Archive pour 1 février, 2012

Marketing – Lancement de produit – L’évènementiel devant

L’événementiel devant le marketing direct, les relations presse ou le web

Marketing - Communication evenementielleMalgré la frugalité des budgets marketing et communication en période de crise, l’événementiel n’a pas cédé un pouce de terrain sur le front du lancement de produit, qui demeure un élément clé de la croissance des entreprises. Grâce à son efficacité et à la proximité qu’il assure avec la cible, il a su maintenir son rang. Mieux : il s’est recentré sur la créativité et le sens, et s’est adapté à la communication à 360 degrés pour démultiplier son impact.

Près de 75 % des agences événementielles ont prévu une augmentation de leur activité en 2011, soit une croissance de 13,3 % selon l’Anaé (Association des agences de communication événementielle). Et 50 % des agences adhérentes estiment que la situation du marché est plutôt bonne. Un constat a priori surprenant : le budget marketing-communication est l’un des premiers postes touchés dans un contexte de crise.

“Si on note une contraction globale des investissements en communication, les directions opèrent dans leur mix des arbitrages plutôt favorables à l’événementiel, à l’inverse du mécénat ou bien des investissements médias qui ont eux du mal à reprendre”, explique Assaël Adari, coprésident d’Occurrence, institut d’étude spécialisé dans l’évaluation de la communication. Pourtant, l’événementiel est, par rapport aux différents leviers existants – publicitaire, relations publiques, affichage, etc. –, plus coûteux et requiert un budget relativement important pour une action finalement éphémère.

“Le tatouage mémoriel”
Plus que le coût stricto sensu d’une opération de marketing-communication, c’est son efficacité et son impact qui importent. Et, de ce point de vue, l’événementiel bat tous les records, en offrant un rendement inégalé. “Si le coût au contact est plus cher dans l’événementiel, la relation est dix fois plus puissante en terme de notoriété, de prescription et de mémorisation” argue Jean-Philippe Bruneau, directeur associé de Market Place.

Selon une étude réalisée auprès de 127 entreprises par le CMIT (Club des directeurs marketings des technologies de l’information et de la communication), l’événementiel est le média qui offre le meilleur retour sur investissement en termes de notoriété et d’image, devant le marketing direct, le Web et les relations presse. Une analyse partagée par Anaé-Occurrence dont les bilans d’impact événementiel révèlent que 83 % des participants sont convaincus par les messages exposés et que 63 % d’entre eux se déclarent prêts à acheter le produit présenté.

A l’aune de ces chiffres, on mesure l’importance stratégique de la communication événementielle pour une entreprise qui lance un nouveau produit ou service sur le marché. Car crise ou non, les annonceurs continuent de lancer de nouveaux produits. L’ensemble des professionnels rencontrés le confirme : si les directions marketing soupèsent à l’euro près leurs investissements, leur politique d’innovation demeure un axe stratégique. Pour certains secteurs, comme celui des télécoms et technologies, elle est une condition de survie obligatoire, tant l’obsolescence est rapide en la matière. Mais c’est aussi le cas dans d’autres secteurs, comme l’agroalimentaire, qui doit notamment faire face à la forte concurrence des MDD (marques de distributeurs).

Soirées de lancement, flashmobs (rassemblements éclair dans un lieu public en vue d’y effectuer une action convenue d’avance), opérations de street marketing… l’événementiel joue la carte de la performance. “C’est un levier essentiel dans le lancement de produit” assure Stéphane Lecca, directeur général de Publicis Events. A l’heure où les consommateurs développent un comportement de plus en plus publiphobe et où paradoxalement, le besoin humain de rencontre in situ n’a jamais été aussi important, l’événementiel a, avec la charge d’émotion qu’il insuffle, plutôt le vent en poupe : “Plus la relation se virtualise, plus la nécessité de se rencontrer est importante” confirme Assaël Adari.

