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Innovation : s’ouvrir aux compétences extérieures

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L’innovation et la différenciation sont les moteurs de l’industrie agroalimentaire. C’est l’évidence. Sauf que la crise est venue déstabiliser les mises en marché. Elle accentue les risques d’échec des lancements, tandis que les consommateurs adoptent des comportements plus versatiles, recherchant de manière implacable le bénéfice perçu.

Plus que jamais, « l‘innovation est un processus, qui demande des éléments de méthode et des connaissances fines de son environnement », affirme Cyril Bertrand, directeur du Critt agroalimentaire PACA qui a organisé début juin un colloque dédié à l’Innovation. Comment faire ? Une voie prometteuse est sur toutes les lèvres : l’open-innovation. Derrière l’idée à la mode, conceptualisée par le chercheur californien Henri Chesbrough, se cache une tendance de fond. Il s’agit d’ouvrir, selon un cadre défini, son processus d’innovation à des partenaires extérieurs. « C’est accélérer l’innovation, en concrétisant une idée qui apporte réellement de la valeur dans l’entreprise », commente Jean-François Lacoste-Bourgeacq, spécialiste de l’innovation ouverte. Celle-ci est inscrite dans les gènes de l’agroalimentaire, mais elle demande parfois aux industriels de faire leur révolution culturelle.

Pour rassurer, il faut préciser que s’ouvrir aux autres pour la genèse d’idées ou la mise en œuvre de partenariats, n’empêche pas la confidentialité dans les choix stratégiques. Pour relever le défi, des méthodes et des outils éprouvés sont apparues. Des plates-formes web permettent de rendre exponentiels les résultats des démarches collaboratives. Grâce aux centres techniques et à la puissance de la recherche agroalimentaire, mais aussi grâce aux pôles de compétitivités, associés désormais aux grappes d’entreprises, des partenaires de choix aident les industriels à récolter les fruits de l’innovation.
Au final, c’est souvent la vision de l’avenir impulsée par le chef d’entreprise qui fait la différence. « Il faut adopter une vision empreinte de curiosité, de dynamisme et s’ouvrir à toutes les dimensions, en incluant le savoir-vendre », confirme Cyril Bertrand.

Pierre Christen | 22 Juin 2010

Retrouvez notre dossier spécial Innovation dans le numéro de Process alimentaire de juin 2010

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