Archive pour mars, 2012

« Le marketing sur le lieu de vente reste crucial pour déclencher l’achat »

A l’occasion du salon Marketing Point de Vente qui se tient jusqu’au 29 mars à Paris porte de Versailles, L’Entreprise a interviewé Eric Carabajal, le directeur de Popai France qui regroupe les acteurs de la PLV. La communication sur le point de vente reste stratégique : 50 à 75% des décisions d’achat se font en magasin.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 28/03/2012

L’Entreprise : En quoi consiste le marketing au point de vente et à quoi sert-il ?Eric Carabajal : c’est le dernier point de contact du consommateur avec la marque. Il affirme la personnalité de la marque ou de l’enseigne. Il a aussi pour but d’augmenter et d’orienter les ventes au moment décisif de l’acte d’achat. Le marketing au point de vente permet encore de fidéliser la clientèle ou de présenter son univers sous un angle attractif. L’association Popai (POint of Purchase Advertising International) fondée en 1936 aux Etats-Unis forme et uinforme les professionels de 45 pays aux outils marketing point de vente.

Avec la crise les entreprises et les marques ont-elles réduit leur budget communication sur le point de vente ?

Non, bien au contraire ! Les dépenses ont augmenté de 16% en 2011 pour atteindre 11,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France. Les dépenses globales de communication des entreprises ont juste augmenté de 1% l’an passé. Le marketing sur le point de vente est crucial : quelles que soit l’importance des investissements publicitaires réalisés en amont, 50% des décisions d’achat se feront dans le point de vente et même 74% pour ce qui est de la grande distribution.

Le consommateur n’est-il pourtant pas devenu avec la crise très précautionneux dans ses achats ? Il fait sa liste de course, se renseigne beaucoup avant d’aller en magasin…

Oui, il est de plus en plus renseigné. Il va en point de vente prendre des renseignements pour acheter sur le web. Il identifie un produit sur un site d’achat-vente, se renseigne sur des forums via son mobile et enfin effectue son achat en magasin. Mais on le voit aussi de plus en plus sortir sa tablette numérique ou son smartphone en magasin pour regarder s’il ne trouve pas mieux ailleurs ! Les magasins créent du trafic sur les sites marchands. La pratique la plus répandue reste quand même de rechercher le produit sur internet avant de l’acheter en magasin. Plus de 9 cyberacheteurs sur dix déclarent en effet être enclins à rechercher un type de produit en ligne avant de l’acheter en magasin.

Quelles sont les nouvelles tendances qui se dégagent en 2012 en matière de marketing sur le point de vente ?

Depuis la crise, on constate d’abord que le carton a pris le pouvoir. Il est moins cher que le multimatériaux pour faire une PLV. Comme les opérations se multiplient, de plus en plus de marques se dotent même d’une structure fixe de PLV (qui servira à plusieurs campagnes) et optent pour un habillage qui change au fil des opérations.

Deuxième grande tendance, les opérations de PLV (promotion sur le lieu de vente) sont à la fois plus courtes et plus nombreuses. Jusqu’à il y a peu, une marque ou une entreprise menait deux opérations par an. Maintenant, elle en mène 6 à 8 : parce qu’il y a plus de références en magasin et qu’elle a moins de place, donc de visibilité.

Enfin on assiste de plus en plus à l’intégration de l’affichage dynamique dans la PLV. Il y a de plus en plus d’écrans. La PLV cesse d’être statique. Elle incorpore des petits écrans pour approfondir l’information du consommateur. Nous avons d’ailleurs cette année sur le salon MPV un espace dédié au marketing digital en magasin, The Connected Shop

Au final qu’est ce qu’une bonne PLV en 2012 ?

C’est un ensemble : un design séduisant. Un agencement pratique, une relation client de qualité, une mise en avant du produit valorisante, une interactivité renforcée par les nouvelles technologies…Mais avant tout une PLV efficace est celle qui fait vendre !

source: L’Express publié à http://lentreprise.lexpress.fr/publicite-et-communication/le-marketing-sur-le-lieu-de-vente-reste-crucial-pour-declencher-l-achat_32327.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120329–1441072@202626685-20120329071046

Le beurre, des hauts… et des bas

Le bilan de la matière grasse laitière est complexe. Il dépend du climat et de la collecte, mais aussi de la demande mondiale en fromage et en poudre grasse. Le marché du beurre a connu depuis 2007 des fluctuations importantes. Des records de prix ont été atteints l’année dernière. 2012 s’annonce plus difficile.

27 mars 2012  Source: RLF (Revue Laitière Française) RLF (Revue Laitière Française)

800 000 t de beurre sont échangées annuellement dans le monde. Un volume quasiment stable depuis 20 ans.800 000 t de beurre sont échangées annuellement dans le monde. Un volume quasiment stable depuis 20 ans. -© R. LEMOINE

 La matière grasse a représenté pendant longtemps le tendon d’Achille de la filière laitière. Depuis 2007, les cours mondiaux du beurre sont régulièrement supérieurs à 3500 $ la tonne alors qu’ils se maintenaient auparavant entre 1000 et 2000 $ la tonne. « Ce n’est pas du côté de la demande qu’il faut chercher une explication à l’équilibre tendu du marché mondial du beurre », remarque Gérard Calbrix d’Atla.

Parmi les grands produits laitiers échangés sur le marché mondial, seul le beurre voit ses volumes stagner depuis 20 ans, autour de 800000 tonnes tandis que la demande connait une forte croissance pour les autres produits. « L’évolution du bilan mondial de la matière grasse doit tenir compte de nombreux paramètres », explique-til.

UN POTENTIEL GENETIQUE EN BAISSE

Côté disponibilité, d’aucuns évoquent une baisse de la collecte de matière grasse laitière. En réponse au trop-plein qui sévissait dans les années quatre- vingt-dix, les professionnels ont oeuvré pour un resserrement de la politique de sélection génétique sur ce critère. « Entre 2000 et 2009, la collecte de beurre a augmenté en Europe de 16000 tonnes alors qu’elle aurait pu augmenter de 50 000 tonnes. La teneur du lait en MG aurait ainsi baissé de 0,8 % sur cette période », rapporte Christophe Lafougère directeur du Gira.

Cette baisse reste toutefois modérée: « l’effet alimentation des vaches a atténué en partie l’effet des choix génétiques, d’autant plus que la sélection s’est également opérée sur le critère production de lait en termes de quantité », constatent les experts en France. Ainsi globalement, les disponibilités en matières grasses n’ont cessé de progresser en Europe avec l’augmentation de la production laitière.