Cette sensorialité associée à la durée de contact relativement longue expliquent la force et l’impact de l’événementiel sur ses cibles. “Parce qu’elle permet une rencontre physique, voire charnelle, entre un produit, une marque et ses consommateurs, il fait vivre une expérience de marque unique” appuie Cyril Giorgini, président d’Auditoire, l’agence événementielle du groupe TBWA. En offrant à ses publics un moment fort en marge du quotidien, la communication événementielle vise à mieux capter leur attention et à susciter l’adhésion. Et les résultats sont là : avec un taux moyen d’attribution de 78 % (pour comparaison, la publicité affiche un taux de 30 à 40 %), il laisse une empreinte durable et profonde.

“De plus, tel un tatouage mémoriel du cerveau, cette attribution est stable dans le temps” complète le coprésident d’Occurrence. Pour l’expert, cette performance trouve en partie son origine dans le consentement du public cible : si l’événementiel est un média efficace, c’est aussi parce que le public décide de son plein gré d’y participer. “Dans l’événement, le public est consentant et accepte volontairement de jouer le jeu. Il ne le subit pas, il le choisit.”

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La folie du « Made in France ».

Le « Made in France » fait couler beaucoup d’encre en ce moment. Pour les consommateurs, il est souvent perçu comme un gage de qualité et permet de se donner bonne conscience, en soutenant l’économie locale. Pour les entreprises, il leur permet de se distinguer de leurs concurrents en jouant la carte du local et de justifier des prixgénéralement un peu plus élevés que la moyenne. Malheureusement, le « Made in France » est aussi un bel argument marketing que certains fabricants peu scrupuleux n’hésitent pas à employer à tort et à travers.

Comment les consommateurs perçoivent-ils le « Made in France » ? Comment faire le tri parmi les appellations que l’on peut trouver sur les produits alimentaires ? Le « Made in France » est-il une stratégie gagnante pour une entreprise ?

Agro-media.fr vous dit tout sur la folie du « Made in France ».

Un concept en vogue.

En début d’année, le cabinet d’études Xerfi a publié une étude sur le « Made in France », dans laquelle il le qualifiait comme « le nouvel eldorado de la filière alimentaire ». Cette enquête révélait que les principales motivations des consommateurs lorsqu’ils achètent des produits fabriqués dans l’hexagone sont la traçabilité et le maintien de l’emploi en région. L’an dernier, le marché des produits misant sur leur régionalisme a crû de 0,4% en volume. Autrement dit, ce marché est prometteur. De plus, dans le contexte actuel de crise économique, les français ont besoin de se rassurer en achetant des produits fabriqués près de chez eux. Enfin, le « Made in France » est revenu sur le tapis en raison de l’élection présidentielle qui se rapproche, et est actuellement très débattu en politique. Le concept est donc en vogue et tend à s’accentuer à l’avenir.

Le « Made in France » vu par les consommateurs.

L’Ifop, en partenariat avec le Comité des Entrepreneurs pour un Développement Responsable de l’Economie (CEDRE), a publié fin novembre les résultats d’une étude croisant la vision du « Made in France » de consommateurs et de chefs d’entreprise. 1 004 consommateurs et 301 dirigeants d’entreprises ont ainsi été interrogés sur leurs pratiques d’achat et/ou leur perception de la consommation. Du côté des consommateurs,  les français ont déclaré que leurs principaux critères de choix lors de l’achat d’un produit étaient le prix et la qualité. Ceux qui privilégient le pays de fabrication représentent 15%des consommateurs sondés. Niveau opinion politique, on remarquera que les sympathisants de droite privilégient davantage le pays de fabrication que les autres (21% d’entre eux le privilégient), alors que les sympathisants de gauche ou EELV privilégient davantage l’impact du produit sur l’environnement (respectivement 12% et 23% d’entre eux, contre 7% pour l’ensemble des consommateurs). Près d’un français sur deux tient compte souvent ou systématiquement du pays de fabrication. Pour le grand public, le fait qu’un produit soit fabriqué en France implique majoritairement :

  • que par son achat on soutient l’industrie française et l’emploi en France (94% des sondés),
  • une meilleure garantie sur la qualité du produit (92%),
  • l’assurance que le produit ait été fabriqué selon des normes sociales respectueuses des salariés (87%)
  • et que l’on favorise le respect de l’environnement, notamment en optimisant l’utilisation des transports (84%).

