une nouvelle langue avec des outils personnalisés – c’est tout de même plus sympathique en entendant sa propre voix, ou tout simplement pour se faire comprendre à l’étranger si vous êtes un grand voyageur.

Exemple. Vous êtes, disons, à Athènes, et vous cherchez votre chemin. Problème, vous ne connaissez pas un mot de grec. Vous alpaguez un passant, lui posez votre question en français et ce dernier vous entend directement dans sa langue. Mieux, c’est vraiment votre voix qu’il entend, pas celle d’un affreux robot à synthèse vocale. Plutôt utile aussi en boîte de nuit, non?

Bien sûr, il reste encore quelques progrès techniques à réaliser avant d’en arriver là, mais avec ce genre d’innovation, on peut vraiment se demander quel sera l’intérêt, dans le futur, d’apprendre une langue étrangère. A quoi bon passer des heures en cours de langues si on peut communiquer en temps réel, grâce à un petit appareil embarqué, dans tous les langages de l’humanité? Bref, si, comme moi, vous avez transpiré en cours d’allemand, plus d’inquiétude à avoir. Verstehen Sie ?

Article paru sur l’entreprise L’Express à http://lentreprise.lexpress.fr/equipement-informatique/un-logiciel-de-reconnaissance-vocale-qui-traduit-en-plusieurs-langues_32183.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120316–1441072@201469705-20120316070322

 

Les gagnants et les perdants du marché publicitaire en 2011

En 2011, les recettes publicitaires ont quasiment stagné avec une progression de 0,1%, selon l’étude annuelle Irep France pub. Mais tous les médias ne sont pas logés à la même enseigne.

Les gagnants et les perdants du marché publicitaire en 2011 dans publicite 46590_visitors-are-seen-at-france-television-stand-during-the-annual-mipcom-television-programme-market-in-cannes

REUTERS/Eric Gaillard

Le marché publicitaire a évité la crise en 2011, malgré les incertitudes liées à la conjoncture européenne. Les dépenses de communication des annonceurs ont progressé de 1,9 % l’an dernier, à 31,4 milliards d’euros, selon l’étude Irep France Pub, la seule à fournir des données nettes, reflétant donc la réalité du secteur. Mais c’est surtout le « hors médias » qui a tiré cette croissance: à savoir le marketing direct, les salons et foires, le parrainage et les relations publiques.

Les médias, eux, n’ont bénéficié que d’une progression beaucoup plus faible de leurs recettes, de +0,1 %, à 10,7 milliards d’euros. « On peut parler d’une stabilisation, qui intervient après une année 2010 en progression de 3,9% et une chute historique en 2009, qui avait été la plus forte dégradation du marché depuis qu’on le mesure », a résumé Philippe Legendre, directeur délégué de l’Irep.

Les gagnants de 2011…Comme aux Oscars, le grand gagnant est… le cinéma avec des recettes en hausse de 16,5%, à 105 millions d’euros. « C’est un segment qui fonctionne bien, en corrélation avec la fréquentation des salles et des films qui performent. Cela fait trois ans que le cinéma est en croissance, il l’était même en 2009, c’est donc un « vieux » média qui fonctionne bien publicitairement, selon M. Legendre.

Moins surprenant, la publicité internet display (bannières et encarts) fait toujours preuve d’un fort dynamisme avec un bond de 14% des recettes publicitaires, à 616 millions d’euros. Et encore ce chiffre ne tient-il pas compte des liens sponsorisés. La publicité sur mobile bondit même de 37%, mais le volume reste encore très limité: 37 millions d’euros l’année dernière.

Dans la secteur de la presse écrite, la presse gratuite d’information a vu ses recettes publicitaires augmenter de de 5,5% l’an dernier, à 145 millions d’euros. Et la presse quotidienne régionale parvient à arracher une hausse de 0,2%, à 937 millions d’euros.

Côté télévision, les recettes se chiffrent à 3,5 milliards d’euros, en progression de 1,6% sur un an. Une hausse essentiellement liée à la bonne tenue des nouvelles chaînes, qui enregistrent une hausse de 18%. Quant à la radio, elle progresse également, de 0,6%, à 748 millions d’euros. Mais ce bon résultat n’est obtenu que par le bond de 4,4% de la publicité locale. La publicité nationale recule de 0,4%.

… Et les perdantsPrise globalement, la presse continue de reculer. Au total, ce sont 3,49 milliards de recettes publicitaires, en baisse de 3,2% sur un an (contre -1,6% en 2010). Celles des quotidiens nationaux ont baissé de 3,7% tout comme les magazines (- 0,7%), et la presse spécialisée (-2,9%).

Quant à la presse gratuite dans sa globalité, elle a vu ses recettes publicitaires baisser de 13,8%. La tendance étant tirée par la presse écrite des petites annonces dont les recettes ont continué de chuter de 18,8%.

Enfin, à la télévision, les cinq chaînes « historiques » sont en décroissance avec 1,8%.

Pour 2012, les experts de cet instutit prévoit une stabilisation du marché, avec une hausse limitée à 0,8%.

L’Expansion.com – publié le 16/03/2012 à 11:37 à http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-gagnants-et-les-perdants-du-marche-publicitaire-en-2011_287895.html?xtor=EPR-237-[XPN_11h]-20120316–1385607@201486417-20120316121539

Jean Le Vourc’h. «Impliquez-vous !»

Envoyer l'article à un amiÉleveur laitier, patron de la société Even, président du Crédit agricole du Finistère, agitateur d’idées au sein d’Investir en Finistère… Jean Le Vourc’h s’apprête à boucler un itinéraire singulier.

