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LA LUNCH BOX MET LE MARCHÉ DE LA CONVENIENCE FOOD EN BOITE ! (PARTIE 1)

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Le marché des plats cuisinés s’offre une nouvelle jeunesse avec un nouveau format sur le créneau du snacking : la cup.


Lustucru, Panzani, Barilla, Marie et les autres se lancent tous dans la cup, venant ajouter un nouveau format au côté des conserves, surgelés, et autres plats cuisinés frais se déclinant dans les rayons des GMS. Le marché des plats cuisinés connait pourtant une phase de ralentissement, en partie due à la montée des préoccupations nutritionnelles. L’offre étant, de plus, très diverse, on pourrait croire ce marché saturé.

Cependant, la réalité est moins évidente. En effet, après LDC début 2009, les entreprises agro- alimentaires ont investies les unes après les autres dans les cups et autres box, proposant une offre inédite de plats individuels nécessitant une préparation quasi-nulle et consommable immédiatement. Le bénéfice consommateur de ce type de produit apparait clairement : manger rapidement autre chose qu’un sandwich ou autre hamburger sans avoir à sortir des locaux de l’entreprise durant sa pause déjeuner. Un terme résume ces caractéristiques : le snacking.  Répondant à des tendances sociales fortes telles que la diminution de la taille des ménages, la réduction du temps consacré à la préparation des repas ou encore l’allongement des études, ce mode de consommation ouvre des perspectives nouvelles aux industriels sur le marché des plats préparés.


Pas de recettes très élaborées mais de vrais plats par opposition aux snacks habituels qui sont considérés, à l’image du sandwich, comme des solutions de dépannage. Certes ces cups n’ont pas vocation à être consommées à tous les repas, mais elles s’inscrivent, du point de vue du consommateur, dans une logique du « mieux manger », situation paradoxale pour des produits dont les qualités nutritives ne sont pas forcément meilleures que celle d’un hamburger. Finies les gamelles auxquelles auraient recours 15% des salariés du tertiaire selon une interview de Bernard Boutboul, directeur de Gira conseil,  en septembre 2009 !


Les cups se positionnent donc comme des alternatives peu onéreuses mais qualitatives aux snacks traditionnels, aux fast food et aussi aux gamelles. Elles continuent ainsi de surfer sur la vague déjà lancée par exemple par Mezzo di Pasta, dès 2002, sous la forme de bar à pâtes.

 

Bar à pâtes Mezzo di Pasta : précurseur sur le créneau des cups.

 

Le parti pris de la simplicité se matérialise par le choix des recettes : principalement des pâtes. Ce choix qui fût celui de LDC, à l’origine du lancement de la première cup en 2009, nommée « La cup », mais aussi celui de Sodeb’o, spécialiste du sandwich et des pizzas, qui avec sa gamme PastaBox a véritablement lancé les hostilités. Lancée en avril 2009 à la suite des produits de LDC ou de Daniel Dessaint, la gamme Sodeb’o est venu bousculer le marché à renfort de communication et de publicité télévisuelle prenant ainsi le leadership et conduisant à la disparition des linéaires de ces 2 produits concurrents moins de 6 mois après leurs lancements. Et les résultats sont là : les ventes en GMS représentent  déjà plus de 670 000 unités et près de 8,2 millions d’euros en cumul en septembre 2009  pour Sodeb’o (sur la période janvier-septembre) soit 96% du marché à l’époque. 

Par ESCEM – Etudiants en Mkg Mgmt Publié dans : actu marché 
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Mais l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché en 2010, tels que Lustucru et sa Lunch Box ou Panzani et sa Panza Cup vont certainement changer cet équilibre. La concurrence propose, à la surprise générale, des recettes à base de pâtes avec plus ou moins de références à l’exception de Herta dont l’ingrédient principal reste la saucisse Knacki associée à divers accompagnements, et de Marie qui fait le pari de recettes classiques sans pâtes mais aussi de recettes « minceurs » avec pâtes, sous licence Weight Watchers. D’autres marques jouent le décalage tel que Stoeffler et sa Choucroute Box qui mise tout sur son savoir-faire régional. Cependant, il ne faut pas oublier que pour entrer sur ce marché, les marques doivent avoir un minimum de légitimité. Ainsi, Lustucru et Panzani jouent sur leur image de pâtes de qualité, Fleury Michon et Marie continuent d’agrandir leur gamme sur le marché du rayon frais et Sodeb’o diversifie son offre de snacking. 

Reste à savoir qui réussira à sortir son épingle du jeu sur ce marché du snacking en ébullition où 421 références ont été lancées en 2009 contre 381 en 2008.

Un dernier point important : ce format a-i-il créé un marché additionnel ou est ce que les formes préexistantes de snacking vont reculer face à cette concurrence nouvelle ? L’avenir nous le dira !

Source : http://www.xerfi.fr/etudes/9IAA44.pdf

http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/produit-boisson/2009-02/Pates-a-emporter-les-chouchous-de-la-consommation-nomade.htm

http://www.sodebo.fr/les-produits-sodebo/gamme/pates-fraiches/pastabox.html

Vincent Riberolles, Le snacking espère transformer le format « cup » en filon, LSA,  01/2010, n°2121, pp36-38

Par ESCEM – Etudiants en Mkg Mgmt Publié dans :  http://aboutmarketing.over-blog.com/5-categorie-11627698.html

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