"Nous achetons de la crème pour nos fabrications de Brillat Savarin. Le prix du Kg de matière grasse laitière est passé de 2,50 € à 5,10 € en deux ans. Nous avons dû de ce fait, différer nos investissements."  (Philippe Delin, directeur de la Fromagerie Delin)« Nous achetons de la crème pour nos fabrications de Brillat Savarin. Le prix du Kg de matière grasse laitière est passé de 2,50 € à 5,10 € en deux ans. Nous avons dû de ce fait, différer nos investissements. » (Philippe Delin, directeur de la Fromagerie Delin) - © R. LEMOINE

 

FORTE DEMANDE DE POUDRES GRASSES

Face à l’évolution des volumes de matière grasse laitière collectée, il faut mettre en regard la formidable expansion de la demande de poudre grasse sur le marché mondial qui a profité à la Nouvelle-Zélande et le développement des fabrications de fromages en Europe en réponse à une forte demande des pays tiers. « Les fabrications européennes de beurre sont le débouché des volumes de matière grasse laitière qui ne trouvent pas d’utilisation dans la fabrication d’autres produits laitiers », rappelle Gérard Calbrix.

En revanche, le développement des plats préparés n’a pas profité au beurre. Les chiffres du Gira montrent plutôt, une déclinaison des achats par les IAA (industries agroalimentaires). « Les prix élevés du beurre ont conduit lesopérateurs à lui préférer les matières grasses végétales notamment pour les BVP (biscuiterieviennoiserie-pâtisserie) et les crèmes glacées. Nous observons aujourd’hui une stabilisation de ce phénomène ; les recettes étant arrêtéesdepuis quelque temps déjà », analyse Christophe Lafougère, directeur du Gira. Les industries alimentaires totalisent 40 % de la consommation de matière grasse laitière dans l’Union
européenne.

Du côté de la restauration hors foyer qui accapare 15 % des débouchés du beurre en Europe, le Gira parle aussi de décélération : « la restauration traditionnelle cède le pas devant le fast food d’une part et d’autre part,l’utilisation par les restaurateurs du « tout près », fait moins de place au beurre ».

MGLA (matière grasse laitière anhidre) équivalent beurre - (1) Source : FAM, enquête mensuelle laitière (2) Source : Eurostat / Source : FIL - estimations 2011 AtlaMGLA (matière grasse laitière anhidre) équivalent beurre – (1) Source : FAM, enquête mensuelle laitière (2) Source : Eurostat / Source : FIL – estimations 2011 Atla- © -

À NOUVEAU DANS LA TOURMENTE ?

Qu’en est-il des GMS ? Les panels de distribution affichent une rétraction des achats en volume pour l’année 2011. Une évolution structurelle selon les intervenants. Se basant sur les résultats observés sur le marché du beurre en Allemagne (- 6 % pour les achats des ménages en janvier 2012), certains évoquent une répercussion de la crise économique qui jusqu’ici épargnait le secteur. Celle-ci se fait aussi sentir au niveau des IAA, ajoute un observateur « les Italiens ont fabriqué 20 % de moins de Panettone,le gâteau traditionnel de Noël », remarque- t-il.

Le beurre entre-t-il à nouveau dans la tourmente ? « Nous sommes sur des schémas qui présentent des courbes orientées vers le bas pour la demande et vers le haut pour les disponibilités. La cotation du beurre ne va pas tarder à chuter », prédit- il. Les marchés ne semblent pas pour l’instant lui donner tort : en janvier, le prix moyen néerlandais se situait en moyenne à 3,46 euros le kilo. Il est tombé à 3,17 euros le kilo fin février. Dans les couloirs du Gulf food, ce salon qui attire à Dubai les exportateurs des quatre coins du monde, il était question des enchères de Fonterra qui, depuis 11 mois, appliquent une baisse régulière sur le prix du beurre : fin février, le kilo était mis en vente à 2,20 euros.

« Depuis juillet 2011, le marché du beurre ne se porte pas bien. Mais ceci ne s’est pas traduit sur les marchés, car aujourd’hui le comportement d’achat des opérateurs a cessé d’être rationnel. Nous assistons depuis deux ans, à des achats de couverture sur 5 à 6 mois qui ont pour conséquence un ralentissement de la chute des prix », révèle un acheteur de beurre chevronné qui souhaite garder l’anonymat.

 

L’ÉQUILIBRE OFFRE /DEMANDE SE FISSURE

Alors, à quoi faut-il s’attendre pour les mois àvenir? Depuis 2007, face à des fluctuations de 2 euros par kilo et par an, alors que la différence entre le prix le plus haut et le plus bas n’avait jamais dépassé 0,25 euro avant cette date, les experts sont humbles dans leurs prévisions. « Nous sommes sur une tendance baissière qui devrait nous amener en dessous de 3 euros le kilo dans les semaines qui viennent », escompte notre acheteur.

« Depuis novembre dernier, les prix du beurre vrac baissent, confirme Gérard Calbrix. Cette tendance s’accélère sous la pression d’une production laitière en forte hausse dans le monde, une consommation en recul dans les ménages, mais aussi dans les IAA et chez les artisans, et l’arrivée en Europe du contingent de beurre néozélandais du premier semestre. Il faudra sans doute attendre fin juin pour y voir plus clair ».

Heureusement, les stocks sont au plus bas. Ce qui pourrait permettre de gérer au mieux les prix pour ne pas occasionner une nouvelle crise du lait. « Chaque 
année, au second semestre, l’UE est déficitaire en matière grasse », souligne Gérard Calbrix. Affaire à suivre.

Dossier réalisé par RLF (Revue Laitière Française) RLF (Revue Laitière Française)

 

Dimanche 1er avril à 20:50, l’alimentation traditionnelle

Dimanche 1er avril à 20:50, Thomas Sotto présentera sur M6 un nouveau numéro du magazine “Capital” qui s’intéressera cette semaine à l’alimentation traditionnelle. |

Biscuits ou confitures façon « grand-mère », yaourts à l´ancienne, bons petits plats mijotés ou encore légumes frais : pas de doute, dans nos rayons alimentaires, depuis quelques temps, la tendance c´est le retour à la tradition. Synonyme pour le public de bon goût mais aussi souvent d´alimentation saine, « la tradition » est aussi et surtout un formidable argument de vente pour de nombreux industriels, commerçants et même restaurateurs.

Alors, qui sont ceux qui parient sur la carte « à l´ancienne » pourdoper leurs ventes ? Recettes secrètes, goûts différents mais aussi emballages savamment étudiés, comment donne-t-on aux produits ce doux parfum d´antan qui plaît tant ? Des fabricants de yaourts fermiers au retour de la bonne vieille cocotte, des nouveaux marchands de légumes frais aux restaurateurs qui misent sur les plats de grand-mère, Capital vous révèle comment la tradition fait aujourd´hui recette dans l´alimentaire.

