Lur Berri accroît son emprise dans l’alimentaire

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Devenu actionnaire de référence dans les produits festifs Labeyrie, la coopérative agroalimentaire basque Lur Berri entend accompagner tous les modes actuels de consommation. Elle devrait plus que doubler son activité cette année.

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Après être passé en janvier dernier de 49,8 à 62,9 % du capital d’Alfesca (propriétaire depuis 2004 du landais Labeyrie), le groupe Lur Berri, basé à Aïcirits (Pyrénées-Atlantiques), s’apprête à plus que doubler de volume au fil de l’année 2012. L’exercice clos le 31 août 2011 affiche un chiffre d’affaires consolidé de 610 millions d’euros (+ 30,2 %) et un résultat net consolidé de 17 millions. La récente montée dans le capital d’Alfesca et diverses autres opérations de croissance externe laissent augurer pour l’année en cours des ventes totales supérieures à 1,3 milliard d’euros. Lur Berri comptait à l’été dernier 750 salariés et 5.000 coopérateurs.

Ne pas dépendre du foie gras

Ces initiatives sont « le fruit d’une analyse sur l’évolution de la consommation avec la part grandissante des plats préparés et un marché festif-plaisir qui se porte nettement mieux que le reste de la consommation alimentaire », résume Olivier Gémin, directeur général. Depuis 2001, Lur Berri est le fournisseur exclusif en canards à foie gras de l’entreprise Labeyrie. En 2009, les investisseurs islandais dans Alfesca étant en difficulté, la coopérative basque avait d’abord pris 32 % de ce consortium, leader européen de produits de la mer et du foie gras. « Menée avec six banques et le fonds d’investissement LBO France pour une somme considérable », d’après Sauveur Urrutiaguer, son président, la récente montée dans le capital lui ouvre de larges perspectives dans les gammes festives. Baptisée désormais « Labeyrie Fine Foods », l’entreprise landaise offre une vaste gamme de mets, des pâtisseries surgelées au caviar en passant par le saumon. Implantée sur 15 sites, la société vend en France, Suisse, Italie ou Grande-Bretagne pour un total de 700 millions d’euros. Cette diversité va permettre à l’activité alimentaire de Lur Berri de ne pas dépendre du foie gras (20 % de son chiffre d’affaires), un produit aujourd’hui encore saisonnier.

Synergies dans les surgelés

Pour les surgelés, Lur Berri entend créer des synergies entre sa participation dans le belge PinguinLutosa (deuxième intervenant du surgelé en Europe) et les pâtisseries sucrées-salées surgelées de Brossard, qui deviennent Labeyrie Traiteur Surgelé.

Par ailleurs, en acquérant en 2009 la société Spanghero de Castelnaudary (Aude), Lur Berri entendait pousser sa diversification vers les plats cuisinés, notamment à base de viandes. La gestion de ce rachat est d’ailleurs revenue à Arcadie, l’une de ses filiales (à 43 %) installée à Rodez. Son président, Barthélemy Aguerre, se donne « deux ans pour redresser cette affaire » et pour amplifier le passage de cet ensemble (1.600 salariés et 550 millions d’euros de ventes) du travail de la viande à des produits tout prêts pour le consommateur.

source de l’article: Les Echos à http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/aquitaine/0201906929530-lur-berri-accroit-son-emprise-dans-l-alimentaire-291634.php
Ecrit par Pierre Etcheleku,   CORRESPONDANT À BAYONNE. SES 3 DERNIERS ARTICLES:
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