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Les usines d’Intermarché nourrissent ses rayons

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Le Groupement des Mousquetaires ¯ Intermarché, Écomarché, Netto… ¯ détient trente usines dans l’Ouest. De lourds investissements y sont programmés cette année.

Un temple de la viande… Peau de vache étalée sur le marbre de l’entrée, l’énorme usine SVA de Vitré (1 700 salariés) est l’une des soixante et une du Groupement des Mousquetaires. Un empire ¯ 9 000 salariés, trois milliards d’euros de chiffre d’affaires ¯ qui touche à tout, surtout à l’agroalimentaire.

En coup de vent, Philippe Terrien, directeur des usines, pour moitié en Bretagne (5 000 salariés, plus de 6 500 dans l’Ouest), et Michel Ortega, administrateur, font le point avec Dominique Langlois, patron de la SVA.

« D’habitude, on ne parle pas beaucoup… », lâche Philippe Terrien. Pourtant, du muguet au saumon fumé, son empire est « le onzième en France » dans l’agroalimentaire « et le premier en marques propres ». Car 36 % des produits que vous achetez dans une grande surface du Groupement ¯ « bientôt 38 % » ¯ viennent directement de l’une de ces usines.

Même chez les concurrents…

Cette stratégie industrielle étonnante garantit une royale indépendance d’approvisionnement : « Un distributeur a de la valeur ajoutée quand il dispose d’une vraie capacité à dialoguer avec ses fournisseurs… », explique Philippe Terrien. C’est sûr, en prise directe, le dialogue est beaucoup plus « fécond ». Et, du coup, sécurité alimentaire et traçabilité sont totales : « On a mis, depuis longtemps, la barre très haut », assure Dominique Langlois. La transformation des produits alimentaires conditionnés se fait ¯ « toujours pour garantir davantage de sécurité alimentaire » ¯ dans autant d’usines spécialisées : pâtisserie, barquettes de viande, produits élaborés. À chaque fois, autant de marques distinctes dans les rayons des enseignes du Groupement… Et, ce qui ne manque pas de sel, ces marques sont aussi vendues à « 10 % ou 20 % chez les concurrents ! », sourit Michel Ortega. L’objectif est de passer rapidement à « 30 % ».

Pour y parvenir, le Groupement met le paquet. De lourds investissements se profilent ou s’achèvent, en 2010, dans beaucoup d’usines bretonnes, refaites à neuf : cinq millions d’euros chez Sveltic ; vingt ¯ et 50 emplois ¯ chez Monique Ranou ; près de dix chez Onno ; dix encore chez Kerlys ; quatre à la laiterie de Saint-Père ; 3,6 chez Filet bleu ; six au Moulin de Saint-Armel, etc.

S’y ajoute, surtout, l’automatisation en cours des deux gros abattoirs de La Guerche (Gatine viande) et Vitré (SVA), soit quinze millions à chaque fois. Avec une quarantaine de créations d’emploi à la clef dans les deux usines. Et l’irruption prochaine des puces intelligentes RFID, qui suivront votre steak de la vache jusqu’à l’assiette.

Christophe VIOLETTE.

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