Yaourts : c´est dans les vieux pots qu´on fait les nouvelles fortunes. 
KerRonan, Kereu, Malo, La Fermière : des marques de yaourts a priori peu connues mais qui font des cartons dans les rayons en pariant sur le bon goût de la ferme. Le « yaourt tradition », c´est LA tendance du moment. Le marché a progressé de 30 % en deux ans ! Et pourtant ces produits sont souvent deux à trois fois plus chers que des desserts « nature » basiques. Alors, comment ces petites marques ont-elles réussi à faire leur trou à côté des géants des produits laitiers ? Et comment ceux-ci sont-ils en train de répliquer ?

Fruits et légumes : le retour des halles 
Elles avaient quasiment disparues depuis l´avènement des supermarchés : les halles sont de retour. Dans de nombreuses villes de province, elles ambitionnent de ranimer le coeur de la cité en proposant une idée simple aux consommateurs : acheter leurs fruits et légumes, mais aussi leur viande directement aux producteurs qui viennent les vendre à la ville plutôt que dans un rayon d´hyper.L´argument : la fraîcheur, la provenance et parfois le prix. Ça marche tellement bien que certains ont décidé de créer des chaînes de halles à l´ancienne, aiguisant du même coup l´appétit de la grande distribution qui n´entend pas se laisser faire. Capital explore cette nouvelle guerre des produits frais.

Bons petits plats : la guerre des cocottes 
C´est devenu le produit incontournable des cuisines, le symbole du retour des bons petits plats : la cocotte en fonte.Si elle est si prisée c’est qu’elle a de nombreux atouts : une diffusion de la chaleur progressive, des plats mijotés avec très peu de matière grasse, des produits réputés inusables… Résultat : les ventes de cocottes sont en constante augmentation : +20%l´année dernière, alors que les prix de vente atteignent facilement 250 euros. Plusieurs fabricants français se partagent le marché comme Staub et Le Creuset. Longtemps leaders incontestés, ils subissent la concurrence de nouvelles marques low-cost venues d’Asie. Alors, comment cet ustensile de grand-mère est-il devenu si tendance ? Qu´est ce qui en a fait le produit fétiche de tous les cuisiniers ?

Tendance : la folie bistronomie 
Nappes vichy, déco années 50 et menu à 25 euros: on pourrait se croire dans un petit restaurant de quartier, sauf que, en cuisine, officie un chef étoilé. C´est tout le concept de la « bistronomie » : des plats traditionnels préparés façon « grand restaurant ». L´idée : proposer ainsi de la gastronomie à des prix défiants toute concurrence. Des dizaines d´établissements ont déjà vu le jour en France et leurs patrons se frottent les mains car cette nouvelle grande cuisine à prix réduits est plus rentable. Plongée dans les marmites de la bistronomie.

Poisson d’Avril ou pas ? Ce sera à  vous de décider …

Pourquoi Intermarché fabrique ses propres marques

Pourquoi Intermarché fabrique ses propres marques dans ACTEURS intermarche-patrick-allard_paysage360

©REA
Fait rare dans le secteur, l’enseigne des Mousquetaires produit elle-même la moitié de ses marques de distributeur. Un bon moyen de serrer les coûts et d’innover.

Usine d’embouteillage de l’eau minérale d’Aix-les-Bains. Sur les tapis roulants, les bouteilles défilent au rythme de 25 000 à l’heure. Remplissage, pose du bouchon en une fraction de seconde, emballage thermoformé, mise en palettes… Les 20 salariés de la PME savoyarde n’ont pas une minute à eux.

Le planning du jour prévoit encore dix palettes de vaporisateurs d’eau et autant de la nouvelle bouteille arborant la photo de Christophe Lemaitre, le champion d’Europe du 100 mètres, originaire de la région et ambassadeur de la marque. L’usine n’a rien à envier à celles des géants de l’agroalimentaire, comme Nestlé ou Danone. Pourtant, elle appartient à 100% à Intermarché, le numéro 3 français de la grande distribution.

Boucher, pêcheur, pizzaiolo. Et encore, ce n’est que l’une des 60 filiales industrielles que le Groupement des Mousquetaires possède en France. Alors que ses concurrents passent systématiquement par des sous-traitants, Intermarché est en effet l’un des rares distributeurs dans le monde – avec le groupe suisse Migros – à produire ses marques propres. Soit, chaque année, 350 000 tonnes de viande et de charcuterie préparées dans ses abattoirs de Quimper ou sa fabrique de Vitré, 12 000 tonnes de poissons pêchés par ses 20 navires, 240 millions de litres de lait, et des millions de pizzas, de bocaux de haricots ou de bouteilles de vin.

Au total, près de la moitié des 2 500 produits Sélection des Mousquetaires présents dans les 1 800 magasins Intermarché ou Netto sortent d’une usine du Groupement. Ce qui en fait, avec 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le douzième industriel agroalimentaire français, pas très loin de Nestlé France. «Dans trois ans, nous atteindrons les 4 milliards», assure Michel Ortega, le président du pôle industriel d’Intermarché depuis 2009.

Ce groupe industriel inédit est né un peu par hasard, il y a trente-cinq ans, quand Jean-Pierre Le Roch, le fondateur d’Intermarché, s’est lancé dans la production de soda avec un ami. La boisson gazeuse ayant rencontré un franc succès dans les supermarchés de ses adhérents, l’entrepreneur a décidé de fabriquer ses propres produits lorsqu’il jugeait les marques nationales trop gourmandes.

Des produits porteurs. Intermarché a ainsi créé une usine d’épices, pour concurrencer Ducros, puis s’est mis à racheter des fabricants. Pas toujours avec succès : le Groupement a fini par abandonner le trop coûteux segment de l’hygiène-beauté – à l’exception des couches-culottes, toujours fabriquées à Ploërmel, en Bretagne. Et sa flotte de pêche reste peu rentable.

Pour le reste, Intermarché y trouve largement son compte. Grâce à sa maîtrise de la production industrielle, l’enseigne a remplacé 50% des produits en rayon par ses marques de distributeurs (MDD), alors que ce pourcentage ne dépasse pas 30% chez Carrefour ou Leclerc. Or, ce sont justement ces produits, vendus en moyenne 25% moins cher que ceux des grandes marques, qui ont le vent en poupe ces dernières années. Et qui ont aussi permis à Intermarché de dépasser les hypermarchés Carrefour, en atteignant 12,4% de parts de marché.

