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Manger en se faisant du bien

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SANTÉ. LE PROCHAIN CONGRÈS DE VITAGORA CENTRÉ SUR LE BIEN-ÊTRE
Des chercheurs venus du monde entier se pencheront en mars, à Dijon, sur les relations entre l’alimentation et le bien-être. Un thème cher aux gastronomes, développé par le pôle Vitagora.

Le cinquième congrès annuel goût-nutrition-santé du pôle Vitagora se tiendra à Dijon, les 23 et 24 mars prochain. Six cents congressistes sont attendus. Chercheurs et techniciens de l’agroalimentaire feront de ce congrès, unique en France, une sorte d’entretiens de Bichat de l’alimentation.
C’est un événement qui replace la recherche bourguignonne sous les feux de la rampe. Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre : 67 laboratoires privés ou publics travaillent en synergie avec une dizaine d’établissements d’enseignement supérieur et 139 entreprises bourguignonnes. Pôle d’excellence, Vitagora permet de faire avancer la recherche, tout en donnant les armes du futur à l’industrie.

Ils sont engagés dans des projets novateurs. SEB met au point des cuiseurs qui préservent les qualités nutritionnelles du riz. Une avancée importante dans la recherche de l’amélioration du plaisir alimentaire des seniors. Autre exemple, Merck Médication familiale, très impliquée dans ce congrès, est lancée dans l’optimisation des probiotiques. En janvier 2009, Merck a mis en place sa plate-forme de l’innovation Bion à Dijon et SEB a recentralisé ses services sur Selongey.

Que mangera-t-on demain ?

Philippe Cayot, professeur Agro Sup Dijon, spécialiste des protéines du lait, étudie tout spécialement les réactions chimiques qui se produisent dans une casserole. En préambule à ce congrès, il tente de prédire ce qu’on mangera demain. Pour lui, aucun doute n’est permis, il faudra s’adapter aux conditions de production. Une population plus nombreuse à nourrir avec une surface de terres agricoles qui diminue constamment. Résultat, on sera peut-être appelé à ne plus manger aussi souvent de viande. Comme les ménages consacrent moins de temps et d’argent à la cuisine, c’est aux industriels de proposer des solutions. Les Anglo-Saxons ont inventé le concept de functional food que l’on traduit abusivement par le néologisme d’alicament. En fait, ces aliments destinés à rétablir des équilibres coûtent tellement cher qu’ils ne pourront pas trouver de débouchés par le système de production et de distribution actuel. Tout reste à inventer. Notre rapport typiquement latin à la nourriture reste également à réinventer pour ces industriels de l’agroalimentaire qui ont compris que la nourriture n’est pas un médicament et qu’il faut une notion de plaisir pour rassasier le cœur de l’homme. C’est justement cette idée de bien-être et d’alimentation qui sera étudiée sous toutes ses facettes, au cours de ce congrès qui fera date.

franck Bassoleil f.bassoleil@lebienpublic
Publié le 13/01/2010

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