Alors que le « Made in France » tend à s’appliquer à toutes sortes de produits, il est ressorti de l’étude que l’origine française importait davantage aux consommateurs pour lesproduits alimentaires (90% des sondés) que pour les autres types de produits.

Finalement, les français considèrent les produits français comme de meilleure qualitéque les autres mais plus chers. Les consommateurs se déclarent prêts à payer plus cher pour des produits « Made in France » à hauteur de 72%, mais seulement si l’écart de prix ne dépasse pas 5% pour 40% d’entre eux, 5 à 10% pour 26% d’entre eux et 10 à 20% pour 5% d’entre eux. Autrement dit, le « Made in France », oui, mais pas à n’importe quel prix !

Ceci conforte une précédente étude menée par le Crédoc et dont les résultats ont été publiés en juin. 64% des Français déclaraient être prêts à payer plus cher pour des produits industriels fabriqués en France, alors qu’ils n’étaient que 55% en 2004. Toutes les catégories sociales étaient concernées même si les plus de 60 ans, les cadres, les professions intellectuelles supérieures, les diplômés du supérieur et les hauts revenus étaient davantage touchés par le phénomène. 51% d’entre eux disaient privilégier les produits d’origine française lors de leurs achats. Seuls les moins de 25 ans ne suivaient pas cette tendance. (suite…)

MONOPRIX : La première franchise MONOP’ a ouvert ses portes à Lille

La première franchise MONOP’ a ouvert ses portes à Lille

C’est juste avant Noel au 8 Place de Béthune à Lille que le 60ème magasin du groupe Monoprix a accueilli ses premiers clients. Toujours fidèle à son concept de franchise de proximité pour faciliter le quotidien de ses clients, la franchise Monop’ de Lille s’est implantée sur 500 m2 et sur 2 étages avec des horaires larges : du lundi au samedi de 8 h 30 à minuit. Dans ce quartier très animé du centre ville, chacun pourra faire ses courses avant ou après le restaurant ou le cinéma.
L’équipe du magasin, composée de 16 collaborateurs, sera dirigée par Christelle Barnier.Le magasin qui disposera de 5 caisses qui permettront aux clients de réaliser leurs achats rapidement en libre service.

Une offre de plus de 5 000 références

Avec 5 600 références en moyenne, Monop’ met à disposition de ses clients une offre de produits qualitative et variée. Le prêt à consommer avec notamment la gamme dailymonop, des produits « d’ultra-fraîcheur », en portions individuelles (salades, pâtes fraîches, sandwichs, crudités, plats cuisinés, fruits frais et desserts), l’épicerie classique et l’épicerie fine avec, en particulier, une sélection de produits issus du commerce équitable, de l’agriculture biologique ou des partenariats agricoles. En complément, cet espace propose l’essentiel pour la maison et la parfumerie. Le frais avec un assortiment de fruits et légumes, laitages, surgelés, charcuterie, traiteur et saurisserie. Et pour compléter la cave à vins offrant un large choix.

Un espace de restauration rapide complète l’offre

Pour répondre aux besoins de la clientèle active du quartier et des nombreux passants du centre ville, un espace de restauration propose une offre large de sandwiches, salades, plats cuisinés, laitages, boissons, fruits et desserts avec une terrasse de 34 places assises en extérieur de magasin. Chaque jour sera proposé des menus différents combinant fraîcheur, saveur et équilibre nutritionnel.

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Tetra Pak met les conserves en carton

Premiers produits à changer de look: les pulpes et purées de tomates de la marque Casino. (Crédits photo: dr)
Premiers produits à changer de look: les pulpes et purées de tomates de la marque Casino. (Crédits photo: dr

Le groupe suédois crée de nouveaux formats pour des produits solides.