Economies d’échelle. La maîtrise de ses usines permet au Groupement de réduire considérablement ses coûts d’approvisionnement. Le distributeur centralise ainsi les achats de matières premières ou d’emballages et réalise de substantielles économies d’échelle – elles ont permis de compenser en un an la hausse des prix du plastique des bouteilles, par exemple. Ses investissements en études de marché ou en systèmes d’information sont mutualisés.

De plus, contrairement aux sous-traitants indépendants qui ne connaissent pas les volumes qu’ils devront produire dans six mois ou un an et doivent conserver de coûteuses surcapacités pour répondre par à-coups aux commandes d’Auchan ou de Casino, les sites de production d’Intermarché ont un plan de charge régulier et garanti. La proximité avec les magasins leur permet aussi d’obtenir vite les chiffres de vente et d’ajuster aussitôt le rythme de production. En bout de chaîne, la centrale d’achats du Groupement achète moins cher à ses filiales qu’aux fournisseurs extérieurs, en réduisant les frais commerciaux et en évitant les intermédiaires. Ce qui permet aux hypers Intermarché de proposer des MDD à des prix plus bas de 10 à 15% que leurs équivalents chez Auchan ou Leclerc.

Aiguillons internes. Pas question pour autant de proposer des produits au rabais. Pour garantir la qualité de ses MDD maison, Intermarché propose régulièrement aux 500 cadres les plus haut placés de ses 60 usines, responsables production, qualité ou logistique, de se rencontrer afin d’échanger -informations et bonnes pratiques. En parallèle, la centrale d’achats met toujours ses usines en concurrence avec d’autres fabricants, en leur appliquant les mêmes critères de sélection et les mêmes cahiers des charges.

«En décembre, nous avons dû nous déplacer deux fois au siège, à Bondoufle, pour trouver un terrain d’entente», lâche Philippe Germaneau, le directeur de l’usine d’Aix-les-Bains. Et désormais, les patrons de site poussent leurs équipes de vente à démarcher davantage les centrales d’achats de Carrefour, d’Auchan ou de distributeurs étrangers pour leur offrir de produire leurs MDD. Le débouché est loin d’être négligeable : pas loin de 15% des produits qui sortent des usines Intermarché sont livrés à ses concurrents.

Innovations maison. Ces derniers ont probablement craqué pour les pains aux fruits ou les foies gras surgelés prêts à cuire vendus par les usines de l’enseigne. Avoir intégré les sites de production permet en effet au Groupement des Mousquetaires de «copier» rapidement les nouveautés des grandes marques, mais aussi de sortir régulièrement des innovations. «Nous n’avons pas à attendre qu’un fournisseur accepte d’investir pour nous», explique Michel Ortega. C’est ainsi Intermarché qui, en 2008, a lancé le premier steak haché grillé à réchauffer au micro-ondes, récompensé par un grand prix au Sial, une des grand-messes de l’agroalimentaire mondial.

Pourtant, les Mousquetaires n’ont pas de division recherche & développement centralisée. «Une ou deux personnes se consacrent à l’innovation produit dans chaque usine, histoire de rester flexibles, explique Christophe Bonno, le directeur général du pôle industriel. Et comme tout reste en interne, nous avons moins de risque de voir nos cahiers des charges circuler chez nos concurrents.» Au total, une centaine de têtes chercheuses phosphorent sur les prochaines MDD Intermarché, un chiffre honorable quand on le compare aux 900 salariés R & D de Danone, qui produit plus de 35 000 références.

Pour être encore plus créatif, le distributeur a lancé l’an dernier un défi interusines, auquel tous les employés, cadres ou techniciens sont priés d’apporter leur contribution. Résultat : 130 nouveautés ont été suggérées et une trentaine réalisées, qui vont des biscuits bio aux sushis à la viande.

Polyvalence. Mais pas besoin de créer de nouvelles capacités de production pour accueillir toutes ces nouveautés : contrairement aux lignes de production des grandes marques, spécialisées dans un produit dont elles débitent d’énormes volumes, les usines d’Intermarché sont en effet toutes polyvalentes, conçues pour s’adapter aux besoins des magasins. «Nous touchons en moyenne un consommateur français sur sept, et nous ne visons pas des volumes de production massifs comme les autres industriels», indique Yves Garçon, un ancien de Granini qui dirige aujourd’hui le pôle boissons des Mousquetaires. Sa stratégie, comme pour les autres pôles, consiste plutôt à fournir tout un rayon. Par exemple en fabriquant des sirops, des jus de fruits, des eaux plates et gazeuses sur les mêmes installations. Les salariés de l’usine d’Aix-les-Bains vont encore faire des heures sup.

Francis Lecompte

Publié sur Capital.fr, Source : Management le 26/03/2012 à 06:00

à http://www.capital.fr/enquetes/strategie/pourquoi-intermarche-fabrique-ses-propres-marques-707483

 

L’invitation au voyage de Sodebo

23 Mars 2012
Sodebo lance des recettes exotiques de box
Sodebo lance des recettes exotiques de box
Sodebo lance des recettes exotiques de box

 

Sodebo lance des recettes exotiques de box qui font référence à de grandes cités étrangères. Le prix indicatif est de 3,39 € ou 3,40 € les 300 g.

Huit références « Box Trotter » sont proposées. Après un chili con carne à Mexico, on s’envole pour Bombay (curry de poulet), Bali (crevettes coco), Hanoi (bœuf sauce soja), Shanghai (poulet sauce saté). Puis on revient à Barcelone (paella), en passant par Marrakech (couscous) et Casablanca (tajine kefta).

Pour cultiver le dépaysement et donner un ancrage plus réaliste aux recettes, Sodebo a noué un partenariat avec Geo. Le magazine cautionne, sur les emballages des box, un descriptif de la ville et de sa cuisine. Un code à flasher, en outre, donne accès à du contenu rédactionnel supplémentaire de Geo.

source: linéaires à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/L-invitation-au-voyage-de-Sodebo-36725

 

Bien que nocive, l’huile de palme reste incontournable

L’huile de palme, montrée du doigt par les ONG en raison de ses effets néfastes sur la santé et surtout sur l’environnement, reste toujours aussi présente dans notre alimentation. A l’heure actuelle, près de 50% des produits alimentaires transformés en contiennent toujours.

