Archive pour 2 février, 2012

Entretien avec Bernard Boutboul : « le marché de la restauration rapide se diversifie »

mercredi 1 février 2012 10:23 
En 2011, le secteur de la restauration rapide a réalisé un chiffre d’affaires de 32.7 milliards d’ €, soit une croissance de 4.65% par rapport à 2010 et plus de 66% de croissance depuis 2004. Interview sur ce constat. 

Entretien avec Bernard Boutboul : Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil : ‘le prix moyen d’un sandwich est de 3,27 €, soit une croissance de + 0.8 % en 2011′.

 L’Hôtellerie restauration : Le secteur de la restauration rapide en France connait une montée en gamme fulgurante avec l’arrivée des enseignes étrangères. Comment expliquez-vous ce changement ? 

Bernard Boutboul : La France a vécu avec une offre restauration rapide qui se résumait à un sandwich et un hamburger entre 1979 (arrivée de McDonald’s en France) et 2001. Le pays était alors anti fast-food. A  cette époque, certains experts se sont dit que ce type de restauration ne fonctionnerait pas dans l’Hexagone, dû à notre réputation de pays gastronomique. Puis, en voyageant à l’étranger, ils ont réalisé que finalement l’univers du snacking ne se résumait pas à la ‘malbouffe’. Au bout de 25 ans seulement, l’arrivée de l’enseigne Cojean en 2001 a créé un double phénomène : à commencer par la diversification des produits en restauration rapide – on passe de 2 (hamburger et sandwich) à 27 produits. C’était plus que les américains ! Puis, on s’aperçoit qu’il y a une véritable montée en gamme pour les fast-foods. A titre d’exemple, à partir de 2004, Paul BocuseGuy Martin ou Antoine Westermann  ont développé des sandwicheries. Depuis 2009, cette montée en gamme est très observée par les étrangers puisqu’elle monte sur des niveaux de qualité et de prix insoupçonnés. Le marché français est fin prêt et s’ouvre à la diversification. D’où l’arrivée récente de quelques enseignes étrangères…

Fût un temps, l’offre restauration rapide se résumait uniquement au sandwich et hamburger, ce qui n’est plus le cas maintenant. Pouvez-vous nous parler de cette diversification ? Le sandwich est-il toujours le produit leader ?

Le hamburger redevient justement en vogue, on peut le préparer de manière multiple. Les pâtes montent en flèche, par exemple, en 2011, il y a eu 32 millions de box vendus (70 % de part de marché de la vente au comptoir). Parallèlement, les enseignes Mezzo di Pasta, Nooi, ont eu un gros succès. On a aussi vu le retour du kebab, qui avait jusque là, une image péjorative (manque d’hygiène, aliments trop gras, etc). Maintenant, les boutiques sont modernes, propres, et font très attention à la diététique. Je pense aux enseignes Our ou O’Kebap. Les concepts de soupes sont en train d’émerger, mais aussi les tartines. Par contre, le hot dog n’est pas présent dans l’Hexagone. Ce produit pourrait peut-être arriver en France dans l’avenir…

Le sandwich est toujours le produit leader ! En 2011, on en a vendu 2,025 milliards, pour un chiffre d’affaires de 6,62 milliards d’€ (soit une croissance de 0.8%). Le prix moyen d’un sandwich est de 3,27 €. En 2009, le sandwich avait une croissance de 8.9 %, puis 2.5 % en 2010, et en 2011, une croissance qui passe à 0.8 %. Même s’il reste leader sur le marché, il se fait attaquer par d’autres produits. Le constat : les prix de vente des sandwichs flambent. Par exemple, le jambon-beurre (sandwich indétrônable) coûte en moyenne 2.64 €, soit une croissance de 4.76 %. C’est colossal ! (suite…)

Labeyrie, l’Islande, c’est fini.

Depuis 2009, Lur Berri détenait 49,9% de la société agroalimentaire Alfesca, qui détient les marques LabeyrieDelpierre et Blini.

Avec le fonds LBO FranceLur Berri rachète aux actionnaires islandais leur participation dansAlfesca qui s’élevait à 46,3%. La coopérative agricole devient ainsi majoritaire au capital d’Alfesca, rebaptisée pour l’occasion Labeyrie Fine Foods, avec désormais 62,9% du capital. Pour sa part, LBO France détient désormais 33,3% du capital. Le management demeure au capital à hauteur de 3,8%.

Labeyrie est donc à nouveau 100% français. Le Président de Lur BerriSauveur Urrutiaguer et son Directeur GénéralOlivier Gemin se félicitent de cette opération, qui est le prolongement d’une fructueuse collaboration ayant animé les équipes des deux groupes depuis 10 ans (Lur Berri fournit 100 % des besoins en canards gras à Labeyrie Fine Foods).

