L’ART ET LA MANIÈRE DE DÉJEUNER SUR LE POUCE

Le marché du sandwich a engrangé 6,3 milliards d’euros en 2009. La restauration rapide, dont le prix moyen est inférieur à 8 €, représente 7 repas sur 10 pris hors domicile. Photo AFP
Avec la diminution du budget et du temps alloués au repas, les sandwiches et autres « prêts à déguster » grignotent le marché de la restauration. Les grandes surfaces, qui veulent leur part du gâteau, ne sacrifient plus la qualité.

Que trouve-t-on au Salon du Sandwich qui se tient encore aujourd’hui à Paris ? La capitale de la gastronomie, où l’art de rester à table et de se repaître de mets lentement mijotés prime encore sur le fast-food, a-t-elle finalement succombé aux horaires de plus en plus serrés ? Avec plus de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009 en France, le marché de la restauration rapide est en plein boom et attise les convoitises. L’industrie agroalimentaire et de la grande distribution innovent afin de prendre une part du gâteau.

« Ce marché a gagné 10 milliards en 5 ans (+54,7%) et il va continuer de croître », prédit Bernard Boutboul, directeur de Gira Conseil, cabinet d’études spécialisé dans la restauration. Les grandes et moyennes surfaces élargissent en effet leur offre au rayon « snacking », celui des produits alimentaires prêts à consommer. 22 % des sandwichs vendus en 2009 proviennent de grande et moyennes surfaces, selon Gira.

A l’hôtel, au travail dans la rue…

Pour les consommateurs, la grande surface a l’avantage d’être moins chère et pratique car elle permet de faire d’autres courses en même temps. En outre, « la qualité des sandwichs s’est améliorée », souligne Boutboul. Ainsi, le spécialiste du sandwich préemballé Daunat a revu toutes ses recettes de pain, avec le chef-conseil Gontran Cherrier, et revu quelques garnitures. Mais il est impossible de proposer des baguettes croquantes en sandwiches réfrigérés et préemballés, car « le froid casse les molécules », se désole Patrick Lefranc, directeur marketing.

Pour capter ce marché du « snacking », l’industrie agroalimentaire s’est aussi récemment lancée dans les « cups » (bols), « box » (boîtes) et autres cocottes. Il s’agit le plus souvent de pâtes en sauce et de plats cuisinés individuels, dans des boîtes hermétiques en carton et plastique avec fourchette.

Initiateur de la formule, il y a un an, Sodeb’O et ses 12 variétés de Pastabox (pâtes en sauce) dit avoir, en 8 mois, pris 5 % de parts de marché au rayon traiteur en grandes et moyennes surfaces. Il a répondu à un besoin de « rapidité, de goût et de coût, sans oublier l’aspect ludique », analyse Christelle Buetas, chargée du marketing. Chez Davigel (Nestlé), en revanche, on réserve ses cocottes diverses à la restauration rapide, voire au room service des petits hôtels ou aux cantines d’entreprise.

 


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