Les tentatives des industriels de l’agroalimentaire pour se passer de l’huile de palme payent difficilement. S’il semblerait que la volonté de réduire son utilisation soit là, concrètement, les importations européennes de cette huile extraite du fruit du palmier à huile continuent jusqu’ici de progresser légèrement. « Nous constatons en France et en Europe depuis deux ans une stagnation de la consommation mais celle-ci ne fléchit pas« , explique Boris Patentreger, chargé de programme forêt pour l’organisation World Wildlife Fund (WWF).

« Aucun analyste sérieux ne pense que l’on peut en finir avec l’huile de palme« , confirme Hubert Omont, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Aujourd’hui, 80% de l’huile de palme est utilisée pour l’alimentation et 19% pour la cosmétique. En 30 ans, elle s’est imposée dans le monde et sa production a été multipliée par huit (45 millions de tonnes en 2010, devant le soja et le colza). En effet, cette huile est très bon marché, le rendement à l’hectare du palmier à huile étant dix fois plus élevé que celui du soja. De plus, sa stabilité lui permet d’être stockée sous forme solide et elle permet de conserver les aliments.

Toutefois, depuis l’an 2000, les ONG jettent le discrédit sur cette culture qui pousse à une déforestation sauvage et menace notamment la survie de l’orang-outang en Malaisie et en Indonésie (où a lieu 85% de la production). De plus, cette huile, à forte dose, favoriserait la survenue de maladies cardio-vasculaires. « Soucieux de plaire aux consommateurs, les industriels ont alors mis une pression énorme sur leurs fournisseurs pour supprimer l’huile de palme de leurs produits mais maintenant ils ont en partie fait marche arrière car souvent ils n’ont pas de solution de rechange« , explique Sophie Delacharlerie, ingénieur à l’Université de Liège qui a travaillé sur ce thème avec des industriels.

Des efforts pour une culture « durable » trop lents

L’Europe ne représente que 16% des importations mondiales, derrière la Chine et l’Inde, où la consommation explose. Les Etats-Unis eux, importe 3% mais les pays du Nord peuvent faire pression pour une production qui respecte davantage l’environnement, explique également M. Patentreger. Néanmoins, l’huile de palme devient peu à peu issue d’une culture dite « durable », selon les critères de la RSPO, une organisation internationale regroupant professionnels du secteur et ONG. Ce label certifie notamment que les palmiers sont plantés sur des terres non boisées, et que la production respecte une série d’exigences sociales et environnementales.

Mais l’an passé, à peine plus de la moitié de cette production (qui représente 10% de la production mondiale) a été achetée selon WWF, qui dénonçait fin 2011 des efforts trop lents de la part des industriels.

publié par Maxi sciences.com à http://www.maxisciences.com/huile-de-palme/bien-que-nocive-l-039-huile-de-palme-reste-incontournable_art22862.html

Les dernières innovations en matière de snacking.

A l’occasion du salon Sandwich & Snack Show, le snacking est à l’honneur. Ce type d’alimentation, qui offre de nombreux services, conquiert toujours davantage de consommateurs. Il est au cœur de l’offre des magasins de proximité, dont il peut représenter jusqu’à 10% du chiffre d’affaires (source : Eurostaf). Etant donné l’engouement des français et l’essor perpétuel du snacking, nombre d’industriels tentent de s’immiscer dans la brèche et de proposer à leur tour des produits nomades.
Comment évolue le marché du snacking ? Quelles sont les dernières innovations dans ce secteur ? Quelles sont les grandes tendances ?

Agro-media.fr vous propose une analyse sur ce segment-phare de l’agroalimentaire.

Le snacking, un marché en vogue

Le marché du snacking est très vaste, étant donné qu’il réunit des filières de distribution et des produits très variés : du sandwich du boulanger à la salade vendue en grande surface en passant par l’hamburger de fast-food. Un point commun à tous ces produits : ils sont prêts à consommer ou prêts à réchauffer. Entre 2004 et 2011, le snacking aprogressé de plus de 60% (+66,5%) ! Il est ainsi passé de 20 milliards d’euros environ à plus de 32 milliards l’an dernier. Et « ce n’est pas terminé », selon Bernard Boutboul, le directeur du cabinet Gira Conseil. En effet, le marché du snacking bénéficie d’une conjoncture qui lui est très favorable :

  • le temps de pause pour déjeuner ne cesse de se raccourcir,
  • le snacking reste moins cher que la restauration traditionnelle alors que le pouvoir d’achat des français diminue
  • et enfin les innovations y sont légion et permettent à ces produits de monter en gamme et de toucher un public toujours plus important.

Si le produit-phare du snacking reste le sandwich, avec plus de 2 milliards d’unités vendues, les box ont su s’imposer dans le paysage du snacking. Selon Cécile Desclos d’Eurostaf qu’agro-media.fr avait interviewée, ces dernières représentent 2,5% du marché. Selon Rémy Lucas, de l’agence conseil Cate Marketing, trois grandes tendances se distinguent : le « snackable », le « right snack » et le « snackissime ».

 

Le snackable ou la praticité avant tout

Le concept du snackable est simple : manger vite, facilement, n’importe où, et de façon à être rassasié. 
En effet, le snack a pour fonction première de servir de déjeuner. De fait, on ne doit plus avoir faim après l’avoir consommé. Dans cet ordre d’idée, Sodebo a créé Salade & Compagnie. Ces salades copieuses sont composées de crudités, d’une source de protéines (jambon, œuf, poulet, thon), de féculents (pâtes, riz, taboulé), de gressins et de vinaigrette. Panzani Food Service a pour sa part développé des box XXL à destination des hommes, avec davantage de produit. Sapresti Traiteur a quant à lui décliné sescroques-monsieurs micro-ondables en version XL, sous le nom « Double Croque micro-ondable ».
La praticité est aussi à l’ordre du jour avec notamment les soupes en canette de La Courtisane, qui peuvent être vendues dans des distributeurs automatiques. Globalement, toutes les innovations ont tendance à s’inspirer du snackable, qui est la base du snacking : les snacks deviennent de plus en plus nomades et faciles à consommer.

