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Viande bovine : avec Elivia, Terrena affiche de nouvelles ambitions

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Face au géant Bigard-Socopa, le groupe coopératif regroupe ses filiales viande sous une nouvelle entité. La priorité est donnée à la production sous cahier des charges de qualité et à la croissance externe.

Le groupe coopératif Terrena, basé à Ancenis (Loire-Atlantique), rebaptise sa division viande qui sera désormais dénommée Elivia, contraction d’éleveur et de « live ». Cette nouvelle entité regroupera sous une même direction les entités Soviba, filiale industrielle principalement tournée vers la grande distribution, et Scabev, qui fournissait principalement le secteur de la cheville, les boucheries de quartier et celles des supermarchés sous la marque Anvial. Une direction commerciale unique est créée et les fonctions administratives seront mises en commun avec un siège au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). Avec 770 millions d’euros de chiffre d’affaires et 210.000 tonnes commercialisées, dont 170.000 tonnes de viande bovine, le nouvel ensemble se présente comme le numéro deux du secteur, loin derrière le groupe Bigard-Socopa. Son parc industriel, fort de 14 unités, principalement dans le Grand Ouest, emploie 2.000 salariés.
Investissements programmés

Avec cette nouvelle identité, le groupe coopératif entend surtout s’affirmer sur le créneau des viandes à haute valeur ajoutée. L’un des objectifs à cinq ans étant de passer de 7 % à 25 % de sa production en cahier des charges de qualité que sont les marques, les labels rouges, les AOC et les viandes bio. « Ce mouvement était nécessaire car le contexte a changé, le numéro un occupe la moitié du marché et nous devons faire autre chose qu’une course au volume », dit-on à la direction de Terrena. Le groupe, qui travaille avec 5.000 éleveurs, entend mettre à profit sa maîtrise de l’amont, valoriser l’élevage sous cahier des charges de qualité en incluant la nutrition animale.

Parallèlement, Elivia affiche de nouvelles ambitions de croissance, de l’ordre de 20 % par an sur un marché stable, ce qui implique des acquisitions. L’un de ses objectifs est d’étendre son territoire au-delà du Grand Ouest. « Elivia a les moyens de sa maison mère Terrena, qui dispose de 500 millions d’euros de fonds propres, d’une situation saine et d’une capacité d’investir », affirme la direction. Soixante millions d’euros d’investissements industriels sont également programmés sur cinq ans, « principalement dans la modernisation de l’outil industriel », note Francis Ambroise directeur général d’Elivia.

La moitié de cette somme concerne le site du Lion-d’Angers, spécialisé dans l’abattage bovin et la découpe avec un atelier de steaks hachés surgelés. Ce programme confortera cette usine comme le site le plus important de la filière viande de Terrena et comme l’un des plus grands abattoirs de France avec une capacité de quelque 3.000 bovins par semaine.

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