Le fromager Eurial en quête d’alliance

Pascal Heurtel, président de Colarena Presqu'île (à gauche) et Jacques Ménétrier, directeur, hier, à Campbon, lors de l'assemblée générale de la coopérative actionnaire d'Eurial.

Le groupe nantais n’a pas fusionné avec le Glac. La porte est ouverte à d’autres alliances pour muscler l’outil industriel, notamment l’usine à mozzarella d’Herbignac.

Un quatrième mousquetaire. Basé à Nantes, le groupe Eurial (920 millions de litres de lait de vache et de chèvre, 5 000 producteurs, 1 700 salariés) élargit son cercle d’actionnaires. Ses coopératives historiques -¯ Colarena Presqu’île, Poitouraine et Ucal ¯ accueillent un nouvel associé : la coopérative laitière du pays de Gâtine.

« Elle apporte sa collecte, ses deux fromageries, son fonds de commerce, en échange de 6 % du capital du groupe », précise Olivier Prételat, d’Eurial. Eurial consolide sa position de leader en beurre AOP (marque grand fermage) et en fromages de chèvre (marque Soignon). Fort de son équilibre retrouvé (2 millions de résultat net en 2010, contre 9 millions de pertes en 2009), Eurial va s’atteler à redresser son nouvel actionnaire, déficitaire de 2 millions en 2010.

L’usine à mozzarella à plein régime. En 2010, Eurial a encore accéléré son virage fromager, entrepris il y a dix ans pour réduire sa dépendance au marché du beurre et de la poudre. Inaugurée en 2008, confortée par la consommation mondiale de pizzas, en hausse constante, son usine Herbignac cheese ingredient (HCI) produira 26 000 t en 2011, atteignant avec un an d’avance sa pleine capacité de production. La mise en place d’une nouvelle ligne de fabrication est au centre des réflexions des dirigeants.

Échec de la fusion avec le Glac. Annoncée il y a un an, la fusion entre Eurial et le groupe coopératif du sud-Ouest Glac aurait dû en théorie être effective ce 30 juin, pour partager le podium des géants laitiers coopératifs avec Sodiaal, qui a repris Entremont et avec Laïta, fruit de l’alliance Terrena-Even Triskalia. Il n’en est rien. « Il n’y a pas de rupture. Mais les synergies sont plus faciles à trouver en lait de chèvre, où nous sommes deux gros acteurs, que sur la filière lait de vache, où la réflexion doit s’ouvrir à d’autres partenaires, en fonction des spécificités par métier », recadre Pascal Heurtel, président de Colarena Presqu’île. Eurial n’a pas les reins assez solides pour se lancer, en solo, dans la rénovation et l’extension de son parc industriel de onze usines, dont beaucoup arrivent à saturation. Des accords de mutualisation de collecte et de transformation existent déjà avec Sodiaal. On se souvient aussi que Terrena faisait partie du tour de table initial, pour le financement d’HCI.

Source: Ouest France, Xavier BONNARDEL.

jeudi 30 juin 2011

http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Le-fromager-Eurial-en-quete-d-alliance-_3640-1854776_actu.Htm

 


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