 

Le right snack ou le snack éthique

Le right snack, pour sa part, ne répond pas aux mêmes critères de praticité. Ce qui compte avant tout dans ce concept est l’enjeu qui se cache derrière le produit, que cet enjeu soit budgétaire, écologique ou sanitaire.
Au niveau du budget, les prix des snacks restent globalement de plus en plus élevés. Par exemple, le prix d’un classique sandwich jambon-beurre, qui a été choisi comme indicateur pour suivre l’évolution tarifaire du marché du snacking, a augmenté de 4,76%l’an dernier (source : Gira Conseil), soit deux fois plus que l’inflation. C’est dans la grande distribution que les prix ont notablement augmenté, même s’ils restent moins élevés que dans les boulangeries et sandwicheries. Les efforts réalisés par les fabricants en matière de réduction des prix s’avèrent de fait rapidement payants.
D’un point de vue santé, l’offre de snacking ne cesse de s’enrichir de produits plus sains. Ainsi, la 3ème édition du Baromètre Nutritionnel de la Restauration Rapide, menée par l’agence Nutritionnellement en partenariat avec l’Oqali, a observé que presque un quart (24%) des enseignes de restauration rapide mettaient en avant fin 2011 un concept nutritionnel. C’est 4% de plus qu’en 2010 et 12% de plus qu’en 2009. Sodebo a par exemple créé des box sans allergènes, et donc adaptées aux personnes allergiques, alors que Bonduelle a choisi de développer des box à base de légumes pour les femmes. Sur cette tendance, Les Crudettes tapent fort avec leurs Crud’Wich. Il s’agit de wraps, mais qui comportent en lieu et place des classiques tortillas servant à englober la préparation de simples feuilles de salades ! De fait, ces wraps sont plus sains et plus légers. Une offre qui devrait à coup sûr séduire les femmes !
Enfin, un nombre croissant de consommateurs se préoccupe des questions environnementales. Les fabricants l’ont bien compris et les emballages de snacking s’adaptent à cette tendance, à l’instar de Favry-Celadon, qui a conçu des plateaux-repas compostables éco-conçus (sans barquettes rajoutées, 100% végétal et labellisés « OK compost »).

 

Le snackissime ou le haut de gamme du snacking

Le snackissime fait un pari un peu osé : détourner le snack de sa fonction première de praticité et de commodité pour en faire un produit de luxe, haut de gamme, à la fois beau et bon. Malgré les apparences, cette tendance est de loin la plus porteuse en termes d’innovations, et réunit plusieurs grands axes de développement.
Ainsi, les snacks deviennent de vraies invitations au voyage. Comme pour les autres secteurs de l’agroalimentaire, les recettes ethniques/exotiques donnent des idées aux fabricants. Par exemple, Sodebo a choisi de se lancer dans l’aventure des wraps avec cinq recettes originales (dont jambon tzatziki, dinde aux épices et poulet au curry) dans sa gamme Planet Wrap. Ses Box Trotter nous invitent également dans huit grandes villes du monde entier : couscous poulet merguez à Marrakech, tajine kefta de bœuf à Casablanca, chili con carne à Mexico, wok crevettes coco à Bali… Enfin, ses Salade & Compagnie dont nous avons parlé dans le concept snackable sont également à l’image de grands lieux : Manhattan, Istanbul, Olympe, Roma, Montmartre et Antibes. Fleury Michon s’est spécialisé dans l’Asie avec ses recettes de box « destination Thaïlande »Bakkavor, qui commercialise la majorité de ses produits en B to B, a cette fois choisi de se positionner en B to C avec ses salades premium vendues sous la marque Rose Kitchen. Elles se distinguent par l’ajout de légumes cuisinés. Bakkavor commercialisera aussi ces salades sous MDD.
Les emballages des snacks évoluent aussi et montent en gamme. Ainsi, les galets Snack in Stone de Comatec ont reçu un Snacking d’Or pour leur gamme d’emballages originale. Ces galets sont déclinés en trois tailles et en deux couleurs, et peuvent être proposées avec un plateau repas pour la restauration livrée, ou un coffret lunch pour les formats à emporter. La version blanche en amidon végétal, est « 100% biodégradable et compostable », quand la version noire est fabriquée en polystyrène injecté. Micro-ondables, ces emballages raffinés sont adaptés aux préparations froides ou chaudes. Les écrins Cub’ de Solia ont la même vocation : sublimer les produits de snacking tout en préservant l’environnement. Ces plateaux-repas révolutionnaires sont en fait des coffrets rectangulaires en carton avec poignées, qui peuvent contenir jusqu’à trois Cub’ (des contenants carrés transparents). Sobres et résolument design, ces plateaux-repas comportent trois fenêtres permettant d’entrevoir les préparations contenues dans le coffret. Enfin, l’écrin est personnalisable au nom et aux couleurs de l’enseigne. L’écrin Cub’ de Solia devrait vite avoir des adeptes…
Les recettes gourmandes comprenant des produits de qualité sont de plus en plus nombreux : salades au saumon fumé ou aux crevettes tigrées sauce cocktail et mandarine de Salsa Food, soupes aux patates douces à la jamaïcaine ou bain de verdure New Covent Garden, tartare du chef de Bigard
Les snacks sucrés ne sont pas en reste dans cette tendance. Ainsi, les célèbresmacarons se déclinent maintenant en mini-coffrets haut de gamme, les salades de fruitsapparaissent sous forme de cups (comme les Kup de Rochefontaine qui n’ont pas besoin d’être conservées au réfrigérateur et comportent une cuillère pour une consommation rapide et nomade), les boissons sucrées sont de plus en plus gourmandes et transportables, comme le thé aux bulles/perles Bubble tea de Bubble fever
Certains produits mélangent les genres, à l’instar de Bridor qui mise sur desviennoiseries… salées ! Ses roulés salés moutarde/trois fromages, jambon/fromage et pizza qui ressemblent à s’y méprendre à des pains aux raisins devraient à coup sûr faire sensation.
Enfin, comme pour tous les autres secteurs de l’agroalimentaire, les snacks se déclinent en version bio.

 

Quelles innovations nous attendent en 2012 ?

Selon une récente enquête sur les « Comportements et consommations alimentaires des français » menée par le Crédoc, 90% des enfants et 69% des adultes ne consomment pas cinq fruits et légumes par jour, malgré les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS). En effet, bien que ces dernières soient la plupart du temps connues par les consommateurs, elles ne sont qu’encore rarement mises en pratique… Face à ce constat, le marché du snacking semble prêt à relever le défi. Selon Rémy Lucas, le directeur général de Cate Marketing, « les nouveaux marchés de la restauration rapide voient se développer une offre de plus en plus centrée sur l’équilibre alimentaire. Les légumes, avec les salades et les soupes, mais aussi les fruits avec des morceaux prêts à l’emploi, les salades composées, les jus frais ou les smoothies, sont au cœur de cette petite révolution ». Il a ajouté : « en France, le snacking fruits et légumes marche bien en RHD, notamment les bars à jus ou à soupes, mais pas en GMS. »
Il y a donc une place à prendre, et nombre d’industriels s’y sont déjà intéressés :  Floretteavec son plateau apéritif « Croquez frais ! », Créaline et ses soupes en cup, lesconfiseries Na ! 100% issues de fruits et régulièrement déclinées dans de nouveaux parfums, Pierre Martinet et ses smoothies légumes et fruits, les gourdes de fruits pour adultes « Ma Pause Fruit » de MaterneChiquita et ses cups de poire en morceaux au jus de myrtille et grenade lancées aux Etats-Unis… McDonald’s a pour sa part préféré introduire dans ses menus et notamment dans ses Happy Meal pour enfants des « Fruits à croquer », composés de pommes et raisins prêts à consommer, mais aussi des ananas, des kiwis et des melons.
Les céréales sont aussi couplées aux fruits pour combiner snackable et right snack afin d’obtenir des produits rassasiants et sains. Ceci donne lieu à des innovations telles que les barres de céréales et fruits tropicaux de SPC Ardmona ou les smoothies pomme, banane et graines de chia de Nudie en Australie. En revanche, il n’existe pas d’innovations de ce genre en France… Feront-elles leur apparition en 2012 ? Il s’agit en tout cas d’un segment porteur…