« Cette évolution importante donne un nouvel élan à la stratégie agroalimentaire européenne du groupe Lur Berri, qui sera renforcé par le solide portefeuille de marques de Labeyrie Fine Foods et consolidera les partenariats de Lur Berri avec ses clients. Nous avons pleinement confiance en l’équipe en place, animée par Xavier Govare, pour mener à bien le développement de Labeyrie Fine Foods », a commenté Sauveur UrrutiaguerPrésident de Lur Berri.

Selon Xavier Govare, après l’épisode islandais, qui restera une période « très dynamique en croissance organique et externe », le développement du groupe suivra la même stratégie, basée sur les métiers de l’alimentation plaisir.

Rappelons que Lur Berri est un groupe coopératif du Sud-Ouest de la France, réalisant un chiffre d’affaires consolidé de 610 millions d’euros et développant des activités agricoles auprès de 5000 agriculteurs. Grâce au rachat de Labeyrie,Lur Berri doublera presque son chiffre d’affaires, qui passera à 1,2 milliards d’euros.

Source : agro-media.fr avec le communiqué de Lur Berri.

Lu sur: http://www.agro-media.fr/news/newsletter-n112-f%C3%A9vrier-2012?id=7#7

La soupe, pas si has been que ça !

Analyse

La soupe est probablement le plat d’hiver par excellence. D’ailleurs, c’est un produit très météo-dépendant : plus il fait froid, et plus nous en consommons. Rien de tel qu’un bol de soupe au coin du feu pour se réchauffer. Le marché est dominé par deux grandes marques : Knorr et Liebig. Pourtant, ce produit n’a pas une image très moderne. Au contraire, c’est plutôt une étiquette « has been » qui lui colle à la peau… Mais cela n’arrête pas les industriels, que ce produit inspire pourtant !

Quelles sont les grandes tendances de ce marché ? Quelles sont les dernières innovations ? La soupe est-elle si has been qu’elle en a l’air ?

Agro-media.fr vous propose de découvrir la face cachée de ce produit.

Etat des lieux du marché de la soupe.

Comme nous venons de le dire, la soupe est un produit météo-dépendant. De fait, la saison 2010-2011 a été pénalisée par un hiver plutôt doux et cet hiver n’a pas débuté sous de meilleures auspices… En effet, la fin de l’année 2011 a vu les ventes de soupes reculer de 20% (source : Climpact). Pourtant, elles tiennent bon. Elles se déclinent sous différentes formes : liquides, déshydratées ou instantanées. Ces deux dernières n’ont pas la cote et ont tendance à perdre des parts de marché au profit des conditionnement liquides, qui eux sont en progression. Ce marché a représenté tout de même 424 M€ sur la saison 2010-2011 (source : Linéaires).

Le leader du marché est Campbell, qui détient les marques Liebig (soupes liquides et déshydratées) et Royco (soupes instantanées). Il est talonné par Knorr, qui possède moins de parts de marché mais domine le segment des soupes à cuire. Les marques de distributeurs montent sur la dernière marche du podium, suivies par Maggi.

Autre marché à ne pas négliger : celui des soupes de poissons marines. Il est très important, avec un volume annuel de 17,5 millions de litres. Le principal type de conditionnement pour ces produits est le bocal stérilisé en verre, dont 4 000 tonnes sont produites chaque année sous ce format. Cependant, les innovations dédiées à ce type particulier de soupes sont rares. Il existe également des soupes glacées d’été, ou gaspachos, qui permettent aux professionnels du secteur d’étendre la consommation de leurs produits à toutes les saisons, et les soupes de fruits, qui s’apparentent auxsmoothies et peuvent être dégustées en toutes circonstances. Nous ne développerons par la suite que les innovations concernant les soupes d’hiver traditionnelles, à base de légumes.

Innovations recette

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les recettes des soupes peuvent parfois être très surprenantes ! Nous vous parlions dans l’analyse de la semaine dernière de l’essor des recettes ethniques/exotiques, eh bien les soupes illustrent parfaitement ce principe. En effet, Maggi a lancé une gamme « Escapade », qui propose par exemple une soupe italienne aux raviolis. Knorr, pour sa part, a préféré partir encore plus loin avec sa soupe New Delhi, alors que Liebig préférait miser sur sa soupe thaï et Royco sur une recette instantanée à l’orientale. Encore plus fou, l’entreprise britannique New Covent Garden a osé proposer une soupe alcoolisée. En effet, sa soupe du mois de juin 2011, Bloody Mary, était composée de tomates, ail, oignon, céleri, sauce pimenté et sauce Worcester, le tout relevé par une pointe de vodka, à l’image du cocktail du même nom. Une belle initiative !

