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Regroupement de CAM 56 et de Sodiva / Triskalia Volailles est sur les rails

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En juin 2010, trois coopératives (CAM 56, Eolys et Coopagri Bretagne) fusionnaient leurs activités pour créer Triskalia. En présence de Denis Manac’h, président et de Dominique Ciccone, directeur général, la section volailles
a été créée en regroupant les adhérents de Cam 56 (360 000 m2) et de Sodiva (180 000 m2). Triskalia est par ailleurs actionnaire de 2 autres filiales gérées à part : le groupement Ronsard et Univol (Nutréa NA).

Forte dominante dinde

Pour Jean-François Moussard, futur président de la section, « le regroupement des 365 éleveurs au sein de Triskalia Volailles, des équipes de terrain, des vétérinaires, des nutritionnistes, des plannings de production doit permettre de gagner en compétitivité, en réactivité et en proximité vis à vis des adhérents ».      
En 2010, les deux entités avaient produit 106 000 t de volailles dont 28 000 t de poulet, 55 000 t de dinde et 17 000 t. de canard. Les partenariats avec les clients d’aval sont conservés. C’est le cas pour LDC qui absorbe 54 % de la production. Ronsard, filiale de la coopérative, est un débouché important (27 %) qui devrait se développer, à l’avenir. Le troisième partenaire est Gastronome (11 % des volumes) avec son usine de Languidic.

Répercuter les hausses de coût

Triskalia Volailles est une section à part entière de la coopérative avec des parts sociales et un règlement intérieur.
« Les adhérents seront liés par un nouveau contrat de travail à façon, la coopérative étant propriétaire des animaux et de l’aliment », explique Bernard Brunel, responsable volailles. « L’adhérent qui s’engage pour une durée de 3 ans, reçoit une rémunération en fonction du prix de reprise, du coût des poussins et de l’aliment consommé ». 
La création de la section ne gomme pas les interrogations qui pèsent sur la filière volaille avec la flambée des matières premières. « Il est difficile de répercuter l’intégralité des hausses de coûts à la distribution. L’augmentation des prix a fait baisser les achats des consommateurs, sur les 2 premiers mois de l’année », déclare Patrice Leloup, directeur adjoint de Triskalia. « Les négociations en restauration collective sont laborieuses ». De nom-breux chantiers attendent les responsables de Triskalia Volailles.  
Patrick Bégos 


Des matières premières à l’avenir de la dinde
Q : Les prix des matières premières vont-ils continuer à flamber ? 
Après avoir rappelé les causes, notamment les événements climatiques, une offre mondiale en baisse et une demande en hausse, Hervé Talec (Nutrition animale Triskalia) estime que les prix ont atteint un plafond. « La légère baisse de la demande, le déblocage des stocks d’intervention d’orge, le retrait partiel des fonds spéculatifs plus intéressés par le pétrole, sont des éléments qui vont réduire la pression sur les matières premières agricoles. En l’absence de mécanismes de régulation, il faudra de plus en plus intégrer la volatilité ».   

Q : Les protéines animales pourront-elles être incorporées dans l’aliment ? 
« Je n’y crois pas, les grands distributeurs n’y sont pas prêts », répond H. Talec. « Les cahiers des charges de nos clients limitent fortement les possibilités d’incorporation ». 

Q : Comment stopper les entérites chez les dindes ? 
« Les troubles de la croissance sont liés au dérèglement de la flore intestinale », explique Olivier Gouin. « Dès le démarrage, on peut orienter la flore digestive par des huiles essentielles et des extraits de plantes. Les travaux portent aussi sur l’amélioration de la digestibilité des aliments et la gestion du ratio eau-aliment ».   

Q : Quel avenir pour la dinde ?
« Les marchés sont compliqués, ils sont influencés par l’équilibre des autres marchés des filières animales », répond Gilles Le Pottier (Cidef). En fin 2010, le contexte était favorable avec une augmentation de la consommation française de dinde de 4 %, alors que la production chutait de 1,7 %. « En ce début d’année, on note une stagnation de la consommation et des désordres dans les échanges, notamment vers l’Allemagne. Les niveaux de production sont faibles, ce qui doit favoriser un écoulement correct, au 1er semestre 2011. La pression mondiale est moins forte, compte tenu de la hausse de consommation dans les pays émergents exportateurs ».  


 

Légende photo : De gauche à droite Denis Manac’h, président de Triskalia et les responsables de Triskalia Volailles : Jean Dano, Jean-François Moussard, Bernard de la Morinière.

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