Les innovations dans le domaine du snacking ne sont pas prêtes de s’arrêter. En effet, ce marché, de par sa grandeur, son potentiel de développement et son concept-même inspirent les fabricants qui tentent de surfer sur la vague des produits nomades. Latendance pour 2012 semble être en premier lieu les fruits et légumes. Il y a fort à parier qu’un grand nombre d’innovations porteront sur ces produits. Quoi qu’il en soit, le sandwich jambon-beurre a encore de longs jours devant lui, même si les produits qui tentent de lui voler la vedette sont nombreux…  V.D.

source: Agromedia.fr à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/recherche-innovation/les-derni%C3%A8res-innovations-en-mati%C3%A8re-de-snacking

 

Tipiak: résultats 2011 en repli, du fait des matières 1ères

Tipiak publie un résultat net de 3,2 millions d’euros pour 2011 contre 4,5 millions d’euros en 2010.

Le résultat opérationnel atteint 7,4 millions d’euros, en repli de 24% sur la période.

Le groupe agroalimentaire indique que la baisse des résultats résulte des hausses fortes et brutales des prix d’achat des principales matières premières, répercutées partiellement dans les prix de vente.

Il a enregistré un chiffre d’affaires de 167,6 millions d’euros en 2011, en augmentation de 6%.

Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale du 14 juin 2012 le versement d’un dividende de trois euros par action.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

publié par Le Figaro à http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/tipiak-r-sultats-2011-en-repli-du-fait-des-mati-res-1-res-167147

L’Autorité de la concurrence s’active sur fond de campagne présidentielle

Dossiers

© Andy Ciordia – Flickr – C.C.

Après les producteurs d’endives, de farine et les fabricants de croquettes pour chiens, voici les industriels des yaourts sous marque de distributeurs (MDD) mis sous les deux de l’Autorité de la Concurrence. Des perquisitions ont été menées chez tous les grands faiseurs du secteur : Senoble, Novandie, Lactalis, 3A et les Maîtres Laitiers du Cotentin (MLC).

A l’Autorité de la Concurrence, mise en place en mars 2009 par la loi LME, on se refuse à confirmer ou à infirmer l’information. L’instruction du dossier pourrait prendre plusieurs mois. De source proche, on évoque notamment plusieurs mois pour exploiter les pièces saisies lors des perquisitions, ou alors l’étude des éventuels contentieux sur les perquisitions, ainsi que la durée de l’instruction, qui est variable en fonction du dossier.

Après l’instruction, il y a plusieurs étapes contradictoires entre les industriels et l’Autorité. Il y a d’abord une étape de notification des griefs, suivie d’un délai de deux mois pour que les industriels puissent répondre. Ensuite l’Autorité rédige un rapport d’instruction suivi d’une nouvelle période de deux mois pour laisser les industriels réagir. « Au final, il peut se passer un à deux ans avant que les sanctions ne tombent », confie une source proche du dossier.

Ces dernières semaines, l’Autorité s’active sur fond de campagne présidentielle. Elle a notamment infligé il y a quelques jours une amende de 35,3 millions d’euros à trois fabricants du secteur du pet-food, les géants Nestlé, Mars et Colgate-Palmolive pour avoir limité la concurrence dans les réseaux de grossistes qui distribuent leurs produits dans la distribution spécialisée (animalerie, magasins de bricolage, etc.) entre 2004 et 2008. Quelques jours plus tôt, elle sanctionnait les producteurs d’endives pour entente.

L’Autorité de la concurrence a aussi accusé des producteurs de farine français et allemands d’entente illicite le 13 mars dernier.  Elle a  infligé une amende de 146,9 millions d’euros à sept meuniers français pour s’être entendus sur les prix et la production en France.
Les principales sanctions infligées ces dernières années en France (en millions d’euros)

534 millions : cartel de la téléphonie mobile (2005)
384,9 millions : commission interbancaire sur les chèques (2010)
174,5 millions : entente du crédit immobilier (2000)
94,4 millions : entente sur le travail temporaire (2009)
80 millions : Abus internet ADSL (2005)
74 millions : cartel du négoce de produits sidérurgiques (2008)
63 millions : abus téléphonie DOM (2009)
54,9 millions : signalisation routière (2010)
47,9 millions : marché publics BTP Ile de France (2006)
47,3 millions : marché publics des lycées Ile de France (2007)
45,4 millions : entente des parfumeurs de luxe (2006)
45 millions : abus internet haut débit (2007)

Par Patrick Déniel – Publié le 22 mars 2012,

source: l’Usine nouvell à http://www.usinenouvelle.com/article/l-autorite-de-la-concurrence-s-active-sur-fond-de-campagne-presidentielle.N171243

Chine : des exportations agro sous haute surveillance

La Chine ne se contente pas d’exporter des jouets ou du textile bon marché. De plus en plus de produits alimentaires sont également « made-in-China ». Pour éviter que votre assiette ne ressemble à un nid de bactéries, les inspections sont sévères. 51% des aliments chinois échouent aux contrôles et le pays vient de signer un accord avec l’Union européenne pour améliorer la sécurité des produits chinois exportés.

 

La moitié des Chinois n’a pas confiance dans la nourriture qui lui est vendue. Et ils sont un tiers en Europe à douter de ce qu’ils ont dans leurs assiettes. A l’origine de cette méfiance, les scandales à répétition : lait à la mélamine, huile frelatée, porc au clenbuterol ou encore, crevettes à la gélatine… Autant d’affaires bien peu appétissantes et qui ont défrayé la chronique ces dernières années en Chine. Jetant le trouble sur l’ensemble des
exportations alimentaires du pays.

