TERRENA DEMANDE UNE HAUSSE DES PRODUITS ALIMENTAIRES

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Les industriels doivent parvenir à augmenter les prix des produits alimentaires, notamment d’élevage, dans les mois à venir, pour répercuter la flambée du cours des céréales, ont estimé jeudi les dirigeants de la coopérative Terrena, un des grands groupes agroalimentaires français.

« Nous ne sommes toujours pas arrivés à faire passer la hausse des prix des céréales sur les prix de nos produits », a estimé Alain Guillemin, le directeur général du groupe (marque Paysan Breton, Douce France, Gastronome, Gamm Vert…), en présentant les résultats 2010 de l’entreprise.

« Sur la volaille, nous avons réussi à faire passer une hausse de 5,33% en moyenne, alors que globalement il faudrait passer 18% » pour préserver la marge des éleveurs et des industriels, a-t-il déclaré.

« On termine une deuxième hausse de 5,1%, mais c’est au compte-gouttes, et vous voyez qu’on n’est pas au bout du compte », a-t-il ajouté, expliquant que « 65% du prix d’un poulet, c’est les céréales », et que les prix de celles-ci avaient doublé depuis la mi-2010.

« Sur le porc, le lait, les bovins, il y a besoin d’une hausse des prix de vente en grandes surfaces », a renchéri le président de la coopérative Hubert Garaud, d’autant que selon lui, le prix des céréales ne peut pas être considéré aujourd’hui comme excessif.

« Il est au niveau qu’il faut pour rémunérer correctement les producteurs », a-t-il souligné.

Issue du regroupement de plusieurs coopératives de l’ouest de la France, Terrena regroupe 22.000 agriculteurs adhérents et emploie près de 11.900 salariés. En 2010, le groupe a réalisé un chiffre d’affaire consolidé de 3,871 milliards d’euros, en progression de 11% à cause de la hausse des céréales.

Malgré cette hausse, le résultat opérationnel a baissé de plus de 30% à 14,1 millions d’euros, « du fait de l’incapacité à répercuter en totalité la hausse des coûts de production aux clients en aval », selon la coopérative.


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