Les boîtes de conserve vivent-elles leurs dernières heures? Après Bonduelle, c’est au tour du distributeur Casino de troquer ses boîtes métalliques et ses bocaux en verre pour des briques en carton Tetra Pak. Premiers produits à changer de look: les pulpes et purées de tomates de la marque Casino. Suivront les petits pois, les haricots verts… puis d’autres produits de consommation courante, soit 2,5 millions d’emballages d’ici à deux ans. «Cet emballage en carton est plus léger et pratique pour le consommateur (18 g contre 50 g pour le métal et 200 g pour le verre), il prend moins de place en rayons, il est facile à empiler et permet d’optimiser la charge de nos camions, avec les mêmes propriétés de conservation que l’acier ou le verre», explique Corinne Aubry-Lecomte, qui a piloté le projet chez Casino.

Avec cet emballage, baptisé ­Tetra Recart, commercialisé dans une quarantaine de pays depuis deux ans, le groupe suédois Tetra Pak révolutionne les habitudes: la brique en carton ne contient plus seulement des liquides mais elle peut désormais contenir un plat cuisiné. De nouveaux horizons s’ouvrent pour Tetra Pak: 60% de ses ventes proviennent encore du lait et 30% des boissons aux fruits. «Avec Tetra Recart, dont 400 millions d’emballages ont été vendus l’an passé, nous avons de grosses ambitions, confie Paul Bousser, président de Tetra Pak France. Nous voulons multiplier les ventes par huit d’ici à 2020.» Il parie sur les légumes mais aussi sur l’alimentation pour chiens et chats, des marchés sur lesquels les industriels sont toujours désireux de réaliser des économies. Mais le passage au carton peut s’avérer périlleux: Bonduelle a retiré des rayons ses haricots à la tomate et autres ratatouilles faute d’avoir convaincu les consommateurs.

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La saga du géant du plat cuisiné

"Norbert

Depuis 1866, Raynal et Roquelaure mise sur l’appertisé, c’est-à-dire le plat cuisiné conditionné sous emballage hermétique. L’entreprise a une activité florissante dans un marché au contexte difficile. La discrète société s’ouvre enfin au public.

Qui n’a jamais mangé un cassoulet des familles Raynal et Roquelaure ? La marque fait partie du patrimoine industriel et publicitaire français, et la firme est née comme un conte de fée au XIXe siècle à Capdenac. Il était une fois Théophile Raynal, gérant du buffet de l’énorme gare de triage, et son cuistot Ernest Roquelaure. Ils eurent l’idée géniale, en 1876, de créer sur place une société de commercialisation de leurs plats stérilisés et sous vide, dans des bocaux ou boîtes de fer blanc, c’est-à-dire « appertisés ». 135 ans plus tard, c’est toujours la même histoire. Une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui tiennent une entreprise qui négocie avec bonheur le virage du XXIe siècle.

Il y a 15 ans, le directeur général de l’époque, Maxime Dargegen, analyse qu’il « faut rebâtir Raynal et Roquelaure. » Il confie la mission à un commercial de chez Danone qui deviendra son successeur et qui est aujourd’hui à la tête du groupe : Norbert Glemet. « On a pris notre courage à deux mains, et on a reconstruit », déclare Norbert Glemet.

En 2003, Raynal et Roquelaure rachète à Nestlé l’immense usine de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse). Les volumes et les ventes explosent. D’un chiffre d’affaires de 46,3 millions d’euros en 2003, on en est à 138 millions pour 2011, avec, au passage, en 2005, le rachat du label des sauces Buitoni. Et la marque se diversifie dans les sauces et le micro-ondes. Elle rajeunit son image en faisant partir de rien une marque qui cartonne : Zapetti.

2011, année charnière

2011 est une année charnière pour Raynal et Roquelaure. En juillet, le capital est recomposé entre un partenaire financier majoritaire, le fond Boussard et Gavaudan, 15 % du capital réservé au personnel, et le reste à la très discrète famille Foucault. Le nouveau montage assure la pérennité de son intégrité et de son développement, qui se fera par le biais d’acquisitions. 2011, c’est aussi l’ouverture du site de Capdenac au tourisme industriel.