L’accent est aussi mis sur l’authenticité des soupes, tendance que l’on retrouve dans l’ensemble du secteur agroalimentaire. Ainsi, les recettes « traditionnelles » sont en vogue : Ma Recette Maison de Liebig illustre parfaitement ce positionnement, de la même façon que Secrets de Grand-mère de Knorr ou Saveurs à l’ancienne de Maggi. Et ça marche ! Les recettes à base de Légumes vapeur au sel de Guérande de Knorr lui ont assuré un franc succès l’année dernière. D’autres marques se sont également illustrées sur ce segment, comme La Potagère, qui a décliné une gamme colorée basée sur le bien-être et la naturalité de ses soupes.

Autre positionnement qui fonctionne à merveille : la douceur. Car si les consommateurs aiment les recettes insolites, qui ont un goût bien marqué et surprenant à souhait, ils aiment aussi déguster des soupes toutes douces, bien au chaud alors qu’il neige dehors. Cet axe de développement est une véritable tendance pour cet hiver. Ainsi, la gammeDouceur de Knorr s’est élargie avec une déclinaison courgette/chèvre frais et Liebig, conscient de son retard sur ce créneau, a créé une gamme baptisée Doux plaisirs, qui comprend des recettes telles que 8 légumes à la crème fraîche, ou légumes et tomates.

Le bio est toujours un axe de développement, bien entendu, et les deux géants du marché ont tous deux leurs gammes dédiées : mouliné de tomates au basilic du côté de Knorr et récolte de légumes verts pour Liebig, par exemple.

(suite…)

Ladurée : le Vuitton du macaron

Source : Capital, 02/02/2012 à 05:00 / Mis à jour le 02/02/2012 à 08:22

Ladurée : le Vuitton du macaron dans ACTEURS laduree-heuer_paysage360
© REA
Derrière la célèbre pâtisserie se cache la famille Holder, fondatrice des boulangeries Paul. Son secret : des recettes haut de gamme et un marketing très malin.

Blake Lively. Ce nom ne vous dit rien ? Depuis quatre ans, cette jolie blonde collectionne pourtant les couvertures de «Vogue» ou «Grazia», représente la maison Chanel et incarne le personnage principal de «Gossip Girl», une série télé sur les tribulations de jeunes femmes bien nées de Manhattan. Coup de chance pour Ladurée, la starlette longiligne a un péché mignon : elle raffole de ses macarons. «C’est devenu une obsession, ils sont absolument délicieux», glissait-elle au magazine «Gala» en juillet dernier. Résultat ? Grâce à «Gossip», des millions de téléspec­tateurs ont déjà vu Blake se balader un sac Ladurée à la main, grignoter ses petits gâteaux dans son bain ou dévaliser la nouvelle boutique du pâtissier sur Madison Avenue.

Et une ambassadrice de plus pour Ladurée ! En quelques années, ses macarons sont devenus un «must have» (comme disent les chroniqueuses de mode) chez les stars du show-biz. Au cinéma, on a pu les apercevoir dans «Chéri», le long-métrage de Stephen Frears avec Michelle Pfeiffer, ou dans «Marie Antoinette», le film de Sofia Coppola porté par Kirsten Dunst. En librairie, des paragraphes entiers leur sont dédiés dans «L’Elégance du hérisson», de Muriel Barbery, ou «Le Voyage d’hiver», un des best-sellers signés Amélie Nothomb. Et que dire des kyrielles de pubs à l’œil dans les magazines féminins ! Sabine Azéma, Kate Moss, Juliette Gréco, Emma Watson, Katie Holmes… Toutes craquent pour ces douceurs et le confessent à des millions de lectrices.

Fort d’une telle équipe commerciale, Ladurée peut voir grand. Avec une nouvelle boutique chaque mois, l’enseigne a triplé son chiffre d’affaires en trois ans (à 76 millions d’euros en 2010) et compte réitérer la performance d’ici 2015. Avec l’espoir, à terme, de réaliser dans ces nouvelles boutiques les mêmes marges que dans ses salons de thé historiques : 20%. Forcément : selon nos informations, le coût matières d’un macaron vendu 1,60 euro ne dépasse pas 30 centimes. Et il s’en vendrait près de 100 000 par jour. David Holder, son P-DG, refuse de confirmer : «Demanderiez-vous à Hermès combien de sacs Birkin il vend ?»

(suite…)

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