Laïta muscle sa marque Paysan Breton

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Déjà championne hexagonale du beurre moulé de tradition, l’entreprise issue du rapprochement entre Triskalia, Terrena et Even élargit sa gamme.

Développer la marque phare. C’est l’un des axes stratégiques fixés par la nouvelle équipe de Laïta. Le leader du beurre moulé de tradition investit le territoire des fromages fouettés et celui des crêpes. Née, le 1er juillet 2009, de la fusion des activités laitières de Coopagri (devenue Triskalia), Terrena et Even, Laïta est désormais en ordre de marche après un vaste chantier de réorganisation. Outre le développement de sa marque phare, Laïta portera ses efforts sur la production de poudre de lait à forte valeur ajoutée et accélérera ses ventes sur les marchés émergents.

29 millions d’euros investis en 2011. Pour nourrir ses ambitions, Laïta injectera cet argent dans ses six sites industriels. 13 millions seront consacrés aux produits de grande consommation, 5 millions au beurre, autant aux fromages sans oublier 8 millions dans les huit tours de séchage du lait, 4 dans le secteur de la nutrition santé et 4 autres dans la logistique. « En poudre, nous ne voulons pas nous cantonner dans le ‘basico-basique’, souligne Christian Couilleau, directeur général de Laïta. Nous allons travailler sur les produits plus exigeants pour la chocolaterie, l’alimentation infantile et même le marché hallal ».Laïta avait déjà dépensé 25 millions d’euros en 2010 dans ses usines. Elle refuse de communiquer son résultat (on sait simplement qu’il est positif). Il faut se contenter du chiffre d’affaires : 1,087 milliard d’euros en 2010. L’entreprise a collecté 1,27 milliard de litres de lait auprès de 3 475 éleveurs, un volume en croissance de 6 % sur la dernière campagne laitière.

50 embauches. Christian Couilleau, le patron de Laïta, et Dominique Chargé, son président, en sont fiers. « Nous avons tenu notre volonté de réussir la convergence des trois coopératives sans licenciement. Nous avons même embauché 121 personnes en contrat à durée indéterminée, ce qui se traduit par 50 embauches nettes sur un effectif de 2 045 salariés, en déduisant les départs à la retraite ».

Dans le cadre de la contractualisation et dans le souci d’anticiper la sortie des quotas en 2015, Laïta expérimente déjà un système de quotas A et B auprès de ses producteurs. « Nous sommes pleinement satisfaits de cette expérience, souligne Dominique Chargé. 3 % de la collecte ont été rémunérés à 315,70 €/1 000 litres dans le cadre du quota B contre 324, 10 €/1000 litres pour le quota A ». Le lait « B » est transformé en produits industriels pour le marché mondial.

L’inquiétude actuelle ne porte pas sur la volatilité des marchés internationaux mais sur les conséquences de la sécheresse pour les exploitations. « Nous accompagnerons les éleveurs dans cette nouvelle épreuve, souligne Dominique Chargé, soit par le biais d’une aide financière ou par l’approvisionnement en fourrage ».

Jean-Paul LOUÉDOC.

source: Ouest France

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