Et 2012 s’ouvre encore sur l’avenir avec le marché très prometteur du halal. Dès fin janvier, Raynal et Roquelaure, leader français de plats cuisinés halal en France, va reprendre sous la férule de sa force de vente le label Dounia Halal.

À Capdenac, l’entreprise concentre son siège social, une plateforme d’expédition conséquente, et la production de petites séries. Elle y emploie 225 personnes pour une surface de 7 200 m2. 14000 des 76 500 tonnes de production annuelle sont capdenacoises. Le reste provient des unités de Sainte-Livrade-sur-Lot et de Camaret-sur-Aigues. 560 personnes travaillent pour le producteur aveyronnais attaché à son terroir d’origine.

Quel cap pour l’avenir de l’entreprise ? « Nous sommes et resterons sur la fabrication et la distribution d’appertisé, quand la concurrence se diversifie dans le frais. C’est un pari que nous gagnerons grâce à la diversification », analyse Norbert Glemet. « Nos outils de production doivent gagner en compétitivité. Nous devons nous agrandir, forts du soutien de Boussard et Gavaudan, notre partenaire financier. Nous devons innover. »

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Euralis: 110 postes supprimés et redéploiement, 4 sites fermés

La coopérative agroalimentaire Euralis a annoncé vendredi la suppression de 110 postes au sein de son pôle alimentaire qui concentre les activités foie gras et traiteur ainsi que le redéploiement de 86 postes.

Ce plan social, qui frappe plusieurs sites en France, fait suite aux mauvais résultats de cette branche d’Euralis qui est confrontée à un marché « très concurrentiel », à une forte variation des matières premières agricoles et des pertes financières dans des activités non stratégiques, selon un communiqué.

Pour « sauvegarder sa compétitivité », la coopérative a présenté vendredi matin aux représentants du personnel un plan social qui prévoit la « suppression nette de 110 postes et au transfert de 36 postes » tandis que « 50 postes seraient proposés au reclassement interne », a ajouté la direction dans son communiqué.

Plusieurs sites vont être fermés: les plates-formes logistiques de Pont-Sainte-Marie (Aube) et de La Tour du Pin (Isère) ainsi que les sites industriels de Roye (Somme) et de Château-Renard (Loiret). Les activités (plats cuisinés) de l’unité de Roye seront rapatriées dans l’usine de Dunkerque.

Jeudi, Euralis avait déjà annoncé le regroupement des activités de Stalaven (charcuterie, plats cuisinés), aujourd’hui réparties dans trois sites des Côtes-d’Armor, sur le même site d’Yffiniac, au sud de Saint-Brieuc.

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FLEURY MICHON : hausse de 7,7% des ventes en 2011

30/01/12 09:58
(AOF) – Au cours du quatrième trimestre de l’exercice 2011 clos le 31 décembre, le groupe Fleury Michon a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 162,0 millions d’euros, en croissance de +3,7%, portant l’activité annuelle à 644,0 millions d’euros, en hausse de +7,7%. Dans un contexte de tassement du marché alimentaire, le groupe a poursuivi sur le trimestre le renforcement de ses positions de leader sur des segments bien orientés, les charcuteries cuisinées en tête, les jambons de porc et volaille, le traiteur et le surimi.
Le groupe a bénéficié de la qualité de son offre, de ses innovations et de ses gammes de produits plaisir et équilibre en phase avec les attente s des consommateurs pour poursuivre son développement.
Sur l’ensemble de l’année, le pôle GMS France est en croissance de +6,8% dans un marché alimentaire en progression de +3%. Celle-ci a été tirée par les produits à marque Fleury Michon dont la croissance s’élève à +11,6% en 2011. Cette croissance est portée par les 3 activités : +7,2% en charcuterie, +5,1% en plats cuisinés et +7,3% en surimi. A l’International, le chiffre d’affaires annuel ressort en hausse de +6,4%. Cette croissance est plus particulièrement tirée par l’export et Proconi, la filiale slovène. Enfin, le pôle Restauration et autres a progressé de 21,8% sur l’année 2011.
« Dans ce contexte d’activité et du fait de cours de matières premières plus élevés que ceux attendus, la hausse de la rentabilité opérationnelle sur le second semestre 2011 ne permettra pas d’atteindre sur l’exercice, le maintien de la marge opérationnelle réalisée en 2010 », anticipe Fleury Michon.AOF – EN SAVOIR PLUS 

