Immobilier breton : des prix toujours à la baisse

Après avoir fait de la résistance, les vendeurs revoient leurs prétentions. Du coup, le nombre de transactions repart timidement et la confiance revient sur un marché toujours convalescent.

La fin des folies

Après une période de flottement durant laquelle les vendeurs refusaient de revoir à la baisse leurs prétentions et préféraient attendre, ils s’adaptent à la réalité du marché, constatent les notaires bretons dans leurs dernières statistiques.

Dans les grandes villes, le prix moyen des appartements a baissé, sur les neuf premiers mois de 2009, de 7 % (jusqu’à 15,6 % à Saint-Malo). Recul encore plus net sur les maisons anciennes. Jusqu’à 19,7 % à Rennes, 16,8 % dans le pays de Vannes. Sur le littoral, la vague des prix fous s’est aussi repliée, là où se nichent des résidences secondaires : moins 16,5 % sur la Côte de granit rose, moins 19,5 % autour de La Baule, jusqu’à moins 20,5 % sur la côte du Nord-Finistère.

Le retour des locaux sur la côte

La flambée des prix entre 2005 et 2008, interdisait aux acquéreurs à « revenus moyens » de s’approcher des centres-villes et plus encore du littoral avec « vue sur mer ». Aujourd’hui, les Franciliens sont moins présents. Ils attendent de vendre leur propre bien en région parisienne.

Du coup, les « locaux », profitant des baisses de prix (jusqu’à 21 % à Sarzeau), se réapproprient un peu ce marché. Dans le Golfe du Morbihan par exemple, près de 30 % des acquéreurs sont des Morbihannais contre 22 % seulement venant de l’Ile-de-France. Même constat dans le centre des villes vers lesquelles reviennent quelques jeunes ménages, parfois même pour une première accession à la propriété d’un appartement.

Quel temps en 2010 ?

Une question de météo toujours liée à deux inconnues. Les taux du crédit resteront-ils bas et la reprise économique attendue sera-t-elle au rendez-vous ?

Les notaires s’attendent, encore, cette année, à des baisses de prix (modérées) sur certains secteurs. Globalement, la tendance serait à la stabilité, voire à une très légère remontée. L’analyse des avant-contrats (compromis de vente) fait apparaître des signes positifs. Ainsi, la valeur au m2 des appartements a légèrement progressé dès la fin 2009. Les promoteurs, sonnés par la crise, ont enfin liquidé leurs stocks et sont à nouveau à la recherche de foncier pour lancer de nouveaux programmes. Notamment dans le cadre du dispositif Scellier.

Ouest-France

 


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