Archive pour 12 mars, 2012

Le produit avec photo obligatoire

D’OÙ ÇA SORT ? – De l’agroalimentaire au mobilier, des visages radieux fleurissent sur les étiquettes. Une stratégie marketing qui vise à rassurer le consommateur.Maud Noyon

Une petite photo vaut bien un long discours. Reprenant une bonne vieille recette marketing, les entreprises n’hésitent plus à mettre en valeur leurs salariés, ou affiliés, pour « parler vrai » au consommateur. Publicité, emballage, affichage en magasin : impossible d’ignorer qu’« Olivier » a bichonné ces pommes de terre ou que « Monika » a réalisé le design de cette étagère. Certaines poussent la « transparence » plus loin. Sur son site, la marque d’épicerie Michel et Augustin propose de suivre la « tribu de trublions », l’équipe donc, dans ses tribulations, et ouvre même les portes de son siège tous les premiers jeudis du mois.« On n’est pas dans une tour à la Défense, on joue la transparence, explique Christopher, responsable de la communication, qui se présente volontairement sans patronyme. Les clients veulent mettre des visages sur les produits, c’est rassurant pour eux. » Spécialisé en produits frais, Le Petit Producteur a choisi, lui, de coller le nom, le minois et même l’adresse de l’agriculteur sur les cagettes.
Ikéa met en avant ses créateurs.

Pour profiter du coup marketing, le cahier des charges est strict – fruits de saison cueillis à maturité par exemple -, mais cette stratégie authenticité-traçabilité a séduit une vingtaine d’agriculteurs en 2007, 400 aujourd’hui. Avec des produits vendus entre 15 et 30 % plus chers, on comprend mieux le sourire des producteurs sur les étiquettes… La démarche a inspiré Touquet Savour, qui remet au goût du jour des variétés oubliées de pommes de terre. « Les producteurs sont très sincères et amoureux des bons produits, commente Alexis Dequidt, directeur marketing. Pour sauver la pompadour, ils ont décidé de se mettre en avant. » Les photos léchées, en noir et blanc, d’agriculteurs aussi frais que leurs chemises à carreaux, les pieds dans les tubercules, ont permis de multiplier les ventes par deux en deux ans et demi. « Les Français sont inquiets pour leur sécurité alimentaire : le producteur est le plus légitime pour les rassurer », décrypte Alexis Dequidt.

Le procédé « surfe sur la quête de sens dont on a besoin dans la consommation, analyse Nathalie Fleck, maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). Cela humanise la marque et les grandes surfaces montrent ainsi qu’elles sont proches des producteurs. »
Dans un autre genre, Ikea affiche depuis des années déjà dans ses magasins la photo de ses designers, qui expliquent pourquoi et pour qui ils ont imaginé tel ou tel produit. Ici aussi, la proximité fonctionne. « On montre qu’une gamme n’est pas issue d’une production spontanée, mais d’une étude auprès des consommateurs », précise Karin Aubertin, consultante chez Ikea France. « Les entreprises essaient de vendre un projet plutôt qu’un produit et, ainsi, le consommateur qui y adhère se sent contributeur », dit Géraldine Michel, professeure à l’Institut d’administration des entreprises de Paris. Autre façon d’humaniser la marque : mettre en avant ses employés. Les bières Jenlain ont su attirer la sympathie sur YouTube avec des saynètes décalées, coécrites et jouées par ses salariés. Une recette qui ne fonctionne pas pour tout le monde. Le géant de la restauration McDonald’s a beau mettre en scène ses employés dans un spot, quand on sait qu’il brasse des milliers de jeunes chaque année, cela peut manquer de crédibilité… « Il faut que ce soit cohérent : un beau discours ne suffit pas, il faut être légitime et crédible », conclut Nathalie Fleck.

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Par Le Monde.fr, rubrique « Lifestyle » à http://www.lemonde.fr/m/article/2012/03/09/le-produit-avec-photo-obligatoire_1654020_1575563.html

Marketing: 13 bons réflexes pour capter l’air du temps

Dominique Cuvillier, enseignant à Sup de Luxe, publie  » Capter les tendances «  (Editions Dunod). Un mode d’emploi précieux pour organiser sa veille marketing.

Synthèse des idées forces de ce décrypteur de tendances.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 09/03/2012

(suite…)

Bonduelle fait son marché aux Etats-Unis

L’Expansion.com avec AFP - publié le 09/03/2012 à 09:50

Le groupe agroalimentaire Bonduelle a annoncé vendredi le rachat de trois usines de surgélation, ainsi que d’un centre de conditionnement, appartenant à l’Américain Allens.

Le groupe agroalimentaire Bonduelle, spécialisé dans les légumes, a annoncé vendredi le rachat de trois usines de surgélation, ainsi que d’un centre de conditionnement, appartenant à l’Américain Allens.

Les sites repris sont implantés dans l’Etat de New York (nord-est) et dans le Wisconsin (nord) et emploient au total environ 400 personnes, a déclaré Bonduelle dans un communiqué. Le montant de la transaction, qui ne porte que sur des actifs, n’a pas été communiqué. Bonduelle espère conclure l’opération d’ici la fin du mois. L’achat inclut les marques « Chill Ripe » et « Garden Classics » ainsi que l’autorisation d’utiliser les autres marques d’Allens et ce, pour une période de 18 mois, a précisé le groupe français.

Créé en 1926 en Arkansas (sud), Allens était à l’origine dans les conserves de légumes. Il a vendu 150.000 tonnes de légumes surgelés en 2011, à partir de cinq sites industriels. Bonduelle, localisé dans le nord de la France, opère 42 sites de production et emploie 7.250 employés. Au Canada, il produit déjà 335.000 tonnes de légumes par an, dont 30% sont exportés vers les Etats-Unis.

En février, le groupe français avait annoncé un bénéfice net en hausse de 19,2% au premier semestre de son exercice décalé 2011-2012, et prévu une croissance de 2 à 3% de son chiffre d’affaires au deuxième semestre.

source l’Expansion à http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/bonduelle-fait-son-marche-aux-etats-unis_286372.html

 

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