LE SECTEUR DE LA VALEUR 

Agroalimentaire 
Les géants de l’agroalimentaire affichent toujours de bonnes performances sur le premier semestre 2011. Le leader mondial, Nestlé, qui a relevé ses tarifs suite à l’envolée des prix des matières premières, a bénéficié d’une progression de ses ventes à la fois en valeur et en volume. Hors effets de change et à périmètre comparable, le chiffre d’affaires semestriel a progressé de 7,5% à 41 MdCHF (32,3 MdEUR). Nestlé n’avait jamais affiché une telle croissance depuis le premier semestre 2008. C’est mieux encore que les prévisions établies par les analystes. Cette tendance résulte en partie du fort développement du groupe dans les pays émergents. Le groupe est également bien positionné dans le haut de gamme, notamment à travers le succès de ses capsules de café «Nespresso». Bons résultats également pour le Français Danone. Son chiffre d’affaires a bondi de 8,7% pour s’établir à 9,72 MdEUR sur le premier semestre. Son résultat net part du groupe a progressé de 3,4% à 870 MEUR. Son pôle Eau a affiché de très bons résultats grâce à un printemps exceptionnellement chaud et à la reprise de la consommation au Japon après la catastrophe du 11 mars. En France, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) proteste contre la décision, qui s’inscrit dans le plan d’austérité adopté par l’Etat, de taxer les boissons sucrées comme le tabac et les boissons alcoolisées. La TVA serait ainsi relevée, passant de 5,5% à 19,6%.

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Fleury Michon: ‘des atouts pour gagner des parts de marché’.

Jean-Louis Roy, directeur administratif et financier de Fleury Michon, revient sur le chiffre d’affaires annuel et les perspectives du groupe.

Cercle Finance: Comment qualifieriez-vous l’activité de l’année écoulée, dévoilée en toute fin de semaine dernière?

Jean-Louis Roy: Le groupe a délivré une performance satisfaisante sur 2011, malgré le ralentissement des taux d’évolution.

Pour rappel, au cours du quatrième trimestre, Fleury Michon a enregistré un chiffre d`affaires de 162 millions d’euros, en augmentation de 3,7%, portant l`activité annuelle à 644 millions d’euros, en hausse de 7,7%.

Sur l`ensemble de l`année, le pôle GMS (grandes et moyennes surfaces) en France s’affiche en progression de 6,8%, tirée par les produits à marque Fleury Michon dont la croissance s`élève à 11,6%.

Néanmoins, la hausse de la rentabilité opérationnelle sur le second semestre ne permettra pas d`atteindre sur l`exercice le maintien de la marge opérationnelle réalisée en 2010.

CF: Quid de la visibilité pour 2012?

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Arnaque au « Made in France » agricole et gastronomique

Si on vous en propose, surtout sur un marché étalant des monceaux de saucissons et autres jambons, méfiez vous de la charcuterie baptisée corse. Il parait que les viandes artificiellement brunies chimiquement et séchées en usines (pas forcement en Corse, d’ailleurs) représentent le fin du fin de la gastronomie offerte par le territoire français. Pourtant, attention : cette charcuterie corse ne bénéficie d’aucune « Appellations d’origine contrôlée ». Celles ci ne concernent qu’un fromage, le Brocciu, des vins et certaines huiles d’olive. Il y a toutes les chances pour que la viande de ces charcuteries proviennent des élevages en batterie des porcs bretons ou même de Chine comme en témoignent les statistiques d’importations du ministère de l’Agriculture. Fuyez donc, sur les marchés et dans les supermarchés les têtes de Maure et autres mentions « produit de l’île de Beauté » . Il en est souvent de même pour la « charcuterie d’Auvergne » ou celle supposée arriver en droite ligne de Savoie à en croire les étiquettes.