« Les résultats que nous avons pu constater sont inquiétants et montrent combien les importateurs doivent être vigilants », explique Sébastien Breteau le directeur d’Asia Inspection (www.asiainspection.com), une
société spécialisée dans le contrôle des exportations. Cette situation est essentiellement la conséquence d’une mauvaise gestion de la qualité de la part des usines, voire de négligences. Mais dans des cas extrêmes, ceux dont on entend parler dans l’actualité lorsqu’ils sont détectés, c’est l’appât du gain qui est à l’origine du problème, comme par exemple lors du scandale du lait infantile en 2008 », assure ce Français à la tête d’une équipe de 350 inspecteurs qui sillonnent les usines de l’Empire du Milieu pour contrôler la qualité des produits qui seront ensuite exportés.

CHIFFRES CLEFS

- La Chine est le premier producteur mondial d’une foule d’aliments : ail, blé, melons, carottes, choux,
clémentines, concombres, miel, noix, pommes de terre, porc, tabac, thé, tomates…

- La part des exportations chinoises de produits alimentaires représente 13,27% dans l’Union européenne et
0,9% en France

- Une terre cultivée en Chine sur 10 est polluée par des métaux lourds, comme le plomb, le mercure et le cadmium.

- La Chine est le plus grand utilisateur de pesticides et d’engrais du monde.

Recherche des bactéries de type listeria ou salmonella

« La Chine est un pays immense où l’économie est en plein boom. Les contrôles sanitaires ne peuvent être partout. De plus, les efforts administratifs chinois ne sont pas centralisés, pas moins de dix administrations se partagent la tâche du contrôle alimentaire. Un véritable colosse au pied d’argile ! »

Cette fois-ci, l’un de ces inspecteurs intervient dans une usine de produit surgelé à Hangzhou, au sud de Shanghai. Les sacs de brocolis sont inspectés au hasard. Taille, poids, couleur, mentions obligatoires, dates
de péremption. Tout est passé au crible et noté au fur et à mesure sur un ordinateur portable sur lequel l’homme en uniforme rouge et blanc tapote en permanence. Il récolte ensuite quelques échantillons qui seront analysés en laboratoire. « On recherche des bactéries de type listeria ou salmonella. On vérifie les taux de pesticides, le Ph, la présence de métaux lourds comme le  plomb et la teneur en histamine, explique-t-il. Je vais envoyer ces échantillons à notre laboratoire qui se trouve à Shanghai ».

Les tests prennent trois jours et, en attendant, des scellés sont posés sur la marchandise avant son exportation. Si cette fois les brocolis surgelés prendront bien la mer, direction l’Europe, ce n’est pas toujours le
cas. En 2011, 51% des inspections de produits alimentaires en Chine ont échoué.

« Nous avons par exemple effectué une inspection de concentré de tomate en conserve. Les conserves contenaient du concentré et… des cailloux, explique Sébastien Breteau. Il est évident que si ce produit avait atteint l’assiette d’un consommateur les conséquences pour l’importateur auraient pu être dramatiques en termes d’image et de conséquences judiciaires ».

« Tests impératifs »

« Le problème vient aussi de la qualité des matières premières disponibles. Le développement économique chinois des 20 dernières années, c’est fait largement au détriment de l’environnement. Pour des produits
tel que le poisson, la matière première est directement en cause. Un fournisseur chinois sera donc tenté d’utiliser un poisson de mauvaise qualité et moins cher pour réaliser un produit transformé. Ce risque rend les tests en laboratoire sur les matières premières utilisées impératifs ».

Ces mauvaises surprises ont provoqué une certaine xénophobie culinaire et on s’inquiète de plus en plus de ce que l’on trouve dans son assiette. Surtout lorsqu’il s’agit de made-in-China. Pourtant, les aliments chinois sont partout : une asperge sur deux vendue en France vient de Chine et 30% du concentré de tomate est chinois. Aux Etats-Unis, la moitié de l’ail et 40% du jus de pomme sont importés de l’Empire du Milieu.

L’explication est simple: « l’asperge vaut quatre fois plus cher quand elle est produite en France, explique le patron d’une société de négoce entre producteurs chinois et industriels européens. La Chine est le plus
gros exportateur mondial d’asperges en conserves. Comme dans le secteur industriel, les faibles coûts de la main-d’oeuvre chinoise défient toute concurrence ».

La Chine est le premier producteur agricole du globe. Le pays a vu ses exportations alimentaires bondir de 44% vers la France ces dernières années. Cette croissance concerne essentiellement des produits dits de première transformation, notamment le concentré de tomates, les fraises, les champignons déshydratés ou les asperges. Des produits destinés à la préparation de yaourts, de confitures, de jus de fruits ou encore de plats cuisinés.

Accord de surveillance avec l’UE

Mais, signe des temps, la Commission européenne a jugé que la Chine n’était pas « à la hauteur » en matière de sécurité et l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) vient d’ouvrir ses premiers bureaux en Chine afin de renforcer les contrôles in situ. Mardi 20 mars, l’UE et la Chine ont annoncé des actions de surveillance communes pour renforcer la sécurité des produits exportés, notamment alimentaires.

Pour l’heure, les importateurs européens doivent surtout se reposer sur les contrôles indépendants effectués à leur demande. « Notre objectif n’est pas de surprendre les usines chinoises. Nous ne faisons pas d’opération coup de poing. Ca, c’est le travail des autorités. Nous, nous n’intervenons qu’à la demande de nos clients sur des marchandises qui seront exportées », explique un inspecteur. Pour le reste, ce sont les contrôleurs officiels de l’administration qui doivent intervenir. Mais c’est encore très rare. Les effectifs sont loin d’être suffisants pour s’assurer que l’ensemble des producteurs chinois respecte les normes sanitaires.

« Les scandales alimentaires sont autant de piqûres de rappel pour les officiels et de sources d’inquiétudes pour les consommateurs chinois. Les pouvoirs publics ont bien pris la mesure du problème, en faisant des exemples, en mettant des moyens et en créant des lois ad hoc, mais à l’échelle de ce pays on ne peut pas attendre une amélioration significative du jour au lendemain », conclut Sébastien Breteau.

Des scandales qui expliquent aussi la hausse de 28% des importations de nourriture en Chine en 2011. Cette méfiance qui entoure le « made in China » pourrait profiter aux producteurs européens.

Sébastien Le Belzic, envoyé spécial à Shanghai

© 2012 Novethic – Tous droits réservés

Article publié par Novethic.fr à http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,mondialisation,commerce_international,chine_exportations_haute_surveillance,137094.jsp

 

 

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