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Et si l’agriculture intensive devenait écolo

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Hubert Garaud, président de Terrena, parie sur l’écologiquement intensif pour répondre aux nouveaux défis agricoles

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Terrena, l’une des premières coopératives française change de modèle. Et parie sur le vert pour rester dans la course.

Et si l’agriculture intensive devenait écolo ? Chiche. Terrena, l’une des principales coopératives françaises avec 25 000 adhérents et plus de 10 000 salariés bouscule les codes. Et passe à l’action. Quitte à surprendre. Un pari qui s’appuie sur un constat simple. Les sols s’épuisent, les rendements stagnent et dans certaines régions les ressources en eau s’épuisent.

Et pourtant, il va bien falloir continuer à produire. Avec 9 milliards d’habitants à nourrir en 2050, il faudrait doubler la production agricole de la planète. Passer au tout bio ? C’est une piste. Retenue notamment par la FAO, l’agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation. Dans un rapport daté de 2007, elle pense que le bio « a le potentiel pour satisfaire la demande alimentaire mondiale ». Mais cette thèse ne fait pas l’unanimité.

« Échapper aux idées anciennes »

Agronome, directeur adjoint de l’Agence nationale la recherche (ANR), Michel Griffon plaide plutôt pour une agriculture écologiquement intensive. Une façon pour les paysans de renouer avec leurs racines et donc avec la nature. En ayant recours aux micro-organismes des sols pour nourrir les plantes et les protéger des agresseurs. Ou en misant sur la lutte biologique. On peut ainsi s’appuyer sur les propriétés d’un champignon pour se débarrasser d’un autre. Et mettre ainsi la pédale douce sur l’utilisation des pesticides. Réconcilier les agronomes et les écologues. Mieux, les faire travailler ensemble. C’est la solution retenue par Terrena. Sans exclure de recourir à la chimie lorsque cela est nécessaire.

Une vraie révolution. « Même si nous n’avons pas encore toutes les réponses (1) », reconnaissait récemment Alain Guillemin, le directeur général de Terrena. « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes », note de son côté son président Hubert Garaud, dans un éditorial récent de Horizon, le magazine de Terrena. Pour gagner son pari, Terrena mise sur des expérimentations menées par ses adhérents en lien avec des chercheurs. La coopérative est également entrée dans le capital d’Agrauxine, une start up bretonne spécialisée dans la lutte biologique. Minier, l’une de ses filiales a de son côté lancé une gamme de fruitiers pour le jardin écologique. Ces arbres, robustes ont été sélectionnés pour leur capacité de résistance aux maladies. Dans le même esprit, les céréaliers de Terrena développent avec les biscuits LU une filière « respectueuse de l’environnement et favorable à la biodiversité ».

(1) Une association AEI (Agriculture écologiquement intensive) a été créée au mois de septembre. Michel Griffon directeur adjoint de l’ANR et Bruno Parmentier, directeur de l’Ecole supérieure d’agronomie d’Angers en ont rédigé le manifeste. Avec la volonté d’organiser des débats autour de cette question.

mardi 05 janvier 2010

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