De même, le jambon d’Aoste qui a envahi les gondoles des grandes surfaces n’est que le sous produit d’une multinationale américaine. Ses filiales ramassent des carcasses de porcs dans tous les pays du monde (et en Bretagne) mais le résultat n’a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d’Aoste dont elle n’a plus le droit de se réclamer après de nombreux procès et surtout l’intervention (en 2008) de la Commission européenne qui a mis fin à cette tromperie organisée par Cochonou et Justin Bridou, saloperies industrielles bien connues et passées sous coupe américaine. Elle a sauvé son appellation trompeuse en installant ses usines dans la commune d’Aoste qui se trouve en Isère ; et vend ses produits sous le nom de « Jambon Aoste ».

Toujours au rayon charcuterie, des produits en provenance de Bretagne disposent d’une « Appellation d’origine géographique contrôlée », appellation qui n’oblige les fabricants qu’à une seule chose : posséder au moins un lieu d’emballage ou de transformation légère en Bretagne. Cela vaut naturalisation ! Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d’Argentine et du Vietnam, et les boyaux d’andouilles importés pour la plupart de Corée. L’andouille dite de Guéménée, et autres charcuteries « De Bretagne », rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons et proviennent souvent de la communauté Européenne et d’Asie.

Pas question d’en faire passer le goût douteux en les badigeonnant de »moutarde de Dijon puisque pour concocter ce produit, les fabricants ajoutent au vinaigre des graines qui proviennent en général du Canada. Donc cette moutarde n’a en général plus rien à voir avec Dijon.

Pour couper ces viandes improbables, inutile de compter sur le célèbre couteau « français » dit Laguiole. Une grande partie de ces engins relève de l’escroquerie d’origine puisque cette célèbre marque n’a jamais été déposée. Le Laguiole vient donc, dans 80% des cas de Chine et du Pakistan. Moins de 20 % Laguioles sont désormais fabriqués dans le bourg aveyronnais.

Autre curiosité : même si avec le pastis et la lavande, les savons de Marseille sont un symbole de la Provence, ils sont rarement fabriqués dans le sud-est de la France. Comme pour le couteau Laguiole, si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge, l’appellation n’est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd’hui les Chinois et les Turcs ! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication De ce savon, notamment l’huile de palme, proviennent d’Indonésie. Les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés. Ce qui vaut également naturalisation. Comme le Jambon de Bayonne simplement salé et séché au Pays Basque…

Symbole de la gastronomie française, le camembert de Normandie est le fromage le plus copié des rayons des supermarchés.

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« République de la malbouffe » : Don Quichotte contre l’industrie agroalimentaire

source:| LEMONDE.FR | 31.01.12 | 13h27

 Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, "République de la malbouffe".

Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, « République de la malbouffe ».LA HUIT

Que ce soit à la télévision ou au cinéma, on ne compte plus les reportages et les documentaires qui nous alertent sur les dangers que nous font courir la dérégulation économique et l’absence de scrupules des diverses industries qui corrompent, polluent ou empoisonnent notre monde.

Consommés régulièrement et sans précaution, ces documents provoquent un rapport anxiogène au monde, au point qu’on finit par se demander si ce n’est pas leur diffusion, plutôt que les maux qu’ils dénoncent, qui nous rend malades. Cela dit, il ne devrait pas y avoir lieu de se plaindre que des auteurs informés veuillentdessiller les yeux de leurs concitoyens sur les abus dont ils sont les victimes, souvent inconscientes, parfois consentantes.

C’est à cette seconde catégorie que s’adresse le documentaire de Jacques Goldstein, dont le constat – la baisse générale de qualité de la nourriture et de la cuisine en France – est connu de quiconque attend aujourd’hui d’un simple « jambon beurre » qu’il lui soit servi avec du vrai pain et du vrai jambon.

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