Le slogan «Indignez-vous», il le laisse à d’autres. Dans quelques jours, quand il va quitter la présidence du Crédit agricole du Finistère, Jean Le Vourc’h, 65 ans, laissera un ultime message aux salariés comme à tous les administrateurs des caisses locales: «Impliquez-vous!».

«Ma meilleure équipière» 

Son implication, il était loin de l’imaginer à ce niveau-là quand, à quinze ans, avec un BEPC en poche («Les examinateurs avaient été sympas»), il devient éleveur laitier aux côtés de ses parents. Son univers, le jeune garçon ne le circonscrit qu’à la ferme familiale de Plounévez (29). Mais en se lançant dans des cours par correspondance et saisi par un goût prononcé pour la formation qui ne le quittera jamais, Jean Le Vourc’h va peu à peu entrer dans le cénacle des Bretons entreprenants, ceux dont la modestie des racines ne laissait pas présager un itinéraire aussi foisonnant. Certes, son style n’est pas celui d’Alexis Gourvennec, auquel il a succédé à la tête du Crédit agricole du Finistère. Il n’est ni tribun à faire soulever les foules, ni adepte des coups d’éclat. Il se définit comme un «bosseur» qui a eu la chance de pouvoir compter sur «la meilleure équipière, ma femme. Elle a dû en assumer des choses, comme une femme de marin. Car je n’étais pas souvent à la ferme. Elle m’a toujours soutenu et encouragé, en ne mettant qu’un seul obstacle à ma vocation municipale. Elle trouvait que cela commençait à faire beaucoup». Beaucoup, c’est peu de le dire. Car même en ne survolant que les principales étapes, l’itinéraire de Jean Le Vourc’h a de quoi noircir des feuilles de CV. Président pendant dix ans du groupe Even, passé de 700 à 3.500 salariés sous sa mandature, président de la Fédération nationale des coopératives laitières, mais aussi de l’Office du lait, de l’Interprofession laitière, de l’Association des transformateurs, président du Crédit agricole du Finistère mais également, durant trois ans, de l’association Investir en Finistère, Jean Le Vourc’h s’est trouvé à la croisée de tous les chemins de l’économie.

«Homme de devoir» 

Paysan, chef d’entreprise, banquier, agitateur d’idées… «J’ai toujours été un homme de devoir avec un petit fond de culpabilisation judéo-chrétienne. Cette petite voix intérieure qui te dit: « Tu n’en as pas fait assez. Tu dois pouvoir faire plus »».

Besoin d’énergie 

Au seuil d’une carrière d’exception, Jean Le Vourc’h préfère regarder devant. Lui qui a renoncé à la retraite pour ne pas s’entendre reprocher un jour: «Tu t’en fous, toi tu es retraité!» veut continuer à travailler dans la ferme, aux côtés de ses enfants. Et il faut insister pour qu’il jette un regard dans le rétro. L’entendre dire qu’il est fier de la réussite du groupe Even, comme d’avoir pris part à la création de deux fonds de soutien, au Crédit agricole, pour les gens en difficultés. Heureux aussi d’avoir contribué au sein d’Investir en Finistère à faire avancer des dossiers: le TGV, le très haut débit, la production énergétique à la pointe bretonne… «Pas d’électricité, pas d’emplois, résume-t-il.Moi aussi, je suis un partisan des énergies nouvelles. Mais la centrale de Landivisiau, il nous la faut pour gommer le cycle aléatoire de ces énergies.» Ce qui l’amène à regretter que la méthanisation soit restée à l’état embryonnaire dans les exploitations agricoles (contrairement à l’Allemagne), lui qui espérait voir un jour «les camions venir prélever le gaz, comme on ramasse le lait». Optimiste sur l’avenir de la production agricole bretonne («La demande mondiale est tendanciellement à la hausse»), il espère que l’on ne réitérera pas certaines erreurs: «Ce n’est pas en baissant la production laitière qu’on fera grimper les prix. On a vu ce que ça a donné en 2009».

  • René Perez

Côtes d’Armor (22) Des stratégies variées pour gérer l’offre laitière

Côtes d'Armor (22) Des stratégies variées pour gérer l’offre laitière dans -climat economique 120203ed22aLors de la journée laitière organisée par FDSEA/ Jeunes Agriculteurs mardi à Plouagat, Gérard You, ingénieur à l’Institut de l’élevage, a décortiqué une étude conduite auprès de 24 entreprises françaises (14 coopératives et 10 privés). Elles dévoilent des stratégies plus ou moins précises. En fonction de la zone de collecte, de la taille, du mix-produits, du degré de saturation des outils …, les orientations et les options envisagées pour l’après 2015 divergent.

(suite…)

Terrena lapins : une démarche de démédication

Stéphane Bouju, président du groupement de producteurs.

60 % des lapins sont produits sans éléments médicamenteux dans la phase d’engraissement.60 % des lapins sont produits sans éléments médicamenteux dans la phase d’engraissement. - © AA

Beneteau : un investisseur américain se dévoile !

(Boursier.com) — En plein développement dans les bateaux à moteur aux Etats-Unis où il vise un doublement de son chiffre d’affaires sur la saison 2012, le groupe Beneteau a attiré un grand fonds d’investissement californien à son capital. Franklin Ressources, plus connu sous l’appellation Franklin Templeton Investments, a déclaré à l’AMF détenir 5,02% du capital de Beneteau en date du 7 février.

Aucun investisseur avec une telle position (+ de 5% du capital) n’était précédemment connu alors que la holding familiale Beri 21 reste créditée d’environ de 54,3% du capital.

Publié par www.boursier.com à http://www.boursier.com/actions/actualites/news/beneteau-un-investisseur-americain-se-devoile-470487.html?sitemap

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